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Throwback Thursday Livresque #4 : Livre doudou ou Feel good

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C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque !

J’aime bien ce rendez-vous parce qu’il me permet de vous parler des livres que j’ai lus avant la création du blog.

Le thème de cette semaine est : Candy Cane (Sucre d’orge) – Livre doudou ou Feel good 

 

candycane

 

J’ai pensé aux livres qui ont été un délice pour moi, j’ai fait un voyage dans mon passé livresque et regardez ce que je vous ai ramené

 

ONZE MINUTES de PAULO COELHO !

Toute jeune Brésilienne du Nordeste, Maria n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour. Elle travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus et s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer – sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre de ce que fait son corps, et qu’elle s’interdit de tomber amoureuse. Après tout, la prostitution est un métier comme un autre, avec ses règles, ses horaires et ses jours de repos. Mais le sexe – tout comme l’amour – reste pour elle une énigme. Pour découvrir le sens sacré de la sexualité, Maria devra trouver le chemin de la réconciliation avec elle-même. Paulo Coelho décrit pas à pas l’initiation d’une jeune femme, un parcours qui montre les limites de la prétendue libération sexuelle et s’achève par un retour romantique aux valeurs de cœur et de l’esprit.

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Ma 1ère rencontre avec Paulo Coelho a eu lieu en 2013 via ce livre et ça a été une belle rencontre. 
La vie de Maria, l’héroïne, nous est contée. On découvre une jeune adolescente qui s’interroge sur le sexe, le plaisir ; elle se sert de tous les moyens en sa possession pour le découvrir.

Bien que mon objectif soit de comprendre l’amour, et bien que j’aie souffert par ceux auxquels j’avais livré mon cœur, je constate que ceux qui ont touché mon âme n’ont pas réussi à éveiller mon corps, et que ceux qui ont touché mon corps n’ont pas réussi à atteindre mon âme.

Dans sa quête de l’amour, dans toute son innocence, elle emprunte un  chemin qu’elle n’a pas souhaité, un chemin qu’elle accepte et dont elle veut en tirer le meilleur.

Décision étrange mais on n’ose pas la juger. J’ai été touchée par son parcours, j’ai beaucoup aimé son duo avec Ralf, cet homme désintéressé par le sexe. Leur initiation à l’amour est pure, trop attendrissante ! 

« Tu sais, Maria. Apprends-moi. Peut-être que cela me sauvera, te sauvera, nous fera retrouver la vie. Tu as raison, je n’ai que six ans de plus que toi, et cependant j’ai déjà vécu l’équivalent de plusieurs vies. Nous avons eu des expériences complètement différentes, mais nous sommes tous les deux désespérés. La seule chose qui puisse nous apporter la paix, c’est être ensemble. »

Ralf voulut savoir qui était Maria. « Il y a trois personnes en moi, cela dépend de qui vient me voir. La Petite Fille ingénue, qui regarde l’homme avec admiration et feint d’être impressionnée par ses histoires de pouvoir et de gloire. La Femme fatale, qui attaque d’emblée ceux qui se sentent le moins sûrs d’eux et, agissant ainsi, prend le contrôle de la situation et les met à l’aise puisqu’ils n’ont plus besoin de s’inquiéter de rien. Et enfin, la Mère affectueuse, qui dorlote les hommes avides de conseils et écoute d’un air compréhensif des histoires qui entrent par une oreille et ressortent par l’autre. Laquelle des trois veux-tu connaître ? — Toi. » Maria raconta tout, elle en avait besoin. C’était la première fois qu’elle le faisait depuis qu’elle avait quitté le Brésil. A la fin de son récit, elle se rendit compte que, en dépit de son métier peu conventionnel, elle n’avait pas éprouvé de grandes émotions après la semaine passée à Rio et son premier mois en Suisse. C’était seulement maison, travail, maison, travail.

Le récit est « érotico-philosophique », il tente de répondre au pourquoi et comment de la sexualité. Certaines scènes peuvent déranger la pudeur mais il ne faut pas s’y arrêter. Dans ce roman, Paulo Coelho décrit avec délicatesse la désacralisation du sexe dans notre société et notre impatience, notre incapacité à attendre, il  peint la tristesse et la beauté de la sexualité, nos égarements et nos retrouvailles. 

