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Casting sauvage, mon 1er partenariat avec Afrolivresque

Comme je vous le disais lors de l’anniversaire du blog, je pense à bloguer autrement. Raison pour laquelle, j’ai accepté le partenariat avec Afrolivresque, un magazine des littératures africaines et afro-descendantes. 

Afrolivresque logo

Le partenariat est simple : un ebook en échange d’une note de lecture. Mon premier ebook reçu a été Casting sauvage de Hubert Haddad, un auteur tunisien dont je n’ai jamais entendu parler.

Couverture Casting sauvage

Missionnée pour un casting aux allures de défi, Damya arpente les rues de Paris à la recherche d’une centaine de figurants : efflanquées, défaites, ces ombres fragiles incarneront les déportés dans un film adapté de la Douleur de Duras.
Par sa présence si vive au monde, ses gestes de danseuse, son regard alerte et profond, Damya mue en vraie rencontre chaque échange fugace avec les silhouettes qu’elle repère – un marcheur qui ne retient du temps qui passe que l’usure de ses semelles, Amalia, oiseau frêle en robe pourpre de la gare Saint-Lazare, ou ce jongleur de rue aux airs de clown fellinien. 
Mais dans le dédale de la ville, Damya a surtout l’espoir fou de retrouver le garçon d’un rendez-vous manqué – par la force tragique d’un soir de novembre 2015 – et dont le souvenir l’obsède.
Casting sauvage est une magnifique traversée de Paris, un roman intense et grave dont la ville aux mille visages est la trame et le fil, habitée par la mémoire de ses drames et rendue à la vie par tous ceux qui la rêvent… Un walking movie qui offre aux âmes errantes comme un recours en grâce.

 

L’auteur nous fait découvrir Paris et ses multiples visages :

Paris, la belle

Paris, en sang

Paris, la victime d’attentats

Paris, ville des solitaires

Paris, point de rencontre des gens condamnés à l’exil

Paris, l’insensible à la souffrance humaine

Casting sauvage est un roman d’une grande finesse et humanité qui aborde des sujets profonds et d’actualité. Je vous invite à découvrir l’intégralité de ma chronique en cliquant ICI

 

Quand vous aurez fini, écoutez Paris Métèque 

 

Les paroles sont pleines de sens et montrent les multiples visages de Paris. Je trouve que la chanson accompagne parfaitement le roman. 

 

 

GM signature

 

 

 

 

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Mauvaise FOI : la vengeance d’une victime

Un roman arrivé dans ma PAL grâce aux éditions PUBLISHROOM. Merci pour ce service presse. 

Résumé de l'oeuvre

Il est des crimes odieux commis sur des enfants dont la justice divine paraît peu se soucier. Un homme, hanté par le souvenir de son agression et que ni l’amour, ni la psychanalyse n’ont totalement pu soulager, décide de s’en charger. Christelle, jeune officier de gendarmerie en Loire-Atlantique et catholique pratiquante, mène l’enquête sur une série de crimes aux signatures énigmatiques qui débute dans le marais vendéen pour s’achever dans Le Marais parisien. Entre chemin de la rédemption parsemé de croix et cavale meurtrière, il lui faudra trouver la réponse, quitte à y laisser un peu de ses convictions, et beaucoup de sa Foi.

l'Afrique écrit

« Le corps du menuisier était sur le dos, allongé tout du long sur son établi lequel avait été nettoyé et débarrassé de tout outil. Il était comme crucifié, les bras disposés en croix, bien alignés et soutenus par des tréteaux métalliques. Date du décès : entre le samedi 4 et le lundi 6 avril, soit pendant le week-end pascal. »

Est-ce un crime religieux ? L’assassin a-t-il puni la victime d’une faute ?

Me voici embarquée dans l’enquête avec Christelle mais dès le chapitre 3, le narrateur permet au lecteur de découvrir l’identité du tueur et d’avoir une longueur d’avance sur l’officier de gendarmerie. 

On suit en parallèle l’enquête de Christelle pour démasquer le tueur et le parcours de vie du tueur avant et après l’événement qui a marqué sa vie. 

