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Top Ten Tuesday 2 : Les 10 meilleurs recueils de nouvelles

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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine.

Le thème de cette semaine est : Les 10 bandes dessinées que vous souhaitez découvrir

Ne souhaitant pas découvrir de bandes dessinées, j’ai décidé de répondre à un ancien TTT de janvier 2016 : les 10 meilleurs recueils de nouvelles. 

J’ai lu pas mal de recueils de nouvelles, l’exercice n’a donc pas été difficile.

Avez-vous envie de découvrir mon Top 10 ? 

 

 z8a
Bernard Quiriny
2 – Obsession de Komara Constance, un recueil avec de belles chutes. 
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8 récits singuliers, étonnants.
Odette Toulemonde et autres histoires
Eric-Emmanuel Schmitt
Jazz et vin de palme
Image associée
Ce recueil est à lire rien que pour la nouvelle Le malheur
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J’ai eu un énorme coup de coeur pour la nouvelle Troisième bureau
Polygamiques
 Ce sont des récits mais certains ont des chutes de nouvelles. 
Histoires si étranges
Trop de bonheur
Un recueil à lire pour 4 nouvelles :
  • Dimensions
  • Fiction
  • Wenlock Edge
  • Radicaux Libres

Elles sont vraiment le mariage de l’inattendu et de l’inexorable.

Voulez-vous me partager votre Top 10 des recueils de nouvelles ?

GM signature

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Top Ten Tuesday 1 : Les 10 auteurs dont vous ne relirez plus de romans d’eux

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Me revoilà pour un nouveau rendez-vous hebdomadaire : Le Top Ten  Tuesday !

Je ne sais pas pour vous mais moi, j’aime bien les nouveautés. 

Meryl Streep hell yes

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine.

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 Les 10 auteurs dont vous ne relirez plus de romans d’eux
1. Isaie Biton Koulibaly, un écrivain ivoirien dont l’absence d’originalité dans ses romans m’a lassée. 
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2. Douglas Kennedy, je n’ai pas du tout aimé Murmurer à l’oreille des femmes. Je l’ai rayé de ma liste d’auteurs. 
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3. Sylvie Granotier, je n’ai pas du tout aimé Tuer n’est pas jouer.
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4. Patrick Modiano, je me suis ennuyé avec Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier.
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5. Olivier Poivre d’Arvor. L’amour à trois ne m’a pas donné l’envie de connaître davantage sa plume.
Olivier Poivre d'Arvor
6. Marie Ndiaye, ses romans que j’ai lus ont tellement été complexes que je préfère prévenir une éventuelle déception. 
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7. Anna Gavalda,j’ai apprécié La vie en mieux mais je n’ai pas été bouleversée. je n’ai pas envie de retenter une autre aventure livresque avec elle. 
Résultat de recherche d'images pour "anna gavalda"
8. Alain Mabanckou, je l’aime beaucoup mais mon intuition me dit qu’il n’arrivera plus à m’étonner avec ses prochaines oeuvres.
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9. Marc Levy, j’ai plus ou moins apprécié  toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites et je me suis terriblement ennuyé avec Le voleur d’ombresJe ne juge pas utile de découvrir l’auteur encore plus.
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10. Alice Munro, j’ai plus ou moins apprécié deux de ses oeuvres que j’ai lus. Je ne juge pas vital de lire une troisième. 
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Quels auteurs ne relirez-vous plus ? 
signature coeur graceminlibe
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Invitation pour un dîner littéraire

Bonne et heureuse année les amis ! J’espère de tout coeur que 2017 vous apportera  le sourire. 

Pour mon 1er dîner de l’année, j’ai décidé d’avoir à ma table d’illustres personnes tirées de livres lus.

Le but du jeu est de sélectionner des personnages de livres en fonction de traits de caractères et qui se rejoindraient autour d’une table pour partager un repas. Aucune restriction, on est libre de choisir les personnages que l’on souhaite, ceux que l’on apprécie tout comme ceux que l’on déteste. Il nous faut donc sélectionner les invités en fonction des particularités suivantes :

 

1. Un personnage qui sait ou aime cuisiner

 

Vaudace

Eloïse, la femme forte dans Vaudace. Le poulet yassa ou les feuilles de manioc n’ont aucun secret pour elle. J’ai hâte de savoir ce qu’elle va nous cuisiner pour ce dîner. 

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2. Un personnage qui finance la soirée

Rencontre avec l'amour

Sasha  dans Rencontre avec l’amour la belle métisse asiatique, fille d’un opulent homme d’affaires. Je suis sûre qu’elle nous fera vivre l’une des plus belles soirées de l’année. 

 

3. Un personnage qui pourrait causer une scène

 

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Blédia, l’épouse du camarade n°2 dans Mémoire d’une tombe.  La femme  qui aime les festivités, les dépenses et dont la bouche ne connait aucun répit, celle qui démarre au quart de tour quand on ne lui accorde pas de l’importance. 

 

4. Un personnage drôle/amusant

L'innocente

Zéphirin dans l’innocente. Il m’a tellement fait rire avec ses coups bas. 

 

5. Un personnage sociable/populaire

 

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Robinette dans Verre Cassé, cette femme qui urine comme un homme. Elle ne viendra sûrement pas seule. L’escargot entêté, le type aux Pampers, l’Imprimeur et Verre Cassé seront là et pour eux, j’aurai toujours de la place. Je ne raterai pour rien au monde leurs anecdotes.

