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Tu me plais – Jacques Expert

Au départ, un garçon marginal.

Vincent a 25 ans, vit de petits boulots. Ses parents, à la retraite, l’aident de temps en temps.

Un soir, il emprunte la ligne 1, direction Château de Vincennes. Il doit descendre à Reuilly Diderot où il rejoindra ses amis.

Dans la rame, son regard tombe sur une blonde de 23 ans. Il a frôlé son genou mais elle n’a pas réagi, elle est dans son monde. Une partie du corps de cette jeune fille capte l’attention de Vincent : son cou fin et gracieux. Ce cou l’attire avec beaucoup de force.

Cette jeune femme s’appelle Stéphanie, elle aura 23 ans, dans deux semaines. Elle rentre chez ses parents à Saint-Mandé.

J’ignore où c’est. De la ligne 1 direction château de Vincennes, je ne suis jamais allée au-delà de Porte de Vincennes.

De la station porte-maillot à Argentine, le narrateur dresse le portrait familial et sentimental de Stéphanie. Détail presqu’inutile pour moi qui veut entrer dans le vif du sujet.

Entre Georges V et Franklin D. Roosevelt, Stéphanie commence à s’intéresser à Vincent. Plutôt à Pierre, devrais-je dire.

C’est le prénom qu’il va se donner.

Stéphanie, pourtant fiancée à Martin, tombe sous le charme de Pierre, le beau brun. Mais Pierre n’est pas un garçon comme les autres. On découvre son passé, ses blessures profondes et ses pulsions meurtrières.

Pierre ou Vincent si vous préférez a déjà fait des victimes mais ça, Stéphanie l’ignore. Elle ne voit qu’un visage séducteur.

On parcourt les stations avec impatience et l’envie de savoir ce qui adviendra de Steph. Le sort qui lui est finalement réservé cadre bien avec le thriller.

J’ai apprécié l’originalité de l’intrigue, la structuration des chapitres en stations de métro. L’écriture de cet auteur que je découvre est accessible. Les personnages tant principaux que secondaires sont intéressants. Néanmoins, j’ai trouvé que la fin n’était pas à la hauteur de l’originalité de l’intrigue. J’aurais préféré un autre scénario digne d’un roman qui se veut être un thriller.

En somme, tu me plais est une lecture rapide et intéressante mais pas mémorable.

L’avez-vous lu ?

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HOMICIDES 241, Tome 2: A l’ombre des crimes rituels

À quelques kilomètres au nord de Libreville, des initiés du rite ancestral Abandji s’enfoncent dans la forêt du Cap Esterias afin d’y effectuer une cérémonie traditionnelle lorsqu’ils découvrent les corps mutilés d’un enfant et d’une jeune femme. Ces découvertes macabres interviennent alors que de nombreuses associations dénoncent à travers des marches et des campagnes sur les réseaux sociaux ces crimes dits « rituels » qui restent impunis. Qui a commandité les assassinats du petit Joël Mandoyi et d’Arlette Ndinga ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête.

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Un plaisir de retrouver le capitaine Mandy Rose Nguema. Talon aiguille, vêtement chic et silhouette glamour, on l’imagine exercer un métier dans l’industrie de la mode. Mais c’est au sein de la brigade criminelle du commissariat central qu’elle dirige, que Mandy Rose Nguema a décidé de faire carrière.

Dans ce 2e volet des homicides made in Gabon, le capitaine Nguema a affaire à 2 corps avec des organes retirés, retrouvés dans la forêt du Cap.

Les victimes: Arlette Christelle Ndinga, âgée de 23 ans et Joël Mandoyi, 11 ans. 2 vies écourtées, 2 familles endeuillées.

L’absence d’organes des 2 victimes fait penser aux « crimes rituels », assassinats commis dans le seul but de prélever des organes des victimes selon les besoins des hommes de pouvoir.

Les victimes sont-elles liées ? Quels sont les meurtriers et commanditaires de ces meurtres ?

Si ma lecture du tome 1 date, j’ai trouvé que ce 2e tome avait plus d’épaisseur que son prédécesseur en terme de rebondissements. J’ai particulièrement été émue par le mobile d’un des crimes.

J’ai apprécié retrouver Mandy Rose. C’est une héroïne attachante. L’auteur décrit de façon très précise ses vêtements glamour. C’est la marque de fabrique du personnage mais j’ai trouvé un peu rébarbatif qu’on indique à chaque fois ce qu’elle porte. Je pense qu’on pourrait laisser l’imagination du lecteur jouer de temps en temps.

