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TTL 69: Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est Fantastique.

Comme la semaine dernière, c’est une BD que je vous présente.

Couverture Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca, partie 1 / Les ombres de Salamanca

Au fin fond de la Pennsylvanie, Sarah et David viennent d’emménager dans une maison à l’écart de Salamanca, une petite ville forestière peu accueillante dont les habitants semblent protéger le secret d’un passé trouble. En proie aux démons de son enfance et à des crises d’angoisse chroniques, Sarah découvre que cette nouvelle vie, censée lui offrir un nouveau départ, décuple son mal. Pour faire face à ses peurs, Sarah cherche une vérité qui va la mener en des territoires où l’horreur et le surnaturel surgissent sans crier gare.

Le récit s’ouvre sur deux prospecteurs d’or se rendant à Little Valley, près de Salamanca. Ville fantôme, les lieux sont à l’abandon. Les deux compères trouvent rapidement l’entrée d’une mine délabrée avant de s’y aventurer. Ils sont persuadés d’y trouver une richesse encore inexploitée. Cachés dans l’obscurité, deux yeux les fixent. Rouges, chargés d’une haine féroce face à cette intrusion….

Avis BD Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca - résumé et ...

On découvre ensuite Sarah et son mari. Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle a subi les sévices d’un serial killer. Pour oublier son passé et se « reconstruire », elle quitte New-York et déménage à Salamanca avec David, son mari qui est garde forestier.

Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d’enfants dans les rues, pas d’écoles, comme si une malédiction s’était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses voisins très étranges. C’est chez eux qu’elle trouve la seule photo d’enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l’hôpital San Julian, sur les traces d’un passé devenu « incontrôlable »…

Ce tome 1 de la trilogie a été ma 1ère expérience en BD fantastique et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Ce serait mentir que de dire que l’histoire n’est pas captivante. Le suspense est présent tout au long des 64 pages, on rentre progressivement dans l’horreur.

On a envie de creuser un peu plus le passé de Sarah, on a envie de découvrir qui sont réellement ses voisins. Ce tome est une entrée en matière très efficace pour susciter l’envie de découvrir les prochains tomes.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 64 : MILLE MYSTÈRES D’AFRIQUE / SÉDUCTIONS

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est : Illustré

Il y a quelques mois, j’aurais longuement réfléchi pour trouver un livre qui correspond. Grâce à Youscribe et Canal+, j’ai pu faire le plein de BD ces derniers mois.

La Bande Dessinée que je vous présente aujourd’hui est une BD en noir et blanc de l’auteur ivoirien Koffi Roger N’guessan. C’est un album en deux volets : un récit long d’un côté et de l’autre côté des histoires courtes.

Séductions

seductions

Anaïs est amoureuse de Rémi, son nouveau voisin de palier, mais ce dernier la considère comme une simple amie. Il ne fait pas attention aux jeux de phare qu’elle lui lance, expression utilisée à Abidjan pour dire qu’il est insensible à ses techniques de charme. Une amie lui conseille d’utiliser des produits éclaircissant. Il parait que les hommes raffolent des femmes à la peau claire. Anaïs réussira-t-elle à charmer Rémi ?

A travers cette BD, le lecteur suit les péripéties amoureuses d’Anaïs et tous les stratagèmes utilisés par les femmes pour séduire les hommes.

J’ai apprécié le thème central évoqué à savoir la dépigmentation. J’aurais aimé que cette BD soit en couleurs afin que les effets ravageurs de la dépigmentation sur la peau soient nettement visibles pour le lecteur.

Mille mystères d’Afrique

Mille mystères d'Afrique - Koffi Roger N'Guessan - Harmattan Bd ...

L’Afrique et ses traditions. L’Afrique et son mysticisme. Même si je n’apprécie pas cet aspect qui nourrit bien de préjugés à l’égard de mon continent, ces mystères et choses surnaturelles existent.

Cette BD évoque les pratiques magiques, mystérieuses et inquiétantes. Sortilèges, incantations, métamorphoses pour être riche, avoir un homme, se prémunir des accidents, etc…

Des rêves prémonitoires à la nature qui reprend ses droits, cette BD est une véritable plongée dans l’obscur. J’ai apprécié la lecture de ces histoires courtes et percutantes. Elles distillent la frayeur à petites doses.