6. Un vilain

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Briano dans Mes larmes coulent en silence. Il me doit des comptes ce malotru. Je l’ai placé en bout de table. Il a intérêt à rester bien droit. 

7. Un couple (compte pour deux), pas forcément romantique

 

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Guy Collins et Amaka de Lagos Lady  ! C’est mon couple de l’année, un mix de force et de douceur. J’ai aimé leur rapprochement, la naissance de leur couple. C’est mon conte de fée moderne. 

 

8. Un héros ou une héroïne

si-daimer

Moussa dans Si d’aimerMon héros national, un homme loyal, discret. Il est celui qui se  sacrifie pour sa famille, prêt à tuer ceux qui font du mal aux gens qu’il aime. 

 

9. Un personnage qui n’est pas apprécié à sa juste valeur

 

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Anonciata dans Ce que murmurent les collines. C’est une femme marginalisée parce qu’elle est la proie du Malheur, ses 4 enfants étaient morts. La mort des enfants ne surprenait personne, beaucoup d’enfants mouraient à la naissance sur la colline ou après le sevrage. Ce qui étonnait dans la mort des enfants d’Anonciata, c’est qu’ils ne mourraient ni à la naissance ni au sevrage, non, ils mouraient quelques années plus tard, à l’âge de six ou sept ans, alors qu’on les croyait en pleine santé.

Avec la mort du cinquième enfant d’Anonciata, tout contact fut interdit avec elle afin d’éviter que le malheur ne se propage.

 

10. Un personnage au choix

yasmina khadra

Docteur Amine dans l’Attentat. Après le suicide de sa femme, il a bien besoin d’être entouré, de rire, faire de belles rencontres. 

 

Et vous, quels personnages tirés de vos lectures inviteriez-vous ? Je suis toute ouïe. 

 

GM signature

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Mémoire d’une tombe : la légende d’une révolution

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Il y a des livres que je lis pour m’évader, côtoyer l’inconnu.

Il y a des livres que je lis pour mieux écrire,  Mémoire d’une tombe fait partie de ceux-là.

J’ai choisi de lire ce livre parce qu’il a reçu en 2009 un prix et pas n’importe lequel, le Prix Ivoire créé en 2007 par quatre amoureux du livre, Isabelle Kassi Fofana, Henry N’Koumo, N’Dohou Luisiano et Asta Sidibé.

Tiburce Koffi, brillant narrateur, vous invite à assister à une vision en quatre moments dramatiques.

Venez, n’ayez pas peur, asseyez-vous autour du feu, ouvrez grand vos oreilles, écoutez la légende de Sama Toé, Kansar Tabaldé, Ilboudo Kassiérou, Bélem Kakoudi, Sombo Jean-Benoît, ces amis de lycée  devenus les leaders d’une nation fragile.  

Ouvrez grand vos yeux et contemplez la métarmorphose de Yalêklo, l’un des pays les plus pauvres du monde, à la sueur du travail et du sang.

Venez, voyez comment l’amitié est sacrifiée à l’autel du pouvoir. 

mon-avis-de-lecture

1er chapitre du livre  : je rencontre 4 camarades, membres  du Conseil des chefs historiques de la Révolution du 23 mars 1980. Ils font le bilan critique de cette grande révolution, annoncent une rectification, fortement désapprouvée par l’un des camarades qui semble être le chef, le président de la République. Le parfum âcre de la conspiration se répand lentement. Le narrateur annonce une histoire belle mais sale. Je suis hypnotisée par les notes sombres et enivrantes du djomolo (instrument de musique), emportée par sa poésie et l’art rhétorique du narrateur. 

Avec ses « mots-musique,  mots-couleurs, mots-voyants », il me plonge dans l’univers de Sama Toé, jeune élève studieux, réservé, bon sportif et encadré par le professeur Prévost, ce « Monsieur Afrique » qui a vécu plus de 30 ans sur le continent. Je rencontre également, Kansar, l’âme frère de Sama, la coqueluche du lycée.

Ces jeunes hommes obtiennent leur BAC, partent étudier en Côte d’Ivoire. Après la licence, ils choisissent d’aller à l’Armée à Bouaké. Ilboudo et Bélem épousent leur choix. Grâce à eux, je découvre avec enchantement le portrait de mon pays dans les années 80. 

Les jeunes militaires partent pour un stage d’un an à Cuba. Là, ils suivent des cours d’idéologie qui virent à de l’endoctrinement.

« Le rôle de l’armée, c’est de se battre aux côtés du peuple pour prendre le pouvoir ou le conserver, quand c’est elle qui le détient »

L’oeuvre devient un ouvrage didactique, me permet d’en savoir plus sur l’idéologie marxiste, le communisme, le révolutionnaire Che Guevara . J’apprécie la satire de la politique africaine, les réflexions sur le modèle économique de l’Afrique, les causes de notre retard en commençant par le mauvais business qu’ont fait nos ancêtres lors de la traite négrière . 

Aucun texte alternatif disponible.

 

memoire-dune-tombe

En Afrique, avait constaté Sama, le temps était gelé, distrait, corrompu, élastique à souhait : le temps des funérailles, longues, éprouvantes, dépensières et ruineuses, le temps de la sieste, le temps des mariages, le temps des ragots. Il manquait le temps de l’investissement.

