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Throwback Thursday Livresque #9 – Il était une fois Cauchemars

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Le Throwback Thursday Livresque est un rendez-vous livresque initié par BettieRose Books.

Le but est de parler d’une « ancienne » lecture (pas la toute dernière ou l’actuelle) autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.

Le thème de cette semaine est : Il était une fois (fiction, imaginaire…)

 

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Il y a un recueil de nouvelles fantastiques lue il y a une quinzaine d’années qui m’avait terrifée. Il s’agit de 

CAUCHEMARS de Flore Hazoumé

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 Résumé
Ce recueil de neuf nouvelles fantastiques introduit le lecteur dans un univers trouble, hors du temps et de l’espace où les êtres et les choses sont dotés de puissances occultes ; où les personnages vivent des mésaventures cosmiques mais surtout tragiques. Ce lire relate dans une certaine mesure l’influence des forces du monde invisible sur celui des réalités palpables. Un livre qui séduira à coup sûr les amateurs de frissons et de mystères.
Extrait
Obsession – A malin, maligne et demie ! – Un pacte est un pacte – Ménopause – Nuit d’ailleurs – Beauté fatale – Eternel amour – Les chats – L’Eldorado perdu
Je ne me rappelle plus exactement du contenu des 9 nouvelles mais je sais une chose : elles m’ont fait frissonner. Flore Hazoumé nous entraîne dans son univers, raconte des histoires mystérieuses où les personnages prennent vie et d’une façon déroutante. 
La nouvelle Les chats a détérioré mon rapport avec ces animaux, ils étaient si horribles, si diaboliques ! Ils m’ont longtemps hantée.
Si vous êtes amateur de sensations fortes, ce livre est fait pour vous. 
Et vous, quel livre proposeriez-vous pour ce thème ? 
GM signature
Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le cauchemar débute à midi – Catherine Mottier

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Un maître d’œuvre séduisant, une voyante exubérante, d’affreux vieillards, un trésor caché, un énigmatique jardinier… Tout cela sort-il de l’imagination de Jeanne, mère de famille et architecte désoeuvrée, dont l’existence est alors bien monotone ?

Que va-t-elle trouver quand un riche client lui propose ce projet de rénovation ? Une stimulation professionnelle, la grande aventure, l’amour peut-être ?

Le mystère est opaque et cache des choses bien plus terribles. Ce qui est sûr, c’est que ce jour là, à midi, tout a basculé…

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La vie de Jeanne est monotone, ses journées se ressemblent. Son mariage a perdu l’extase des premiers jours, elle fantasme d’abord sur le beau brun, le père d’un ami de classe de son fils puis sur Gabriel, un maître d’oeuvre rencontré dans le cadre d’un projet de rénovation d’une ferme.

Quand Gabriel s’interroge sur les motivations de Guy Julien, le riche homme qui veut faire la rénovation de cette ferme et raconte à Jeanne l’histoire de la ferme, mon coeur frémit. Je m’attends à un roman d’épouvante. Mon intérêt pour l’histoire s’accroît. 

Gabriel ne lui répondit pas et, tout en continuant à marcher dans la cour, il lui conta
la suite.
– On dit qu’à midi précise, leurs fantômes apparaissent, la vieille est devant son réchaud, elle s’apprête à battre les oeufs, on la voit de dos le fouet à la main, le vieux lui, attend son omelette, il est assis à table et se boit un petit calva, le temps que ce soit prêt.
Tous les jours, à cette même heure depuis trente ans, ils sont là dans la cuisine, et répètent inlassablement la même scène. Parfois c’est à peine perceptible, le verre de calva est
déplacé sur la table, le lundi, il est juste devant l’assiette, le mercredi, légèrement à sa gauche, le vendredi à droite, et le lundi suivant, il est de retour à sa place initiale. Et le vieux qui a la tête baissée, le béret enfoncé sur le crâne, prend son verre, le lève comme s’il allait trinquer et il relève alors la tête. Il a son sourire de dents cariées et un regard haineux, la vieille se retourne tout doucement, le fouet dans la main et là, il ne faut jamais, jamais croiser leur regard.

 

 

Le récit se poursuit, le roman d’épouvante se métamorphose en romance, une romance décrite dans les règles de l’art mais qui m’ennuie un peu. Je veux de l’action.