La vie sentimentale de notre presque quarantenaire et mère célibataire est évoquée en toile de fond. Fan de romance, j’ai hâte de voir ce que va donner cette idylle naissante avec Grégoire Omer Tsiengori, 45 ans et père de 2 enfants.

J’espère également que les instants de vie de Mandy avec son fils, ses amis, sa famille… seront décrits. 

Au niveau de la forme, la plume de l’auteur n’a pas perdu son accessibilité mêlant français courant à l’argot gabonais.

A l’ombre des crimes rituels offre un bon moment de lecture. Ce récit de 200 pages n’est pas qu’une enquête policière. Il met le doigt sur des faits de société tels que les crimes rituels et l’esclavage moderne.

Il m’a fallu presque 4 ans avant de lire la suite des enquêtes policières de Mandy Nguema. Je lui fais la promesse et je vous prends à témoin de ne pas laisser s’écouler autant de temps pour aller à la rencontre du 3e tome.

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

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TTL 131: Un dernier verre avant la guerre

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est : U comme…

Un ?

Un dernier verre avant la guerre

Amis depuis l’enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d’une église de Boston. Un jour, deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire qui a disparu en emportant des documents confidentiels. Ce que Patrick et Angela vont découvrir, c’est un feu qui couve « en attendant le jet d’essence qui arrosera les braises ». En attendant la guerre des gangs, des races, des couples, des familles.

Comment ce livre est arrivé dans ma PAL ?

Je recherchais des romans policiers avec un duo d’enquêteurs et je suis tombée sur la saga KENZIE & GENNARO. Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. 

Un dernier verre avant la guerre est le 1er tome de la saga. Patrick en est le narrateur. La narration interne, je dis toujours oui !

J’ai commencé à m’impatienter aux 10% de l’histoire en raison des longueurs. J’attendais une action qui bouleverserait le cours du récit, j’ai été servie aux 20%.

En entrant dans le récit, je pensais lire une histoire autour de l’injustice raciale envers les afro-américains, de leur colère et douleur mais ce roman de moins de presque 300 pages va bien au-delà.

J’en avais de la chance. Quand il y a des coups de feu, en général, les gens voient le type noir.

Il est question de guerre entre les gangs, de guerre entre un père et son fils. Il est question de violence mais aussi de cruauté. Certains passages sont très durs. Hélas, certains hommes ont perdu toute leur humanité.

Les personnages tant principaux que secondaires sont attachants. J’ai bien apprécié l’humour de Kenzie mais par moment je l’ai trouvé excessif.

J’ai moins apprécié le cliché de sa relation avec Angela, sa partenaire comme si l’amitié entre un homme et une femme ne pouvait être pure, dénuée de toute attirance sexuelle.

La saga compte 6 tomes, peut-être qu’un jour, j’irai à la découverte des 5 tomes suivants.

Il y a des gens, soit tu les tues, soit tu laisses tomber, parce que tu ne les feras jamais changer d’avis.

Quel livre auriez-vous choisi pour ce thème ?

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Autopsie d’un imposteur – Vincent Zabus et Thomas Campi

Un polar qui se déroule dans les années 50, à Bruxelles, capitale défigurée par les travaux de L’Exposition Universelle. Un polar existentiel entre un maquereau citant Shakespeare et un héros cherchant à trouver coûte que coûte sa place dans un monde trop moderne pour lui. Un polar où il sera question de prostitution estudiantine, de vieilles bourgeoises, de pieds humains congelés et de jolies indics…

Comment ce livre est-il arrivé dans ma PAL ?

Cette année, je veux lire plus de BD et de romans policiers. Sur Livraddict, Autopsie d’un imposteur a ces 2 tags. 2 en 1. Que demande le peuple ?

Je l’ai lu en février et j’ai la flemme d’écrire mon avis. Pour me motiver, j’ai tenté de faire un abécédaire du livre.

Ascension sociale. Louis, notre héros en rêve. Il ne veut plus se contenter de regarder les beaux costumes, il veut les porter.

Bruxelles. C’est le lieu du récit, l’endroit où Louis projette d’être avocat.

Camille est son amie. Consciente que ses fins de mois sont

Difficiles, elle lui apprend qu’on cherche des serveurs pour une soirée à laquelle elle doit se rendre. A cette soirée, notre

Etudiant en droit rencontre monsieur Albert, écrivain frustré, responsable d’un réseau de prostitution discret au service des riches. Louis reçoit une proposition indécente.