Le tueur n’en est pas à son premier meurtre, il a le même mode opératoire. Il s’attaque aux salopards qui ont ruiné sa jeunesse. La victime est devenue bourreau, excédée par la négligence de la justice humaine,  la politique de l’autruche  de l’autorité ecclésiastique et le silence de la justice divine. On approuve son désir de vengeance mais pas ses exécutions tordues. 

J’ai été frappée par les affaires classées et non résolues du père Marchand et de Michel Lefebvre. Il y a tant de meurtriers qui continuent leurs vies comme si de rien n’était, toutes ces victimes et leurs parents qui vivent avec cette parenthèse de douleur non fermée.

Ce roman, qui interpelle la société sur la pédophilie exercée par des hommes d’Eglise, l’incite à prendre position. Réprimer la pédophilie doit être l’une des priorités de l’église catholique. Elle est inacceptable encore plus lorsqu’elle est effectuée par des hommes d’Eglise censés appliquer les lois divines. 

J’ai apprécié l’intrigue mais j’ai été gênée par la foule d’informations non concises contenues dans le récit. Il est bourré de citations, de références littéraires, bibliques, de résultats d’études. Les personnages font étalage de leurs connaissances en trop grande quantité, donnant l’impression de lire un pamphlet, une interview de spécialistes ou encore de visionner un documentaire. C’est une bonne intention mais elle n’est pas faite de manière subtile, du coup cela devient rébarbatif et casse le rythme du récit. 

 

Envie de vous faire votre propre idée sur le roman ? LIEN D’ACHAT : ICI

 

fleur v1

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Service presse : romance paranormale avec Cœurs pourpres

Afin de ne pas connaître des moments de lassitude dans mes lectures, j’ai suivi le conseil d’une dévoreuse de livres : alterner les genres. 

Je lis donc pour la première fois de ma vie une histoire de vampires (Oui, je n’ai jamais lu Twilight, juste vu en film)

nina dobrev vampire GIF

 

Grand merci à Publishroom qui me permet de sauter le pas grâce à ce service presse. Quel est donc ce livre qui représente ma première fois ?

 

Couverture Les coeurs pourpres

Embarquée dans un week-end d’intégration déjanté, Angie, jeune étudiante en psychologie, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve alors sous la domination d’un être impitoyable, dangereux et diabolique. Sans échappatoire, elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre les deux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

mon-avis-de-lecture

Quelle fluidité dans l’écriture ! L’histoire se lit d’une traite. La plume de l’auteure a le style affectif de l’héroïne.

Angie est une jeune femme vulnérable qui n’a pas confiance en elle. Elle est d’une candeur virginale. Sa rencontre avec le duc Laurent va changer le cours de sa vie. J’ai hautement apprécié la personnalité de Laurent. J’avoue, j’étais un peu triste quand certaines pages ne lui étaient pas consacrées. Il a un tempérament de feu, il est dur, intraitable, il a une parfaite maîtrise de ses sentiments. J’ai cru qu’Angie et lui allaient s’amouracher étant donné qu’elle était sa mordue et lui son maître mais l’auteure a faussé mes plans avec l’arrivée d’Alban. 

Plus doux que son frère Laurent, il magnétise Angie. Les émois amoureux débutent mais Alban a aussi son côté ténébreux. Les vampires ne sont pas des saints et Angie va l’apprendre à ses dépens. Comment cette relation va-t-elle évoluer ? Que devient Laurent au milieu de cette relation ?

Motivée par la recherche de la réponse à ces questions, j’ai tourné les pages et qu’est-ce qu’elles se tournent bien ! 

L’histoire n’est pas linéaire, il y a quelques rebondissements notamment avec l’arrivée des sorciers. Certaines actions à la fin du roman restent en suspens. Une recherche sur Amazon m’apprend qu’il y a le tome 2. Vu comment le tome 1 s’achève, j’ai hâte de le découvrir.

L’auteure a réussi à dresser un univers plutôt crédible des vampires. Angie tergiverse beaucoup, sûrement dû à ses 19 ans et son manque d’expérience. Sa naïveté m’a fait penser par moment à Cyrielle. Elle agace mais n’amenuise pas l’intérêt porté à l’histoire. 

Les cœurs pourpres est une belle découverte. Je garde un chic souvenir de cette première fois !

Pour tenter l’expérience, vous n’avez qu’à vous rendre ICI

 

Etes-vous fan des vampires ? Quel livre portant sur cet univers vous a marqué ? Je le noterai avec grand plaisir dans ma liste de lecture de 2019. 

 

GM signature

 

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[Service presse] Tirée par les cheveux Lisa Bettini

J’ai beaucoup aimé les deux livres reçus en service presse édités par le Texte Vivant alors je guette maintenant leurs nouveautés. Je n’ai donc pas hésité à demander Tirée par les cheveux.

Grand merci à Anaëlle pour ce service presse. 

Résumé de l'oeuvre

« On a tous, à un moment, rencontré des situations ubuesques. De mon côté, on dirait presque que je les cherche… alors je vous en fais profiter. Et peut-être qu’à votre tour, vous aurez envie de me raconter les vôtres. La boucle sera alors bouclée. »

Tirée par les cheveux, c’est le livre de Lisa Bettini. Un livre qui croque des anecdotes de la vie quotidienne avec beaucoup, beaucoup d’humour et une plume mordante à souhait ! Des chroniques savoureuses, des petites et grandes hontes, des grosses gaffes, des moments de solitude… Aujourd’hui dévoilés dans un recueil hilarant pour justement ne plus jamais se sentir seul.

l'Afrique écrit

 

Lisa Bettini nous offre 25 anecdotes de son quotidien. Des anecdotes aux titres déroutants qui annoncent les couleurs :

Tourista – Cook me all night long – sms shame – débordée délivrée – russian cuvette – désarmement des portes – Les zombies à paillettes – Disting’tiff  etc…

L’auteure nous raconte avec légèreté ses gaffes, ses emmerdes, ses rendez-vous galants foirés, ses mauvaises surprises, ses coups de gueule. Le ton employé est rafraîchissant. Le style d’écriture est très fluide, les nouvelles très courtes. C’est une lecture légère et sans prise de tête.

Des 25 anecdotes, j’ai beaucoup aimé :

  • Russian Cuvette : des hommes viennent fréquemment frapper à la porte de Lisa. Des petits vieux, des jeunes, des grassouillets qui ont tous en commun un sentiment de stress sur leurs visages. A chaque fois qu’elle leur ouvre la porte, ils affirment s’être trompés de porte. En effet, tous ces hommes se rendent chez sa voisine. Mais que vont-ils faire là-bas ? Quelle activité perverse occupe cette voisine ?

J’ai apprécié cette histoire pour sa moralité : ne pas se fier aux apparences et éviter de juger les gens qu’on ne connait pas.

 

  • Cook Me All Night long : Lisa évoque une série de « dating » qui ne sont pas vraiment des rendez-vous amoureux. Ce sont plutôt des rendez-vous culinaires. Cette anecdote m’a beaucoup fait rire.

 

  • Débordée délivrée : Lisa en a marre de son boulot. Depuis quand on travaille comme ça ? Vacances, elle quitte tout ! Elle démissionne, commence à regarder les destinations de rêve sur internet et se rend compte qu’elle a oublié l’essentiel. 

 

  • Pour la vie : Une anecdote touchante qui met en évidence le cycle de vie de l’amitié et tous les beaux moments qu’on partage entre amis. 

A 18 ans, 80% de notre entourage amical partira avec l’eau du bac mais ça on ne le sait pas encore. Puis arrivent les copains de fac, les adultes, avec eux on partage tout ce que la vie nous offre comme merveilleuses découvertes. […]La vie, celle qu’on attendait. A ce moment, on est full copains. plus une place dans notre bus de l’amitié. […]Puis un beau jour… Et ce jour-là arrive généralement autour des 25 ans. on perd des amis, comme on perd des cheveux. 

 

  • Août, l’enfer du décor  parce que j’aime bien les personnifications. 

 

Tirée par les cheveux aurait pu être un coup de cœur si j’avais été embarquée dans tous les récits, ri jusqu’à me tordre de douleur. Je suis hélas restée indifférente à certaines nouvelles mais je pense que vous aurez un avis contraire. Je vous laisse donc le lien d’achat du livre  ICI  🙂

 

GM signature

 

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Butor, conte satirique de Vincent de Longueville

Butor a froid aux pieds.

Il quitte La Colline où ses ancêtres se sont installés du temps de la Table Rase. Dans La Vallée, un monde inconnu s’ouvre à lui. Bientôt s’ouvre en lui le désir de devenir un membre de l’espèce aussi moyen de possible. Logement, compte en banque, études, télé-réalité, amours, métiers divers (employé à rien faire, trader, joueur de football, écrivain obscène, artiste peintre, etc.)

 Mais sa quête de normalité est semée d’embûches. Mal dégrossi, notre spécimen peine à intégrer les codes de La Vallée, mais jamais ne se résigne. D’échecs en échecs, il gravit malgré tout l’escalier social de notre occident contemporain.

Le bonheur, pourtant, prend un malin plaisir à se refuser, et ce n’est qu’en renouant avec son histoire que notre héros verra sa recherche de sens récompensée, et trouvera le chemin de l’apaisement.

 « Rions ensemble du monde qui nous entoure » pourrait être le sous-titre de Butor.

 

mon-avis-de-lecture

 

Je remercie les éditions Publishroom pour ce service presse. Je n’ai pas hésité une seule seconde à lire ce livre quand j’ai vu qu’il avait été édité par le Texte Vivant (une marque de Publishroom). Cette maison d’édition propose des livres de qualité comme ça va être ta fête !

Si vous ne savez pas rire de tout alors ce livre n’est pas fait pour vous. Le narrateur, à travers ce conte satirique, rit des dérives de la société de consommation, critique avec précision ce qui fait le monde actuel. 

Butor nous montre l’inutilité de certaines controverses actuelles, rit de l’hypocrisie des politiciens, de la télé-réalité. 

Il parodie les footballeurs et j’ai également ri parce que j’ai reconnu des phrases des footballeurs dont je suis fan.

critique des footballeurs butor

 

J’ai également ri en lisant le mariage avec la banque. Nos nombreux crédits  ne nous lient-ils pas à vie à notre banque ?

mariage avec la banque butor

La déconstruction du déterminisme sexuel, la binarité sexuelle, la liberté de s’affranchir de la morale, on en parle. Oui, on peut être de genre féminin et de sexe masculin. 

Encourageons la neutralisation du genre, Simone l’a dit  : « on ne naît pas femme , on le devient » alors le sexe ne peut pas être rigide dès la naissance. On peut le modifier si on le veut. 

Dans le monde actuel, nous sommes les maîtres. Tout se commande, s’achète même un enfant. On cultive le culte de la perfection. Si un mari, un enfant n’est pas parfait, pourquoi s’interdire de le changer ? 

achat enfants butor

 

Butor, notre héros, est un être qui veut donner un sens à sa vie, entrer dans le cadre défini par la société. Il tâtonne, échoue, revient sur ses pas et trouve enfin l’apaisement.    

J’ai beaucoup aimé les jeux de mots, les figures de style employés. Le GIGN est devenu le Groupement d’Interruption des Grossesses Non-désirées 😀

Notre héros, Butor, s’exprime dans un langage moyenâgeux. Cela peut parfois dérouter.

J’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai aimé cette façon de nous amener à réfléchir sur notre mode de vie, notre conception du monde, les dérives de notre soif de liberté.

Ça aurait été un énorme coup de cœur si quelques passages ne m’avaient pas légèrement ennuyée comme Comment Butor devient un compoundeur et si l’histoire se terminait autrement. 

Je vous recommande ce livre avec une vive énergie. 

 

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Date de parution : novembre 2017

Disponible en librairie et en ligne

Lien d’achat : ICI

Citations

Et qui devait signer, pour Butor, la fin de son contrat de joueur de balle au pied. Comme il est de coutume, notre spécimen quitta le FCLV avec 100 millions de ducatons en poche, qui lui permettraient de continuer à soutenir l’emploi dans la production automobile haut-de-gamme, la création musicale, l’édition de jeux vidéo, la confection de vêtements à capuche et l’occupation du trottoir. Et de s’offrir un chapitre de vacances bien méritées.

 

Se montrer infidèle à la fidélité n’eût pas été convenable, pour sûr. Mais fidèle à l’infidélité, c’était tout de suite beaucoup moins mal. Voilà qui ouvrait des perspectives.

 

 

GM signature

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Damoclès : chronique et interview de l’auteure Fatou Ndong

Je remercie Livraddict et l’auteure Fatou Ndong pour ce partenariat.

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Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

mon-avis-de-lecture

 

Lorsque je lis des livres traitant de la ségrégation, je prends assez de recul afin de ne pas me laisser envahir par la haine, ne pas voir en chaque blanc un descendant de marchand d’esclaves. 

Je vous recommande d’ailleurs cette belle vidéo d’une femme d’aujourd’hui que j’admire. Elle nous invite à nous réconcilier avec l’histoire.

 

Revenons à Damoclès. 

L’histoire se passe dans les années 40 – 60, l’auteure nous présente dans un style fluide le décor de ces années notamment en présentant quelques extraits des lois Jim Crow.

Toute personne qui sera reconnue coupable de l’impression, de l’édition ou de la circulation de tracts ou pétitions recommandant ou présentant au public des informations, des arguments ou des suggestions en faveur de l’égalité sociale ou en faveur du mariage entre Blancs et Noirs, sera coupable d’un délit et risquera jusqu’à cinq cents dollars d’amende ou six mois de prison.

 

On ressent encore plus ce que ces hommes et femmes noirs ont enduré. Qu’est-ce que ça a été difficile d’être Noir à cette époque ! J’ai eu le cœur serré pendant toute ma lecture. 

 

– Non, mais c’est vrai, cite-moi une personne qui aime la couleur noire.

– J’en suis fière, moi.

Tu dois bien être la seule alors ! s’esclaffa-t-il, il n’ y a pas une personne au monde qui voudrait devenir noir !

 

Lecteurs de race blanche, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Noir ? 

Lecteurs de race noire, dans une autre vie accepteriez-vous de devenir Blanc ?

 

Des hommes vont se lever, le bras tendu, pour réclamer le respect de leur humanité. Le combat n’est pas facile mais ils ne se résignent pas. Certains vont utiliser la violence, d’autres la non-violence.

Quand vient l’heure pour les noirs d’exploser, ils appellent ça de la violence. Mais les blancs peuvent exploser contre les noirs toute la journée, et ce n’est jamais appelé violence. Malcom X 

Il y a tant d’injustices raciales, franchement ça m’écœure. 

J’ai admiré Madelyn (encore ce prénom pour une héroïne !) pour son courage. J’ai beaucoup aimé Sébastien, son meilleur ami très protecteur, sa moitié toujours disponible pour elle. Je l’ai d’ailleurs inscrit sur ma liste de Book Boyfriend. 

J’ai détesté James comme je déteste tous ceux qui se croient supérieurs aux autres à cause de leur couleur de peau.

L’histoire est captivante, je n’ai pas voulu dormir sans avoir lu le point final. J’espère de tout cœur qu’il y aura une suite. Je suis restée sur ma faim. Non, Madelyn et Sébastien ne peuvent pas finir ainsi…

Petit bémol : certaines scènes sont présentées par plusieurs personnages à la fois. Le côté répétitif m’a un peu gênée. On aurait pu juste avoir les différents points de vue et non une reprise de toute la scène. 

des-details-sur-loeuvre

 

  • Broché : 336 pages
  • Éditeur : Anyway (30 août 2016)
  • Collection : Découverte
  • Lien d’achat : ICI

 

Lire un livre c’est bien, discuter avec son auteur c’est encore mieux. 

lauteur

1. Fatou Ndong, une petite présentation ? 
J’ai 39 ans, je vis à Cergy Pontoise où je suis assistante de direction. J’ai fait mes études à
l’université de Nanterre, j’ai une licence en sciences de l’éducation.

