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TTL 91 : Akissi de Marguerite Abouet

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Une série (plus de 3 tomes)

Les séries, ce n’est pas mon truc. Je préfère les one-shot. Mais je poursuis les saga quand il s’agit de Bande-dessinée.

Pour ce TTL, j’ai pensé à ma très chère Marguerite Abouet, notre fierté nationale.

Je ne vous parlerai pas de Aya de Yopougon mais d’Akissi. La série est composée de 10 tomes et je l’ai inaugurée non pas avec le tome 1 mais le tome 2.

Couverture Akissi, tome 2 : Super-héros en plâtre

Véritable poil à gratter pour sa famille, Akissi est une petite fille effrontée et dégourdie, pas toujours animée des meilleurs intentions. Avec son meilleur copain Edmond, elle songe à jeter un sort à leur maître d’école pour les venger d’une punition ; là voilà ensuite prête à tout pour que sa mère cesse de la coiffer, y compris à attraper des poux ! Mais quand Edmond se prend pour le super-héros Spectreman, Akissi se fait pour une fois la voix de la raison…

Dans l’univers de Marguerite Abouet, vous ne verrez jamais l’Afrique misérable, à plaindre. L’Afrique est belle, joyeuse, souriante, pleine de vie, colorée.

Akissi c’est le prénom des filles nées un lundi chez les baoulé (ethnie de la Côte d’Ivoire).

Akissi est une petite fille espiègle, énergique, toujours prête à faire des bêtises.

Le tome 2 est constitué de sept histoires mettant en scène Akissi et son ami Edmond qui se prend pour Spectreman. Ces deux-là vont enchaîner les bêtises comme sauter du toit de la maison, faire fuir les patients chez le dentiste, dévorer la sainte cène, prendre une souris comme animal de compagnie, attraper des poux pour éviter de se faire tresser les cheveux, s’introduire dans un cinéma, faire tomber le maître.

Ce tome se lit vite, il fait moins d’une cinquantaine de pages. Il m’a rappelé de joyeux souvenirs d’enfance : Spectreman qui passait à la télé, le célèbre jeu de gâte-gâte au primaire, les séances de tresses les dimanches au retour de l’église. L’humour est également bien présent. Je pense lire d’autres tomes que je vais emprunter à ma nièce. Elle apprécie beaucoup cette série et je pense que les enfants et adolescents auront le même avis.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Throwback Thursday Livresque 20 : Summer Party

Le jeudi sur le blog c’est le jour du Throwback Thursday Livresque créé par BettieRose !

 

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Le thème de cette semaine est : Summer Party, un roman qui se déroule en été ou parfait à lire en été

 

 

J’ai lu un livre un hiver en France et en le lisant j’ai eu l’impression d’avoir pris un aller simple, direction la Côte d’Ivoire, mon beau pays. J’ai retrouvé ma patrie chaude et accueillante, la joie éternelle de Yopougon et ses maquis, les commérages, le nouchi (l’argot ivoirien), nos proverbes ivoiriens, notre bonne bouffe si chère à mon cœur, les histoires cocasses, la solidarité, la place importante de la famille, l’insouciance, l’optimisme ivoirien. Il y a d’ailleurs un proverbe ivoirien qui dit : « Découragement n’est pas ivoirien ».

Ce livre ou plutôt ces livres, c’est la saga….

 

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. 