Fier, il décline. Lui,

Gigolo ?

Hors de question ! C’est

Indécent mais le

Jeune homme n’a plus de quoi payer son loyer. Bientôt, il ne lui restera plus de sous pour un

Kebab.

Louis finit par accepter.

Mais dans cette

Nouvelle vie, Louis devient un imposteur. Fini l’

Odeur de la

Pauvreté. Mais la duplicité, la honte deviennent le

Quotidien de Louis. Un accident se produit et malheureusement, pour Monsieur Albert, il n’y a pas de

Rédemption. Chantage, manipulation deviennent le lot de Louis. Comment s’en sortir ? Son destin est-il d’être le pantin à vie de M. Albert ?

Thomas Campi et Vincent Zabus jouent sur le yin et yang. Des dessins aux couleurs chaudes pour un

Univers glauque. Parlons de l’intrigue. Ce n’est pas

Vraiment ce à quoi je m’attendais. En lisant polar dans le résumé, je m’attendais à une enquête policière mais il fallait plutôt voir le côté thriller. Le héros est intéressant à suivre dans sa quête de richesse et de reprendre le contrôle de sa vie. Monsieur Albert aurait pu s’appeler

Wilhem tant il est contradictoire et mystérieux. Le

Xhosa ? Il ne connaît pas, la seule langue qu’il maîtrise est celle de la théâtralité. La vie est une fiction grandeur nature pour lui.

Y a-t-il des

Zones d’ombre dans le récit ? J’en ai vu après ma 1ère lecture. Je n’avais pas compris ces masques d’animaux qui pointaient Louis. En relisant pour écrire cette chronique, je me rends compte qu’ils expriment un fait : on ne se détache jamais de l’endroit où l’on vient. Le passé n’admet jamais d’être oublié…

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J’ai apprécié cet exercice. J’espère que vous aussi. Et en cherchant d’autres titres de livre avec le mot imposteur, je suis tombée sur une BD: les imposteurs.

L’avez-vous déjà lue ?

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Le Noyé d’Arena Blanca – Joseph Hansen

Je suis en mode polar cette année. Et si le livre fait moins de 300 pages, il me tente encore plus.

John Oats s’est-il noyé accidentellement ? La police en est sûre. Pas David Brandstetter, l’enquêteur de l’assurance-vie. Le bénéficiaire est – ou était – le fils du mort, Peter. Il a disparu. C’est le premier suspect. Il y en aura bien d’autres et l’enquête sera longue, tortueuse. Elle entraînera Dave dans les milieux de la librairie, chez les collectionneurs et les bibliophiles, dans un petit théâtre culturel, dans le ranch somptueux d’une vedette de la télévision, et il faudra un nouveau crime pour que la vérité lui apparaisse enfin.

Un agent d’assurance qui mène une enquête ? Déjà vu à travers lune de miel. Mais c’est ma première fois de lire un récit où l’enquêteur n’est pas hétéro.

David Brandstetter a 45 ans et travaille pour la compagnie d’assurance-vie Medallion. Sa vie sentimentale s’étale sur quelques paragraphes du livre, son compagnon et lui ont des cadavres à enterrer. Etant plus sensible aux relations hétéro qu’homo, je n’ai pas trop prêté attention à leur couple et leurs sentiments.

L’enquête en elle-même est linéaire, le rythme assez lent, les rebondissements inexistants. L’action n’intervient que dans les dernières pages, ce que j’ai trouvé dommage.

Les profils des personnages sont variés : libraire, gérant de théâtre, star de la télé, professeur. Leur psychologie est également bien travaillée, chacun a quelque chose à cacher (je pense à mon très cher Hercule Poirot quand j’énonce cette phrase) mais je ne me suis attachée à aucun d’eux. J’ai été spectatrice de leurs histoires à mon plus grand désarroi.

Ce récit est le 1er tome des enquêtes de Dave Brandstetter. La saga comporte 12 titres. Vais-je me laisser tenter par un autre ? Pas sûre, ni le style de l’auteur, ni Dave ne m’ont donné l’envie.

C’était ma première fois avec l’auteur et j’ai trouvé que son style manquait de vivacité.

Avez-vous déjà lu Joseph Hansen ?

