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Les jours viennent et passent – Hemley Boum

Au soir de sa vie, Anna se remémore son existence mouvementée dans un Cameroun en pleine mutation. À ses côtés, sa fille unique, Abi, qui a choisi de vivre en France, tente de dénouer ses propres conflits, d’accorder vie amoureuse et responsabilités familiales. Une toute jeune femme, Tina, rescapée des camps de Boko Haram, mêlera sa voix et sa destinée aux leurs. À travers ces trois générations de femmes, Hemley Boum embrasse, en un même élan romanesque, à la fois l’histoire contemporaine du Cameroun et l’éternelle histoire du cœur humain.

 

 

l'Afrique écrit

 

La mère…

Anna est en fin de vie et se souvient. Elle nous mène sur les pas de son enfance. Elle qui n’a pas connu sa mère, a été élevée par Awaya, la paysanne veuve de plusieurs maris qui a elle-même élevé la mère d’Anna.

Anna se souvient de son accession au savoir, son temps de servitude chez les bonnes sœurs, sa rencontre avec le père d’Abi, son mariage, sa difficulté à s’intégrer dans sa belle-famille Bamiléké. 

La fille…

Abi évoque sa vie familiale, sa liaison adultérine qui a causé l’effondrement de sa cellule familiale, les conséquences dans la vie de son fils Max. 

 

La petite-fille….

Tina a le même âge que Max, il est d’ailleurs un proche ami. Elle intervient dans la 2e partie du livre. Une jeune fille dans la légèreté de l’adolescence qui se retrouve embrigadée dans un camp de Boko Haram. 

 

Les jours viennent et passent évoque plusieurs thèmes d’actualité : Boko Haram et les méthodes de recrutement de ces terroristes au Cameroun, l’exode du Nord vers le Sud du pays, la faiblesse du dispositif de lutte contre l’embrigadement des jeunes. L’Etat qui ne joue pas grand rôle, la corruption et cupidité des hommes politiques. 

Leur jihad est la caution morale d’escroqueries, de viols et de meurtres à grande échelle. 

 

Dans notre pays, la bureaucratie, les contrôles judiciaires, la loi, tout ce qui protège l’individu et permet l’éclosion d’une citoyenneté était dévoyé, distordu, même nos frontières étaient poreuses. 

 

Rien n’était mis en place : aucune communication, aucun plan d’action pour prévenir les familles, leur indiquer des relais d’entraide, fournir des outils pour combattre l’embrigadement, tous les embrigadements, qu’il s’agisse du désir d’Europe, via les pays du Maghreb – avec des passeurs ouvertement racistes, négriers des temps modernes –, ou de l’appel au jihad,

 

Les hommes faits envoient des jeunes gens à la guerre, c’est ainsi partout et de tout temps. Les vieux créent les conditions des conflits, nourrissent les hostilités, prétendent défendre des questions essentielles : le bien contre le mal, quand ils ne font que s’arc-bouter sur leurs privilèges en convoitant les richesses des autres. Ils ourdissent des stratégies délétères, puis lancent leurs enfants à l’assaut de l’ennemi.

 

 

Les jours viennent et passent parle de vies de femmes, leurs intimités, leurs challenges quotidiens : la gestion de la belle-famille, la polygamie, la rupture des liens maritaux.

La prison d’une femme ça peut être aussi la maison de son mari ou de son père.

 

Le corps d’une femme est bien plus exigeant que son cœur, l’ai-je déjà dit ? Il n’a qu’une vie et jamais ne l’oublie. Il thésaurise les traces de coups comme le souvenir des baisers, les blessures que l’on s’inflige et celles que la vie nous porte. Il ne guérit pas, ne se renouvelle pas, avance au pas de charge, seuls comptent le passé et le présent, l’avenir ne le concerne pas. Alors il ne peut se permettre aucune hypocrisie, le corps : il se rit de nos subterfuges, balaie d’un revers de la main nos atermoiements, les petits arrangements que l’on fait avec soi-même, il n’écoute pas les excuses et sanctionne
sans appel les impostures que le cœur tolère. 

 

Les jours viennent et passent décrit cette société où l’erreur de l’homme est acceptée, celle de la femme condamnée. 

J’ai découvert via ce roman la culture et le mode de vie des bamiléké, la profondeur de leur attachement aux valeurs ancestrales.

 

Le roman émet une réflexion sur la littérature africaine qui pourrait susciter de vifs débats. 

Je me suis longtemps tenue à l’écart de la littérature africaine, j’y lisais une injonction qui ne me convenait pas. Les auteurs étrangers parlaient à une « moi » intime, eux convoquaient la couleur de ma peau, ainsi qu’une histoire qui me blessait et m’humiliait. J’étais une femme sensible, en proie aux remous de la vie, pas un concept, un combat perdu, un territoire à conquérir, une authenticité à redéfinir. Mon identité ne faisait aucun doute à mes yeux, ou si doute il y avait, leur imaginaire peinait à en restituer la complexité.

 

Ce roman polyphonique à la tonalité lyrique se lit aisément. Il a ses moments de rire et ses moments de peine. Sympathique lecture mais je n’ai pas retrouvé la puissance d’écriture singulière d’Hemley Boum. 