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Escapade mortelle de Muetse-Destinée Mboga

Lorsqu’Eliwa convainc son frère Bika de les inclure, son amie Ilama et elle, dans l’expédition qu’il a préparée pour découvrir les parcs nationaux de l’Est du pays, elle est loin d’imaginer le bouleversement que va provoquer ce voyage dans sa vie.
Alors que l’arrivée dans la ville de Makokou se déroule sous les meilleurs auspices, très vite, des faits étranges vont recouvrir l’aventure de mystère. Aurait-elle dû tenir compte des mises en garde d’un fou lucide et d’une petite fille monstre ? Peut-être. Mais elle ne l’a pas fait. Et quand Alain, un des membres du groupe, disparaît étrangement dans les eaux de l’Ivindo, elle regrette. Hélas, il est déjà trop tard.

 

l'Afrique écrit

J’ai découvert le Gabon via les chroniques africaines sur Facebook il y a 8 ans. J’ai découvert la Regab, le nyemboué et autres mets, les ethnies (punu, fang), les coutumes via ces histoires sur Facebook.

Lorsque j’ai reçu ce livre, j’étais toute excitée à l’idée de replonger dans l’univers gabonais. 

 

Mueste-Destinée Mboga utilise un langage courant et teinte les dialogues de couleur locale. J’ai retrouvé avec plaisir les expressions gabonaises. En lisant, je me suis imaginé l’intonation des personnages. Cela m’a fait sourire.

Parlons de cette escapade. Le décor est planté dès les premiers chapitres. Dès le début, trois groupes distincts se précisent :

  • Le 1er groupe est formé de personnages, le conseil des sages de la forêt qui sent une menace poindre à l’horizon.
  • Le 2e groupe est formé de personnes qui ont une mission périlleuse à exécuter. 
  • Le 3e groupe est formé d’Eliwa et de ces 9 autres personnes qui ont décidé de faire cette escapade dans le parc d’Ivindo.

Trois groupes dont les desseins vont s’entremêler…. Les chapitres courts donnent du rythme à l’histoire. Le suspense est au rendez-vous. On se demande qui arrivera à sortir vivant de ce périple dans le groupe d’Eliwa. On cherche à découvrir l’identité des membres du 2e groupe et le but de leur mission. 

 

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! » Cette phrase de Voltaire aurait pu être dite par Eliwa, personnage principal et narratrice du récit.

Trahisons et apparences trompeuses sont au menu du menu littéraire concocté par l’auteure. On tombe des nues au fur et à mesure que l’ombre sur cette forêt s’éclaircit.

 

L’ouvrage évoque nos liens avec la nature. Outre les éléments mystiques, l’auteure rappelle le caractère sacré de la nature. C’est un être vivant qui a besoin d’être respecté comme tel. L’auteure met l’humain et la nature sur le même pied d’égalité.

Je situe le récit entre le roman d’aventures, le thriller conspirationniste et le thriller ésotérique. Ce dernier aspect manque de profondeur. On n’a pas assez d’éléments sur la cellule secrète, son histoire. Il manque les motivations des personnages ou si elles ont été annoncées, elles m’ont paru très légères. 

Si j’ai été très emballée au début du roman, j’ai été déçue par la fin précipitée et tirée par les cheveux. 

 

Christmas

 

Éditeur : Iwari

Collection : Iwari Dark

Date de publication : Janvier 2019

Nombre de pages : 220 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

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Le tunnel – Ernesto Sabato

Juan Pablo Castel est artiste peintre et meurtrier. C’est son histoire qu’il va dépeindre depuis sa cellule. Un autoportrait tout en taches sombres, bardé par endroit de couleurs violentes, d’éclairs de lucidité, que ni sa conscience ni les faits ne peuvent contenir. Un autoportrait au fusain, noir et gris, avec du rouge. Ce rouge qui prendra bientôt plusieurs significations, au fil de son témoignage et de sa volonté de se comprendre : le rouge de la passion et le rouge du sang. Car, dès le départ, Juan Pablo Castel nous dévoile tout. Il est l’assassin de la femme qu’il continue à aimer, malgré la mort, plus que sa vie.