 

Fin des années soixante-dix, à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan rebaptisé Yop City « pour faire comme dans film américain », vivent Aya et ses deux amies, Adjoua et Bintou. Elles ont dix-neuf ans, l’âge où tout est possible, mais si Aya souhaite devenir médecin, les deux autres sont plus versées dans les soirées au maquis et la chasse au mari. Autour de ce trio choc on croise des personnages aux destins divers, comme Ignace, le père volage d’Aya qui jongle entre plusieurs « bureaux », Moussa, le fils du puissant Bonaventure Sissoko, qui compte sur sa Toyota pour emballer les filles, Fanta et Koro, les mamans qui s’efforcent de protéger leurs filles ou Grégoire, le « Parisien », qui flambe son magot au fameux hôtel Ivoire…

Couverture Aya de Yopougon, tome 1

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 2

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 3

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 4

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 5

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 6

L’album est parfait pour une lecture d’été. C’est un album ensoleillé, rafraîchissant comme un verre de gnamakoudji, plein d’énergie, divertissant, comique. Avec lui, aucune prise de tête, on se laisse porter par les aventures palpitantes des personnages truculents, pleins de vie. 

L’album traite de sujets sérieux comme la condition féminine, la sexualité mais ils sont évoqués avec humour.

Bref ! Aya de Yopougon est un pur moment de détente, à savourer lentement…

 

BONUS : ma photo avec l’auteure Marguerite ABouet. Elle est hyper sympa ! 🙂

marguerite-abouet-et-grace-minlibe

 

Vous avez déjà lu la saga ? Pour ceux qui répondent non, j’aimerais bien savoir pourquoi 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

Le Prix Ivoire 2016 révèle la Martinique

04 Novembre 2016 – Heden Golf Hôtel, Abidjan Côte d’Ivoire

Les événements suivants ont eu lieu entre 20 heures et minuit…

J’ai eu l’immense honneur de faire partie des invités au dîner gala de la 9e edition du Prix Ivoire pour la littérature Africaine d’Expression Francophone parrainé par le Président de l’Assemblée Nationale, Soro Guillaume

Le Prix Ivoire est un prix littéraire créé en 2008 par l’association Akwaba Culture basée à Abidjan, et organisé avec le concours du Ministère ivoirien de la culture et de la francophonie.

Les invités d’honneur de cette 9e édition étaient Marguerite Abouet, écrivaine, scénariste et réalisatrice ivoirienne connue principalement pour sa bande dessinée Aya de Yopougon et Mbarek Ould  Beyrouk, écrivain mauritanien qui a reçu cette année le prix Kourouma pour son dernier roman Le Tambour des larmes. 

Parmi les 51 ouvrages en lice issus de 13 pays, cinq ont retenu l’attention du pré-jury composé de Michel Koffi, Serge Grah et Henri N’koumo, figures imposantes de l’environnement littéraire ivoirien.

Les ouvrages nominés étaient :

Après le discours introductif de la présidente de l’association Akwaba Culture, Mme Isabelle Kassi Fofana, Mme Amoakon, DG des éditions éburnie et M. Yedieti, DG de la librairie de France ont été faits membres d’honneur d’Akwaba Culture. Ils y retrouvent Messieurs Guillaume Soro et Maurice Bandaman, écrivain, ministre de la Culture et de la Francophonie .

En attendant patiemment que soit révélé le nom du lauréat, je me suis laissé bercer par les notes douces de L’orchestre de l’INSAAC, l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle.

Puis vint le moment tant attendu…

« Le jury final, au terme de ses délibérations, a décerné UNE MENTION SPÉCIALE à un ouvrage de belle facture, porté par un auteur d’autant plus inspiré que le sujet qui fonde son livre est son propre père.

Cet ouvrage, c’est Mon royaume pour une guitare (édité chez Michel LAFON), de Kidi Bebey, du Cameroun.

Dans cette biographie bien singulière, écrite avec une main d’amour, Kidi Bebey tire le portrait de Francis Bebey, son père, avec une langue bien sentie.

Elle creuse dans sa vie comme un sculpteur arrache, à coups de burin, une forme à un bois fort solide. C’est que l’homme est, pour ainsi dire, massif…

Sous la conduire de Kidi Bebey, Francis le père, le mari, le frère, le journaliste, le musicien, le poète, est un homme qui s’ouvre dans la blancheur des pages et dans la coulée des mots qui le font vivre.