 

 

Christmas

 

Éditeur : Gallimard

Collection : Blanche

Date de publication :  2019

Nombre de pages : 368

Disponible aux formats papier et numérique 

 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

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L’amour contre toute attente – T.S N’Guetta

Murielle Amian, après avoir surpris son fiancé dans les bras d’une autre, sur un coup de tête, passe une nuit d’amour avec Alexandre Djeket, un ami dont elle ne partage pas les sentiments.
Pauvre Murielle ! Elle est loin d’imaginer ce que le destin lui réserve comme tours !

 

l'Afrique écrit

Finir l’année en douceur, en ayant les paillettes dans les yeux et du rose bonbon dans le cœur…

J’étais en pleine crise d’overdose de romance, il y a deux ou trois mois mais grâce au soutien de Cupidon, la crise est derrière moi 😀 😀

J’ai retrouvé ce livre dans la bibliothèque familiale. Faisant moins de 120 pages, je me suis laissé tenter.

 

 

Alexandre Djeket est un homme épanoui professionnellement. Côté cœur, par contre, c’est la disette. Il est amoureux de Murielle depuis le lycée mais l’élue de son cœur est amoureux d’un autre.

Franchement, j’ai admiré son courage. Garder un amour de lycée aussi longtemps dans le cœur, il faut le faire. Moi, je serais passée à autre chose 😀 

Un soir, Murielle, le cœur choqué par l’infidélité de son fiancé, va s’abandonner dans les bras d’Alexandre. Vont s’ensuivre des péripéties auxquelles nos personnages ne s’attendaient pas…

C’est une romance classique et loin d’être originale par conséquent pas de grosse surprise en ce qui concerne les rebondissements. J’ai néanmoins pris plaisir à lire cette romance car elle a une trame que j’apprécie: le mariage de raison qui se transforme en mariage d’amour. Par ailleurs, j’aime beaucoup les récits où l’amour s’installe progressivement.

 

Les romances ADORAS ont une exigence : faire voyager le lecteur virtuellement. J’ai apprécié les excursions au Sénégal qui m’ont rappelé mon voyage à Dakar en 2017.

 


 

Cet article est le 656e du blog et le dernier de l’année. J’ai été ravie de partager cette année en lecture avec vous. Plaise à DIEU que cette joie perdure en 2020.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d’année. 

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Regards de vérité, tome 1 : La candeur entachée

Léa, jeune mère courage n’a qu’une obsession: trouver un nouveau papa pour Moya sa petite orpheline et ainsi fonder un foyer, symbole de respectabilité et synonyme de réussite dans la plupart de nos sociétés africaines.
Au nom du mariage, Léa accepte brimades et humiliations. Au nom de l’amour, elle est aveugle. 
Si aveugle et préoccupée à lécher ses propres blessures, qu’elle ne voit pas ce père trop entreprenant à l’égard de Moya.
Cette histoire, c’est la candeur entachée d’une fillette de 12 ans qui se raconte. C’est le regard de Moya qui découvre douloureusement un monde d’adultes dans toutes ses perversités, ses fragilités et son hypocrisie. C’est l’échec de nos sociétés, l’incohérence de notre justice, le poids de nos traditions…

l'Afrique écrit

Lamazone Wassawaney était l’invitée de Livresque 30. Pendant une heure, nous avons échangé avec elle sur les thèmes de ce premier roman qu’elle offre au public et qu’elle a auto-édité.

Edité au format poche, La candeur entachée _ 1er tome de la trilogie Regards de vérité_ semble avoir été imprimé par un éditeur étranger. L’impression est de qualité, la police d’écriture est assez petite mais pas gênante. 

J’ai désiré avoir ce roman autant pour son aspect visuel que pour son contenu. 

 

L’auteure ne se revendique pas féministe, elle mène un autre combat : dénoncer les violences physiques et psychologiques faites aux femmes, la pédophilie passée sous silence dans notre société en particulier en Côte d’Ivoire et mener des actions concrètes pour qu’elles cessent.

L’auteure par ses mots choisis avec soin nous invite à mener ce combat avec elle. 

La candeur entachée à travers les confidences de Moya et sa mère Léa dresse avec exactitude le portrait de notre société. Une société où le mariage est celui qui donne un sens à l’existence de la femme, une société où la femme doit tout supporter, n’a que des devoirs et aucun droit.

la candeur entachée

 

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Ça a été un réel plaisir de faire la connaissance de Yowl, l’amie de Léa. J’aime parfois dans mes lectures rencontrer des personnages qui me ressemblent. Yowl a la même vision de la vie que moi. Elle n’a ni homme ni bébé mais cela ne l’empêche pas d’être heureuse. 

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La candeur entachée est un roman à lire et à faire lire pour les thèmes d’actualité qu’il aborde avec finesse. Le cliffhanger donne sans contredit l’envie de lire le tome 2. J’espère qu’il ne tardera pas.

Je n’ai noté qu’un bémol durant ma lecture : narré à la 1ère personne, j’ai trouvé que le langage soutenu de Moya était inapproprié même si c’est une jeune fille très mûre pour son âge.

