Publié dans Histoires

Un récit d’hiver #RDVBAM Challenge

Coucou les amis et bienvenue aux nouveaux !

Je participe pour la 2e fois au challenge du RDVBAM, le thème choisi pour ce mois est l’hiver. Parce que vous le valez bien, je vous partage le 1er chapitre d’un roman que j’espère publier cette année. 

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Je sortis de la bouche du métro Wagram, empruntai le chemin qui menait au café «aux caves de Prony».

Je marchais les mains enfouies dans les poches de mon manteau. Un manteau à la fin du mois de mars… Pour cause, une saison hivernale qui s’allongeait, refusait de céder sa place au printemps, au renouveau. 

J’ôtai mes mains de mes poches afin de pousser la porte du café qui était comble. Chacun s’y trouvait pour une raison particulière : se retirer de la vie morne qu’engendrait l’hiver, passer le temps, se réfugier, se retrouver, discuter, s’épancher.

– Bonsoir madame. me dit un serveur. Il y a une table libre juste ici, si vous êtes toute seule.
– Non, merci. J’ai rendez-vous avec quelqu’une. Elle doit être déjà là.

– Très bien. 

Il se dirigea vers une table, j’en profitai pour balayer la pièce du regard. Je cherchais Emi, une bonne amie. Je m’avançai vers la table où elle était assise.

– Ben dis donc, le froid ne passera pas par toi ! s’exclama-t-elle

Je souris. Je portais un col roulé, un gilet et un chandail par-dessus. J’avais deux écharpes autour du cou et un bonnet sur la tête.

– Tu sais bien que je suis frileuse. répondis-je

J’ôtai mes écharpes. Il faisait une de ces chaleurs dans ce café !

– Tu prends quelque chose ?

– Je prendrai un café 

Pour me réchauffer.

– Toi et tes rimes. dit-elle en riant

Je lui fis un clin d’œil. 

 

Ma vie est faite de rimes 

Depuis qu’il m’a plongée dans l’abîme.

 

 

Elle fit signe au serveur qui vint prendre nos commandes. 

– Un café…

– Allongé. précisé-je

– Un café allongé pour la jeune dame et un thé vert à la menthe pour moi s’il vous plaît.

Il repartit, Emi entama la conversation.

 

– Je savais très bien que cette coupe de cheveux t’irait à merveille. Mets-toi de profil s’il te plaît.Tu es magnifique, Cyrielle. ajouta-t-elle quand je m’exécutai. Tu devrais faire cette coupe plus souvent.

Je soupirai. Elle avait procédé par insinuation pour que je fasse cette coupe de cheveux. La semaine dernière, elle n’avait cessé de m’envoyer des messages :

«Cyrielle, ça va ? J’ai vu une coupe de cheveux sur l’une de mes stagiaires. La coupe est magnifique, si tu voyais ! Vous avez la même forme du visage. Je suis sûre qu’elle t’ira très bien.»

«Tu as reçu la photo que je t’ai envoyée ? Bon, elle a réalisé sa coupe avec plusieurs tons de mèche. Je pense, et ce n’est qu’un humble avis, qu’une couleur uniforme t’irait à merveille.»

«Tu m’envoies une photo quand tu finis de te coiffer ? J’ai besoin de savoir si mes intuitions sont bonnes.» 

Sacré Emi ! Nous nous étions rencontrées dans un club de lecture qui se tenait à deux pas de mon lieu d’habitation et à une quinzaine de minutes de son lieu de travail. Nous étions les seules africaines du club, et ivoiriennes de surcroît. Savoir que nous venions toutes les deux de la terre éburnéenne nous avait rapprochées. Nous étions inséparables depuis. Sa présence me faisait un bien fou. Je la regardai avaler quelques gorgées de son thé. Je l’enviais tellement ! J’aurai tellement aimé être comme elle ! N’avoir aucune attache sentimentale et être heureuse malgré tout. 

Elle n’avait aucune attache, contrairement à moi. On m’avait attachée et les liens n’avaient pas été défaits.

«L’amour est une chose solitaire. C’est cette découverte qui fait souffrir.» 

 Cette découverte, je n’aurais jamais dû la faire, pas si tôt. 