Derrière un pseudo roman policier à l’intrigue dévoilée se cache un ouvrage à l’ambition téméraire : nous donner à voir toute la pensée de l’auteur, son humanisme, sa vision du monde moderne, son existentialisme. À la fois réflexion sur la solitude de l’artiste et sur l’incapacité de son personnage à communiquer, cet livre est aussi une touchante mise en écriture de la passion amoureuse, lucide et cruelle.

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En 2017, j’ai voulu découvrir la littérature sud-américaine. J’ai dressé une liste de livres à découvrir dans laquelle figurait le Tunnel. J’ai enfin pu le lire grâce à ma binôme du swap mythologie grecque qui l’a inséré dans mon colis.

Lors d’un Salon à Buenos Aires où sont exposées ses œuvres, Juan Pablo remarque une jeune femme qui semble intriguée par un point de détail sur une de ses toiles, détail auquel personne n’avait jusqu’ici fait attention.

Enthousiasmé de savoir qu’enfin une personne puisse le comprendre véritablement, il fait de Maria, la jeune femme, une obsession et met tout en œuvre pour la retrouver. Maria devient le centre de son monde.

Il nous raconte la passion dévastatrice qui les a liés dans les rues animées de la capitale argentine. Passion folle, amour exclusif, drogue dure, relation abusive.

Maria est déjà en couple et il accuse de le tromper, de ne pas l’aimer, de lui mentir. Il essaie de trouver des preuves pour justifier sa jalousie maladive.

S’ensuivent des conflits réguliers qui vont déboucher sur le drame.

J’ai apprécié cette lecture rapide, ce récit bien narré où la jalousie mène la danse : le tango de la passion amoureuse puis la valse de la mort.

 

Le portrait de Juan Pablo est intéressant. Misanthrope, nihiliste, vaniteux, égocentrique, il est. Il analyse tout, sans arrêt. Le moindre geste, la moindre phrase, l’intonation de cette phrase, tout est passé à la loupe.

 

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Le portrait de Maria est quant à lui un mystère insondable. J’aurais aimé que le narrateur nous donne des pistes pour cerner sa personnalité, connaître ses sentiments. J’ai refermé le livre avec trop de points en suspens, de questions sans réponse.

Il y a  matière à interprétation, à discussion.  Etudier ce roman à l’école aurait été une  plus-value. J’en ai été convaincue après lecture de cette note de lecture. 

 

fleur v1

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Intérieur nuit (Night Film) – Marisha Pessl

Par une froide nuit d’octobre, la jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt abandonné de Chinatown. Même si l’enquête conclut à un suicide, le journaliste d’investigation Scott Mc Grath ne voit pas les choses du même oil. Alors qu’il enquête sur les étranges circonstances qui entourent le décès, Mc Grath se retrouve confronté à l’héritage du père de la jeune femme : le légendaire réalisateur de films d’horreur Stanislas Cordova – qui n’est pas apparu en public depuis trente ans. Même si l’on a beaucoup commenté l’ouvre angoissante et hypnotique de Cordova, on en sait très peu sur l’homme lui-même. La dernière fois qu’il avait failli démasquer le réalisateur, Mc Grath y avait laissé son mariage et sa carrière. Cette fois, en cherchant à découvrir la vérité sur la vie et la mort d’Ashley, il risque de perdre bien plus encore.

Intérieur nuit a été un gros coup de cœur du blog les petites chroniques en 2017. Je vous en parlais ici

Elle m’a donné l’envie de le lire. Elle avait bien signifié que c’était un pavé mais son engouement pour le livre m’a incité à avoir le roman sans considérer les 700 pages.

Il a rejoint ma PAL en décembre 2017 et je l’y ai laissé préférant lire des romans de moins de 300 pages comme Les jeunes mortes, Chocolat amer, Les cœurs pourpres, des thrillers comme Charade, Prières de Sang, Les cris de l’innocente, Serial Coureur, Maman a tort.