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L’heure du chacal – Bernhard Jaumann

Windhoek, Namibie au mois de janvier. La saison des pluies tarde à venir et le pays tout entier courbe l’échine sous la chaleur et la sécheresse. Dans le quartier riche de Ludwigsdorf, un homme – blanc – qui arrose ses citronniers à la tombée de la nuit, est abattu à l’AK-47, à travers les barbelés électrifiés de sa propriété. C’est le premier d’une série de meurtres à travers le pays. Les victimes, des blancs riches, tous liés à une affaire politique vieille de 20 ans : l’assassinat de Anton Lubowski dans les heures sombres de la fin de l’Apartheid. La détective en charge de l’enquête, Clemencia Garises est un produit de la « nouvelle » Namibie : noire, originaire d’un quartier pauvre, elle a pu étudier grâce à une bourse. Des exactions de l’Apartheid et du combat pour l’indépendance de la Namibie, elle ne connait que les histoires qu’on lui a racontées. Un polar engagé, qui tourne autour de la mort politique de la Namibie, et qui pose les questions universelles sur la vérité, la culpabilité et la morale.

Une enquête policière qui se déroule en Namibie ? Je dis oui avec grand plaisir!

La mort, elle, frappe tôt ou tard à toutes les portes

La mort frappe d’abord à la porte d’Abraham Van Zyl puis convoque Leon Andre Maree, Ferdi Barnard et Donald Acheson. Leur point commun : soupçonnés d’avoir assassiné Anton Lubowski.

Qui est l’ange de la mort, ce tueur vengeur ? J’ai suspecté plusieurs personnes au fil des pages et avec les indices dont le lecteur dispose. J’étais sur la bonne piste à moitié. 🙂

J’ai apprécié cette enquête et le fait de savoir que le point d’entrée de cette fiction policière est un fait réel renforce le sentiment d’injustice.

Clemencia est une inspectrice de police charismatique et attachante. Sortie major de l’école de police, elle est la seule policière du pays à posséder un master en criminologie. Elle tente tant bien que mal de s’imposer dans son équipe composée majoritairement d’hommes.

Elle essaie surtout de préserver son intimité au sein de la maison qu’elle partage avec sa famille imposante. Ses mikis (tantes) et leurs immersions incessantes dans sa vie apportent une touche d’humour au tableau sombre de ce récit.

J’ai apprécié le temps passé avec elle, la parenthèse d’amour vécue et je compte lire l’une de ses enquêtes traduites en français.

J’ai apprécié le style de l’auteur. Je trouve dommage que sa bibliographie ne soit traduite en français qu’à proportion de 15%. J’aurais vraiment aimé découvrir sa saga policière sur les cinq sens.

Avez-vous déjà lu cet auteur allemand ?

Un amour interdit Alyssa Cole

Ce qui n’est raconté, ce n’est pas de l’Histoire, ce n’est même jamais arrivé.

Un animal restait toujours un animal, tandis qu’un homme pouvait se changer en chacal, en tortue, en chouette ou en n’importe quelle autre bête du Kalahari.

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Le temps des hyènes – Carlo Lucarelli

Une épidémie de suicides s’empare de la colonie italienne d’Érythrée : le sort des indigènes n’intéresse guère, mais quand on découvre le corps du marquis Sperandio, propriétaire des terres et pionnier enthousiaste, pendu au plus haut sycomore d’Afelba, les autorités s’émeuvent. Aussitôt le capitaine des carabiniers royaux Colaprico et Ogbà, son Sherlock Holmes abyssin, accourent. Nos deux enquêteurs s’égarent dans des fausses pistes à dos de mulet, du port de Massaoua aux hauts plateaux d’Asmara : il faudra bien scruter la terre rouge. Une vieille sorcière, un étrange chien féroce, une princesse noire, d’anciennes amitiés, deux sales types qui cachent bien leur jeu et des métaphores à base de piment viennent épaissir le mystère. Les agioteurs mafieux ne sont pas loin, le temps des hyènes a commencé. Cupidité des colons, hostilité des soldats, racisme crasse font de ce court polar un petit bijou du genre, drôle, efficace et diablement sensuel. Il n’y manque ni le recours aux langues locales de la corne de l’Afrique et de la botte italienne, ni la morale finale comme on l’aime. Une réussite.

Une enquête policière qui se déroule en Erythrée ? Je dis oui avec grand plaisir!

Nous sommes au début du 20e siècle, à l’époque où l’Italie avait des colonies dans la corne de l’Afrique.

Une série de suicides adviennent en même temps : 3 indigènes et un marquis italien. Une enquête policière s’ouvre surtout pour le marquis. La vie et la mort d’indigènes n’intéressent pas vraiment. Quand une 5e victime est trouvée, le capitaine Piero Colaprico, commandant de la compagnie des carabiniers royaux d’Afrique et son brigadier Ogbà, indigène, ne croient plus aux coïncidences.