«L’amour est plus précieux que la vie, l’honneur plus que l’argent: mais plus précieux que tous deux, la parole donnée. »

 Pourquoi n’avait-il pas respecté sa parole ? 

Pourquoi toutes ces fariboles ? 

– Qu’est-ce que tu racontes de beau ? me demanda Emi, écrasant ainsi la vague de souvenirs amers sur laquelle je surfais.

-Rien de bien intéressant.

Je portai la tasse à mes lèvres. Mon café était brûlant mais je ne retirais pas mes lèvres. J’aimais bien cette sensation. Puisse cette chaleur réveiller mon cœur endurci ! Emi porta également sa tasse à ses lèvres, la reposa immédiatement.

– C’est trop chaud ! Je ne sais pas comment tu fais pour boire des breuvages aussi chauds. Bref ! On dîne toujours ensemble samedi prochain ?

– Bien sûr. 

– Jean-Jacques peut se joindre à nous ?

– Emi, s’il te plaît ! Je ne veux pas le voir et tu sais pourquoi. Nous dînerons toutes les deux, rien que toutes les deux. 

J’avalai quelques gorgées de mon café. Je ne voulais pas voir Jean-Jacques. C’était un cousin d’Emi que j’avais rencontré lors d’un dîner organisé chez elle, nous devions avoir le même âge.

Je n’avais pas de l’aversion pour lui. Bien au contraire, je le trouvais fort sympathique. 
J’évitais de le voir tout simplement parce qu’il me rappelait l’autre. Je n’avais pas envie de le voir à travers lui.

Le regard d’Emi croisa le mien et ses yeux semblaient me dire: Cyrielle, fais un effort. Surmonte ta déception. Je le voulais mais n’y arrivais pas. La plaie était encore béante, des années qu’elle était ouverte et elle n’avait toujours pas cicatrisé.

Je revis mon passé, l’homme qui avait fait la jeune femme que j’étais. Je remontai dans le temps, 10 ans plus tôt…

© Grâce Minlibé

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Que vous inspire ce texte ? Quel titre lui donneriez-vous ? 

Pour voir les participations des autres membres de la communauté, vous n’avez qu’à visiter leurs blogs et chaînes Youtube géniaux !

Deadlines & Dresses : http://deadlines-dresses.com/
Anaïs Thinks : https://anaisthinks.com/
Beauttyan : https://beauttyan.com/
AfroLyne : http://www.afrolyne.com/
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Publié dans Périple

TAG: Instants de voyage inoubliables

C’est le 200e article du blog et vous savez quoi ? Je suis fière d’être arrivée jusque là, fière d’être régulière dans mes publications, fière de vous avoir avec moi dans cette aventure de vie. 

Pour ce 200e article, j’ai voulu vous écrire autre chose que ma vie de célibataire, des poèmes, des notes de lecture. J’ai décidé de reprendre le TAG Voyage que j’ai vu sur le blog de Didi. J’ai modifié / ajouté quelques questions. 

 

Vous avez fait vos valises ? Vous êtes sûrs de n’avoir rien oublié ? Super ! Go ! 

 

Une chanson qui t’invite ou qui te rappelle un voyage ?

La première chanson qui me vient en tête est KOLE SERE de Philippe LAVIL et Jocelyne BEROARD. C’est la chanson que je mets quand je prépare mes valises. 

Quel était ton premier voyage en avion ?

Mon départ pour le Maroc, j’avais 17 ans et j’étais toute excitée !

Quelle sera ta prochaine destination voyage  ? 

Accra, la capitale voisine de mon pays. Je pense qu’il est important de connaître les pays limitrophes de son pays et encourager le bon voisinage. 

Y a-t-il un endroit que tu revisiterais avec plaisir ?

Genève. Je l’ai visité assez rapidement. J’ai beaucoup apprécié mes promenades dans la Vieille-Ville, le quartier international avec le siège des différentes organisations internationales ;  le jardin anglais  et son horloge fleurie qui comprend 6500 fleurs. Les motifs et arrangements sont recomposés selon la saison. Au-delà de son ambition décorative, l’horloge fleurie délivre l’heure avec une précision helvétique.

Bref, Genève a un côté chic et classe que j’adore. 

Montage créé avec bloggif

Tu pars demain et l’argent n’est pas un problème. Tu pars où ?