Elle se rendit dans une librairie qu’elle avait remarquée lors de sa promenade avec Ralf sur le chemin de Saint-Jacques, et elle demanda à consulter des titres sur ce thème. « Il y en a énormément, répondit la libraire. En vérité, on dirait que les gens ne s’intéressent qu’à ça. En plus du rayon spécialisé, dans tous les romans que vous voyez là il existe au moins une scène de sexe. Même si c’est dissimulé derrière de touchantes histoires d’amour ou des traités arides sur le comportement humain, le fait est que les gens ne pensent qu’à ça. »

A force de fréquenter les gens qui viennent ici, j’en arrive à la conclusion que l’on se sert du sexe comme de n’importe quelle autre drogue : pour fuir la réalité, oublier ses difficultés, se détendre. Comme toutes les drogues, c’est une pratique nocive et destructrice. Si quelqu’un veut se droguer, que ce soit au sexe ou à toute autre substance, libre à lui ; les conséquences de ses actes seront plus ou moins heureuses selon les choix qu’il aura faits. Mais, quand il est question d’avancer dans la vie, il y a un fossé entre ce qui est « assez bon » et ce qui est franchement « meilleur ». Contrairement à ce que pensent mes clients, le sexe ne se pratique pas n’importe quand. Il existe en chacun de nous une horloge intérieure et, pour que deux personnes fassent l’amour, il est nécessaire que leurs aiguilles marquent la même heure au même moment. Ça n’arrive pas tous les jours.

Onze Minutes est un livre écrit avec de jolis mots plein d’émotions que vous prendrez plaisir à lire. 

Quelle lecture proposeriez-vous en rapport avec ce thème ?

GM signature

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Coup de cœur pour Alchimie d’émaux ?

Rendre hommage à Mère Afrique, aux grands hommes comme Mandela ; évoquer l’amitié, l’amour filial et éros ; inciter au patriotisme en utilisant le canal poétique…

Chants altruistes, Invocation des Muses, Symphonie d’encres, Architecture de mots, piliers d’un même édifice : Alchimie d’émaux...

Nul n’entre dans ce recueil de poèmes s’il n’est adepte de l’esthétique, s’il n’aime les calligrammes, les sonnets classiques et néoclassiques, les ballades, les acrostiches, mésostichestélestiches et terza rima. Ils sont omniprésents dans le recueil. 

Maodho Ba est un virtuose et s’il ne l’affirme peut-être pas ouvertement, la qualité de ses poèmes l’atteste. Il maîtrise l’art poétique, la rhétorique n’a aucun secret pour lui. Il mérite bien son pseudonyme d’architecte des mots.

Les poètes comme Marcus Da Writer, James Denis, Lunastrelle ont bien raison de lui rendre des hommages poétiques. Ses poèmes pourraient être l’objet d’étude d’universitaires. 

Ce recueil est un coup de cœur pour moi au niveau de la forme. Ma vue s’est régalée avec ces calligrammes et acrostiches.

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Poème : pan-d’or des souvenirs

 

 

 

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Mais ce que l’œil a admiré, le cœur l’a-t-il ressenti ?

Je n’ai malheureusement pas été emportée par les poèmes. Je n’ai pas eu de coup de cœur sur le fond. Je n’ai pas été émue. Les poèmes sont beaux, traitent de sujets que je juge intéressants comme l’amitié et l’amour mais ils ne m’ont pas charmée. Ils ont fait un tour rapide dans mon cœur. J’ai en mémoire le souvenir de leurs corps mais pas de leurs âmes. Peut-être parce qu’ils sont trop sérieux, revêtis du langage soutenu, légèrement complexes. Peut-être…

 

Un extrait de poème qui ne m’a pas ravie :

Extrait 1 : A la Croisée de notre Cristal d’Amour

Pierre de lune en aplomb
Irisés, tes yeux diamant – saphir
Émeraude dans lequel je me noie ici
Rient d’un rayon d’apparat, un jaloux soleil si flou
Énorme rubis pourpre chuté du ciel et altier
Vautour trop enrobé d’onyx issu d’aa fut cet angora
Émérite pour un seul reflet pur persan piqueté de safran
Renégat ou bien encore Ange d’As-Pic aux effluves de safari.
Inhumain d’ailleurs qui ranimé le fol crépuscule ingénu
Évangélise ces ers pour un requiem
Enchanté de grands labeurs
Numérisant l’air déchu.
Fin des croisées pour rugir
Utérus à l’univers éternel

Gémit son chant en aria, Val en
Usure de ce leitmotiv Yang,
Engendre la fatale dune
Ambre à adorer. Pour
Un lapis-lazuli, une
Feue gemme à pot
Ame, Obscur tue
C’est un accord
Beau tiré à vie
De lire L’
Etre-fa ailé sans
Gram jouer
En Ra et puis
Loin encore
Est cette
Eris.