A Yalêklo, l’égoisme pompeux du président rédempteur Hassadé Mohane révolte Sombo, ami de lycée de Sama et Toé. Devenu journaliste, il devient un fervent activiste.  Kansar le militaire concocte avec ses amis, une révolution inspirée des idéologies marxistes. ils veulent changer la destinée de leur pays, relever le challenge d’une révolution réussie en Afrique. Ils y arrivent avec de la détermination et… 

Sama Toé devient le leader, le président de la République , le camarade n°1. Sama est un rêveur actif. Il rêve d’une terre où la nation n’est pas un concept, il rêve d’indépendance économique. Il instaure avec ses camarades dirigeants de nouvelles lois. Le travail devient la première religion du pays. Le pays arbore un nouveau visage…

…Mais le règne de Sama devient trop bruyant. Il y a trop d’interdits, trop de dérives, des fissures qui laissent entrer le lézard. La soif de pouvoir s’empare de l’un des camarades dirigeants…

J’ai eu un pincement au coeur à la fin de l’histoire. Elle m’a persuadé d’une chose : m’éloigner de la politique. 

Mémoire d’une tombe est un coup de coeur. J’ai aimé la saveur des mots, des dialogues. J’ai aimé le mystère qui accompagne certains faits. Tiburce Koffi est un virtuose de la narration. 

 Par contre je l’ai trouvé hyper long (514 pages !) avec des détails dont j’aurais pu me passer comme la collection discographique du père mais…

ça n’altère pas la haute qualité du récit. J’espère que ce livre fera partie de vos dernières lectures de 2016 ou encore des premières de 2017. 

 

lauteur

 

Tiburce Koffi est un écrivain, dramaturge et journaliste ivoirien né en 1955 à Bouaké. Il a animé une émission littéraire sur la RTI, chaine de télévision ivoirienne nationale.

Il a obtenu le Grand Prix RFI du théâtre radiophonique Gabriel Germinet en 1996 pour « Le Paradis infernal ». Il est l’auteur de nombreuses autres pièces de théatre très populaire, de romans, d’un recueil de nouvelles et un essai sur les dérives dans son pays.

 

Voici les autres ouvrages finalistes du Prix Ivoire 2009

  1. Sinaga le cheval sans papiers, littérature pour enfant, Vents d’ailleurs, 2008, 28 pages de Muriel Diallo,
  2. A la poursuite de l’homme de pierre, roman, éd. Présence Africaine, 2009, 28 pages de Stéphane Kalou ;
  3. Le retour de l’enfant soldat, littérature de jeunesse (récit), éd. Valesse, 2009, 102 pages, de François d’Assise
  4. L’héritier, roman, éd. Vents d’Ailleurs, 2009, 146 pages, de Sayouba Traoré

 

Les avez-vous lus ? 

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Abidjan lit les mauvais genres ?

Abidjan Lit Collectif (ALC!) est né de l’envie furieuse de contribuer à un activisme littéraire africain fructueux.

Le 1er chapitre a été lu le 23 septembre 2016 et j’ai été frustrée de n’avoir pu y participer. Aussitôt  la date du second chapitre annoncée, aussitôt mon inscription faite. 

J’ai donc eu le plaisir le vendredi 9 décembre 2016 de participer à cette rencontre littéraire avec des passionnés de lecture comme moi.

 

Aucun texte alternatif disponible.

Avez-vous des lectures secrètes ? Etes-vous fan des romans de gare, des romances, des bandes dessinées, des polars cinglants que certains jugent comme de la mauvaise littérature ?

Les mauvais genres, tel a été le thème de cette deuxième rencontre d’Abidjan Lit.

 

Laure, membre du Collectif Abidjan Lit a lu un extrait de La vie et demie de Sony Labou Tansi, une scène de torture très lourde à digérer pour moi, une scène hilarante pour les autres. Nous sommes dans le fantastique, le champ de tous les possibles. 

L’image contient peut-être : 2 personnes, intérieur

 

Qui définit qu’un livre fait partie du mauvais genre ? Telle est la question posée par Josue Guébo. Si les goûts et les couleurs ne se disputent pas, tous les participants sont unanimes sur une chose : le mauvais genre est le politiquement incorrect, le genre qui n’est pas reconnu par ses pairs. Le mauvais genre c’est la littérature marginale. 

Pour Josué Guébo, le mauvais genre est considéré comme tel parce qu’il est prévisible, a tendance à manquer d’originalité et à rechercher la facilité. La littérature est un art, elle doit être élitiste. Propos qui a suscité un riche débat. 

Chacun avoue ses lectures secrètes me permettant ainsi de découvrir la fameuse série SAS, une série erotico-policière à l’allure de James Bond. 

Je dévoile sans détour ma passion pour la romance. J’en lis, j’en écris également et je n’en ai pas honte ! 😀

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes souriantes, personnes debout, texte et plein air

J’aime les belles lettres comme celles de Marie N’Diaye, dans une lecture, je recherche également l’évasion, une cascade d’émotions. 

Abidjan lit c’est l’occasion de rencontrer des auteurs et illustrateurs de tous genres…

C’est avec plaisir que j’ai découvert  Fatim C. BRISSI, illustratrice, avec qui nous avons parlé bandes dessinées, romans graphiques et phylactères…

Aziz Doumbia, rappeur ivoirien nous a fait découvrir l’un de ses textes. Un texte rythmé, savoureux, plein de mélancolie.

J’ai aussi rencontré pour la première fois Paul Sika, photographe connu. J’ai eu le plaisir de lire l’un de ses textes secrets.

Un photographe écrivain ?

Un musicien, prix Nobel ? 

Pourquoi mettre des frontières entre les différents genres ? 

Edwige, membre du collectif a mis un point final à la rencontre en lisant des textes gorgés de poésie. 