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Le bonheur, comme l’eau – Chinelo Okparanta

J’ai reçu ce roman dans le cadre du Swap Des livres et des thés sur Livraddict. Nous avions opté pour le COLIS AMATEUR :
     – 1 carte
     – 1 MP
     – 2 livres de la WL
     – 2 boites de thés 
     – des goodies en lien avec le thème

Nous avons ajouté chacune un 3e livre et ma binôme a choisi un livre qui n’était ni dans ma WL globale ni dans ma WL spécifique du swap. Elle l’a choisi sur recommandation de sa libraire. 

En mai dernier, j’ai donc accueilli dans ma Pile à Lire Le bonheur, comme l’eau.

Un titre intriguant. J’ai essayé en lisant chacune des dix nouvelles qui composent le recueil de découvrir la raison du choix d’un tel titre. La réponse m’est venue de la 8e nouvelle :

Le bonheur est comme l’eau, dit-elle. Nous essayons toujours de le saisir, mais il nous file toujours entre les doigts.

 

Les personnages de ce recueil sont à la recherche du bonheur. Le bonheur que l’on n’a pas et qu’on refuse aux autres.

Qu’ils soient centraux ou secondaires, ils espèrent qu’on leur accorde ce qu’ils attendent, ce qu’ils désirent mais le bonheur semble capricieux.

Ces dix nouvelles sont très féminines à l’exception de la 9e nouvelle où le narrateur est un homme.

Nos narratrices montrent leurs vies d’épouse, de fille, de femme.

Époux qui considère plus ses richesses matérielles que la vie de sa femme.

Époux axé plus sur son plaisir et qui n’entend pas la douleur de sa femme.

Époux qui bat sa femme et sa fille.

Les mères ont une influence presque dominatrice dans la vie de leurs filles, leur demandent de se marier, faire un enfant, se blanchir la peau ou taire leur orientation sexuelle.

L’homosexualité doit être un thème cher à l’auteure puisqu’il est le thème de deux nouvelles. Pourquoi ne s’intéresse-t-elle qu’au lesbianisme? Est-ce dû au fait que les personnages centraux sont des femmes ?

La foi chrétienne est un thème transversal aux nouvelles. On sent comme un désir de garder sa foi personnelle et ne pas l’imposer à d’autres. On sent une remise en question des principes bibliques pour se concentrer uniquement sur l’amour quel qu’en soit la forme.

J’ai entendu la voix de ces femmes, la vie intime de familles nigérianes, en Afrique ou en Amérique, aux prises avec leurs rêves, leurs traditions et la réalité de tous les jours.

J’ai passé un bon moment de lecture. La plume de l’auteur est fluide, pleine de sensibilité.

C’est mon #MardiConseil. Quel est le vôtre ?

 

 

 

 

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Mais leurs yeux dardaient sur Dieu…

Couverture Mais leurs yeux dardaient sur Dieu

« J’aime ce roman comme aucun autre. » Zadie Smith
« Le plus beau roman d’amour de tous les temps. » Oprah Winfrey
« Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est de la même envergure que les œuvres de William Faulkner, F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway, celle de la vraie littérature américaine. » Saturday Review

Il m’a été difficile de résister à ce roman après avoir lu toutes ces éloges sur le site de l’éditeur Zulma.

mon-avis-de-lecture

Le récit a d’abord pour cadre Eatonville, localité du comté d’Orange en Floride. Elle est l’une des premières communautés afro-américaines formées après la Proclamation d’émancipation de 1863.

Le nom de la localité vient de Josiah C. Eaton, un propriétaire blanc qui avait souhaité vendre des terrains pour que les Afro-Américains puissent créer une cité noire.

Le 1er chapitre évoque une femme afro-américaine d’environ 40 ans du nom de Janie Crawford. Elle est de retour à Eatonville, ville qu’elle a quittée il y a quelque temps avec son 3e mari. Pourquoi revient-elle seule ? Les habitants de la ville jacassent. 

Alors se mirent à mâchonner l’arrière-fond de leurs pensées pour déglutir avec délice. Firent de leurs interrogations des assertions brûlantes, de leurs rires des armes meurtrières. Une cruauté de masse. Les humeurs prenaient vie. Les Mots marchaient sans maîtres ; déambulant ensemble comme les harmonies d’un même chant.

Janie va se confier à son amie de longue date Pheoby. Elle nous embarque dans un long flash-back où en 20 chapitres on découvre ses trois vies.

Trois mariages, trois hommes. Avec le premier, c’est un mariage arrangé, un mariage sans amour avec un vieux fermier. Il perçoit Janie comme une aide domestique. Un mariage qui va devenir une prison d’où elle va s’échapper pour un autre homme. Un homme ambitieux qui lui promet de l’élever au rang de dame :

Le jour que tu vas mettre ta main dans la mienne, plus jamais je vais laisser le soleil descendre sur nous en célibataires. Moi chuis un homme avec des principes. Toi t’as jamais connu c’est quoi d’être traitée comme une dame et moi je veux être celui-là qui va te montrer.