Gabriel a l’air d’aimer les histoires dramatiques et rocambolesques, les histoires de lieux hantés par des revenants et ne se lasse pas de les raconter à Jeanne. L’histoire de la veuve du notaire Marlaska et la malédiction de la pharmacie Pujaul sont elles réelles ? Qui est réellement Gabriel, cet homme aux innombrables métiers ? Que recherche Guy Julien en rénovant la ferme ? Qui est-il vraiment ? Que signifient les cauchemars de Jeanne ? Ces interrogations me laissent dans la confusion. 

A la 139e page, je suis enfin servie ! L’action est de nouveau au rendez-vous ! Le suspense s’accroît. Les apparences sont trompeuses, les personnages ne sont pas ceux qu’on croit… 

Le mystère s’épaissit, les rebondissements s’enchaînent, il faut rester concentré pour ne louper aucun indice susceptible de résoudre le mystère. 

L’auteur avec son style non alambiqué a  relevé le défi de construire une histoire pleine de surprises. Les descriptions sont bien élaborées, on sent bien que l’auteur s’y connaît en terme d’architecture. Au point final du livre, on ne regrette pas de s’être lancé dans cette aventure (même si la fin est un peu abrupte). 

Bravo à l’auteur. 

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  • Date de parution : 20/04/2016
  • Editeur : Edilivre
  • Collection : Classique
  • Nombre de pages : 316
Extrait 

 

De quel droit son architecte était-elle à même de juger de l’importance d’un projet ?
En quoi la commande de cette pétroleuse juchée sur talons aiguilles, pouvait-elle être plus urgente que son propre projet ? A part l’appât du gain, il ne voyait pas quel intérêt présentait ce travail ridicule, était-ce digne d’une architecte ? Non, la déception était d’autant plus grande que celle-ci lui avait semblé si talentueuse. Quand il comprit qu’elle ne recouvrirait pas la voie de la raison, il entra dans une fureur noire et il eut bien du mal à contenir sa colère. Il prit sur lui et, envisager la punition adéquate réussit enfin à le calmer et même à l’enchanter. Il la convoqua une dernière fois dans sa propriété et après qu’il se soit assuré qu’elle ait bien pris conscience de ce à quoi elle devait s’attendre et qu’elle ait suffisamment de temps à méditer sur sa grossière erreur, il la mit à rôtir dans le four du boulanger. Après cela il se rendit au domicile de la bourgeoise afin de lui régler son compte. Juste avant de l’étrangler, elle l’avait imploré de lui laisser la vie sauve. Mais pourquoi donc ? Pour qu’elle continue à enquiquiner le monde à se donner des grands airs ? Elle avait saboté son projet en enrôlant son architecte dans une rénovation prétentieuse et inutile, alors elle aussi devait en payer les conséquences. Avant de quitter les lieux, il avait pris soin d’imiter à la perfection une scène de cambriolage en effectuant un véritable carnage dans son salon blanc immaculé.
Il s’était bien servi au passage et aujourd’hui encore il profitait de son butin. Même s’il éprouvait un certain contentement au souvenir de leur regard terrorisé avant de mourir, il n’oubliait pas l’outrage qu’elles lui avaient fait subir et ne supporterait pas que cela se renouvelle. Avec la prochaine il saurait se montrer intransigeant et impitoyable, car il n’y avait pas de place pour la médiocrité dans sa création.

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Mooh…Mon double

Mooh mon double

Ce qu’en dit l’éditeur 

Plus qu’une alerte, Mooh… mon double, deuxième roman achevé de Jeanne Marie Rosette Abou’ou est un cri qui part du Cameroun lancé à l’endroit de tous les parents et futurs parents du monde entier. De ceux-là qui, loin de militer pour le bonheur intégral de leur progéniture, voudraient quelquefois la conditionner dans le dessein voilé ou dévoilé d’assouvir leur ego, leurs ambitions personnelles ou encore rattraper leurs erreurs. « Mon fils, grâce à toi, tout ce village mangera dans ma main..! »

Plus qu’un cliché, voilà quelques signaux saillants d’un véritable roman controversant à l’intérieur duquel même le lecteur se perd en conjectures. Mais le dessein de l’auteur est de susciter le débat afin que le livre demeure, comme le premier, un véritable donné à penser. 