Il vient à nous, dans le regard fait de tendresse et d’admiration de sa fille. Il avance, aussi, sur les silences d’une mémoire parfois oublieuse, ou trop jeune pour avoir vécu des faits.

Il avance, bien droit, sur ses chemins à lui, le front haut, avec ses mots d’amour pour son Afrique où tout est à rêver, à créer, à construire…

Au terme de la lecture, le père n’est plus un père, mais un ami, un compagnon de route de l’auteur, un compagnon de rêves à réinventer constamment…

Félicitations à Kidi Bebey, pour ce bel ouvrage en hommage à Francis Bebey, l’une des grandes figures de la culture africaine.

A présent, passons au lauréat du Prix Ivoire 2016. Le jury a décerné le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2016 à un écrivain qui entre en littérature. En effet, l’œuvre primée est son tout premier roman. Derrière le déplacement d’un objet mystérieux dans l’épaisseur carnassière de la jungle, derrière l’agitation fiévreuse des personnages, l’auteur hurle tout son souffle pour appeler à la protection de la terre.
L’Amazonie, principal poumon de l’humanité – parce qu’elle réinvente constamment l’oxygène de la terre -, doit être protégée contre les agressions des loups et des mauvais anges. Il faut, pour la défendre efficacement, des combattants d’un nouveau genre.
Un rituel initiatique pour l’appropriation de ce combat impose la naissance d’enfants innombrables ; des enfants conçus depuis les entrailles de cette forêt, dans une atmosphère magique. Le cordon ombilical, parce qu’il relie l’individu et la terre où il a été conçu, est le maître-mot de ce combat. Pour l’auteur, l’Amazonie triomphante naîtra avec des filles et des fils unis, pour la vie, pour de vrai, à son nom. Des filles et des fils prêts à donner de la voix, pour sa protection.
La lauréate du Prix Ivoire 2016 est une récitante à grande voix et une écrivaine lumineuse. Elle donne du punch à chacun de ses personnages, avec une beauté pénétrante. Elle fait vivre la langue dans les muscles d’une poésie mature et une énergie hors bornes. Tout cela ajoute à la beauté des idées qu’elle défend. Le jury a été heureux de rencontrer cette auteure admirable, cette Amazone d’un nouveau genre qui, parce qu’elle nous parle d’oxygène pour l’humanité, nous invite à une passionnante lutte universelle.
Le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2016 est attribué à la romancière Maarijosé ALIE, de Martinique, pour son roman « Le Convoi », paru chez HC Editions. »

Extrait du discours du  Vice-Président du Jury, Foua Ernest de Saint Sauveur, écrivain, ancien président de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire

 

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Mariejosé Alie, Prix Ivoire 2016 en compagnie de Serge Bilé, journaliste écrivain

 

La lauréate a reçu 1 million offert par la Librairie de France Groupe et un autre million offert par l’ambassade de France. Elle a également reçu du Partenaire officiel Orange, un téléphone de dernière génération offert par Orange à la lauréate ainsi qu’une recharge dont le montant ferait des jaloux. 

Journaliste et chanteuse également, la lauréate a poussé la chansonnette pour notre plus grand plaisir. Elle a interprété avec l’orchestre de l’INSAAC son single « Caressé mwen« 

Les allocutions du représentant du Président de l’Assemblée Nationale, M. Aka Aouelé, du Ministre de la Culture et de la Francophonie et de Myriam Senghor, représentante de l’OIF ont suivi ce doux moment musical. 

La fête fut belle. J’ai hâte d’être à la 10e édition. Qui sait, Chimères de verre sera peut-être parmi les ouvrages nominés 😀

Quelques photos de la soirée

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Grâce Minlibé et le Poète de l’Espoir

 

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Grâce Minlibé et Marguerite Abouet, l’invitée d’honneur du Prix Ivoire 2016

 

Montage créé avec bloggif

Grâce Minlibé dans toute sa splendeur

 

Montage créé avec bloggif

Le dîner consommé avec joie