Janie est excitée de connaître cette nouvelle vie, part avec son nouvel amour à Eatonville. Au fil du temps, elle déchante. Son mari veut faire d’elle une femme soumise, Ce mariage se révèle être pire que le précédent. Elle envisage de partir mais se ravise.

De temps à autre elle songeait à une route de campagne au soleil levant et se voyait prenant la fuite. Vers où ? Vers quoi ? Et puis elle songeait aussi que trente-cinq c’était deux fois dix-sept et que plus rien n’était pareil.

 

Au moment où elle ne l’espère plus, l’amour survient. Janie rencontre un homme d’environ quinze ans son cadet, un vagabond. Elle veut l’épouser, partir avec lui. On est du même avis que Pheoby, cette relation ne rime à rien. On est sûr qu’elle va encore se cogner la tête contre les murs. Et on est agréablement surpris car Janie va connaître le mariage qu’elle a toujours désiré. Un mariage avec ses hauts et ses bas où son homme la valorise, ne la confine pas aux tâches domestiques, la laisse s’exprimer, être elle : une femme libre. Il lui avait fallu sortir de ses mariages pour se sentir libre mais plus maintenant.

 

Mais si tout se passe bien pourquoi revient-elle seule à Eatonville ? Je ne vous dirai rien. Vous aurez la réponse en lisant le livre ou en allant sur Wikipédia. 😀

Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est le parcours d’une femme en mouvement, une femme qui s’interroge, une femme qui cherche l’amour. 

Ce n’est pas le roman à lire absolument avant de mourir mais il est intéressant. Il évoque l’émancipation d’une femme, les relations homme-femme, la ségrégation, les divisions entre les Afro-Américains à la peau claire et ceux à la peau plus foncée.

Petite mise en garde : ce roman n’est pas aisé à lire. Les personnages usent d’un langage vernaculaire, un argot américain qui donne des céphalées à la première lecture. Je n’ose pas imaginer le travail colossal de traduction de Sika Fakambi. Je me demande en combien de temps elle l’a traduit. 

Si le langage utilisé peut être un point faible, les différentes émotions entremêlées dans le roman viennent le neutraliser. J’ai beaucoup apprécié l’humour contenu dans ce roman 

Libérer ce mulet comme t’as fait, ça fait de toi un bigre de grand homme. Un comme George Washington ou Lincoln. Abraham Lincoln y avait les États-Unis à diriger tout entiers, fait que lui y a libéré les nègues. Toi t’as une ville, fait que t’as libéré un mulet. Faut ça que t’ayes du pouvoir pour libérer les choses, et donc ça fait de toi que t’es comme un genre de roi ou quèque chose. »

 

Un amour interdit Alyssa Cole

Il est des années faites pour poser les questions et des années faites pour y
répondre.

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fleur v1

Bon lundi de Pâques à tous !

 

 

 

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RDVBAM 6 : Je t’aime… moi non plus

Que vois-je ? Mais c’est le retour du RDVBAM ! 

Cette 5e participation à ce rendez-vous des blogueuses afro métissées est spéciale parce que c’est mon thème qui a été retenu !!!

Je voulais « déconstruire » la traditionnelle saint-valentin. Sans rire, je voulais faire un clin d’œil à tous ceux qui vivent une relation d’amour compliquée comme le chante Rihanna

 

Pour ce thème, je vous partage des extraits de ma troisième publication Dieu voulant. Je dois le retravailler alors n’hésitez pas à me dire si un passage vous gêne ou est incompréhensible.

Je t'aime moi non plus

 

**Je t’aime… moi non plus**

Le lieu le mieux indiqué pour torturer un autre être humain l’air de rien, en continuant d’inviter la famille au repas du dimanche et en souriant aux voisins, l’espace idéal pour le briser en morceaux, lui faire crier grâce et étouffer ses cris, c’était à l’intérieur du mariage. Hemley Boum

J’ai soupçonné le désir de mon mari de s’éloigner des chemins de notre vie commune dès la 10ème année de notre mariage. Cette année-là, il avait oublié notre anniversaire de rencontre. Ce n’était pas anodin pour lui et chaque année il se soumettait au même rituel : m’envoyer un message d’amour et me dédier une chanson sur l’une des stations radios ivoiriennes. Cette année-là, je ne reçus ni l’un, ni l’autre.

Je ne lui avais rien dit, préférant fermer les yeux et ne pas donner de suite à mes suspicions. «J’avais choisi de ne pas me plaindre de ces légers nuages qui détruisent tout dès qu’on les regarde, et qui n’étaient rien quand on les laissait passer.»

L’année d’après, il s’en était souvenu,  j’avais donc conclu que je m’étais fait un sang d’encre pour rien et que ce n’était qu’une fausse alerte.

Hélas, ça n’en était pas une. Ce n’était pas qu’une étourderie, cet oubli était un signal, il était là pour sonner le glas. Au fil des mois qui passaient, je le sentais de plus en plus désintéressé de ma personne. Il était  de plus en plus absent.