Des extraits de poèmes que j’ai appréciés :

Poème : Battement de plume (1)

Quand le cœur chaviré veut déchaîner sa flamme,
Que le verbe subtil, s’avère florissant,
Faudrait-il dans ce cas, sous l’auspice naissant
Dépeindre cet amour en long épithalame ?

Lorsque si réceptifs, l’âme et « l’esprit sésame »
Sont vivement touchés par de l’Art ravissant ;
Et que les sens conquis, tanguent au vent moussant,
Faudrait-il imprimer l’Instant divin en trame ?

La passion en soi bouillonne d’imploser,
Captive d’un Soupir qui voudrait imposer
De ne plus ouïr la voix de la charmante Muse…

Poème :  Dans l’en-nui, une voix susurre – 3e strophe 

Entre l’illusion d’un bonheur qui s’esquisse
Et l’indolence d’un cœur, qui tangue et déplisse
À quel cours se vouer… par quel fil les nouer ?

Dans l’un des calligrammes, il y a une énigme de décryptage.

Dans un premier temps, il faut trouver les anagrammes dont les lettres en majuscules sont dissimulées dans chacun des petits calligrammes en couleurs essentiellement. Ainsi vous devez trouver d’abord les anagrammes au nombre de 4. Je précise que chaque mot trouvé a un rapport direct avec l’image tantôt évident, tantôt moins évident. Ces 4 indices devront permettre de déterminer les 3 notions pouvant résumer la Vie de l’Homme.
Dernier indice :
Le premier mot compte 9 lettres
Le deuxième mot compte 9 lettres
Le troisième mot compte 11 lettres
A vous de jouer ! 🙂

enigme-alchimie-demaux

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fleur v1

 

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Pour le bonheur des miens

Issue d’une famille pauvre, Fleury est décidée à réussir ses études. Intelligente et studieuse, elle pensait avoir tous les atouts pour réaliser ses rêves. Mais c’était sans compter avec les contingences existentielles. Fleury découvre qu’elle doit sacrifier sa dignité de jeune fille pour se faire une place au soleil et sortir les siens de l’indigence. Entre son honneur et le bonheur de sa famille, quel sera son choix ? Macaire Etty, à travers un récit vivant, porté par une écriture splendide, nous accompagne sur le parcours atypique d’une jeune fille piégée par la vie.

Pour le bonheur des miens

« – Papa, quand vais-je commencer les cours ? »

Première phrase du récit que bon nombre de personnes ont eu la chance de ne pas poser à leur père.

Il est difficile de ne pas avoir un pincement au cœur en lisant les premières lignes du récit, en se mettant à la place de ce père pour qui il est difficile d’assurer la pitance de la famille et l’éducation académique de ses enfants.

On ne peut s’empêcher de penser à tous ces lycéens qui mettent fin à leur parcours scolaire faute de moyens, des lycéens livrés à eux-même et qui sont souvent obligés de suivre le chemin crasse et ténébreux de l’existence.

Grâce à l’aide financière de sa tante, Toto Ama Fleury, notre héroïne arrive à s’inscrire en classe de terminale. Mais cette aide se renouvellera-t-elle à l’université ? Fleury ne veut pas se soucier de cette question qui étouffe le présent. Elle désire se concentrer sur ses études et l’amour qu’elle éprouve pour Khigaly ;  un feu ardent qui hélas s’éteint très vite, la faute à ….

L’amour qui s’en va brutalement, un frère qui se fait arrêter, des études universitaires à payer poussent Fleury à dévaluer son corps et sa dignité. Une situation qui ne sera pas sans conséquences sur sa vie.

J’ai passé un bon moment de lecture et ce grâce à l’écriture vivante et entraînante  de l’auteur. La destination du voyage qu’il nous propose n’est pas originale (des histoires de jeunes filles obligées de se prostituer pour survivre et s’occuper de leurs familles, il y en a par centaines dans le monde de l’écriture) mais le confort du moyen de transport utilisé, le paysage qui s’offre à notre vue et l’ambiance nous interdisent d’interrompre le voyage avant l’heure.

J’ai apprécié à sa juste valeur les descriptions élégamment élaborées des personnages .