Abidjan Lit, c’est faire exister tous les modes d’expression. A quand la prochaine rencontre ?

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Throwback Thursday Livresque #4 : Livre doudou ou Feel good

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C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque !

J’aime bien ce rendez-vous parce qu’il me permet de vous parler des livres que j’ai lus avant la création du blog.

Le thème de cette semaine est : Candy Cane (Sucre d’orge) – Livre doudou ou Feel good 

 

candycane

 

J’ai pensé aux livres qui ont été un délice pour moi, j’ai fait un voyage dans mon passé livresque et regardez ce que je vous ai ramené

 

ONZE MINUTES de PAULO COELHO !

Toute jeune Brésilienne du Nordeste, Maria n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour. Elle travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus et s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer – sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre de ce que fait son corps, et qu’elle s’interdit de tomber amoureuse. Après tout, la prostitution est un métier comme un autre, avec ses règles, ses horaires et ses jours de repos. Mais le sexe – tout comme l’amour – reste pour elle une énigme. Pour découvrir le sens sacré de la sexualité, Maria devra trouver le chemin de la réconciliation avec elle-même. Paulo Coelho décrit pas à pas l’initiation d’une jeune femme, un parcours qui montre les limites de la prétendue libération sexuelle et s’achève par un retour romantique aux valeurs de cœur et de l’esprit.

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Ma 1ère rencontre avec Paulo Coelho a eu lieu en 2013 via ce livre et ça a été une belle rencontre. 
La vie de Maria, l’héroïne, nous est contée. On découvre une jeune adolescente qui s’interroge sur le sexe, le plaisir ; elle se sert de tous les moyens en sa possession pour le découvrir.

Bien que mon objectif soit de comprendre l’amour, et bien que j’aie souffert par ceux auxquels j’avais livré mon cœur, je constate que ceux qui ont touché mon âme n’ont pas réussi à éveiller mon corps, et que ceux qui ont touché mon corps n’ont pas réussi à atteindre mon âme.

Dans sa quête de l’amour, dans toute son innocence, elle emprunte un  chemin qu’elle n’a pas souhaité, un chemin qu’elle accepte et dont elle veut en tirer le meilleur.

Décision étrange mais on n’ose pas la juger. J’ai été touchée par son parcours, j’ai beaucoup aimé son duo avec Ralf, cet homme désintéressé par le sexe. Leur initiation à l’amour est pure, trop attendrissante ! 

« Tu sais, Maria. Apprends-moi. Peut-être que cela me sauvera, te sauvera, nous fera retrouver la vie. Tu as raison, je n’ai que six ans de plus que toi, et cependant j’ai déjà vécu l’équivalent de plusieurs vies. Nous avons eu des expériences complètement différentes, mais nous sommes tous les deux désespérés. La seule chose qui puisse nous apporter la paix, c’est être ensemble. »

Ralf voulut savoir qui était Maria. « Il y a trois personnes en moi, cela dépend de qui vient me voir. La Petite Fille ingénue, qui regarde l’homme avec admiration et feint d’être impressionnée par ses histoires de pouvoir et de gloire. La Femme fatale, qui attaque d’emblée ceux qui se sentent le moins sûrs d’eux et, agissant ainsi, prend le contrôle de la situation et les met à l’aise puisqu’ils n’ont plus besoin de s’inquiéter de rien. Et enfin, la Mère affectueuse, qui dorlote les hommes avides de conseils et écoute d’un air compréhensif des histoires qui entrent par une oreille et ressortent par l’autre. Laquelle des trois veux-tu connaître ? — Toi. » Maria raconta tout, elle en avait besoin. C’était la première fois qu’elle le faisait depuis qu’elle avait quitté le Brésil. A la fin de son récit, elle se rendit compte que, en dépit de son métier peu conventionnel, elle n’avait pas éprouvé de grandes émotions après la semaine passée à Rio et son premier mois en Suisse. C’était seulement maison, travail, maison, travail.

Le récit est « érotico-philosophique », il tente de répondre au pourquoi et comment de la sexualité. Certaines scènes peuvent déranger la pudeur mais il ne faut pas s’y arrêter. Dans ce roman, Paulo Coelho décrit avec délicatesse la désacralisation du sexe dans notre société et notre impatience, notre incapacité à attendre, il  peint la tristesse et la beauté de la sexualité, nos égarements et nos retrouvailles. 

Elle se rendit dans une librairie qu’elle avait remarquée lors de sa promenade avec Ralf sur le chemin de Saint-Jacques, et elle demanda à consulter des titres sur ce thème. « Il y en a énormément, répondit la libraire. En vérité, on dirait que les gens ne s’intéressent qu’à ça. En plus du rayon spécialisé, dans tous les romans que vous voyez là il existe au moins une scène de sexe. Même si c’est dissimulé derrière de touchantes histoires d’amour ou des traités arides sur le comportement humain, le fait est que les gens ne pensent qu’à ça. »

A force de fréquenter les gens qui viennent ici, j’en arrive à la conclusion que l’on se sert du sexe comme de n’importe quelle autre drogue : pour fuir la réalité, oublier ses difficultés, se détendre. Comme toutes les drogues, c’est une pratique nocive et destructrice. Si quelqu’un veut se droguer, que ce soit au sexe ou à toute autre substance, libre à lui ; les conséquences de ses actes seront plus ou moins heureuses selon les choix qu’il aura faits. Mais, quand il est question d’avancer dans la vie, il y a un fossé entre ce qui est « assez bon » et ce qui est franchement « meilleur ». Contrairement à ce que pensent mes clients, le sexe ne se pratique pas n’importe quand. Il existe en chacun de nous une horloge intérieure et, pour que deux personnes fassent l’amour, il est nécessaire que leurs aiguilles marquent la même heure au même moment. Ça n’arrive pas tous les jours.