Il ne s’enquérait plus des nouvelles de ma journée au boulot. Pour ne pas l’enquiquiner, je ne faisais aucune remarque, je continuais à lui demander si tout allait bien de son côté, il me répondait toujours de la même façon : « oui et j’espère qu’il en est de même pour toi ». 
Cédric avait toujours aimé bavarder, parler de lui. S’il ne me parlait plus de lui, il devait sûrement en parler à une tierce personne. Mon intuition me disait qu’il y avait anguille sous roche mais je ne voulais pas m’installer dans la spirale du doute.
J’ai continué à être la femme qui l’aimait, celle qui se vouait à son couple. J’avais une cuisinière mais je cuisinais les plats de mon mari. Je ne voulais pas que son odorat perde la trace de mes fumets. Je le massais quand il rentrait, fatigué du boulot. Je faisais abstraction de ma fatigue pour prendre soin de lui. Je veillais à sa satisfaction sexuelle. Je faisais mon devoir et lui remplissait-il le sien ? Le respect du devoir conjugal était-il assigné uniquement aux femmes ? Les hommes ne devaient-ils pas aussi respecter leur engagement ?

                                                                           ****

Ma robe fourreau cousu dans un pagne wax « l’œil de ma rivale » et mon chignon headband me sublimaient. Mon mari me regarda avec une lueur de désir quand je le rejoignis dans le salon. Nous n’arrêtâmes pas d’échanger durant tout le trajet. Cela faisait si longtemps que nous n’avions pas eu ce genre de conversation. Nous franchisâmes la porte du restaurant bras dessus, bras dessous.
Il commanda du Moët & Chandon Brut Impérial. Les yeux pétillants, nous trinquâmes à nos 11 ans de mariage. De belles années de mariage se profilaient à l’horizon. J’avais espoir.
– L’année prochaine, ce serait bien qu’on se fasse un petit voyage, peut-être le Sénégal ou le Cap Vert. suggérai-je enjouée
– Pourquoi pas.
– Déjà 11 ans, tu te rends compte ! Deux adorables garçons et deux parents qui s’aiment encore malgré le poids du temps.

J’évoquai nos souvenirs de jeunesse, nos projets. Je parlais et il n’y avait que moi que cela émoustillait. Je le voyais sur son visage, il avait envie d’être ailleurs. La lueur de désir avait disparu.

Il me souhaita à nouveau un heureux anniversaire de mariage quand nous rentrâmes sans me prendre dans ses bras, m’embrasser. Tellement de choses commençaient à manquer dans notre vie. J’ai enroulé mon corps autour du sien en attendant que le sommeil vienne alourdir mes paupières.
En pleine nuit, mes yeux se mirent à me démanger, l’envie de prolonger mon sommeil était forte mais j’avais l’impression que mes pores ne respiraient pas. Je devais me démaquiller.
J’allai dans la salle de bain, je m’aperçus en sortant que Cédric n’était pas dans la chambre. Il était peut-être au salon en train de regarder un match de foot en différé.

Je passai toutes les pièces de la maison au peigne fin, Cédric n’était dans aucune pièce. Il s’était éclipsé durant la nuit. Était-ce une nouvelle habitude ?
Une nuit engendrant une autre, une sortie furtive en pleine nuit en engendrait une autre. C’était la même chose chaque soir, je connaissais le scénario par cœur. Il allumait sa lampe torche, mettait sa chemise et son jean, portait ses chaussures, prenait sa clé et partait. Y avait-il encore un nous ?
Un soir, il n’était pas rentré du tout. C’était la première fois qu’il le faisait. Ce soir-là, je partageai mon lit avec mes souvenirs de femme mariée, aimée, épanouie et heureuse. Je parcourus notre album de mariage, relus les quelques lettres qu’il m’écrivait à l’époque où il me faisait encore la cour. Mon Cédric allait me revenir, ce n’était qu’une passade. On ne pouvait pas oublier un si bel amour comme le nôtre, impossible. Le mariage était une course d’endurance, on rencontrait beaucoup d’obstacles mais il ne fallait pas cesser de se battre pour préserver ce que l’on chérissait. Ma décision était prise, j’allais reconquérir le cœur qui était à moi.

                                                                      ****

La maison était plongée dans un silence total, je voulais qu’on ait l’impression de n’être que tous les deux, seuls au monde. J’avais étalé les bougies odorantes sur le sol de la chambre, mis une nouvelle nuisette. Il sortit de la douche, sa serviette nouée autour de ses solides reins. Il était sexy mon Cédric du haut de ses 37 ans. Je m’étais allongée dans une position assez provocante et il me regardait abasourdi.
– Comment tu me trouves ?
– Magnifique… euh… Je veux dire que tu es séduisante. bredouilla-t-il
– Tu es sûr ?
Comme il ne répondait pas, je m’avançai de manière langoureuse vers lui
– Ça te dit de vérifier de plus près ? chuchotai-je à son oreille en détachant sa serviette.