Il a fallu le mini-bingo d’été, un challenge sur Livraddict pour que je me décide enfin à lire Intérieur nuit.

Comment maintenant parler de ce livre sans trahir ses secrets, ses mystères et profondeurs après l’avoir lu en 24 heures ?

Il faut user de quelques mots, dire peu. Penser aux descriptions qui vous arrachent un sourire, conduire un autre lecteur sur le chemin qu’on a parcouru en étant dans ce livre puis le laisser là faire sa propre expérience : entrer dans un monde où le pragmatisme et le surnaturel sont les faces d’une même médaille.

 

C’est un pavé mais une fois plongée dans l’histoire on ne sent pas les pages défiler. Je me suis beaucoup attachée aux personnages : Hooper, Nora et Scott, ce trio assemblé pour découvrir la vérité sur la mort d’Ashley. Scott est le plus obsédé par cette recherche de la vérité.

 

Intérieur nuit est un thriller brillant que je recommande ! Où s’achève la réalité ? Où débute la frontière de l’imaginaire? Chapeau à l’auteur qui a su dresser un univers glaçant et tellement réel via les films, les coupures de journaux, les photos. J’avoue avoir tapé Stanislas Cordova dans ma barre de recherches. 😀

Un amour interdit Alyssa Cole

Au moment où vous pensez avoir touché le fond, vous vous apercevez qu’il y a encore une trappe sous vos pieds

Voilà ce qui vous arrive quand on épouse la mauvaise-femme, dis-je. Une femme, ça donne le ton de la vie d’un homme

Seuls nos plus grands démons intimes peuvent nous pousser à produire des œuvres puissantes

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C’est terrible de mentir. C’est un champ qu’on n’arrête pas de semer, d’arroser et de labourer, mais rien ne poussera jamais dessus.

GM signature

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Vide-grenier Livresque avec Les bannis du grand masque

Une première participation à un rendez-vous littéraire : Mon vide-grenier livresque créé par La Booktillaise

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Le concept sera de ressortir du placard d’anciennes publications.. d’anciennes chroniques car chaque jour, votre blog reçoit de nouvelles visites et parfois vos lecteurs peuvent manquer des choses. Le but sera alors, chaque mercredi de ressortir du «  grenier «  une chronique qui vous tient à cœur correspondant à un thème mais AUSSI partager la chronique du même sujet d’un de vos amis blogueurs car dans la blogosphère la base c’est aussi le partage et l’entraide.

 

J’ai décidé d’y participer car j’ai dans mes brouillons de courts avis sur des livres lus il y a des mois qui s’accumulent. Je ne vous partagerai pas pour l’instant d’anciennes chroniques. J’espère que la créatrice du rendez-vous ne m’en tiendra pas rigueur.

Le thème de cette semaine est Dans mon vide grenier, il y a : Un gros pavé. 

N’en ayant pas dans mes brouillons, je prends le thème de la semaine dernière. Que celui qui n’a jamais triché me jette le premier la pierre 😀 😛

 

Dans mon vide grenier, il y a : Une suite

… celle du roman Le grand masque a menti d’Attita Hino

 

Couverture Les bannis du grand masque

Au grand dam de tous, le grand masque déclare Dibahou, le fils aîné, coupable de sorcellerie et le sang des familles des défunts crie vengeance. Ne pouvant supporter cette injustice, il crie au mensonge du grand masque qui le bannit derechef du village. Dibahou part mais avec lui, il entraîne dans son sillage toute sa famille et ses amis prêts à tourner le dos au passé… Comment s’effectuera leur périple quand on sait les défis que comporte tout nouveau départ ?

 

 

Les bannis du village de Lépossô avec à leur tête Dibahou débutent un long périple suite à l’exil contraint. Après des heures de marche, d’inspection des alentours, ils vont enfin trouver une nouvelle terre où s’installer, enterrer le passé, démarrer une nouvelle vie.

Ils vont construire un nouveau village, créer une nouvelle langue, de nouvelles familles. Ils vont vivre une vie paisible jusqu’à l’arrivée de personnes à la peau qui ressemble à la banane poyo. La venue des Blancs va bouleverser pendant un temps la paix du village.

Je m’attendais à des rebondissements tout au long de ma lecture mais il n’y a eu que deux retournements de situation surprenants.

La lecture est agréable, j’ai beaucoup apprécié l’humour du chapitre 19 mais je suis restée sur ma faim. Je pensais que le roman évoquerait la colonisation et la lutte de la population autochtone mais il n‘aborde que le début du commerce colonial. 

 

Qu’en pense la blogo ?

Je n’ai trouvé aucune chronique de blogueurs sur Les bannis du grand masque mais sur celle du 1er tome, le grand masque a menti. 

Le grand masque a menti chroniqué par Tchonté

 

On se retrouve la semaine prochaine, cette fois-ci je respecterai le thème. 😀

 

fleur v1

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Tristan – Dans le cœur d’un gigolo

Tiré à quatre épingles, ce jeune homme charmant sur la première photo de couverture du roman attire l’attention. Il semble s’appeler Tristan et être un gigolo.

La quatrième de couverture confirme ces impressions.

Résumé de l'oeuvre

Tristan Nkowet alias TnK est connu du tout Libreville. Célèbre pour sa débauche, il est amateur de voitures luxueuses et de femmes mûres. C’est aussi l’un des meilleures amis de la mystérieuse Angela Demona, une jeune entrepreneure flirtant avec la sphère du pouvoir dans la Capitale gabonaise.

Au début, Nuria Yabavi, fraîchement débarquée à Libreville pour des raisons professionnelles, n’est qu’un défi pour notre gigolo. Mais très vite, le jeune homme se rend compte qu’il y a un mystère au fond des yeux de la belle, en essayant de le découvrir cependant, ce sont ses propres secrets qu’il se verra obligé de dévoiler.

l'Afrique écrit

Pour quelles raisons un homme qui a effectué des études supérieures à l’étranger, vit chez sa mère et se fait entretenir par des femmes plus âgées que lui ?

Que cache Tristan ? Son activité professionnelle intrigue. Il bosse avec l’intrigante Angela Demona mais des missions lui sont confiées par un certain NX. 

Est-ce un espion ? Pour qui travaille-t-il ? Quel est son but ? Le mystère règne. Corruption, sorcellerie, concupiscence, révélation des secrets du passé s’invitent au bal du mystère et nous montrent ce qu’une femme est prête à faire pour sortir de la pauvreté, garder l’homme qu’elle aime.   

L’auteure adore la littérature sentimentale. La romance intervient dans ce roman et c’est la première fois qu’une histoire d’amour écrite par Mady Remanda ne fait pas vibrer ma corde sensible.  

Tristan et Nuria ne m’ont pas touchée. J’ai trouvé leur histoire assez basique. Leurs histoires personnelles ont eu plus d’attrait pour moi que leur histoire commune.

Le personnage qui m’a hautement intéressée c’est Angela Demona. Belle, sûre d’elle, véritable femme d’affaires avec les qualités et défauts rattachés au statut. Mi-ange, mi-démon, elle semble cacher de lourds secrets.

Tristan, dans le cœur d’un gigolo a posé les bases de la Saga Double face. Ça a été une lecture fluide, assez rythmée. J’ai maintenant de grosses attentes concernant le tome 2. J’espère que les mystères seront éclaircis, qu’il y aura encore plus de rebondissements et qu’un focus sera fait sur Angela Demona. Je veux percer son mystère.

Christmas

Nombre de pages : 201

Éditeur : Amazon

Lien d’achat :  ICI

 

fleur v1

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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

Christmas

Existe en format Kindle et Broché

Lien d’achat : ICI

 


 

Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

signature coeur graceminlibe

 

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Terres interdites, tome 1 : L’enfant de la prophétie

Terres interdites: L'enfant de la prophétie - Tome 1 par [Monnery, Rébecca]

De la fantasy dans ma PAL ?! Je le dois au concours organisé sur ma page l’été dernier.

Merci à Publishroom pour ce service presse. 

 

Résumé de l'oeuvre

Dans Terres Interdites, Rébecca Monnery nous plonge au cœur de la terre d’Élion. Un monde implacable où se mêlent cultures tribales et créatures fantastiques. Les Gandaris, un peuple guerrier, y survivent dans l’attente d’un jour meilleur. Leur délivrance approche, assure Galliam le maître absolu. Au sein de leur tribu est né Schimeï, l’enfant aux yeux violets promis par la prophétie, l’homme immortel qui doit guider les Gandaris sur la terre nouvelle. Un destin hors du commun pour ce jeune orphelin qui rêve de succéder au maître.
Adulé par son peuple, détesté par son frère, rongé par l’ambition, Schimeï suit aveuglément les instructions du guide suprême. À chaque étape, celui-ci durcit la mission, enfermant Schimeï dans les coutumes cruelles de son peuple. Prisonnier des traditions, il ne pourra accomplir son destin qu’en retrouvant les poignards sacrés des Gandaris et en affrontant son frère. La tâche se complique encore quand une fille ennemie se greffe à sa quête. Alors qu’une mystérieuse voix le poursuit, Schimeï sait qu’il devra choisir : perdre la face ou passer en terres interdites.

 

l'Afrique écrit

Deux peuples : les Runadels aux cheveux bruns d’un côté, les Gandaris aux cheveux blonds de l’autre. Les Gandaris semblent froids, les Runadels plus chaleureux. Isolés chacun sur leurs terres, ils se vouent une haine terrible. Ils ont renié leur passé commun, chaque peuple désire avoir l’ascendant sur l’autre. 

Leur monde est malade, il mourra bientôt. Leur terre n’est pas sans danger avec les monstres qui se sont multipliés les dernières années :  

  • les oukis : plus grand qu’un loup mais plus trapu 
  • les ryades : poissons longs comme une truite à la tête de femme ! 
  • les ankas : silhouette grise sans consistance, corps vaporeux surmontés de visages creux.

Les Gandaris comptent sur l’enfant de la prophétie, l’enfant immortel pour les mener vers la terre nouvelle. Schimeï est cet enfant. Il est fier de sa mission, se voue à trouver les 3 poignards (les poignards de la richesse, du pouvoir et de l’éternité) mais rien n’est facile dans la vie.

Le jeune homme sera confronté à la rivalité farouche de son frère aîné (Selb), à la perte d’un être cher, à la trahison des êtres estimés. Avec lui, on découvre les fausses apparences, les conspirations qui ont été faites dans l’ombre, les secrets enfouis. On apprend surtout que nos vrais ennemis ne sont pas ceux auxquels on pense.

J’ai apprécié le duo que forme Schimeï avec Maésaï, la Runadel. Ils s’aident mutuellement dans leurs quêtes communes. Ils sont étroitement liés mais n’y voyez aucune trace d’histoire d’amour.  

Marquons une brève pause sur Luke-Ann, fidèle guerrier de Selb. Ce personnage est celui qui m’a le plus intriguée. Il est très mystérieux. On ne sait quelles sont ses convictions, ses ambitions. Le mystère qui l’entoure sera-t-il percé dans le 2nd tome ?  

 

Ce roman à l’intrigue intéressante s’accompagne d’un registre de langue bien manié. Je ne suis pas fan de fantasy mais j’ai passé un bon moment de lecture. Il y a de l’action, du suspens et des vers disséminés dans le récit. L’amoureuse de poésie que je suis a été agréablement surprise. 

Chaque nuit océan et astre se répondent,

Sur les rides de l’eau, les couleurs se confondent;

Valse d’ombres et de feu, monde d’odeurs, de sons

Miroir d’ondes, la mer, sur le ciel vagabonde.

 

Par contre, il y a plusieurs points restés incompréhensibles. Je n’ai par exemple pas saisi le rôle de la femme aux cheveux bleus et l’époque dans laquelle se situe cette histoire. Il n’y a aucune mention du temps.

De nombreux lieux sont présentés dans le roman : Val-Lorel, Lo-Oraly, Jaé-Sion et j’ai eu du mal à les situer dans l’espace. Une carte géographique aurait été nécessaire.

En préparant l’article, je suis tombée sur le site de l’auteur où elle a donné de plus amples informations sur l’univers de son roman. J’ai ainsi pu avoir un aperçu des différentes terres. 