Onze Minutes est un livre écrit avec de jolis mots plein d’émotions que vous prendrez plaisir à lire. 

Quelle lecture proposeriez-vous en rapport avec ce thème ?

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Ma bibliothèque de rêve, elle sera au…

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Voici un TAG original que j’ai vu sur le blog d’Alouqua qui avait chroniqué Chimères de verre. Elle l’a vu chez My reading time with Kramik qui elle-même l’a vu sur un autre blog.

Ayant bien aimé les questions, j’ai décidé de me prêter au jeu. 

Avant d’avoir une bibliothèque, il faut avoir une maison (ou un appartement) où la mettre. Où serait la maison/l’appartement de tes rêves ?

Etant célibataire, j’aimerais avoir mon petit cocon à moi. Un appartement spacieux, lumineux, avec une décoration colorée et un balcon, situé dans un quartier calme m’irait très bien. 

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Maintenant que tu as la maison, où est la bibliothèque ?

Dans un coin aménagé du salon. Le salon est le cadre idéal de lecture pour moi. J’aimerais également que mes visiteurs puissent avoir accès à mes livres donc pas question de les mettre dans ma chambre.

 

coin-lecture
Source : Modern House

 

 

Quel type d’étagères utiliserais-tu ?

lafrique-ecrit

Une étagère avec la carte de l’Afrique.  L’Afrique étant le berceau de l’humanité, elle abritera mes lectures passées, présentes et à venir.

 

Cite trois meubles que tu voudrais absolument voir dans cette bibliothèque (en dehors des étagères bien sûr)

Une table basse où je pourrai poser un thé/limonade fraîche et des friandises ou un gros bol de popcorn.

Table basse Disk, en bois, diamètres 32, 38 et 44 cm, H 34, 44 et 48 cm, 349 euros, Habitat.

 

Un pouf rond tressé en rotin

Pouf rond tressé Bisho La Redoute Interieurs

 

Et un fauteuil de lecture que vous pourrez découvrir juste en bas 🙂

 

Quel serait LE fauteuil de lecture que tu voudrais absolument avoir ?

 

Le fauteuil rond pour me lover !!! 

 

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Quel serait ton système de rangement idéal, si tu n’avais pas à te préoccuper de la pénibilité ?

Les livres seraient classés par année d’édition, par genre, par thème et par continent. Les livres que j’ai beaucoup aimés seront classés à droite et ceux que j’ai moins aimés à gauche. 

 

Quels sont tes indispensables pour égayer tes étagères ?

 

Des bocaux contenant mes citations préférées 

Résultat de recherche d'images
Source Etsy

 

Mes photos avec des auteurs

marguerite-abouet-et-grace-minlibe
Marguerite Abouet et moi

 

    Des bougies design 

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Bougies design créatif
Source vivredemain.fr

 

 

Des cartes postales des pays que j’aurais visités. 

 

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Si ton budget était illimité, quel livre de luxe ajouterais-tu à tes étagères ?

Je n’y ai jamais pensé.

8

Je dirais  Un spectacle dans un fauteuil d’Alfred de MUSSET, mon poète préféré. Il coûte 523 euros.

 

Un spectacle dans un fauteuil,: MUSSET (Alfred de),

 

 

 

Qui est autorisé à rentrer dans ton antre ?

La lecture doit être partagée, accessible à tous. Je donnerai donc libre accès à ma bibliothèque originale. Je me délecterai des compliments qu’on lui fera. Je réconforterai tous ceux qui auraient envie d’être à ma place.

Bien entendu, je veille sur mes bijoux. Aucun livre ne passera la porte sans mon autorisation. 😀

 

Pour finir, lâche toi, décris en un paragraphe (ou plusieurs si tu es inspiré) la bibliothèque de tes rêves.

Un espace convivial et singulier qui incite à la lecture et au voyage vers l’inconnu. Une antre qui appelle à l’ouverture d’esprit, où le temps s’arrête, où l’on ne trouve que des livres inédits et des histoires bouleversantes.

 

Et vous ? Quelle est votre bibliothèque de rêve ? Faites-moi rêver. 

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Throwback Thursday Livresque #1 : à lire sous la couette

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Coucou les amis ! Merci d’être fidèle à la chaîne Grâce Minlibé. Votre enthousiasme m’a poussé à vous proposer un nouveau programme pour le jeudi : le Throwback Thursday Livresque. 🙂

Organisé par Bettie Rose Books, le but est de parler d’une « ancienne » lecture (pas la toute dernière ou l’actuelle) autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini. 

Le thème de cette semaine està lire sous la couette

souslacouette

Ce thème m’a automatiquement fait penser au froid, aux frissons. J’ai cherché dans mes souvenirs livresques une histoire qui m’avait fait frissonner et j’ai sorti ….