Il ne se fit pas prier à mon grand bonheur… mais ce bonheur ne fut pas éternel.
Les jours s’étaient succédé emportant avec eux nos moments de tendresse, de caresse, me laissant avec mon cœur meurtri et l’esprit rempli d’incompréhension.
Nous étions passés du statut de couple à celui de colocataire. J’avais mal mais je tenais le coup. J’avais toujours été une femme forte, celle qui ne montrait jamais ce qu’elle avait au fond du cœur. J’avais des morceaux de verre dans le cœur mais à la face du monde il baignait dans un lit de roses sans épine.

                                                                         ****

Son silence m’énervait, pressait mon cœur. Je luttai en vain. Des larmes descendirent lentement sur mes joues.

– Je vais demander le divorce, Cédric. Je ne peux plus continuer comme ça.

Il quitta prestement son siège quand il entendit ma voix tremblotante, vit les larmes qui ruisselaient sur mes joues.

– Désolé de t’embarquer dans cette situation. Je ne vais pas te promettre que je vais arrêter de la voir mais je ferai tout pour préserver notre foyer.
Je le repoussai de toutes mes forces.

– Il te manque un boulon ou quoi ? Tu me trompes et c’est tout ce que tu trouves à me dire !

– Je t’ai déjà dit que c’est compliqué !

– Rien à foutre ! Tu arrêtes ou on divorce !

– Je ne divorcerai jamais Laeti.

– Alors je dois te regarder me tromper ? demandai-je éberluée. Mais oui, vous avez sûrement besoin de quelqu’un pour tenir la chandelle. Tu n’as pas de cœur, Cédric. Je ne représente rien pour toi.

– Mon attitude peut te pousser à penser le contraire mais je t’aime Laeti. Ma vie ne sera plus la même sans toi.

– Tu as une drôle de façon de m’aimer. Tu es en train de rechercher mon bien-être quand tu entretiens cette relation ?

– Tout ce que je sais c’est que je t’aime.

– Mais pas assez pour la laisser elle ! Que vous vivez-vous de si singulier pour que tu la préfères à notre couple ? Qu’est-ce qui vaut la peine de détruire 11 années de mariage ! criai-je la voix étranglée

– Je ne suis pas en train de détruire notre mariage. Je suis embrouillé, Laeti. Tu peux comprendre ça ? J’ai l’impression de vivre dans deux mondes parallèles. Je suis tombé sous le charme de sa personnalité et je n’arrive pas à m’en défaire.

Je l’ai giflé et je n’ai pas retiré ma main de sa joue. Combien j’aurais aimé que ce toucher soit une caresse et non la conséquence de sa maladresse, le signe de ma détresse.

Je n’étais plus celle dont il avait besoin. Je devais rendre les armes. L’amour que j’avais pour lui devait se soustraire, se retirer pour le laisser vivre. 

 


Allez les amis, donnez-moi vos impressions.

 

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Nathacha Appanah, à la noce d’Anna, j’étais.

Pendant la noce d’Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu’elle a été, si différente de sa fille aujourd’hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies ; parce qu’elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille… Pendant la noce, l’enfance d’Anna resurgit avec le souvenir du père, de l’absent, de l’inconnu… Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.

l'Afrique écrit

L’écrivaine débutante que je suis a pris beaucoup de plaisir à découvrir les lignes de cette histoire. La noce d’Anna est un vrai roman. On apprend, on s’interroge, on se divertit. Je suis tombée sous le charme de la plume habile de l’auteure. Ses mots sont justes, son humour subtil, ses descriptions abouties.

Sonia et sa fille sont totalement différentes. La mère a un brin de folie, la fille marche dans la droiture, voue un culte au sérieux, à la perfection. Mère et fille ne sont pas intimes. Sonia est emprisonnée dans l’image que sa fille voudrait qu’elle donne aux autres.  Sonia vit avec retenue pour plaire à Anna. C’est sa façon de lui dire qu’elle l’aime. J’en ai voulu un peu à Anna de ne pas laisser sa mère être ce qu’elle est.

Une mère doit être sainte, ne pas faire de faux-pas. Sonia à travers son histoire montre combien la responsabilité d’une mère est grande. Combien il n’est pas aisé d’être une mère célibataire.

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Le jour du mariage, Sonia est rongée par la nostalgie, la mélancolie. Elle évoque son premier et unique amour, le père de sa fille. Elle évoque ses frustrations en amour, ses regrets, sa crainte du mariage, des sentiments tièdes, sa peur de laisser passer sa chance.

Sonia est écrivain. Je me suis retrouvée dans ses interrogations, ses doutes, “la solitude de l’écrivain”, son rapport avec ses lecteurs.

La noce d’Anna nous rappelle de vivre en accord avec son corps et son esprit, vivre pour soi. Le récit s’écoule sur une journée, le jour du mariage d’Anna. 24 heures qui s’écoulent lentement. Une invitation à prendre son temps, savourer chaque instant, vivre au présent, profiter de ce qui nous entoure.

J’ai lu ce livre d’une traite. C’est une longue prose avec des dialogues presque inexistants mais je n’ai pas connu l’ennui. J’ai passé un bon moment de lecture.

En refermant ce livre, j’ai pensé à cette chanson mélancolique de Christine and the Queens.

