Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Danse macabre – Stephen King

Danse macabre est un recueil de nouvelles d’horreur de Stephen King publié en 1978. La plupart des vingt nouvelles le composant sont parues précédemment dans divers magazines, seules les nouvelles Celui qui garde le verDesintox, Inc.Le Dernier Barreau de l’échelle et Chambre 312 étant inédites.

Le fantastique et l’horreur surgissent au détour des réalités les plus familières.

De Stephen King, je n’ai lu que Shining. J’avais beaucoup aimé l’atmosphère oppressante de ce roman. J’ai eu envie au moment où j’ai reçu Danse macabre de revivre cette atmosphère mais sous un autre format : celui du recueil de nouvelles.

Je m’attendais à lire des nouvelles excellentes du début à la fin. Exigence justifiée puisque l’auteur est Stephen King, maestro de l’horreur. Hélas, plusieurs nouvelles m’ont ennuyée à l’instar d’une sale grippe, Petits soldatsmatière grise.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié les enfants du maïs, Poids Lourds, la presseuse, le croque-mitaine, un dernier pour la route, Cours, jimmy, cours, le dernier barreau de l’échelle et Desintox Inc.

Ces nouvelles m’ont captivée. J’ai apprécié l’atmosphère glaçante et oppressante. Elles m’ont fait frémir, j’ai éprouvé de l’empathie pour les personnages. Je vous en dis plus dans les lignes suivantes.

Les Enfants du maïs 

Burt et Vicky traversent les États-Unis en voiture dans une ultime tentative de sauver leur mariage. Alors qu’ils se trouvent dans le Nebraska, et ses champs de maïs à perte de vue, leur véhicule heurte un jeune garçon. En examinant le corps, Burt découvre qu’il a la gorge tranchée et qu’il était déjà mourant lors de la collision. Burt et Vicky mettent le corps dans le coffre et se dirigent vers Gatlin, la localité la plus proche. Mais Gatlin est habitée par une communauté d’enfants qui n’obéissent qu’à leurs propres rituels….

J’ai eu envie d’étrangler Burt. S’il avait écouté l’intuition de sa femme, leur vie aurait pris une autre tournure. 

 

Poids lourds

Le narrateur et cinq autres personnes (un cuisinier, un routier, un représentant, un jeune homme prénommé Jerry et sa petite amie), sont piégés dans un relais routier par des camions qui agissent de leur propre chef et tuent toute personne croisant leur route.

C’est un huis-clos éprouvant. J’ai ressenti la détresse des personnages.

 

La presseuse

L’inspecteur John Hunton enquête sur un accident mortel survenu dans une blanchisserie industrielle, une employée ayant été happée par une repasseuse-plieuse. L’affaire est classée mais, une semaine plus tard, une autre employée est gravement brûlée par un jet de vapeur de la machine. En interrogeant la victime, Hunton apprend que les problèmes avec cette machine ont commencé après qu’une autre employée, Sherry Ouelette, s’y soit coupée à la main. Mark Jackson, meilleur ami de Hunton, avance l’hypothèse que la machine est possédée mais Hunton la rejette jusqu’à le contremaître de la blanchisserie perde son bras dans la repasseuse-plieuse. Jackson fait alors des recherches pour procéder à un exorcisme de la machine.

Cette nouvelle m’a fait légèrement frémir mais surtout fait rire. N’est pas exorciste qui veut. 

 

Le croque-mitaine

Un homme dont les trois enfants ont tous été tués raconte son histoire à un psychologue.

J’ai apprécié la chute de cette nouvelle. Elle m’a donné froid dans le dos.

 

Un dernier pour la route

Le patron d’un bar et son dernier client voient arriver un homme à moitié congelé par le blizzard qui leur demande de venir l’aider car sa voiture s’est retrouvée enneigée près de la ville abandonnée de Jerusalem’s Lot et qu’il a laissé sa femme et sa fille dedans. Arrivés à la voiture, ils vont très vite comprendre qu’ils ne peuvent plus rien pour elles.

Cette nouvelle m’a donné la chair de poule. Une vraie nouvelle d’horreur.

 

Cours, jimmy, cours

Jim Norman est engagé comme professeur d’anglais dans un lycée. Il est régulièrement hanté par un cauchemar dans lequel il revit la mort de son frère Wayne. Alors que Jim avait neuf ans et Wayne douze, ils ont été attaqués par trois voyous et Wayne a été poignardé à mort en couvrant la fuite de son frère. Jim est satisfait de son nouveau poste et est heureux en couple avec sa femme Sally. Après les vacances de Noël, il apprend la mort de l’un de ses élèves. Il est remplacé dans son cours par un nouvel étudiant qui est le sosie de l’un des voyous ayant tué son frère. Deux autres élèves de la classe de Jim disparaissent à leur tour et sont remplacés par les deux autres voyous qui hantent ses rêves.

Frayeur. Le sentiment qui m’aurait animé si j’étais à la place de Jim.

Syncope. L’état dans lequel je me serais trouvée en rencontrant ses voyous réincarnés.

 

Le dernier barreau de l’échelle

Larry, le narrateur, reçoit une lettre de sa sœur Katrina. Il se remémore son enfance à Hemingford Home, dans le Nebraska, se souvenant plus particulièrement d’un incident précis. Arrivés à l’âge adulte, Larry et Katrina se perdent peu à peu de vue et n’échangent finalement plus que de rares lettres. À chaque fois, elle demande à Larry de venir la voir mais celui-ci est trop occupé par ses propres affaires.

J’ai apprécié cette histoire réaliste, triste et sentimentale, qui ne comporte aucune élément surnaturel. Elle m’a rappelé combien il est important de garder et entretenir le lien avec nos êtres chers.

 

Desintox, Inc.

Voulant s’arrêter de fumer, un homme fait appel à une société privée qui présente un taux de réussite impressionnant. Mais les méthodes de cette société se révèlent être assez radicales.

Ici pas d’horreur, de chair de poule mais du rire. J’ai passé un bon moment de lecture. Les méthodes de cette société hors du commun sont très radicales. 😀

 

Bon à savoir : Il y a une fiche Wikipédia très documentée sur le recueil. Vous pourrez y lire des analyses des nouvelles du recueil et avoir la liste de leurs adaptations ciné ou télévisées.

 

Excellente semaine à tous !

 

GM signature

Publié dans Ma poésie

Mon autre

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Parce qu’on a tous une part de nous qu’on veut cacher, étouffer…

Ce poème révèle l’autre, celle que je pourrais être si je perds mon bon sens…

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Grâce Minlibé

Auteure de Chimères de verre