Sa démarche disgracieuse lui donnait l’allure d’un chasseur traditionnel. Il avait un visage singulièrement déplaisant où se distinguaient hideusement deux balafres impitoyables ; un visage au milieu duquel s’était formé un certain nez, un nez brutal, un nez indiscret et inutilement généreux. Pour tout dire, Monsieur Bonké était la laideur dans sa forme la plus achevée.

Le niveau de langue est approprié au contexte de l’oeuvre, aucune digression ne coupe le fil du récit.

Les clins d’œil faits aux différents présidents de la République de Côte d’Ivoire m’ont fait sourire : Adodougou, Boignikro, Gbagbokaya.

J’ai apprécié le parcours de Fleury avec ses hauts et ses bas, une vie imparfaite qui sert de leçon de morale à toutes les jeunes filles et femmes : on ne peut espérer de bénéfices et un rendement à long terme d’un corps qu’on a dévalué….

Biographie de l’auteur 

Macaire Etty est critique littéraire. Il anime par ailleurs, depuis plusieurs années des chroniques littéraires dans des quotidiens ivoiriens et collabore avec des maisons d’édition qui sollicitent son expertise. Il est depuis le 02 Avril 2016, le président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire. (AECI) Pour le bonheur des miens est son 3ème roman.

Quelques détails sur l’oeuvre

Nombre de pages : 140

Editeur : Vallesse Editions

Collection :  Yenian

Publié dans Panaché

Sagesse de ma terre

Coucou les amis ! Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mon modeste blog et je tiens à vous dire merci. Merci pour votre précieux temps que vous m’accordez.

Je suis Africaine (pour ceux qui auraient des doutes 😀 ) et j’ai eu l’idée de vous faire découvrir une fois par semaine ma terre à travers sa sagesse, ses proverbes drôles, subtils qui font réfléchir.

Cette semaine, je vous emmène en Côte d’Ivoire (ma nation). 

Souris saoulee connait carrefour de chat

En français classique, ça donne ceci : même une souris ivre sait où le chat se trouve. 

Ce proverbe veut tout simplement dire qu’on connaît tous nos limites. 

coco taillé peut faire mèches

*coco taillé : c’est le terme en « français ivoirien » pour désigner les chauves.

*mèches : terme pour désigner les nattes, les tresses.

Ce proverbe veut tout simplement dire que ce sont nos craintes qui nous freinent dans nos agissements.

Voilà ! J’espère que ces proverbes vous ont fait sourire, rire.

Je vous souhaite une agréable journée.

Connaissez-vous des proverbes de votre continent, votre pays qui font référence aux thèmes abordés par ces deux proverbes ?

N’hésitez pas à les partager.  🙂 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’amour à trois

Olivier Poivre d'Arvor

Vous est-il arrivé de lire un livre et de ne pas savoir comment le résumer fidèlement, qu’en tirer, comment en parler ? Ça m’est arrivé avec ce livre d’Olivier Poivre d’Arvor.

Léo Socrates, diplomate féru de civilisations lointaines, rêvant d’un poste comme ambassadeur à New Delhi mais  relégué au poste de directeur des archives du Quai d’Orsay est chargé d’une mission en Guyane : intervenir  lors d’un colloque ayant pour thème : le passé, sujet de l’avenir.

En guise d’introduction, il évoque son AVC qui a affecté sa mémoire. Il est incapable de mémoriser aisément un fait nouveau et de replacer sereinement, clairement l’ordre de ses souvenirs, antérieurs à l’accident.

Pendant les 6 premiers chapitres de ce livre, j’ai eu l’impression d’être dans un cours magistral d’une matière qui ne m’intéresse pas.

Le 7ème chapitre ouvre une nouvelle fenêtre et  nous dévoile le désir caché derrière cette mission diplomatique. Léo Socrates veut retrouver un ami d’adolescence : Frédéric Salomon. Un ami de lycée qu’il admirait, un ami qui prétendait que la morale n’était qu’une invention humaine, qu’on finirait par en crever et qu’il fallait faire selon son bon plaisir.

Il veut annoncer à Frédéric Salomon, la mort du grand amour qu’ils ont partagé Hélène, leur professeur de philosophie. Ce n’était pas un simple béguin d’adolescent, c’était un amour, une passion.

Léo remonte le cours du temps et nous fait revivre sa rencontre avec Frédéric, son rapprochement avec Hélène et l’excitation  intellectuelle et érotique qu’elle lui a fait ressentir et découvrir.

Ce roman est l’histoire d’un homme, d’une femme dont le besoin d’affirmation s’exprime à travers le sexe libre.

L’érotisme a une grande place dans le livre mais ce n’est pas du «mummy porn» comme la trilogie Fifty Shades et tous les livres qui suivent sa lignée.

Ce roman a l’allure d’un cours académique et c’est ce qui m’a beaucoup gênée et a même ralenti ma lecture. La philosophie est omniprésente, il m’a fallu lire certaines phrases plusieurs fois ou à haute voix pour en saisir le sens.

De cette vérité, Girard en avait tiré la certitude que tout désir n’était que l’imitation du désir d’un autre, que le rapport amoureux n’était pas entre un sujet et un objet, mais qu’il s’y glissait toujours quelque part un médiateur, un troisième. Qu’il arrivait même que ce médiateur, imaginant le regard porté sur lui par le sujet désirant, devienne également sujet de désir.

Ce livre parle aussi de l’histoire d’un territoire, la Guyane. J’ai appris des choses sur ce territoire français, révisé ma géographie, découvert le retard administratif de ce territoire et ses problèmes environnementaux et sociaux que causent les chercheurs d’or clandestins, des mercenaires de l’orpaillage, des Brésiliens, des garimpeiros.

Les personnages principaux ont des caractères très différents et opposés.

D’un côté, on a Léo, cet homme-enfant, un peu naïf qui se laisse façonner et guider par son ami Frédéric et son amour Hélène. De l’autre, deux personnages très excentriques : Frédéric et Hélène.

J’ai beaucoup apprécié la personnalité de Frédéric. Son côté fou donne un certain charme à l’histoire.

L’histoire est très bien écrite mais j’ai eu du mal avec certaines descriptions. Je les ai trouvées trop longues et sans réel intérêt.

En somme, le livre n’est pas mauvais mais il n’est pas excellent non plus.

Ceux qui n’aiment pas la philosophie, l’érotisme, l’histoire et les comptes-rendus de voyage s’ennuieront beaucoup en lisant ce livre.

Car les mots quand je me laisse faire, sont comme des miroirs que je pose sur la table, et qu’importe que je les façonne ou qu’ils m’échappent, ils finissent par me renvoyer, sinon une ou des images, à tout le moins des fragments de vérité, des morceaux reflétés dans ce verre épais, sans transparence, sans tain non plus, de cette glace dans laquelle je ne finirai jamais de me regarder.

Ceux qui recherchent de l’or remuent beaucoup de terre et trouvent peu de métal.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Odette Toulemonde _ Concerto à la mémoire d’un ange

Quand vous avez une forte envie de lire un recueil de nouvelles et qu’un auteur connu, assez apprécié par des bibliophiles en a écrit, que faites-vous ?

Comme moi, vous videz l’étagère de la médiathèque de votre ville qui abrite ses recueils. 🙂

J’ai lu Odette Toulemonde et autres histoires, Concerto à la mémoire d’un ange. De quoi parlent-ils? Les lignes ci-dessous vous en diront davantage.

Odette Toulemonde et autres histoires

Ce recueil de nouvelles compte 8 récits: récits qui peignent l’amour, récits singuliers et touchants.

Le premier récit est celui de Wanda Winnipeg, une milliardaire intransigeante qui a relooké aussi bien sa plastique que sa biographie, a su utiliser les hommes pour accéder à la gloire dès son adolescence. Bien des années plus tard, elle rencontre le premier homme dont elle s’est servie pour parvenir à ses fins. Que se passera-t-il ?

Cette histoire expose deux passions différentes: la passion pour l’ascension sociale et la passion pour l’art. L’histoire révèle de belles surprises comme la générosité sincère de la milliardaire intransigeante…

C’est un beau jour de pluie est l’histoire d’une trentenaire désabusée, incapable de ressentir des perceptions positives. L’imperfection, elle ne voit que ça; elle ne peut s’empêcher de mépriser, critiquer, vitupérer. Puis, un jour elle rencontre un homme à l’optimisme indécrottable…

J’ai bien aimé cette histoire parce qu’elle contient de l’inattendu et m’a fait réaliser une chose: dans un couple, on ne partage pas que l’intimité, on partage aussi le caractère…

L’intruse… une trentenaire appelle la police parce qu’une vieille femme s’est introduite chez elle et se cache dans le placard. Que fait-elle là ?

Après les 10 premières pages, on croit savoir comment se terminera l’histoire, aux dernières lignes on est « agréablement » surpris de sa tournure.

Le faux… un amant lâche, manipulateur, avare au point de donner des cadeaux sans valeur. Sauf pour un seul objet… On sait comment se terminera l’histoire et cette fois-ci on n’a pas tort…

Tout pour être heureuse c’est la formule qu’utilisait  les amies de notre héroïne à tout bout de champ. Elles l’affirmaient parce qu’elles ne voyaient que l’apparence, elles ignoraient son secret. Cette histoire est surprenante ! Elle rappelle combien de fois nos exigences envers l’autre sont égoïstes, irréalistes.

La princesse aux pieds nus…  Une nuit d’amour, une trace indélébile, une obsession, un désir aveugle, des apparences trompeuses… La fin de cette histoire est étonnante !

Odette Toulemonde… Une grande fan d’un romancier. C’est une histoire assez banale mais j’ai apprécié le fait que l’auteur souligne le point suivant: le but d’un auteur c’est de faire planer et non donner des maux de tête !

Le plus beau livre du monde… Des combattantes pour la liberté sous le régime soviétique, qui, prisonnières veulent rédiger des messages pour leurs filles. L’histoire ne m’a pas emportée malgré la fin inattendue.

Eric-Emmanuel Schmitt

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?

Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien.

Quatre histoires liées entre elles. Sept personnages qui ont embrassé la bonté et la noirceur. Sept personnages qui sont passés du détachement à la passion, de l’admiration au dédain.

J’ai apprécié ces histoires_ surtout Concerto à la mémoire d’un ange_ pour l’effet inattendu qu’elles offrent mais aussi pour les questions qu’elles creusent: Passe-t-on radicalement du mal au bien ? Avons-nous un pouvoir complet de métamorphose ? Changeons-nous volontairement ?

Ces histoires peignent toute la complexité du genre humain. L’imperfection de l’Homme à aimer comme il faut, son regret qui survient trop tard, ses ambitions démesurées, son goût pour les reconnaissances posthumes.

L’auteur a pris d’adjoindre son journal d’écriture. On y retrouve des anecdotes et des jeunes auteurs comme moi auront plaisir à apprendre de l’expérience de l’auteur.

J’ai assez lu d’amour pour la saison. Prochaine lecture: un bon thriller!

A bientôt.

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

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Que ta volonté soit faite

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Résumé

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

mon-avis-de-lecture

Je parcours les rayons de la Bibliothèque et mes yeux tombent sur un nom : Maxime Chattam. Ce nom, je l’ai maintes fois lu dans l’un des groupes de lecture auxquels j’appartiens alors je décide de prendre ce livre, de faire la rencontre du mal incarné: Jon Petersen!

Comment fait-on pour être si avide de sang, trouver l’extase dans la souffrance de l’autre? D’où nous vient cette obsession, cette violence?

Certains naissent-ils foncièrement bons, d’autres avec une proportion égale de bonté et de méchanceté ? Certains hommes naissent-ils complètement souillés?

Ce livre fait réfléchir, il nous renvoie à ce que nous sommes.

Nous n’avons jamais tué mais n’avons-nous jamais succombé à l’orgueil, à la gourmandise? La luxure,  la colère, l’envie, la paresse et l’avarice ne se sont-ils jamais hasardés dans notre esprit?  N’ont-ils jamais possédé notre âme?

Le Mal se nichait là, quelque part entre l’animal et la sexualité. Le Mal était électrique, instantané, enfoui dans les cavités profondes de l’homme, une onde chthonienne qui rejaillissait lors de tremblements de terre de la personnalité. Le Mal était une pulsion.

Le roman est sombre mais il y a une touche de douceur à la fin qui n’est pas négligeable. RIP et sa famille ont retrouvé une vie normale après le passage de l’ouragan Jeff.

J’ai apprécié les réflexions philosophiques du narrateur, ses pensées sur le mal, sur l’existence de DIEU et Sa Justice.

J’ai aimé le mystère qui enveloppe cette œuvre. On ignore qui a tué le père de RIP et qui est le narrateur de l’histoire.

J’ai quand même ma petite idée sur le sujet. Je pense que le narrateur est celui qui a tué le père de RIP. Pour moi, cette personne ne peut être que le Pasteur Alezza.

Qui est l’auteur du crime du père de RIP selon vous ?

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