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HOMICIDES 241, Tome 2: A l’ombre des crimes rituels

À quelques kilomètres au nord de Libreville, des initiés du rite ancestral Abandji s’enfoncent dans la forêt du Cap Esterias afin d’y effectuer une cérémonie traditionnelle lorsqu’ils découvrent les corps mutilés d’un enfant et d’une jeune femme. Ces découvertes macabres interviennent alors que de nombreuses associations dénoncent à travers des marches et des campagnes sur les réseaux sociaux ces crimes dits « rituels » qui restent impunis. Qui a commandité les assassinats du petit Joël Mandoyi et d’Arlette Ndinga ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête.

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Un plaisir de retrouver le capitaine Mandy Rose Nguema. Talon aiguille, vêtement chic et silhouette glamour, on l’imagine exercer un métier dans l’industrie de la mode. Mais c’est au sein de la brigade criminelle du commissariat central qu’elle dirige, que Mandy Rose Nguema a décidé de faire carrière.

Dans ce 2e volet des homicides made in Gabon, le capitaine Nguema a affaire à 2 corps avec des organes retirés, retrouvés dans la forêt du Cap.

Les victimes: Arlette Christelle Ndinga, âgée de 23 ans et Joël Mandoyi, 11 ans. 2 vies écourtées, 2 familles endeuillées.

L’absence d’organes des 2 victimes fait penser aux « crimes rituels », assassinats commis dans le seul but de prélever des organes des victimes selon les besoins des hommes de pouvoir.

Les victimes sont-elles liées ? Quels sont les meurtriers et commanditaires de ces meurtres ?

Si ma lecture du tome 1 date, j’ai trouvé que ce 2e tome avait plus d’épaisseur que son prédécesseur en terme de rebondissements. J’ai particulièrement été émue par le mobile d’un des crimes.

J’ai apprécié retrouver Mandy Rose. C’est une héroïne attachante. L’auteur décrit de façon très précise ses vêtements glamour. C’est la marque de fabrique du personnage mais j’ai trouvé un peu rébarbatif qu’on indique à chaque fois ce qu’elle porte. Je pense qu’on pourrait laisser l’imagination du lecteur jouer de temps en temps.

La vie sentimentale de notre presque quarantenaire et mère célibataire est évoquée en toile de fond. Fan de romance, j’ai hâte de voir ce que va donner cette idylle naissante avec Grégoire Omer Tsiengori, 45 ans et père de 2 enfants.

J’espère également que les instants de vie de Mandy avec son fils, ses amis, sa famille… seront décrits. 

Au niveau de la forme, la plume de l’auteur n’a pas perdu son accessibilité mêlant français courant à l’argot gabonais.

A l’ombre des crimes rituels offre un bon moment de lecture. Ce récit de 200 pages n’est pas qu’une enquête policière. Il met le doigt sur des faits de société tels que les crimes rituels et l’esclavage moderne.

Il m’a fallu presque 4 ans avant de lire la suite des enquêtes policières de Mandy Nguema. Je lui fais la promesse et je vous prends à témoin de ne pas laisser s’écouler autant de temps pour aller à la rencontre du 3e tome.

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

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HOMICIDES 241, Tome 1: Meurtre à Tahiti

La découverte du corps sans vie d’un expatrié Français à son domicile au quartier Tahiti, sème l’émoi dans les salons feutrés de Libreville. Qui a tué le célèbre restaurateur Pierre Corsini ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête. Le talon toujours aiguille, le vêtement chic et la silhouette glamour, on l’imagine exercer un métier dans l’industrie de la mode. Mais c’est au sein de la brigade criminelle du commissariat central qu’elle dirige, que Mandy Rose Nguema a décidé de faire carrière. Cette enquête nous entraîne dans les vertiges de la violence urbaine tout en faisant le portrait de la vie sentimentale d’une femme qui, au-delà du métier qu’elle exerce, a les mêmes désirs et espoirs que toutes les autres. « Meurtre à Tahiti » est la première affaire criminelle de la série « HOMICIDES 241 »

 

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Je désirais découvrir la plume d’Alban Désiré Afene après avoir lu ses récits sur Facebook, c’est chose faite avec ce roman policier.

L’enquête policière est intéressante. Quel est le mobile du crime : un cambriolage qui a mal tourné, une vengeance, une menace exécutée, un motif de jalousie ?

Qui est le coupable : l’ex-femme, le meilleur ami, l’homme d’affaires, le cuisinier ?

Les profils des suspects sont variés. On raisonne avec Mandy Rose Nguema, note tous les indices. L’auteur nous met sur de fausses pistes et nous révèle un coupable auquel je n’avais pas du tout pensé. 

J’ai beaucoup aimé le fait que le policier en charge de l’enquête soit une femme. Elle fait un métier d’homme mais assume sa féminité. Elle est glamour et chic. Meurtre à Tahiti étant le 1er tome de la série Homicides 241, j’espère la retrouver dans les prochains tomes.

Quid de la forme du roman ?

J’ai trouvé la taille de la police d’écriture très petite.

Quant à la plume de l’auteur, je l’ai trouvée accessible, les descriptions sont très brèves. L’auteur se concentre sur les sentiments des personnages. 

 

Pour conclure ?

J’ai apprécié ma lecture, une lecture très rapide puisque le roman ne fait que 125 pages. J’aurais aimé que le mobile du crime soit plus surprenant, corsé. Oui, je sais, je suis trop exigeante 😀

 

Pour tenter l’expérience, cliquez ICI

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

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