 

Ce que Grâce Minlibé en dit 

Cette oeuvre affiche les comportements humains qui font plus de mal que de bien, des comportements à l’allure de branches d’un arbre dont les racines sont l’égoïsme.

7 mots la résument :

 

Manipulation

Combien de factures Titima, l’épicier du quartier Eboul-Meyong, n’a t-il pas falsifié ? 

Combien de gens se sont laissé gruger par Akoua le grand sorcier ? Cet homme s’est inventé des pouvoirs mystiques et extorque mille et une choses  à ceux qui implorent son aide en leur miroitant la résolution de leurs soucis. Son entreprise ne connaîtra jamais faillite, des âmes désespérées il y en aura toujours.

Supériorité

Zanga, le père de Mooh n’a qu’une envie, un désir, une obsession : que son fils aîné soit au sommet, ait une vie professionnelle supérieure à tous les autres enfants du village. Il aimerait que son fils soit élevé, admiré, envié mais Mooh, son fils, n’a pas ce trait de caractère. C’est un homme discret, effacé qui se contente de ce qu’il a. Qu’à cela ne tienne ! Zanga s’occupera de l’ascension sociale de son fils en s’endettant jusqu’au cou et en engraissant les esprits fantômes d’Akoua le grand sorcier.

Ce désir de supériorité que Zanga nourrit cache un complexe d’infériorité, une ambition personnelle avortée. Il n’a pas eu le parcours scolaire qu’il désirait…

Oppression 

Face à tant de pression de la part de ses géniteurs, Mooh doute, cède, se perd.

Qui est-il vraiment ? Cette question prend forme dans son esprit, se déforme, devient une ombre hallucinante. Cette question ne suscite pas les vrais réponses chez Mooh. Il s’enferme dans un monde qu’il n’a pas l’habitude de côtoyer et où se mêlent alcool, cigarette, lâcheté, absentéisme professionnel, irresponsabilité. 

Ce Mooh énerve ! On a envie de le secouer, le ramener à l’ordre, lui dire de se conduire en homme, en vrai. 

Abnégation

Face à tant d’égocentrisme, d’égoïsme,  une femme réagit. Bintou, l’épouse de Mooh paye les dettes de son mari au bistrot, prie avec ferveur pour qu’il redevienne le Mooh aimant. Elle fait preuve d’abnégation pour protéger sa famille.

On ne peut s’empêcher de s’identifier à cette épouse et mère dévouée ou de l’admirer. 

Salut 

Il est toujours possible de retrouver son honneur, sa dignité, d’avoir le pardon de son fils qu’on a trahi, d’avoir le pardon de sa femme qu’on a blessée. Il est toujours possible d’avoir une seconde chance, il suffit de reconnaître ses erreurs et de ne pas retourner à ses vomissures. 

Concordance

Nos désirs et leurs moments de réalisation ne concordent souvent pas. Ce qu’on espère ne se réalise souvent pas au moment désiré. Des parents qui s’éteignent avant la promotion professionnelle qu’ils avaient tant désiré, un bonheur aux relents d’amertume…

 

Cocasse

L’intrigue linéaire de cette oeuvre m’aurait ennuyée s’il n’ y avait pas eu la présence de toutes ces situations cocasses : les frasques de Titima, les frasques d’Akoua le grand sorcier. 

 

Mooh … mon double, fiction qui en dit long sur le réel, interpelle les parents aux ambitions démesurées. Il rappelle également que l’homme qui détruit et l’homme qui relève sont les deux facettes d’une seule et même pièce…

 

 

Biographie de l’auteur

Jeanne Marie Rosette Abou’ou est née le 14 août 1969 à Sangmélima, région du Sud-Cameroun. Titulaire d’un Doctorat Ph.D en Droits de l’Homme et Culture de la Paix ; spécialité Gestion des Compétences dans l’Administration Publique. Elle est aussi titulaire d’un DESS en GRH. 

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 194

Maison d’édition : Les éditions Fleurus Afrique

 

Quelques citations 

 

Penser pouvoir obtenir le bien pour son enfant en souhaitant que le malheur arrive aux enfants des autres, c’est là la faute !