TAHITI !!! Je m’imagine sur une plage, le cerveau vidé des problèmes du monde, deux cocktails en main en train de sourire à la vie. Je m’imagine en train de plonger dans les aquariums naturels, passer au moins une nuit dans un bungalow sur pilotis, faire une escapade sur Moorea, l’île sœur de Tahiti ; ne pas oublier de découvrir Bora Bora et sa petite sœur, sauvage et préservée, Maupiti ; visiter un atoll des Tuamotu, explorer l’intérieur des îles et la terre des hommes. 

tahiti

Tes photos préférées ?

Elle sont le souvenir de mon séjour à Ischia, une île italienne, située à une vingtaine de kilomètres de Naples. 

Montage créé avec bloggif

 

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Le château Aragonese d’Ischia

Quel est ton moyen de transport préféré: train, voiture ou avion ?

L’avion. Il me donne une allure de business girl haute gamme que j’aime bien. (rires)

 

Ta compagnie aérienne préférée ? 

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Brussels Airlines ! Oh là là qu’est-ce qu’ils m’ont fait bien manger ! Les escales étaient longues mais ça n’a pas été un souci pour moi tant j’ai bien mangé. May GOD bless u , Brussels Airlines ! 

 

Où irais-tu juste par attrait pour la nourriture locale ?

L’Italie, le pays où j’ai réussi à prendre 2 kilos en dix jours ! C’est fou, tous les plats qu’ils arrivent à confectionner avec de simples pâtes ! 

 

Tu as résidé dans un pays étranger. Quel est l’endroit ou monument que tu as préféré ?

J’ai résidé à Paris et j’ai beaucoup aimé cette ville. Les endroits que j’ai préférés sont Champ de mars – tour Eiffel et le quartier Saint Michel. J’y ai passé de beaux moments avec mes amis, des souvenirs que je chéris.

Montage créé avec bloggif

 

Préfères-tu un siège couloir, milieu ou fenêtre ?

Fenêtre, fenêtre, fenêtre. J’aime bien regarder le ciel et m’émerveiller du génie du créateur de ce monde. 

 

Comment passes-tu le temps dans un avion ?

Je profite de la playlist de films et de musique que la compagnie met à ma disposition. 

 

 

Voilà les amis, notre voyage tire à sa fin. J’ose espérer que vous l’avez apprécié. 

Juste pour leur faire un clin d’oeil et les remercier de faire partie des Top 5 des blogueurs actifs qui commentent mes articles, je tag Take-Cy, Juliet595 et Yasmine D.

Allez les amis, parlez-nous de nos voyages en répondant aux même questions que moi.

J’aimerais bien vous lire également mes abonnés, ça me permettrait de vous connaître davantage. A vos claviers, les voyageurs dans l’âme. 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Âmes sœurs – Tome I, Nous ?

Lara est une jeune étudiante souriante, vive, et pleine de vie. Elle dissimule pourtant un lourd secret, qui la handicape depuis l’enfance. Une fois tous les ans depuis onze ans, elle combat ses cauchemars, et se relève immanquablement, plus forte que la fois précédente.
Richard est un enseignant-chercheur passionné de mathématiques. Énigmatique, calme et imposant, il est tout ce que Lara déteste. C’est un homme, cette raison seule suffit.
Entre Lara et Richard, un duel s’engage. D’affrontements violents en affrontements sensuels, une corde se noue, un lien se tisse. Avec une inéluctabilité effrayante. Lara, la femme-enfant aux ailes brisées, et Richard, l’adulte froid et mystérieux, réussiront-ils à briser ce lien avant qu’il ne se noue irrémédiablement, établissant entre eux une chaîne indestructible ? Deux êtres aussi différents et torturés peuvent-ils trouver l’apaisement ensemble ? Peuvent-ils redéfinir le don de soi, le rapport à l’autre ?

