Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Throwback Thursday Livresque 36 avec Maurice Bandaman

 

Thème de cette semaine : Imaginaire

Les littératures de l’imaginaire ne sont pas mes lectures préférées. Je ne suis pas une experte alors avant d’écrire ce billet, j’ai vérifié via Wikipédia si le livre à présenter pouvait s’inscrire dans les littératures de l’imaginaire.

Voici la réponse de Wikipédia : Il est néanmoins aussi possible d’y inclure les contes et les mythes ainsi que, plus spécifiquement, les récits surréalistes et le réalisme magique

Je peux donc vous parler de L’Etat Z’héros ou la guerre des gaous de Maurice Bandaman

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Dans L’état z’héros ou la guerre des gaous, l’auteur retourne à son écriture première, celle du conte-romanesque qui l’a révélé au monde. Il retrouve son style ample et plein de fougue, son verbe loufoque, ses images percutantes, cette « voix unique » qui fait de lui un grand conteur moderne.
Avec ce guide roublard et singulier qui sait brouiller les pistes, le romancier nous conduit dans des mondes étonnants où réalisme et surréalisme se croisent, fusionnent, se décroisent… Sous cet écheveau, le lecteur se fait une idée de l’histoire agitée de la Côte d’Ivoire qui fut coincée dans les serres de la guerre…

 

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Le livre a l’aspect d’un conte mais également d’un roman. Il commence par un chant  d’Akèdèwa. Pauvre qu’il était, Dieu l’avait rendu immensément riche. Il abusa de son pouvoir, et la punition de Dieu fut sa déchéance extrême.

Il se retrouve auprès de Kanégnon dont il devient le bras droit lorsque celui-ci accède à la présidence de la République de Boubounie. Un pays imaginaire qui ressemble fortement à la Côte d’Ivoire.

Akèdèwa est décrit comme une personne mystique, un prêtre de sciences occultes qui a le don d’ubiquité.

Kanégnon est un homme étrange, un prototype de ‘Thieni Gbanani’. Sa mère l’a porté pendant 21 ans, et depuis le sein de sa mère, c’est un redouté opposant au pouvoir en place.

On imagine que lorsqu’il accédera au pouvoir, il ne reproduira pas les erreurs de son prédécesseur. Hélas, Kanégnon fait pire. C’est un assoiffé du pouvoir, prêt à tout pour le garder.

Kanégnon nous fait voir les pires sacrifices humains et les méandres du mystique. Il nous fait assister à des orgies, nous dégoûte de la politique.

J’ai trouvé le règne de Kanégnon long. Il a fini par m’ennuyer. La thématique abordée est intéressante mais j’avais hâte de quitter l’atmosphère lugubre du roman. 

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Le pouvoir peut-il s’exercer sans abus ? Est-il incompatible avec les valeurs morales ?

 

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

 

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