 

Mais sache que tu peux également te battre toute la vie pour une chose, avec les moyens adéquats sans jamais l’obtenir ! Et c’est à ce niveau qu’intervient la notion de rôle sur terre. Il faut alors tout simplement comprendre que ce que tu veux obtenir n’est pas à toi, ce rôle ne t’était pas attribué. Il s’agit des barrières absolument infranchissables. Si tu les détruis, tu auras attaqué la nature dans son équilibre, et elle en est très jalouse.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Madame la Présidente

A l’échéance du mandat présidentiel fixé à huit ans non renouvelables, le Président Simakan, Président de la République imaginaire de Louma, se retire du pouvoir conformément à la Constitution de son pays. Pour lui succéder, quarante candidats entrent en lice, dont une femme, Fitina. Grande première dans la République de Louma, cette candidature suscite l’espoir chez les uns et le doute chez les autres. 

L’auteure, Fatou Fanny-Cissé, propose une « critique de la démocratie à la sauce tropicale » riche en rebondissements, enrobée de fantastique, pleine de suspense et d’humour. Les thèmes qui parcourent le roman sont d’une grande actualité et se présentent comme un condensé de maux de plusieurs pays mis ensemble. 

Mme la presidente

J’ai acheté le livre parce que je m’attendais à lire le combat d’une femme contre tous les préjugés que l’on colle aux femmes qui ont de l’ambition, une histoire féministe dans le bon sens du terme d’où je ressortirais grandie et inspirée, hélas…

Fitina a brisé toutes mes attentes.

Elle n’était pas destinée à être présidente mais force le destin en usant de magie noire, bâtit son accession au pouvoir en versant le sang d’innocents.

A la tête de la République imaginaire de Louma, elle a agi en véritable despote, tuant comme on mange, réduisant au silence tous ceux qui pointent du doigt son diktat.

J’ai été choquée par son manque d’humanité, de sensibilité. (Je suis toujours choquée lorsque qu’une femme a un cœur de pierre.)

« En ouvrant la valisette, Fitina eut un vif mouvement de répulsion car elle reconnut la tête d’un célèbre chanteur albinos de la République de Louma. Elle se reprit bien vite car le Pouvoir, le Pouvoir d’Etat ne s’embarrasse ni de sentimentalisme ni d’état d’âme. »

La déception a accompagné le choc. Plusieurs tentatives d’assassinat ont eu lieu contre cette femme au cœur de pierre mais aucune d’elles n’a abouti ! Fitina est très bien protégée par ses fétiches, Fitina est invincible !

A chaque échec, mon cœur se serrait. J’avais peur pour ceux qui avaient tenté de tuer Fitina.

Elle ne se contenterait pas de les punir,

Elle ferait son possible pour les anéantir…

Le très long règne de Fitina m’a terriblement ennuyée.

La fin du roman rétablit la justice et apaise le cœur mais le canal fantastique que l’auteur a emprunté pour le dénouement m’a gênée. Il n’a pas su me faire oublier que j’étais dans une fiction…

A part ces petits bémols, Madame la Présidente est une histoire bien écrite, assez sympathique à lire avec ces petits proverbes à la sauce tropicale.

Qui a dit que l’argent n’a pas d’odeur ? Il faut dire qu’à partir d’un certain montant, il sent délicieusement bon, pensait-il à cet instant précis.

Bon lundi de pâques ! Pour vous aider à digérer, je vous propose de résoudre ces deux  énigmes contenues dans le roman  :

  • Quel animal vient au monde en tuant sa génitrice ?
  • Quels animaux tuent leur mâle après l’accouchement ?
Publié dans Quand on est célib'

Les poux du célibataire

poux du celibataire

Ça démange, ça indispose.

Ça s’accroche, se reproduit à une vitesse record.

Ça résiste, il est souvent difficile de s’en débarrasser.

Leur présence affole.

De quoi est-il question : de poux mais pas ceux auxquels vous pensez.

Ce sont des poux immatériels, invisibles qui indisposent le célibataire : la nostalgie du passé, les émotions, le regard sur la vie de l’autre, l’obsession.

La nostalgie du passé

“La nostalgie ? Ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé.” Neil Bissondath

“La nostalgie est un poison.” Gao Xingjian

“Il y a dans la mélancolie assez de poison pour tuer un homme.” Maurice Toesca

Quand on est célibataire, le repos mental est important. Qu’est-ce que j’entends par repos mental ?  Ne pas passer beaucoup de temps dans le souvenir, oublier le passé et ce qui n’est plus.