L’enquête s’avère difficile dès le début car aucune autopsie ne peut être faite. Le duo d’enquêteurs tente bien que mal de résoudre l’énigme.

Le tempo est globalement lent, avec pas mal de descriptions sur le contexte politique, social mais il y a également des scènes d’action. Les personnages sont intéressants à suivre notamment Ogba qui est un fin observateur.

Le récit se lit plus ou moins facilement. J’avoue avoir eu du mal par moment avec les dialogues mêlant italien et langue locale qui rendent le récit lourd à mon sens.

Au dénouement, je ne suis pas sûre d’avoir saisi les mobiles du meurtre. J’ai l’impression que certaines pièces du puzzle ne sont pas bien agencées.

Mon ressenti global sur l’œuvre est perplexe. Je ne considère pas le temps des hyènes comme un rendez-vous manqué mais je n’ai pas été émerveillée au point de programmer un 2e rendez-vous avec l’auteur et son duo d’enquêteurs.

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Hercule Poirot en BD : tomes 5 et 6

Découvrir les enquêtes d’Hercule Poirot autrement qu’à travers le roman? Les éditions Paquet offrent une alternative à travers la BD. Grâce à mon abonnement à Youscribe, j’ai pu lire 6 tomes de la saga Hercule Poirot en BD.

Cet article est dédié aux tomes 5 et 6.

La Mystérieuse affaire de Styles est le tome 5 de la saga.

1917, le capitaine Hastings, blessé au combat, est rapatrié en Angleterre et vient passer sa convalescence à Styles Court, dans la demeure familiale de son ami John Cavendish. L’ambiance est lourde car Emily, la mère de John, s’est remariée avec l’antipathique Alfred Inglethorp, plus jeune qu’elle. Et quand Emily meurt, empoisonnée, le hasard fait bien les choses avec la présence sur les lieux d’un ancien policier belge, un ami du capitaine Hastings. Hercule Poirot saura-t-il démêler le vrai du faux et confondre le coupable ?

Hercule Poirot ou le cerveau inédit ! Qu’est-ce qu’il m’a fait balader ! Suspecter un tel puis un autre, croire dur comme fer qu’on a trouvé le coupable alors qu’on se fait berner par Poirot 😀 J’ai apprécié le déroulement de l’enquête.

Je suis bien contente d’avoir découvert, à travers la BD, la 1ère histoire de la reine du crime.


Le crime du golf est le tome 6 de la saga. Alberto Zanon est l’illustrateur et je ne suis toujours pas fan de ses dessins.

Un crime a été commis sur les bords de la Manche, en France. Curieuse coïncidence que Poirot, la veille, ait reçu un courrier du mort, qui souhaitait lui confier une enquête délicate. Il n’en faut pas plus pour qu’Hercule Poirot, flanqué de son ami, le Capitaine Hastings, prenne les choses en main afin de découvrir ce que peut cacher ce meurtre. Mais l’inspecteur Giraud, de la police française, n’est pas disposé à laisser le champs libre à Poirot. Une nouvelle enquête pour Hercule Poirot, qui va plonger au cœur d’une machination extraordinaire.

Hercule Poirot ou l’art de complexifier le nœud de l’intrigue pour que le commun des mortels n’y voit que du feu ! J’ai apprécié le développement de l’intrigue ainsi que les petites touches d’histoires d’amour dans le récit.

J’ai été ravie de découvrir, à travers la BD, ces romans d’Hercule Poirot que je n’ai pas lus. Un tome 7 est disponible : Drame en trois actes. J’ignore encore si je vais le lire parce qu’Alberto Zanon en est l’illustrateur.

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Hercule Poirot en BD : tomes 3 et 4

Découvrir les enquêtes d’Hercule Poirot autrement qu’à travers le roman? Les éditions Paquet offrent une alternative à travers la BD. Grâce à mon abonnement à Youscribe, j’ai pu lire 6 tomes de la saga Hercule Poirot en BD.

Cet article est dédié aux tomes 3 et 4.

Mort sur le nil est le tome 3 de la saga. N’ayant pas souvenir d’avoir lu le roman, je ne peux vous dire si le scénario de la BD est fidèle à celui du roman.