« Un choc, un souffle qui se perd. Une chute, la peur, des mains, le soulagement. Des paupières qui frémissent, s’ouvrent sur un regard… Et s’y perdent.
Vous est-il déjà arrivé de rencontrer quelqu’un, et de vous dire que vous avez trouvé LA personne ? Vos yeux se croisent et vous savez, vous savez de manière certaine que cette personne va changer votre vie à jamais. De quelle façon ? Vous n’en avez aucune idée, mais il est plus qu’évident pour vous que vous êtes à un tournant de votre existence.
Ça aurait dû se passer comme ça. En théorie. J’aurais dû savoir que la collision -au propre comme au figuré- de nos deux vies allait provoquer un incendie. C’est comme ça que j’appelle le brasier incandescent qui surgit lorsque nous sommes en présence l’un de l’autre, un terme plus approprié me viendra sans doute à l’esprit un jour. Ou pas.
Mais vous devez vous demander de quoi je parle. Reprenons depuis le début, voulez-vous ? »

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L’auteur, à l’occasion de la sortie du 1er tome de sa saga l’automne dernier, avait lancé un jeu-concours sur son blog qui permettait de gagner un exemplaire du roman. N’étant pas très chanceuse en matière de jeu-concours, j’avais été très surprise de figurer parmi les gagnantes.

Âmes sœurs est un roman psychologique. Dans ce genre de littérature, le personnage et sa caractérisation sont plus développés et approfondis que dans un autre genre : l’auteur s’attache à l’analyse psychologique de ses personnages. Le roman psychologique peut ainsi s’appeler le roman de l’« homme intérieur ».

Dans de nombreux cas, l’écrivain utilise les techniques de courant de conscience ou de monologues intérieurs pour mieux illustrer le travail interne de l’esprit humain, ainsi que l’inclusion de flash-back. Une autre ressource utilisée pour rechercher à l’intérieur des personnages, est l’utilisation de textes émanant directement du personnage, comme des journaux intimes ou des correspondances.

 Bien ! Ne restons pas à la porte de ce roman, entrons dans le séjour.

Comment décrire ce livre ? C’est comme entrer dans un restaurant qu’on a découvert en faisant une balade dans le quartier. Un samedi soir, on se laisse tenter et on y entre. On consulte le menu, on tombe sous le charme d’un plat de résistance que l’on commande sans tarder. Un serveur nous apporte un plat, petite déception : c’est un apéritif offert par la maison, ce n’est pas le plat de résistance que l’on attendait.

Pas grave, notre estomac est assez grand. On consomme l’apéritif.

Le serveur revient avec une autre assiette, une entrée toujours offerte par la maison. Ok, on mange.

Le serveur vient à nouveau avec une autre entrée. Le taux d’impatience monte crescendo. Où est donc le plat de résistance ?

On projette de quitter le restaurant en se promettant d’avertir tous les internautes sur la qualité de celui-ci quand le plat de résistance arrive enfin …

Aux premières pages du roman, on découvre Lara, une jeune étudiante d’origine africaine et sa joyeuse bande d’amis : Aude, Xavier, Souma… On découvre comment ils se sont connus, leurs activités à la fac (on a en cet instant un peu de nostalgie) et en dehors de celle-ci.
On assiste à la première rencontre de Lara et Richard, leurs premiers échanges, leurs premières impressions. On s’attend à ce que l’histoire commence mais non. Les joyeux amis refont surface !
Ils sont sympathiques, je l’accorde, mais décrire leurs péripéties sur plus d’une centaine de pages alors qu’on s’attend à lire une histoire d’amour, c’est trop… La lecture devient lassante, on commence à lire en diagonale.
Le roman prend ensuite l’allure d’un entonnoir, nous fait pousser un cri de joie. Ça y est ! La multitude de personnages s’efface, adieu la bande d’amis ! Seuls restent en piste ceux qui nous intéressent vraiment : Lara et Richard, l’étudiante et le professeur, l’élève et le maître…

Richard est l’homme dont toute femme rêve. Quelle femme, en effet, n’aimerait pas être courtisée par le RIB : le Riche, Intelligent et Bel Homme ?

Richard est parfait, singulier dans sa façon d’être, sa façon de faire.

Je ne savais pas qu’embrasser quelqu’un pouvait être un acte aussi … Voluptueux. On aurait dit deux créatures majestueuses se battant pour la suprématie sur l’autre. Une bagarre mi-brutale, mi-lascive durant laquelle ils se mouvaient sans bruits, bougeant avec une grâce insolente pleine de violence contenue.

 

-Je vais t’apprendre à me vouloir autant que je te veux. Je vais t’apprendre à être aussi affamée que je le suis.

Je marque une pause, pour la laisser s’imprégner de mes exigences. Ses yeux s’agrandissent, effroi, avidité. Elle commence à prendre la mesure de ce que nous allons devenir. Nous. C’est troublant.

Je poursuis :

– Je vais t’apprendre à me dévorer. Et seulement ensuite, je t’apprendrai à m’aimer.

C’était son dernier souhait.

– Tu ne vas pas m’apprendre à te désirer ? demande-telle, les yeux vibrants d’un défi silencieux. Il ne s’agit pas d’inconscience, réalisé-je, il s’agit d’audace.

– C’est quelque chose que tu as appris toute seule. dis-je, définitivement conquis.

 

Lara et Richard… Quelle attraction ! Quelle passion ! Quelle dépendance !

Leur rapprochement se fait très vite, le besoin soutenu de l’autre s’accroît. Leur relation est particulière, caresse, sensualité mais pas sexualité. J’ai beaucoup apprécié cette possession non sexuelle. Ça change des  sagas érotiques.

Petit bémol : les échanges entre Lara et sa conscience m’ont un peu gênée. J’ai eu l’impression de retrouver Anastasia de 50 nuances de Grey.

 

Lara et Richard intriguent. Ils se dévoilent au compte-gouttes. J’ai été émue par les quelques bribes de son passé que Richard a dévoilées, sa part d’ombre m’a effrayée.

Ils multiplient aussi les points d’interrogation dans l’esprit du lecteur.

Quel est le lourd secret de Lara ? Qui est vraiment Richard ? A-t-il un dédoublement de personnalité ?

Lara veut une relation exclusive, un duo mais seront-ils réellement que deux dans leur couple ?  La fin du Tome I ne nous conforte pas…

En résumé, ai-je apprécié ma lecture ? Oui, à 70%.

L’auteur a une belle plume, ses descriptions sont très bien faites, l’ossature du roman respecte bien celui du roman psychologique.

Ce Tome I est un joli mélange de peur, d’incertitude, d’audace, de lutte, d’abandon, de passion, de rêve, de mystère, de mixage de culture.

Le décor de la saga est planté, on s’attend à ce que le tome II soit tumultueux, fort en rebondissements et qu’il résolve tous les mystères.

Envie de vous laisser charmer par le beau Richard ?  Cliquez ici

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La vie en mieux

Mathilde a 24 ans. Elle a abandonné ses études d’histoire de l’art pour un petit boulot sans intérêt et vit en colocation avec deux sœurs jumelles. Elle dit qu’elle est heureuse, mais est toujours obligée de boire pour s’en souvenir.
Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante.
Plusieurs mois plus tard et à cause de cet homme justement, elle envoie tout balader et décide de changer de vie.

Yann a 26 ans. Il est aussi diplômé qu’on puisse l’être, mais n’a pas trouvé de travail. En attendant des jours meilleurs, il est vendeur dans un magasin d’électroménager Hi-Tech. Il vit en couple avec Mélanie et ne dit pas qu’il est malheureux, mais souvent, quand il traverse la Seine, il s’imagine qu’il saute et se voit en noyé.
Un soir, alors qu’il est seul, il rend service à son voisin de palier. Pour le remercier ce dernier l’invite à dîner.
Le lendemain matin, il envoie tout balader et décide de changer de vie.

Deux histoires. Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune. 

Anna Gavalda

Au début,  j’ai pensé que les deux histoires étaient liées, que les destins allaient se croiser, qu’on aborderait l’histoire commune du point de vue de Mathilde puis de celle de Yann. Eh bah non ! Ce sont deux histoires bien différentes.

J’ai été surprise par le style de narration de Mathilde. Je ne m’attendais pas au langage sms, langage des jeunes, aux émoticônes, à la rature des mots. J’ai apprécié ce côté décalé, ça m’a rappelé mes articles de blog. 😀

Concernant le fond de l’histoire… Le mal-être de Mathilde ne m’a pas attendrie. J’ai juste partagé sa frayeur quand elle a perdu son sac à main contenant une grosse somme d’argent.

Le côté positif que j’ai trouvé à l’histoire est sa rencontre avec Jean-Baptiste, côté qui ressemble un peu au rose bonbon des contes de fée et comédies romantiques. Les derniers mots de l’histoire laissent perplexes mais bon on imagine qu’une histoire d’amour se profile à l’horizon.