Les souvenirs sont dangereux. Un seul regard en arrière peut modifier notre état d’esprit : nous rendre triste ou heureux.

Oublier ce n’est pas renier, oublier c’est ne pas faire une rumination mentale, ne pas penser sans cesse à telle ou telle chose, y consacrer beaucoup de temps et d’énergie. Il n’est pas question de renier l’existence de beaux moments vécus avec vos ex mais de ne pas méditer sur ce que vous aviez et de le comparer à votre situation actuelle.

Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers l’avant est ma devise.

Je ne pense plus à mes anciennes relations amoureuses. Je ne laisse aucune place à la nostalgie car je sais qu’elle peut entraîner tristesse et amertume.

Le regard sur la vie de l’autre

Plusieurs copines de notre promotion se marient et immédiatement, la guillotine menace de tomber sur notre espérance. Ce que l’autre a nous renvoie à ce que nous n’avons pas, ce que nous cherchons ardemment.

Porter un regard sur la vie de l’autre n’a rien de nocif s’il est bref mais le regard intensif, lui peut être très toxique.

Le premier regard que l’on porte par exemple sur les photos de mariage d’une amie est généralement adressé à la situation et à la personne. On est d’abord content de voir que la robe de mariée est belle, la cérémonie s’est bien passée puis de voir l’amour que reflète les mariés. Le 1er regard est extérieur, on survole en quelque sorte.

Le deuxième regard que l’on porte va plus en profondeur. Notre esprit va maintenant chercher une correspondance entre l’extérieur et l’intérieur et va conduire au schéma émotionnel suivant :

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Vous voulez le repos émotionnel ? Ne passez pas plus de 5 minutes dans la vie de l’autre, contentez-vous d’un seul regard sur la situation.

Pour n’avoir qu’un seul regard, il faut être conscient que chaque vie est unique et les chemins de vie différents. Nous n’avons pas les mêmes parcours, objectifs, buts, les m souffrances, les mêmes succès alors la vie de l’autre (CTRL+C ) ne peut pas être notre vie (CTRL+V).

Restons concentrés sur nos vies, nous avons tant de choses à faire avec elles…

Les émotions silencieuses : la peur et la tristesse

On retrouve deux émotions permanentes chez le célibataire désespéré : la peur et la tristesse.

Le célibataire désespéré a peur de l’abandon, peur de la solitude, peur de passer à côté de l’amour, de la passion, de la vie de couple et familiale. Le célibataire désespéré a peur que l’avenir sentimental se présente mal.

Comment vaincre cette peur ? Arrêter de spéculer sur l’avenir et réduire le degré d’importance que nous accordons à la vie de couple. Pour aller plus loin dans cette idée, cliquez ici.

La Tristesse, se prolonge de un à plusieurs jours. Imaginez toute l’énergie que l’on perd en étant triste, toutes ces choses sur lesquelles nous passons parce que nous sommes dans cet état !

Comment éviter la tristesse ? En la remplaçant par ce qu’elle n’est pas. Qu’est-ce qu’elle n’est pas ? Je vous invite à le trouver vous-même. 😀

L’obsession

Manger est un besoin mais la boulimie transforme ce besoin en pathologie.

Votre besoin d’avoir un homme ou une femme dans votre vie est normal mais ne transformez pas votre besoin en pathologie, en boulimie.

Que votre besoin d’avoir un partenaire ne soit pas un besoin incontrôlable, une obsession qui puise toute votre énergie. Si vous êtes concentré sur votre désir de trouver le partenaire qu’il vous faut, fonder enfin une famille, vous ne ferez rien de constructif dans votre vie et pourtant comme dit plus haut, nous avons beaucoup de choses à faire de notre vie et elle est très courte.

Quittez la branche de l’obsession et saisissez celle du « lâcher prise« . J’ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, ça vous fera du bien de le lire.