Sur le bateau à vapeur Karnak qui emmène de riches touristes voguer sur le Nil, Hercule Poirot doit élucider un mystérieux meurtre. Linnet Ridgeway, très récemment mariée à Simon Doyle, est retrouvée tuée d’une balle dans la tête. Chacun des passagers ayant au moins une raison d’avoir assassiné la riche américaine, l’enquête n’en est que plus difficile pour le célèbre détective.

Je passe toujours un agréable moment de lecture avec Poirot et surtout avec ce format BD qui permet de visualiser les différentes scènes. Le suspens est présent, j’ai apprécié le déroulement de l’enquête. J’ai eu une double satisfaction à la lecture de cette BD car j’ai deviné l’identité des coupables. C’est toujours une fête dans ma tête quand j’arrive à le faire.

J’ai beaucoup apprécié les dessins que j’ai trouvés assez réalistes.


ABC contre Poirot est le tome 4 de la saga.

Une course contre la montre est engagée. Poirot a reçu une lettre lui annonçant un meurtre à Andover, et qu’il peut l’empêcher… Hélas, le meurtre est commis. Un second courrier lui annonce un nouveau crime, cette fois à Bexhill. Poirot arrivera-t-il à temps cette fois ? Et pourquoi des crimes dans des villes suivant l’ordre alphabétique ? Est-ce l’œuvre d’un fou, ou se cache-t-il une autre vérité derrière cette série d’assassinat ? Une fois de plus, Hercule Poirot devra employer toutes ses petites cellules grises pour démasquer le coupable.

Cette nouvelle enquête est un véritable casse-tête. J’ai voulu imiter les cellules grises d’Hercule Poirot mais j’ai dû abandonner. Le tueur était décidé à se faire débusquer uniquement par Hercule Poirot 😀

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue. Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour les dessins. Je ne suis pas fan du style d’Alberto Zanon. Je ne trouve pas ses dessins très accrocheurs. Les traits des personnages sont trop incisifs.

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De bons voisins de Ryan David Jahn

New York, années 1960. Kat Marino, qui rentre tard chez elle, est agressée au couteau par un inconnu. L’homme s’enfuit, mais il reviendra une heure plus tard, pour la violer et l’achever de plusieurs coups de couteau. Mais que s’est-il passé pendant les soixante minutes où Kat est restée seule à agoniser dans la cour de sa résidence ? Malgré l’heure tardive, de nombreux témoins se sont penchés depuis leur fenêtre et ont vu la jeune femme et son agresseur. Pourquoi personne n’a appelé la police ? Quelles pensées occupaient ces hommes et ces femmes pour qu’aucun d’entre eux ne porte secours à leur voisine ?

13 mars 1964

Kat, gérante de nuit d’un bar dans le Queens, rentre chez elle. Elle est fatiguée, pense à prendre un bain mais une silhouette imposante a des projets macabres pour elle. Il est environ 4 heures de la nuit quand elle est violemment agressée par un inconnu dans la cour de son immeuble.

Plusieurs de ses voisins l’ont vue ainsi que son agresseur. L’un d’entre eux a même dit à ce dernier de laisser la fille tranquille mais personne n’a appelé la police, pensant qu’un autre voisin, aussi témoin de la scène le ferait. Personne n’a réagi, chacun occupé à vivre sa vie et à résoudre ses problèmes.

Patrick qui s’occupe de sa mère malade et qui se demande s’il va répondre à la convocation à la visite médicale des forces armées ; Diane Myers qui ne supporte plus sa vie de couple; Thomas Marlowe qui s’est inventé une vie parce qu’il se sent coupable ; Peter et Anne occupés à expérimenter l’échangisme ; Frank qui va vérifier si sa femme a percuté un bébé.

Et pendant deux heures de temps, Kat, elle, lutte pour survivre.

J’ai l’habitude de regarder Chroniques criminelles, j’imagine souvent la douleur des victimes mais dans ce livre je l’ai éprouvée. Appeler à l’aide et se retrouver seule au monde. S’observer mourir, quelle tragédie ! J’en veux tellement à ces voisins nombrilistes.

De bons voisins est un livre poignant! J’ai tellement eu mal pour Kat! Et dire que c’est inspiré d’une histoire vraie, celle de Kitty Genovese, qui a défrayé la chronique dans les années 60 et donné naissance à la notion d’ « effet du témoin ».

De bons voisins c’est l’histoire d’une jeune femme, d’une ville et de sa violence aveugle, c’est l’histoire de flics corrompus, de la criminelle passivité. Ce roman est à ne surtout pas lire quand on est déprimé.