Dix Petits Nègres !!! 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "les dix petits nègres"

Dix petits Nègres s’en allèrent dîner.
L’un d’eux s’étrangla et il n’en resta plus que
Neuf.
Neuf petits Nègres veillèrent très tard.
L’un d’eux oublia de se réveiller et il n’en resta plus que
Huit.
Huit petits Nègres voyagèrent dans le Devon.
L’un d’eux voulut y demeurer et il n’en resta plus que
Sept.
Sept petits Nègres cassèrent du bois avec une hachette.
Un se coupa en deux et il n’en resta plus que
Six
Six petits Nègres jouèrent avec une ruche.
Un bourdon piqua l’un d’eux et il n’en resta plus que
Cinq.
Cinq petits Nègres étudièrent le droit.
L’un d’eux devint avocat et il n’en resta plus que
Quatre.
Quatre petits Nègres s’en allèrent en mer.
Un hareng saur avala l’un d’eux et il n’en resta plus que
Trois.
Trois petits Nègres se promenèrent au zoo.
Un gros ours en étouffa un et il n’en resta plus que
Deux.
Deux petits Nègres s’assirent au soleil.
L’un d’eux fut grillé et il n’en resta plus que
Un.
Un petit Nègre se trouva tout seul.
Il alla se pendre et il n’en resta plus
Aucun.

Dix personnes n’ayant aucun point commun entre elles se retrouvent sur l’île du Nègre sous le prétexte d’invitations ou d’offres d’emplois : le général John Macarthur, Véra Claythorne, Emily Brent, le juge Lawrence Wargrave, Philip Lombard, le docteur Edward Armstrong, Henry Blore, Anthony Marston, invités par un mystérieux M. O’Nyme, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, Thomas et Ethel Rogers veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. 

Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes.

Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?

J’ai lu ce bouquin au collège et je me rappelle encore des émotions qui m’ont traversée en le lisant. 

L’ambiance est angoissante, que ce soit le lieu, la comptine ou les personnages. On a la chair de poule en lisant. On tourne les pages sans s’en rendre compte… On se plaît à faire des suppositions sur les différents protagonistes et leur mobile…

L’intrigue est bien ficelée,  le suspense dure jusqu’à la fin, le dénouement laisse sans voix. 

C’est une magnifique histoire, un huis-clos captivant, époustouflant , intense, effrayant.

Si vous ne deviez lire qu’un Agatha Christie dans toute votre vie, lisez  celui-ci.

Quel livre recommanderiez-vous pour une lecture sous la couette ? 

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Jeu d’imprudence : le jeu de trop ?

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Après avoir m’appris à ne plus jouer en solitaire puis à pardonner, Jennifer L. Armentrout m’a  initiée au Jeu d’imprudence et à la prise de risques.

Ai-je été subjuguée par ce Jeu ? Les lignes suivantes vous diront tout.

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Onze mois plus tôt, la barmaid Roxy et l’officier Reece ont eu une aventure d’une nuit, une seule… Néanmoins, ce qui aurait pu être le début d’une histoire entre deux amis de toujours a tourné au fiasco ! Depuis, la jeune femme tente d’oublier cet épisode malheureux en se concentrant sur son travail, sur la peinture, et surtout sur Charlie, son frère de cœur traumatisé par une violente agression. Quand Roxy apprend la libération anticipée du coupable, son fragile équilibre vacille. Dès lors, Reece fera tout pour la protéger, alors même que celle-ci aimerait s’affranchir du seul homme qui lui a brisé le coeur… Sera-t-elle prête à prendre ce risque ?

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3 intrigues se construisent et se défont au fil de la lecture :

  • la romance double R
  • le traumatisme du meilleur ami
  • Le tueur en série 

 

La romance double R

Roxy est un petit bout de femme forte, passionnée de peinture, adorable (elle nous a bien montré dans Jeu d’indulgence qu’on pouvait compter sur elle en tant qu’amie), unique avec ses T-shirt aux phrases drôles. Elle m’a donné l’envie d’en avoir aussi dans ma garde-robe. 🙂

Comme toute femme normalement constituée, elle connait les affres de l’amour. Elle aime Reece depuis ses 15 ans et lui la considère vraisemblablement comme une sœur. Que toute femme qui a déjà connu une relation de ce genre lui fasse un tendre bisou de compassion. 

Heureusement, la providence pense à Roxy. Contrairement à Jeu de Patience et Jeu d’indulgence, les héros se mettent très vite en couple. Un couple où le sexe est omniprésent…

Leur histoire d’amour est plaisante à lire. Reece est sexy, adorable, très protecteur. Il valorise Roxy,  sait être doux et autoritaire quand il le faut. 

J’ai bien aimé les voir se chamailler, se dire « je t’aime » mais il m’a manqué de la profondeur dans leur relation, de l’inattendu, de l’improbable. (leurs parents respectifs, amis de longue date, espéraient qu’ils se mettent en couple, rien de plus gnangnan que ce genre de scénario) Leur couple ne m’a pas fait regretter mon célibat chéri.

 Le traumatisme du meilleur ami

Comme dans les jeux précédents, il y a un drame qui fend le cœur. Charlie, meilleur ami de Roxy, vit dans un état quasi végétatif depuis six ans. Les visites hebdomadaires que lui rend Roxy sont touchantes. Quand on découvre comment il s’est retrouvé dans cette situation, la colère s’empare vite de nous. Parfois, des gestes insignifiants peuvent avoir des conséquences irréversibles…

J’ai bien aimé cette réflexion sur la culpabilité, le pardon, le passé qui devient lourd à supporter. 

Le tueur en série

La romance est assaisonnée d’un soupçon de thriller. Des jeunes femmes sont agressées dans la ville et Roxy est apparemment inscrite sur la liste de l’agresseur.

L’auteur a tenté mais… cette fois-ci n’était pas du tout la bonne. Il n’ y a eu aucun suspense sur l’identité du tueur, j’ai su dès le début qui c’était. 

Les personnages, on en parle ?

Jennifer Armentrout a le don de donner vie aux personnages, à leur forger une identité qui attire. Les descriptions sont bien faites.

Dans ce tome, on retrouve encore la compagnie des Beaux Gosses. J’avoue que j’aimerais les voir de moins en moins. J’ai besoin de nouveauté. 

J’ai apprécié la complicité entre Roxy et ses parents. J’ai adoré Katie, avec elle on ne s’ennuie pas.  J’aimerais bien la voir amoureuse. Je suis sûre de rire sans interruption.

La fin de l’histoire laisse présager une autre histoire d’amour entre Nick, le collègue de bar de Roxy et une certaine Steph. La romantique en moi a hâte d’assister à cette nouvelle romance. 

Conclusion ?

Jeu d’imprudence n’est pas un coup de cœur mais il offre une lecture fluide, légère qui convient au moment où l’on n’a pas trop envie de s’épancher sur des questions existentielles.

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Extrait 1

Des yeux d’un bleu éclatant, de la couleur du ciel quelques secondes avant que le crépuscule ne balaie cette teinte étonnante, me regardaient à travers des cils épais, entourés d’une peau légèrement dorée. Ces yeux appartenaient à un visage qui avait gardé un soupçon de charme enfantin, mais les lèvres expressives et ourlées, les contours marqués de la mâchoire, ainsi que le port de tête obstiné et dominateur étaient bien masculins. Il se dégageait de lui une beauté qui pouvait se révéler aussi sévère que majestueuse. Mon regard alla de la toile au pinceau que je tenais, dont l’extrémité était recouverte de peinture bleue. 
J’avais recommencé. Je résistai à l’envie de balancer le pinceau sur la peinture, mais je me demandais si le manche était suffisamment pointu pour que je me lobotomise avec. C’était sans doute la solution la plus sage, étant donné que je venais de peindre le portrait de Reece.
 Encore.

Extrait 2

Je ravalai un sanglot. Mes yeux me brûlaient. Les larmes voilèrent ma vision et je les sentis couler sur mes joues.
— Tu te souviens de ce que je t’ai dit dans la chambre, tout à l’heure ? Je suis mort de trouille, moi aussi. Et des fois, je me demande également si je mérite le bonheur… mais si on est tous les deux, je suis sûr que tout ira bien. Alors, prends ma main, dit-il en me caressant les joues du bout des pouces. Laisse-toi aller et prends ma main, trésor. Je te promets de ne jamais te lâcher. Je t’aiderai à traverser les tempêtes. Fais-moi confiance.
À cet instant, quelque chose se brisa en moi. Je m’effondrai. Je me mis à pleurer à torrents, le genre de grosses larmes qui enlaidissent. Ces larmes, elles étaient pour tout ce que Charlie avait perdu. Elles étaient pour Reece et tout ce qu’il avait été forcé de faire. Elles étaient même pour Henry parce qu’une petite part de moi venait de se réveiller, d’ouvrir les yeux, et de comprendre qu’Henry… avait gâché sa vie au moment où il avait jeté cette pierre et c’était terrible car Reece avait sans doute raison. Il n’avait probablement pas voulu blesser Charlie à ce point. Je pleurais parce que tout d’un coup, je n’étais plus vide. Je souffrais. J’étais effrayée. Même si j’avais commencé à perdre mon ami six ans plus tôt, je n’avais jamais rien fait jusqu’à présent pour me débarrasser de ma douleur, de ma colère et de toutes ces émotions toxiques.
Je ne me rendis pas compte que je glissais du bord de la baignoire jusqu’à ce que je me retrouve dans les bras de Reece. Et il me serra contre lui tandis que je m’effondrais et ne me lâcha pas, comme il me l’avait promis.

lauteur

Jeune auteure qui vit à Martinsburg, Virginie-Occidentale. Quand elle n’écrit pas, elle regarde des zombies ou bien passe la plupart de son temps avec son mari !

Ses rêves de devenir auteur ont commencé en classe d’algèbre, où elle écrivait déjà des histoires courtes.

Elle écrit dans le genre de la science-fiction, le fantastique, la romance contemporaine ou encore des romans pour jeunes adultes.

Elle a écrit beaucoup de romans pour jeunes adultes sous le nom de J. Lynn.

GM signature

Publié dans Panaché

Le Prix Ivoire 2016 révèle la Martinique

04 Novembre 2016 – Heden Golf Hôtel, Abidjan Côte d’Ivoire

Les événements suivants ont eu lieu entre 20 heures et minuit…

J’ai eu l’immense honneur de faire partie des invités au dîner gala de la 9e edition du Prix Ivoire pour la littérature Africaine d’Expression Francophone parrainé par le Président de l’Assemblée Nationale, Soro Guillaume

Le Prix Ivoire est un prix littéraire créé en 2008 par l’association Akwaba Culture basée à Abidjan, et organisé avec le concours du Ministère ivoirien de la culture et de la francophonie.

Les invités d’honneur de cette 9e édition étaient Marguerite Abouet, écrivaine, scénariste et réalisatrice ivoirienne connue principalement pour sa bande dessinée Aya de Yopougon et Mbarek Ould  Beyrouk, écrivain mauritanien qui a reçu cette année le prix Kourouma pour son dernier roman Le Tambour des larmes. 

Parmi les 51 ouvrages en lice issus de 13 pays, cinq ont retenu l’attention du pré-jury composé de Michel Koffi, Serge Grah et Henri N’koumo, figures imposantes de l’environnement littéraire ivoirien.