Voilà, vous avez tous les ingrédients pour vous débarrasser de ces poux alors …

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Obsession

L’Attente fortement ressentie par le personnage de la nouvelle Obsession… – qui a inspiré le titre de ce recueil – est un leitmotiv partagé par plusieurs autres nouvelles. Dans Marie-Espoir, Comment choisir ? et Tic-tac, après maintes déceptions, la vie s’annonce  enfin prometteuse pour Marie, Sakhine et Aboua. Quant à la cupidité, véritable gangrène sociale, elle fait prendre des risques à Betty, Elisa et Aby, trois jeunes dames pourtant pleines de vie dans Les attaquantes, et même à Jacob pour qui l’argent semble plus précieux que sa santé dans Le matelas. Ainsi va la vie, entre déboires et rayonnements, vices et innocences…

Dans ce recueil de quinze nouvelles, des travers de notre société  comme l’inceste, le mariage forcé, l’escroquerie, côtoient des sentiments nobles tels que l’Amour et le Don de soi, pour montrer que l’Espoir est toujours et encore permis.

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En parcourant la quatrième de couverture, on peut penser que ce recueil est banal, qu’il vaut un autre livre et pourtant …

L’on ferait un «Reading–faux-pas » en sous-estimant la force de cette œuvre.

En parcourant mon blog, vous pourrez voir que j’ai lu plus d’une dizaine de recueil de nouvelles, si vous me demandez celui qui m’a le plus marquée,  je vous dirais : Obsession de Komara Constance Mariam.

J’ai l’habitude de lire des nouvelles avec des chutes brutales, inattendues, Komara Constance Mariam m’a fait découvrir des nouvelles aux belles ouvertures et forts goûts d’inachevé.

La majorité des nouvelles se termine avec une action en suspens, l’auteur donne la liberté au lecteur de trouver la fin qui lui convient.

La plume de l’auteur est simple, sans fioritures ce qui permet au lecteur de se projeter facilement dans les scènes décrites.

L’auteur ne veut pas ennuyer son lecteur et on le sent dans les moindres détails. Chaque héros de nouvelles a une profession différente ce qui nous permet de voyager dans des décors distincts : expert en développement durable, banquière, entrepreneur, professeur à domicile, policier…

Il en est de même pour les sujets évoqués : inceste, recherche d’une ascension sociale, cupidité, corruption, pauvreté, chômage, mariage consanguin…

 Quelles sont les nouvelles que j’ai préférées ?

Marie-Espoir

Je parie qu’avec un prénom pareil, vous m’imaginez pleine d’espoir ! Je vis sur une « Terre d’Espérance »  mais hélas, je ne peux être la mascotte de mon pays tant je suis le pessimisme personnifié !

L’emploi de Marie-Espoir est en-dessous de son niveau d’études, sa vie sentimentale est un désastre.  Désespérée de sa situation, elle se réfugie dans la prière et les veillées à l’église. Là-bas, elle recevra une prophétie qui désignera son mari, un homme auquel elle ne s’attendait pas et le lecteur non plus…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle pour la mise en exergue d’un fait que l’on rencontre souvent dans les églises évangéliques où des couples sont formés sur la base de prophéties divines. Révélation divine ou calcul sentimental effectué par les pasteurs ? Seul DIEU, le pasteur et le couple formé le savent … 😀

Cette nouvelle se termine sur un gros dilemme et j’avoue avoir élaboré plusieurs scénarii pour la suite de cette histoire.

J’y suis, j’y reste

J’y suis et j’y reste ! Vous les jeunes d’aujourd’hui vous êtes ingrats. Comment comprendre que vous voulez me faire quitter la maison qui vous a vu naître ? Dans cette maison, j’ai été pauvre. Dans cette même maison, j’ai eu ma fortune.

Un père de famille refuse de quitter sa maison située dans un bidonville et pourtant sa situation financière lui permet de le faire. Pour quelle raison est-il si attaché à cette maison ? La réponse est à la fin de cette nouvelle

J’ai bien aimé  le côté mystique de cette nouvelle qui fait 10 pages. Là encore, l’histoire s’achève sur un choix que doit opérer l’un des protagonistes de l’histoire et l’on ne peut en tant que lecteur s’empêcher de vouloir choisir pour lui.

Tic Tac parce que j’ai connu la période de chômage et toutes les interrogations qui en découlent.

Comment choisir ? Rester dans une vie de maîtresse frustrée d’un homme marié ou épouser un étranger et vivre une union longue distance avec son corollaire de contraintes, ou alors me mettre en couple avec un collègue avec tout ce que cela impliquera comme déconvenues professionnelles et racontars sur notre compte ?