 

 

Connaissez-vous Nathacha Appanah ? Elle est belle, non ? 😀

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J’ai envie de tenter Blue Bay Palace. Vous en avez entendu parler ?

 

 

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Dark Company, sélection romance- prix des auteurs inconnus

Roman concourant au  Prix des Auteurs Inconnus 2017  dans la catégorie romance.

Ce prix a été initié par Amélia Varin et Virginie Wicke, des blogs Les histoires d’Amélia culture geek et Beltane lit en secret.

Le prix des auteurs inconnus récompensera chaque année quatre auteurs issus de l’auto-édition ou publiés en petites maisons d’édition.

Pour en savoir plus sur le prix, rendez-vous sur FacebookTwitter, et Instagram.

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Aventurière livresque, je n’ai pas hésité à faire partie du jury. Pour cette première année, j’ai décidé de me consacrer à la catégorie romance. 

Je commence mes chroniques des finalistes par le roman qui m’avait le plus touchée à travers ses 10 premières pages : DARK COMPANY

« Un jeu. Un drame. Deux destins bouleversés. Ashton Pratt est sur le point d’intégrer l’université lorsque sa vie prend brusquement un autre tournant. Son avenir tout tracé vole en éclats après un accident de la route, laissant son corps à jamais meurtri. Après six ans d’absence, Emmy Jessen revient à Colorado City dans le seul but de réparer les torts causés à Ashton. Elle est bien décidée à l’aider à réaliser son rêve, même au détriment de sa propre vie ! Deux cœurs déchirés. Une erreur du passé. Une seconde chance. » Héloïse Cordelles vous propose une romance New Adult émouvante entre deux jeunes gens abîmés par la vie et prêts à tout l’un pour l’autre. Jusqu’où iront-ils par amour ?

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Dans cette romance, l’héroïne n’a aucune filiation avec Cendrillon, Blanche Neige ou Aurore. L’héroïne n’est pas innocente, elle est malsaine. Elle a été pour Ashton, la route qui l’a fait dévier du droit chemin. J’ai détesté son jeu et ses conséquences physiques et morales sur la vie d’Ashton mais j‘ai apprécié ce rôle qui lui a été attribué. Il nous change des romances aux airs de contes de fée. 

Ashton est un homme trop bon, il accorde le pardon très facilement. A sa place, j’aurais beaucoup fait baver Emmy. Elle aurait expérimenté  une vengeance phénoménale. 

Emmy n’est plus l’adolescente diabolique alors quand l’amour s’immisce dans leurs vies on ne peut qu’approuver. Cet amour réel ne renie pas le passé mais ne l’accuse pas non plus. 

Dans cette romance, il y a du suspense, on a peur que l’histoire ne s’achève pas comme on le souhaite. Nos protagonistes ont dû prendre de lourdes décisions et j’ai eu un pincement au cœur. J’aurais voulu qu’Ashton puisse réaliser son rêve d’enfant.

J’aurais également voulu que leur relation soit plus passionnelle.

Dans ce récit, j’ai trouvé du désir charnel à l’état brut, assez cru. Le récit comporte quatre scènes de sexe dont les 3/4 sont crues. La narratrice aurait pu nous éviter certains détails comme :

Je me cambre tandis que mes doigts encerclent par habitude la racine de ma queue dressée. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Ils étirent sensuellement la peau mobile sur toute sa longueur. 

Je pense qu’on n’avait pas besoin de la dernière phrase. 

mes testicules se contractent (page 91) , 

mes testicules sont déjà en train de se contracter (page 118)

On n’avait pas besoin d’aller jusque dans ce niveau de détail surtout que ce n’est pas très plaisant à imaginer.

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le style de narration est fluide, le niveau de langue est correct et approprié au contexte de l’oeuvre. Je n’ai noté qu’une seule coquille. 

 

CONCLUSION: Dark Company est une romance captivante qui se lit très vite. En participant à cette aventure, j’espérais tomber sur des lectures de ce genre avec des personnages mi-ange mi-démon. 

Si vous cherchez une romance à lire, pensez-y. 

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Auto-édition 

Date de publication : Juillet 2017

Existe en version Kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

Pour contacter l’auteure

Blog d’auteure : http://heloisecordelles.blogspot.fr/
Page Facebook : https://www.facebook.com/HeloiseCordelles/

signature coeur graceminlibe

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Une bouteille à la mer, roman d’amour émouvant

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Seul sur son bateau, un homme lance une bouteille à la mer. Au gré des vapes et du hasard, la bouteille aurait pu finir sa course n’importe où, et le message qu’elle enfermait ne jamais être lu… Mais elle a échoué sur une plage de Cape Cod. Et transformé la vie de la jeune femme qui se trouvait là. Theresa, journaliste et mère de famille divorcée, découvre, bouleversée, la plus belle lettre d’amour qu’elle ait jamais lue, la lettre d’un homme à la femme de sa vie, qui vient de mourir. Dès lors, elle ne pense plus qu’à retrouver l’auteur de cette lettre. Connaître son histoire, voir quel visage se cache derrière ces mots qui ont éveillé au plus profond d’elle-même un sentiment qu’elle n’ose pas encore nommer… Mais lui, saura-t-il de nouveau aimer et être aimé ?

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C’est l’été, la saison littéraire légère, le temps des histoires d’amour éphémères…. J’ai voulu découvrir l’un des auteurs de romances connus à savoir Nicholas Sparks. Dans le groupe Accro aux livres, une passionnée de lecture m’a recommandé Une bouteille à la mer et je lui en suis reconnaissante.

Theresa est une mère célibataire. Divorcée, seule avec son travail et son fils, elle a envie de renouer avec l’amour. Une bouteille lancée à la mer vient raviver cette envie. L’amour se présente avec une pointe de folie que j’aime bien. 

J’ai souri lorsque Theresa est allée à la rencontre de cet homme qui la charme sans qu’elle ne sache à quoi il ressemble.  Elle m’a rappelé mes audaces amoureuses. 😀

Leur rencontre est romantique, leur rapprochement se fait en délicatesse. L’auteur sait faire rêver. Garrett est un bel homme mais il a aussi ce côté sensible qui ferait chavirer n’importe quelle femme fleur bleue.

Theresa a fait le deuil de son divorce et l’infidélité du père de son fils, Garrett lui n’a pas fait le deuil de sa relation écourtée avec Catherine. Il ne s’est pas encore remis de la mort de celle qu’il a aimé plus que lui-même. Le fantôme de Catherine menace la croissance de cet amour naissant. 

Une rupture s’installe. Je pensais qu’elle aurait été de courte durée, je m’imaginais déjà comment se ferait la réconciliation mais l’auteur a déjoué mes plans. Le dénouement m’a fortement surprise, je ne m’attendais pas à une fin aussi déchirante. Elle m’a laissée pantoise. 

J’ai apprécié ma lecture car elle a réussi à me surprendre et à m’émouvoir. La narration de l’auteur est très descriptive, les néophytes apprendront beaucoup sur l’univers des bateaux et la plongée sous-marine. Le style de l’auteur est fluide. Les pages se tournent d’elles-mêmes.

 

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  • Broché: 285 pages
  • Editeur : Robert Laffont
  • Année de publication: 1999
  • Collection : Best-sellers

 

Vous avez d’autres œuvres de Nicholas Sparks à me recommander ?

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Opération séduction – Joëlle Anskey

Après la lecture de Terre Ceinte, je voulais une lecture légère. J’ai donc opté pour Opération Séduction. Aimant bien la plume de Joëlle Anskey (pseudonyme de Regina Yaou) j’étais sûre de passer un bon moment d’évasion livresque.

Operation séduction par [Anskey, Joëlle, Adoras .]

Sur son livre de mort, Manti, la mère de Jean-Claude fait jurer à car dernier qu’il épousera Anskey, la femme qu’elle lui a choisi depuis l’enfance. Mais voilà, Jean-Claude a un projet bien plus excitant que ce mariage forcé ! Lorsqu’elle apprend que, à la faveur d’une année sabbatique, Jean-Claude va passer du temps au village, Anskey s’y rend aussi. Elle va donc déployer la grande artillerie, une opération séduction, pour transformer son mariage « forcé » en mariage d’amour. Mais, et le fiancé ? Mordra-t-il à l’hameçon ?

l'Afrique écrit

 

L’auteure a dédicacé ce livre à celle qui était fiancée par sa famille à un inconnu. J’ai été touchée par cette dédicace. J’ai pensé à toutes ces femmes qui ont vécu des mariages forcés, arrangés. Le destin a été tendre envers certaines, dure envers d’autres. 

Au 21e siècle, ce genre de mariage perdure. Anskey, l’intellectuelle, va l’expérimenter mais elle ne s’en plaint pas. Elle est déjà amoureuse de Jean-Claude. Ce dernier qui ne la trouvait pas belle il y a plusieurs années a toujours refusé de la rencontrer.

Anskey, décidée à se faire aimer par son mari, met en place son Opération Séduction au village. Elle veille à distance au bien-être de son futur époux. Elle cuisine de beaux mets pour lui. Jean-Claude y est attentif mais il pense à une autre femme qu’il a rencontrée à l’aéroport : Bijou. Anskey fera son possible pour être cette Bijou….

Dans ce voyage vers l’amour, il y a des turbulences qu’on appelle Rokaya, l’ex de Jean-Claude. Heureusement, ces turbulences sont de courte durée.

La narration est à la 3e personne mais elle est vivante. Du coup, on arrive à ressentir les émotions des personnages. J’ai bien aimé la personnalité d’Anskey : elle est joviale, folle et déterminée. J’ai passé un bon moment de lecture en sa compagnie. 

Jean-Claude est un beau gentleman mais il ne m’a pas fait chavirer. Il n’arrive pas à la cheville de mon prince charmant imaginaire. ❤ ❤

Les descriptions sont également bien faites, celles sur les mets du pays m’ont donné l’eau à la bouche.

En lectrice exigeante, je m’attendais à plus de passion, plus de bouleversement mais il faut que je me rende à l’évidence :  les romances ADORAS étaient bouleversantes mais ça c’était avant…. 

 

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