J’ai apprécié l’histoire de Yann parce que son style de narration était plus « correct », différent de celui de Mathilde. Heureusement que l’auteur a eu l’idée de donner un style de narration unique à chacun de ses héros sinon le langage des jeunes pendant 286 pages, ça aurait fait trop.

Le fond de l’histoire m’a également plu parce qu’elle rappelle combien le voisinage peut nous apporter le meilleur, combien vivre pour soi inclut vivre pour l’autre. Les personnages secondaires ont de vrais caractères et ça donne une vraie force à l’histoire.

Cette histoire n’a pas révolutionné ma conception de la vie mais ça a été un bon moment de distraction. N’est-ce pas ce que l’on demande à un livre ?

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Jean Daragane, un écrivain vieillissant, reçoit le coup de fil d’un certain Gilles Ottolini, qui souhaite lui remettre son carnet d’adresses, perdu le mois précédent. Daragane accepte de rencontrer Ottolini dans un café. Celui-ci lui fait l’impression d’être un maître chanteur. Il le cuisine en outre au sujet d’un vieux fait-divers et d’un certain Guy Torstel, dont le nom n’évoque rien dans la mémoire immédiate de Daragane.

Ottolini est accompagné d’une intrigante jeune femme, Chantal Grippay, dont on se demande si elle est la victime ou la complice d’Ottolini.

Tandis que la relation se noue entre les trois personnages, le passé refait surface, on découvre l’enfance de Daragane dans une grande maison de banlieue et sa jeunesse à Paris, à l’époque où il menait une enquête sur cette maison et ses habitants pour écrire son premier roman.

Patrick Modiano

J’avoue, j’ai eu hâte de terminer le livre, passé les 50 premières pages. Heureusement qu’il ne fait que 146 pages !

J’ai eu l’impression qu’on m’invitait à embarquer dans un avion à destination d’un lieu original mais qu’on préférait me laisser sur le tarmac tout en prenant soin de mettre mes valises en soute.

Il m’a fallu faire des recherches sur Internet pour en savoir un peu plus sur Patrick Modiano et même sur l’œuvre parce que je n’ai absolument rien tiré de plaisant de ce livre.

L’auteur semble décrire un enfant abandonné par ses parents, une mère de substitution, l’oubli du passé mais je n’ai reçu aucune émotion.  On est informé d’une situation à laquelle on reste indifférent parce que l’auteur ne parle pas au lecteur. Il parle sans se demander s’il y a un écho à ses paroles. Ce livre est un monologue, il est creux pour moi.

Les énigmes non résolues m’ont beaucoup gênée dans cette œuvre.

La citation en début du livre nous montre que l’auteur préfère l’ombre à la clarté :

Je ne puis pas donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre. STENDHAL.

Que voulait cet étrange couple à Jean Daragane ?

A qui appartient la robe abandonnée par Chantal chez le romancier ?

Pour quelle raison Annie Astrand a fait de la prison ?

Qu’est-ce qui l’a poussée à abandonner l’enfant dans une maison de la côte d’Azur ?

On n’en saura rien. Trop de mystères tue le mystère mais bon, beaucoup ne partagent pas mon avis…

Avez-vous lu des Prix Nobel de Littérature ? Lequel vous a marqué ? N’hésitez pas à me le dire, j’ai  besoin d’effacer cette amère expérience de ma mémoire.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Katiba _ Jean-Christophe Rufin

Katiba

Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée al-Qaïda au Maghreb islamique, une organisation terroriste implantée dans les anciennes zones d’influence française d’Afrique de l’Ouest. Tout laisse à penser qu’elle veut aller beaucoup plus loin et rêve de frapper la France au cœur. L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements, de Washington aux Émirats, d’Alger à Paris. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite. Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman ? Quelle secrète influence pèse sur elle depuis la disparition de son mari, consul de France en Mauritanie ? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement. Complice, victime ou agent double, Jasmine incarné le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous.

Katiba, une fiction qui prend sa source dans des circonstances qui sont d’actualité,

 Katiba… un camp de combattants islamistes en Afrique du Nord,

Katiba…. des agents secrets qui te pistent et veulent percer tes secrets, déjouer tes plans

Katiba… une belle femme intrigante,  pleine de mystères…

Katiba est une nébuleuse, un concentré d’action. A peine débarqué à Nouakchott qu’il nous faut déjà repartir en France avec des escales au Mali, au Sénégal, au Niger  et en Afrique du Sud.

Katiba nous plonge au cœur de l’organisation des services de renseignement, dissèque une cellule terroriste et nous fait découvrir son fonctionnement, ses modes d’alimentation, ses conflits internes, sa destinée…

Le suspense est crescendo au fil des parties et ne laisse pas notre esprit au repos; chaque partie terminée nous laisse avec des points d’interrogation, nous invite à ne pas rester en surface mais à creuser.

Chaque personnage est une pièce du puzzle. Tels des détectives, nous cherchons à dévoiler les non-dits aussi bien des agents secrets que des combattants dans le désert.

L’intrigue est bien ficelée, l’histoire pleine de surprises. On tombe en admiration devant l’auteur: comment il a fait pour imaginer tout ça?!

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J’ai  apprécié la diversité des décors où se déroule l’histoire, cela lui donne un aspect dynamique non négligeable.

La diversité des personnalités qui opèrent sur la scène est également un gros plus.

J’ai surtout apprécié les vérités universelles qui ressortent de ce livre:

Celui qui croit manipuler n’est en fait que celui qui est manipulé.

Les attentats servent souvent à ceux qui se font passer pour les victimes.

Alimente la haine et jamais les conflits ne prendront fin.

Être le fruit de deux nations qui se méprisent est la pire sentence pour un homme.

Les maîtres ne jouent jamais les coups évidents et trop faciles.

Il y a toujours un autre côté. Au moins un. Les choses ne sont pas plates, crois-moi. On peut les retourner. Elles ont toujours une autre face.

J’aimerais bien voir l’adaptation cinématographique de ce livre. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Se résoudre aux adieux

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Louise, Clément… Une relation d’amour, une séparation…

Une séparation décidée par Clément, une souffrance subie par Louise.

Cet homme, elle l’aime passionnément, elle n’arrive pas à se défaire de lui. Elle s’exile et part pour la Havane, un lieu où ils n’étaient jamais allés ensemble, pour être certaine de ne pas y croiser leurs souvenirs mais là encore la nostalgie la rattrape, l’absence de Clément la ronge.

Elle décide de lui écrire, de lui parler parce que le silence est peuplé de souvenirs impossibles à chasser. Elle évoque les instants partagés, la violence de ses sentiments pour lui et l’influence qu’il a eue sur sa vie.

Avec toi, quelle qu’aurait été la manière, je n’aurais pu échapper à la souffrance, à la pureté éclatante de la souffrance.

Son séjour à la Havane n’a pas l’effet escompté, elle n’est pas guérie, elle est encore obsédée par lui alors elle part à New-York puis Venise. Ses villes auront-elles l’effet d’un baume? Parviendront-elles à lui insuffler l’envie de refaire sa vie?

Tous les exils sont illusoires, paraît-il, l’éloignement ne règle rien, et on ne finit jamais très loin du point d’où on était parti.

En Amérique ou en Italie, elle est seule avec le souvenir de Clément, et son absence, et son silence, et l’écriture qui tente de les réduire. D’Amérique ou d’Italie, elle envoie des lettres à Clément parce que sa première lettre est restée sans réponse. Répondra-t-il aux suivantes?

Louise revient à Paris et là, un événement inattendu se produit. Clément décide-t-il de leur accorder une deuxième chance, un amour d’une autre forme fait-il irruption dans sa vie?

Au fur et à mesure qu’on avance dans notre lecture, on a envie de secouer Louise, de lui ordonner de se ressaisir, de lui faire comprendre qu’il y a une vie après un chagrin d’amour. On est offusqué de la voir si faible et puis on se rappelle que nous avons aussi connu cette faiblesse, la soumission à l’amour…

Ce roman parlera à tous ceux qui ont connu un amour passionnel, obsessionnel, une relation où l’être aimé ne se donnait qu’à moitié, un amour qui reste à jamais gravé dans le cœur bien que d’autres amours l’aient succédé.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre