Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 84 : En couple avec moi-même de Marcela Iacub

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Saint-Valentin

Au-delà de la fête des amoureux, la Saint-Valentin c’est la fête de l’amour, n’est-ce pas ? Amour avec grand A, amour de l’autre, amour de soi ?

Je vous présente un livre qui évoque l’amour de soi : En couple avec moi-même de Marcela Iacub.

Couverture En couple avec moi-même

Après son divorce, une quadragénaire s’apprête à chercher un nouveau conjoint. Elle ignore qu’elle ne vaut plus rien ou presque sur le « marché matrimonial », ainsi que les difficultés relationnelles en tout genre qui l’attendent. Or, loin de se résigner, l’héroïne de ce récit trouve une solution révolutionnaire : se mettre en couple avec elle-même. Elle ne se contente pas de trouver le bonheur de cette curieuse manière ; désormais, elle est persuadée qu’à l’avenir, chacun comprendra que cette recette est la seule viable pour l’humanité toute entière.

Je porte un intérêt particulier au célibat, ce qui m’a d’ailleurs poussé à créer ce blog et une section pour les célibataires. Cet attrait pour le sujet m’a donné l’envie de découvrir En couple avec moi-même, un livre situé entre l’essai et l’autobiographie. J’ai eu envie de découvrir la vision du célibat de l’auteure.

L’auteure est une quadragénaire divorcée qui désire se remettre sur le marché matrimonial. Hélas, rien ne se passe comme elle le désire.

Dès le début de ma nouvelle vie, j’ai compris qu’un obscur tribunal de l’amour m’avait condamnée à vouloir ceux qui ne voulaient pas de moi, et à fuir comme la peste ceux qui me voulaient.

Elle évoque le difficile chemin de sa solitude et les moyens usés pour s’en séparer notamment en remplaçant le manque d’amour par l’amitié. Hélas, ses amis ont une vie familiale bien remplie et ne sont pas toujours disponibles.

J’ai compris sans doute trop tard qu’une fois la première jeunesse terminée, l’ensemble de nos liens de sociabilité dépend de notre situation conjugale. Comme si la société complotait pour que tout un chacun se range dans un couple.

Se sentant isolée comme Robinson Crusoé, elle décide au bout de quelques mois de se mettre en couple avec elle-même.

Cette union tardive est le plus beau cadeau que j’aie reçu de la vie

L’auteure se parle à elle-même. Elle s’encourage, s’envoie des mots d’amour. Elle se prépare des petits plats pour se surprendre. Elle profite comme une fanatique de ce que l’humanité fait de mieux.

J’ai apprécié cette mise en avant de l’estime, de l’amour de soi…

L’amour que tout être humain ressent envers lui-même ne devrait jamais être conditionné à quoi que ce soit. Autrement, il n’est pas véritable. Ce n’est pas de l’amour mais de l’esclavage. Les maîtres changent de nom et de visage à chaque fois que l’on retrouve un nouveau partenaire.

Nous n’attendons rien des autres rien de vraiment important. Cela ne veut pas dire que nous n’en attendons rien. Mais ce qui est fondamental, ce qui nous tient vivants, ce qui nous octroie la joie de vivre trouve sa source de nos noces avec nous-mêmes.

Le bonheur collectif passe aujourd’hui par l’amour vrai et fou envers soi-même.

Je trouve qu’il est important de s’aimer avant d’aimer l’autre mais j’ai trouvé certaines idées de l’auteure sur le couple très radicales. Selon elle, le couple contemporain permet de trouver un biais pour s’aimer à travers l’autre, grâce à l’autre. Les gens s’aiment par l’intermédiaire d’une autre personne. Cela peut être vrai pour certaines personnes mais de là à l’ériger en vérité universelle…

A lire ses propos, j’ai eu l’impression qu’elle était persuadée de la disparition du couple dans un avenir proche. On peut choisir de ne pas être en couple mais dénigrer l’essence du couple et la relation à deux, là, j’adhère moins.

J’ai parcouru la toile pour en savoir plus sur l’auteure et apparemment les thématiques de ses livres sont assez étranges. L’avez-vous déjà lue ?