2. Comment vous est venu l’envie d’écrire ? 
J’ai toujours aimé lire, surtout les romans fantastiques et les romans à l’eau de rose. Je devais avoir 13 ans environ quand j’ai commencé à écrire. J’ai commencé par de petites histoires comme celles qu’on trouve à la fin de certains magazines. J’ai tenté l’expérience d’écrire un roman qui a d’ailleurs beaucoup plu à mon entourage (mon seul lectorat à l’époque).
Pendant une certaine période, j’ai été fan de bit-lit, c’est pour cette raison que le choix de mon premier roman s’est porté sur cette catégorie.

3.Pourquoi avoir changé de maison d’édition pour la publication de Damoclès ?
Tout simplement parce que mon ancienne maison d’édition fermait ses portes. Suite à cela, les Editions Anyway m’ont proposé de travailler avec eux et de publier Damoclès.

4. Un conseil pour les écrivains débutants dans le choix de la maison d’édition ?
D’un côté, je dirais de surtout privilégier les maisons d’éditions qui ont un certain nombre d’années de vie car toutes ne survivent pas. De l’autre, travailler avec les petites maisons d’éditions peut aussi être un tremplin. Pour ma part, j’ai fait mes débuts avec les Editions Sharon Kéna et c’est grâce à Cyrielle que j’ai vraiment pu me lancer. Au final, c’est à l’écrivain de se faire son propre avis et de décider de ce qu’il pense être le mieux pour lui.

5. D’où vous est venue l’idée ou l’inspiration pour ce roman ?
Mon tout premier livre, celui qui n’a jamais été publié traitait déjà de ségrégation raciale. La télévision, les médias, les films, les reportages et bien entendu tout ce qui nous entoure me donnent de l’inspiration. Aujourd’hui encore il y a toujours des victimes de ségrégation. Elle est toujours d’actualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Damoclès, pour que l’on n’oublie pas.

6. Quelles ont été vos difficultés pendant l’écriture ?
Je n’ai pas eu de difficultés particulières. Lorsque l’inspiration est là, les mots coulent de
source. Même les recherches que j’ai faites ont été un vrai plaisir.

7. Y a-t-il un message que vous désirez faire passer aux lecteurs à travers cette œuvre ?
Oui bien sûr, un message de respect d’autrui, d’unité et de tolérance.

8. L’histoire s’achève avec des points de suspension. Il y aura sans aucun doute un tome 2.  Quand paraîtra-t- il ? On peut avoir un avant-gout de son contenu ?
Effectivement il y aura un tome 2. J’espère qu’il pourra paraître l’année prochaine. Ce que je peux vous dire c’est que certains protagonistes laisseront leurs places à d’autres. De nouveaux personnages feront leurs apparitions.

9. Votre cours préféré au secondaire ?
Mon cours préféré était l’anglais.

10. Lecteur exclusif ou auteur exclusif, vous devez faire un choix, lequel choisissez-vous ?
Aucune idée !

11. Le dernier livre que vous avez lu et adoré ?
Il n’y a pas de livre que j’ai « adoré ». Il y en a évidemment que j’ai aimé plus que d’autres.
Dans tous les cas, mon dernier livre lu est « Les étoiles de Noss Head » de Sophie Jomain.

 

signature coeur graceminlibe

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48 heures pour écrire : relèverez-vous le défi?

Pour la cinquième année consécutive, Edilivre renouvelle son concours de nouvelles gratuit et ouvert à tous : « 48h pour écrire ».

Ce concours est organisé en collaboration avec Idéecadeau.fr, Clairefontaine, Exploratology et L’Étoile des Gourmets ainsi de nombreux lots sont à gagner. Pour participer, c’est très simple ! Il vous suffit de vous connecter sur le site www.edilivre.com le vendredi 22 septembre à 19h pour connaître le thème de cette nouvelle édition. Vous aurez alors 48 heures pour rédiger et envoyer votre nouvelle. 

Pour être acceptée, votre nouvelle devra :

– respecter la thématique imposée qui sera dévoilée le vendredi 22 septembre 2017 à 19h sur le site d’Edilivre
– être transmise avant le dimanche 24 septembre minuit (00h)
– ne pas dépasser les 10 000 caractères, espaces compris, soit environ 2 pages A4
– être anonyme : votre nom, prénom ou pseudo ne doivent pas y figurer
– ne pas contenir d’illustrations, images ou photos

Chaque participant ne pourra présenter qu’une seule et unique nouvelle dont il garantira être l’auteur et le détenteur des droits.

Ce concours est gratuit, aucuns frais d’inscription ne sont ou ne seront demandés. Vous pourrez télécharger le règlement de la 5ème édition du Concours ICI 

 

Découvrez les lots de cette nouvelle édition 

1er prix :

– Mise en forme et impression de 300 nouvelles (Edilivre) :

->100 offertes à l’auteur (non vendables)
-> 200 mises en avant dans les box « Gros lecteur » Exploratology

– Un bon d’achat de 150 euros sur idéecadeau.fr

– 300 € de fournitures Clairefontaine

 

2ème prix :

– Mise en forme et impression de 50 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un dîner gastronomique pour deux, livré à votre domicile, à choisir sur www.etoiledesgourmets.com, comprenant deux entrées, deux plats (hors homard) et deux desserts.

– 200 € de fournitures Clairefontaine

 

 

3ème prix :

– Mise en forme et impression de 30 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un abonnement d’un mois à la box « Romans » Exploratology

– 100 € de fournitures Clairefontaine

 

Prix du Public :

– Mise en forme et impression de 20 nouvelles, non vendables (Edilivre)

– Un tote bag + un bloc-notes + un stylo + une bonbonnière Edilivre

– 50 € de fournitures Clairefontaine

 

Les résultats

Du lundi 02 octobre au lundi 30 octobre, le jury composé 900 auteurs et lecteurs notera chaque nouvelle, les trois nouvelles ayant obtenu la meilleure moyenne seront désignées comme les 3 finalistes. À partir du 06 novembre 2017, les trois nouvelles finalistes seront lues et notées par l’équipe d’Edilivre, les résultats scelleront le palmarès. Durant cette période, le public sera appelé à voter sur Facebook pour élire le Prix du Public parmi les 3 nouvelles finalistes.

Les 1er, 2ème et 3ème Prix et le Prix du Public seront dévoilés sur le site Edilivre et Facebook dès le mercredi 15 novembre 2017.

 

Je suis membre du jury depuis deux ans et j’ai soumis une nouvelle une fois. Cette année, j’ai envie de gagner alors je vais certainement proposer une nouvelle. Ce week-end, je vais commencer à m’échauffer. Que le Dieu de la créativité soit avec moi !

J’ai déjà sélectionné ce que je vais acheter chez Claire Fontaine et IdéeCadeau, je marche par la foi ! 😀

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Coussin de cou chauffant Renard

 

 

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Casque Audio Ahead

 

 

Les lots vous font-ils envie ? Avez-vous déjà participé à un concours de nouvelles ?

 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 22 : La belle France

Le Throwback Thursday Livresque de cette semaine a pour thème : France

France

 un livre écrit en France ou dont l’action se situe en partie en France

 

J’ai tout de suite pensé à l’un de mes premiers services presse : Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet.

Je l’ai lu en 2015 et ma note de lecture a été publiée sur un webzine où j’étais rédactrice.

 

Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant.

 

L’auteur nous entraîne avec dextérité dans l’enquête confiée au Commandant Chanel. Il nous invite à rejoindre l’équipe de ce dernier ou pour les plus téméraires à se substituer au Commandant au caractère bien trempé.

Ce livre n’est pas qu’une enquête policière, il porte un regard sur les grandes faiblesses de l’être humain : l’argent et la beauté ; il met en lumière différentes facettes de l’amour à travers les liens que tissent les personnages ; il attise notre curiosité culturelle grâce aux nombreux détours qu’il nous fait faire à la gare de Lyon et au Musée du Quai Branly ; il nous amène à reconsidérer notre perception des forces invisibles.

Si vous voulez lire l’intégrale de ma note de lecture, cliquez ici

Cet article est également écrit dans le cadre du défi d’écriture du café des blogueuses pour le thème :

🎀 Lecture d’été

L’image contient peut-être : tasse de café et texte

 

Il y a trois blogueurs dont j’aime bien le travail :

 

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

fleur v1