© Rebecca Monnery

 


 

Une phrase m’a embarrassée, permettez que je vous la partage  : « Il redressa la tête, juste assez pour que son regard heurte les orteils de Selb. »

Un regard qui heurte les orteils… le verbe employé est-il correct ? Merci pour vos éclaircissements. 

Pour découvrir le site de l’auteur, cliquez ICI. Si vous avez envie de tenter l’aventure, cliquez ICI. 

 

Excellent week-end à tous ! Qu’avez-vous prévu de lire ?

 

GM signature

 

 

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Wakolda, un roman qui fait froid dans le dos

Mon challenge littérature sud-américaine se poursuit. Je suis toujours en Argentine.

Couverture Wakolda

En 1959, sur une route de Patagonie, un médecin allemand croise une famille argentine et lui propose de faire la route ensemble. Ce médecin, Josef Mengele, est rapidement fasciné par l’un des enfants, une jeune fille qui porte le nom de Lilith et qui est bien petite par rapport à son âge. A leurs côtés, il s’investit dans la réalisation de poupées parfaites, aryennes, contrairement à Wakolda.

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Josef Mengele,

J’ai entendu ce nom en regardant la Grande Librairie. J’ai découvert davantage le personnage en lisant Wakolda et après un tour sur Wikipedia.

Cet homme passionné par la génétique est obsédé par la perfection corporelle. Criminel de guerre nazi, il a fait de terribles expérimentations médicales sur des enfants en particulier les jumeaux. Il faut vraiment être habité par une légion de démons pour autant faire de mal sans remords. 

Lorsqu’il rencontre Lilith : blonde, blanche, les yeux clairs, avec quelques gènes aryens mais pas suffisamment pour perdre ses traits animaux, il voit en elle l’un de ses rats de laboratoire. L’audace de Lilith produit en lui un enchantement. 

Jamais un corps imparfait ne lui avait semblé aussi irrésistible. Cette bouche, pensa-t-il. C’était le trait le plus disproportionné de sa personne : des lèvres deux fois trop grandes, des dents de lapin. Depuis des années, c’était la première fois que quelque chose d’aussi éloigné de l’ascétisme l’excitait. 

 

Il suit la famille de Lilith jusqu’à Bariloche dans leur pension familiale. Il y a une attirance gênante entre Josef et la jeune fille. Pendant toute la lecture, je me suis demandé où cela les mènerait. 

Lilith devient effectivement son rat de laboratoire, il lui promet une croissance, la jeune fille aimerait bien avoir quelques centimètres de plus. Il devient le médecin de famille lorsqu’Eva la mère de Lilith met au monde ses jumelles. Josef s’occupe des petites nées prématurément, un flou entoure ses réelles intentions. Il n’a pas l’occasion d’aller jusqu’au bout de son projet, il doit quitter le pays, recherché par le mossad israélien. 

Ce roman est mystérieux, très sombre et ces traits m’ont fascinée durant ma lecture. L’arrêt dans la famille mapuche fait froid dans le dos.

Par contre, il est rempli de non-dits, de projets non-aboutis. On est privé de beaucoup d’informations et c’est un peu frustrant pour le lecteur. Nora, une israélienne victime de Josef dans le passé retrouve Josef. Elle veut se venger mais ne réalisera pas son projet. Elle est assassinée mais l’auteure ne nous révèle pas l’identité du tueur. Mystère, mystère…

J’ai apprécié ma lecture parce qu’elle a été synonyme de savoir. J’en sais un peu sur les Mapuches, les indiens  en Amérique Latine qui  ont subi un processus d’acculturation et d’assimilation aux sociétés argentines et chiliennes. 

Puisque Josef est obsédé par la pureté de la race, j’aurais plutôt vu Herlizka comme titre du roman au lieu de Wakolda qui représente l’imperfection. 

Pour en savoir plus sur la fiction historique et l’adaptation cinématographique cliquez ICI

 

Je pense lire La disparition de Josef Mengele  de Olivier Guez pour en savoir plus sur Josef Mengele. Des avis ?

 

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