Les ouvrages nominés étaient :

Après le discours introductif de la présidente de l’association Akwaba Culture, Mme Isabelle Kassi Fofana, Mme Amoakon, DG des éditions éburnie et M. Yedieti, DG de la librairie de France ont été faits membres d’honneur d’Akwaba Culture. Ils y retrouvent Messieurs Guillaume Soro et Maurice Bandaman, écrivain, ministre de la Culture et de la Francophonie .

En attendant patiemment que soit révélé le nom du lauréat, je me suis laissé bercer par les notes douces de L’orchestre de l’INSAAC, l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle.

Puis vint le moment tant attendu…

« Le jury final, au terme de ses délibérations, a décerné UNE MENTION SPÉCIALE à un ouvrage de belle facture, porté par un auteur d’autant plus inspiré que le sujet qui fonde son livre est son propre père.

Cet ouvrage, c’est Mon royaume pour une guitare (édité chez Michel LAFON), de Kidi Bebey, du Cameroun.

Dans cette biographie bien singulière, écrite avec une main d’amour, Kidi Bebey tire le portrait de Francis Bebey, son père, avec une langue bien sentie.

Elle creuse dans sa vie comme un sculpteur arrache, à coups de burin, une forme à un bois fort solide. C’est que l’homme est, pour ainsi dire, massif…

Sous la conduire de Kidi Bebey, Francis le père, le mari, le frère, le journaliste, le musicien, le poète, est un homme qui s’ouvre dans la blancheur des pages et dans la coulée des mots qui le font vivre.

Il vient à nous, dans le regard fait de tendresse et d’admiration de sa fille. Il avance, aussi, sur les silences d’une mémoire parfois oublieuse, ou trop jeune pour avoir vécu des faits.

Il avance, bien droit, sur ses chemins à lui, le front haut, avec ses mots d’amour pour son Afrique où tout est à rêver, à créer, à construire…

Au terme de la lecture, le père n’est plus un père, mais un ami, un compagnon de route de l’auteur, un compagnon de rêves à réinventer constamment…

Félicitations à Kidi Bebey, pour ce bel ouvrage en hommage à Francis Bebey, l’une des grandes figures de la culture africaine.

A présent, passons au lauréat du Prix Ivoire 2016. Le jury a décerné le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2016 à un écrivain qui entre en littérature. En effet, l’œuvre primée est son tout premier roman. Derrière le déplacement d’un objet mystérieux dans l’épaisseur carnassière de la jungle, derrière l’agitation fiévreuse des personnages, l’auteur hurle tout son souffle pour appeler à la protection de la terre.
L’Amazonie, principal poumon de l’humanité – parce qu’elle réinvente constamment l’oxygène de la terre -, doit être protégée contre les agressions des loups et des mauvais anges. Il faut, pour la défendre efficacement, des combattants d’un nouveau genre.
Un rituel initiatique pour l’appropriation de ce combat impose la naissance d’enfants innombrables ; des enfants conçus depuis les entrailles de cette forêt, dans une atmosphère magique. Le cordon ombilical, parce qu’il relie l’individu et la terre où il a été conçu, est le maître-mot de ce combat. Pour l’auteur, l’Amazonie triomphante naîtra avec des filles et des fils unis, pour la vie, pour de vrai, à son nom. Des filles et des fils prêts à donner de la voix, pour sa protection.
La lauréate du Prix Ivoire 2016 est une récitante à grande voix et une écrivaine lumineuse. Elle donne du punch à chacun de ses personnages, avec une beauté pénétrante. Elle fait vivre la langue dans les muscles d’une poésie mature et une énergie hors bornes. Tout cela ajoute à la beauté des idées qu’elle défend. Le jury a été heureux de rencontrer cette auteure admirable, cette Amazone d’un nouveau genre qui, parce qu’elle nous parle d’oxygène pour l’humanité, nous invite à une passionnante lutte universelle.
Le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2016 est attribué à la romancière Maarijosé ALIE, de Martinique, pour son roman « Le Convoi », paru chez HC Editions. »

Extrait du discours du  Vice-Président du Jury, Foua Ernest de Saint Sauveur, écrivain, ancien président de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire

 

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Mariejosé Alie, Prix Ivoire 2016 en compagnie de Serge Bilé, journaliste écrivain

 

La lauréate a reçu 1 million offert par la Librairie de France Groupe et un autre million offert par l’ambassade de France. Elle a également reçu du Partenaire officiel Orange, un téléphone de dernière génération offert par Orange à la lauréate ainsi qu’une recharge dont le montant ferait des jaloux. 

Journaliste et chanteuse également, la lauréate a poussé la chansonnette pour notre plus grand plaisir. Elle a interprété avec l’orchestre de l’INSAAC son single « Caressé mwen« 

Les allocutions du représentant du Président de l’Assemblée Nationale, M. Aka Aouelé, du Ministre de la Culture et de la Francophonie et de Myriam Senghor, représentante de l’OIF ont suivi ce doux moment musical. 

La fête fut belle. J’ai hâte d’être à la 10e édition. Qui sait, Chimères de verre sera peut-être parmi les ouvrages nominés 😀

Quelques photos de la soirée

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Grâce Minlibé et le Poète de l’Espoir

 

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Grâce Minlibé et Marguerite Abouet, l’invitée d’honneur du Prix Ivoire 2016

 

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Grâce Minlibé dans toute sa splendeur

 

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Le dîner consommé avec joie