A la place de l’héroïne, qu’auriez-vous fait ? Moi, je cherche encore … 😀

 

Et pourtant c’est lui. Un homme est accusé d’avoir volé le portefeuille d’un autre. L’accusatrice est formelle mais le portefeuille ne se retrouve pas sur l’accusé. Où se trouve-t-il donc ? Cette nouvelle s’étale sur 2 pages. J’ai beaucoup apprécié sa touche d’humour.

Veuf mais pas trop  Un homme perd sa femme. En plein deuil, il s’aperçoit que celle qu’il a épousé n’était pas vraiment sa femme… J’ai été agréablement surprise par la fin. Là encore, on ne peut s’empêcher de s’imaginer la suite des événements de l’histoire.

Fatalité qui dénonce les conséquences du mariage consanguin. L’histoire m’a beaucoup émue.

Quelques nouvelles ne m’ont pas séduite. Il s’agit de :

Renoncer.  Le récit d’un policier qui se laisse entrainer dans la corruption et décide d’y renoncer. La moralité est forte mais je n’ai pas été transportée émotionnellement.

Mes yeux ont vu. Un amoureux de la nature au point de voir en elle une femme… L’histoire se lit aisément mais elle ne m’a pas emportée.

Le matelas.  Un homme à l’apparence très pauvre et pourtant très riche. J’ai déjà entendu une histoire de ce genre avec le même début, le même corps et la même fin. Je m’attendais à une autre tournure de l’histoire, plus originale.

La grenouille du Marabout. Le début de la nouvelle ressemble à un conte. Je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. J’ai relu les premières pages à deux reprises.

Garba le Jouisseur veut officier comme marabout afin d’assouvir ses fantasmes démesurés. Il utilise donc un subterfuge pour arriver à ses fins. Son manège fait rire, la fin de l’histoire aussi mais je m’attendais à une autre tournure, à une fin plus explosive.

Je vous souhaite une très belle découverte de l’œuvre.

Quel recueil de nouvelles lu vous a marqué ?

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Se résoudre aux adieux

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Louise, Clément… Une relation d’amour, une séparation…

Une séparation décidée par Clément, une souffrance subie par Louise.

Cet homme, elle l’aime passionnément, elle n’arrive pas à se défaire de lui. Elle s’exile et part pour la Havane, un lieu où ils n’étaient jamais allés ensemble, pour être certaine de ne pas y croiser leurs souvenirs mais là encore la nostalgie la rattrape, l’absence de Clément la ronge.

Elle décide de lui écrire, de lui parler parce que le silence est peuplé de souvenirs impossibles à chasser. Elle évoque les instants partagés, la violence de ses sentiments pour lui et l’influence qu’il a eue sur sa vie.

Avec toi, quelle qu’aurait été la manière, je n’aurais pu échapper à la souffrance, à la pureté éclatante de la souffrance.

Son séjour à la Havane n’a pas l’effet escompté, elle n’est pas guérie, elle est encore obsédée par lui alors elle part à New-York puis Venise. Ses villes auront-elles l’effet d’un baume? Parviendront-elles à lui insuffler l’envie de refaire sa vie?

Tous les exils sont illusoires, paraît-il, l’éloignement ne règle rien, et on ne finit jamais très loin du point d’où on était parti.

En Amérique ou en Italie, elle est seule avec le souvenir de Clément, et son absence, et son silence, et l’écriture qui tente de les réduire. D’Amérique ou d’Italie, elle envoie des lettres à Clément parce que sa première lettre est restée sans réponse. Répondra-t-il aux suivantes?

Louise revient à Paris et là, un événement inattendu se produit. Clément décide-t-il de leur accorder une deuxième chance, un amour d’une autre forme fait-il irruption dans sa vie?

Au fur et à mesure qu’on avance dans notre lecture, on a envie de secouer Louise, de lui ordonner de se ressaisir, de lui faire comprendre qu’il y a une vie après un chagrin d’amour. On est offusqué de la voir si faible et puis on se rappelle que nous avons aussi connu cette faiblesse, la soumission à l’amour…

Ce roman parlera à tous ceux qui ont connu un amour passionnel, obsessionnel, une relation où l’être aimé ne se donnait qu’à moitié, un amour qui reste à jamais gravé dans le cœur bien que d’autres amours l’aient succédé.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre