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TTL 100: Passion dévorante – Luisiano N’dohou

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est:  Péchés capitaux

J’ai tout de suite pensé à Passion dévorante de Luisiano N’Dohou

Depuis qu’il a obtenu une promotion, Karelle ne reconnait plus Olivier, son compagnon depuis 5 ans. Prétextant la célébration de sa réussite professionnelle, Olivier renoue peu à peu avec ses anciennes habitudes de célibataire: virées nocturnes, soirées alcoolisées, brochettes de conquêtes féminines…
Pour couvrir ses incartades, Olivier invente mensonges sur mensonges qui sont autant de coups de poignard dans le cœur de Karelle. Rongée par la jalousie et la colère, elle est bien décidée à répliquer. Alors, quand le romantique Mustafa lui déclare sa flamme, Karelle se dit qu’elle tient enfin sa vengeance.

La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Karelle Doguéi et Olivier Djoman vont en faire l’expérience.

Olivier est un père célibataire lorsqu’il rencontre Karelle. Très vite le courant passe entre eux. Ils s’installent ensemble, vivent passionnément leur amour jusqu’à ce qu’Olivier soit promu au rang de chef du département commercial. Dès cet instant, Olivier redevient l’homme qu’il était avant sa rencontre avec Karelle.

Il multiplie les virées nocturnes, s’éloigne de Karelle. Cette dernière tente de sauver son couple, sans obtenir de résultats durables.

Elle prenait toutes sortes d’initiatives, le gratifiant de toutes les caresses imaginables, à la limite de la luxure.

Lorsque Mustafa, jeune cadre dynamique commence à lui faire la cour, Karelle se jette dans ses bras, avide d’attention et habitée par la colère envers Olivier.

Passion dévorante expose les tourments de la vie de couple, là où l’infidélité des hommes est tolérée et celle de la femme condamnée. J’ai un peu grincé des dents face à la justification de l’infidélité de l’homme par certains personnages. L’infidélité n’est pas normale, elle n’a pas de genre.

Le cheminement du couple et leurs travers sont intéressants à suivre. Côté psychologie des personnages, j’aurais voulu que le tempérament de Karelle soit plus affirmé.

Le récit est sentimental mais pas romantique à souhait. J’ai plus lu un livre avec une histoire d’amour qu’une romance. Les mâles ne m’ont pas fait vibrer. Je n’ai pas eu d’étoiles dans les yeux. A aucun moment, je n’ai envié Karelle, rêvé d’être à sa place.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Et m***! – Richard Russo

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, David et sa femme Ellie reçoivent à dîner deux couples d’amis et anciens voisins partis vivre dans une banlieue plus cossue. Ils se sont tous connus à l’université où ils enseignaient et sont désormais à la retraite. La question que chacun se pose, c’est comment le pays a pu en arriver là. Après le départ des Schuulman et des Miller, Ellie s’attarde à ranger les restes du dîner et, au moment d’éteindre les lumières et d’aller se coucher, détecte une drôle d’odeur dans l’air du jardin. David, depuis la fenêtre de leur chambre, la voit s’arrêter près du jacuzzi et se figer en apercevant dans l’eau une offrande des moins ragoûtantes. Éternel optimiste, David n’en fait pas une affaire et cherche à rassurer sa femme. Quand l’incident se reproduit quelques jours plus tard, il propose à Ellie un voyage chez leur fille à Los Angeles pour se changer les idées, et à leur retour tout semble normal dans la maison. Jusqu’au jour où une grosse chaleur les pousse à allumer la clim. Quelques heures plus tard, la maison est envahie de mouches à m***. Ellie repart aussi sec à Los Angeles, laissant à David le soin d’élucider l’affaire et de vendre la maison. Leur pancarte de soutien à Hillary Clinton avant les élections y serait-elle pour quelque chose ? Ou bien un ancien étudiant qui chercherait vengeance ? La réponse est encore plus banale. Une erreur, aux conséquences dévastatrices dans la vie de David. L’humour noir imprègne cette fable politique qui explore les failles – aussi discrètes que profondes – qui peuvent fracturer l’amitié, la famille, la communauté.

Couverture Et m*** !

Narration à la 1ère personne. Je me retrouve tout de suite dans mon élément. David est le narrateur principal. Sa femme, Ellie, est plus atteinte que lui par la déprime post-électorale. Donald Trump a été élu et l’entourage de David et sa femme _entendons par là des amis et anciens amis_ n’arrivent toujours pas à comprendre comment ils ont pu en arriver là.

On a élu ce type. Il se vante « d’attraper des femmes par la chatte » et on a voté pour lui. Des femmes ont voté pour lui.

Les quatre années vont être longues, se disent-ils mais il est inutile de paniquer.

L’atmosphère tendue causée par le nouveau climat politique s’éclipse un instant pour laisser la place à une situation saugrenue. Une longue et impressionnante merde orangée flotte à la surface du jacuzzi. Selon Ellie, c’est une merde humaine. Qui a donc pu entrer dans leur demeure pour faire cette chose dégoûtante ? Pourquoi répète-t-il l’acte ? Est-ce leur punition pour avoir soutenu Hillary ?

L’acte prend une coloration politique. Les convictions politiques des amis sont soupçonnées, interrogées, remises en question. Les amitiés de longue date, les couples vacillent.

L’idée de départ était bonne mais j’ai été déçue par le dénouement de cette nouvelle d’une cinquantaine de pages. La cause de l’incident, qui est l’une des péripéties principales de la nouvelle, est assez banal comme dit dans le résumé. Je m’attendais à une raison plus élaborée.

Une lecture en demi-teinte qui ne restera pas très longtemps en mémoire.

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Les richesses du cœur de Lise Marcy

Jeff, riche homme d’affaires anglais, est attiré par les femmes noires pulpeuses. Après sa déconvenue avec Alana, il décide de quitter Londres et part s’installer à Yaoundé. Il espère y rencontrer la femme de sa vie, qui ne saura pas qui il est avant qu’il soit sûr de sa sincérité.
Bénévole sur le chantier de construction d’une école et employé de libre service, tout laisse donc à penser que Jeff est un homme ordinaire. Il est attiré par Lydie, la fille de son patron. D’autant plus qu’elle est drôle, intelligente et belle.
Cependant, une histoire avec elle s’annonce compliquée. En effet, cette dernière s’avère vénale, méprisante et est attachée aux traditions familiales.
Sa rencontre avec Sally, la femme idéale selon ses critères va le bouleverser.

De Lise Marcy, j’ai déjà lu trois œuvres. L’une de mes règles en lecture est de ne pas lire plus de trois livres par auteur. Règle que je prends plaisir à transgresser lorsque le 4e livre que l’on me suggère semble être une tuerie ou entre dans mes envies de lecture.

Lorsque Lise Marcy m’a proposé sa prochaine parution en service presse, je n’ai pas su dire non parce que c’est de la romance et qu’il s’agit d’un couple mixte. Je suis formatée, je ne peux pas laisser passer un livre évoquant un couple mixte 😀

De qui est-il question dans cette romance ?

Jeff, le personnage principal, préfère les femmes noires, pulpeuses. Amoureux d’Alana, héroïne de la romance Black Pearl, il est obsédé par l’idée de se caser depuis qu’il l’a rencontrée. Son obsession envers la femme noire m’a un peu gênée car elle renvoie aux préjugés notamment sur la performance sexuelle des noires. Ces échanges avec son ami Phil à ce propos ont accentué ma gêne et m’ont agacée.

Il décide donc de se rendre au Cameroun pour trouver la femme de sa vie. Pour ne pas qu’on le confonde avec les blancs, ayant à leur actif plusieurs dizaines d’âge de vie, se rendant dans ces contrées pour chercher des femmes avec qui finir leurs vieux jours, Jeff désire également améliorer le cadre de vie des populations. Bel élan d’humanité, n’est-ce pas ?

J’avoue, j’ai trouvé ses motivations calculées et fausses. Que dire de la raison sous-jacente au choix du pays ?

– Pourquoi le Cameroun ?

– C’est un pays du Commonwealth, pas particulièrement ancré dans une relation esclavagiste avec l’Angleterre à l’époque.

Il est mignon, le Jeff mais la violence de l’histoire coloniale de l’Angleterre, ça ne compte pas ?

Mes réflexions mises en parenthèse, faisons un focus sur l’histoire d’amour.

L’histoire débute en 2021 et ça m’a mis un baume un cœur car j’ai hâte d’être à l’année prochaine.

Des romances lues de Lise Marcy, je pense que les richesses du cœur est celle que j’ai le plus apprécié. Il est vrai qu’il y a certains faits qui seraient invraisemblables dans la vraie vie comme le fait qu’un riche britannique devienne maçon ou épicier au Cameroun mais on ferme les yeux. Dans la romance, tout est permis…

J’ai apprécié les prémices de la relation de Jeff avec l’élue de son cœur. Le résumé de l’oeuvre nous lance sur une fausse piste, chose que j’ai appréciée car cela permet au lecteur d’hésiter jusqu’aux dernières pages. L’auteure nous fait l’économie des tergiversations qu’induit le triangle amoureux et je lui en suis reconnaissante. J’ai également apprécié que le sexe intervienne tardivement entre eux et que les scènes sexuelles soient brèves.

Au-delà de la romance, l’auteure nous offre un voyage au Cameroun à travers les mets, les paysages. Elle évoque également le poids des traditions, le choc des cultures, les préjugés raciaux et les a priori sur autrui.

L’oeuvre se lit vite. Parfait quand on veut sortir d’une panne de lecture ou tout simplement pour s’évader. Le style est très simple et accessible.

J’ai eu l’impression que les derniers événements narrés étaient précipités. J’aurais voulu que l’auteure prenne davantage son temps sur la fin pour que le lecteur profite lentement des derniers instants passés avec les personnages.

Date de publication : 06 Octobre 2020

Auto-édition

Disponible en format numérique et papier

Prix : 2,99€ au lieu de 4,99€ à partir du 6 octobre 2020

Lien d’achat : ICI

Petit bonus : un petit mot de l’auteure

Ma new romance montre les différents clichés que l’on peut avoir sur une culture qui n’est pas la notre et tente de les casser.
En effet, cette histoire change de celles auxquelles nous sommes habitués en général en France et elle mélange les cultures.
J’ai beaucoup de plaisir à faire voyager mes lecteurs dans mes romans.
J’espère que cela leur donnera donc envie de lire le roman, d’une part mais aussi de découvrir ce beau pays.

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Reste avec moi – Ayobami Adebayo

Yejide espère un miracle. Un enfant. C’est ce que son mari attend, ce que sa belle famille attend, et elle a tout essayé. Mais quand une délégation familiale se présente à sa porte escortant une jeune femme, son univers vacille. Accepter une seconde épouse, c’est au-dessus de ses forces.

l'Afrique écrit

Le récit débute à Jos en décembre 2008. Une femme s’adresse à un homme. Elle évoque le passé, un passé commun. 

Au 2e chapitre, le lecteur est projeté vers ce passé. Saut en arrière de 23 ans à Ilesha. La narratrice raconte son histoire à la première personne. Un moyen pour permettre au lecteur d’être au plus près de ses sentiments et pensées. 

Yejide est mariée à Akin. Elle n’arrive pas à concevoir et c’est un drame pour sa famille. Un jour, Iya Martha_l’une des quatre mères_ et Baba Lola, l’oncle de son mari viennent lui présenter Funmi, sa co-épouse. Ils sont persuadés qu’une fois que Funmi tombera enceinte, Yejide pourra, elle aussi, connaître les joies de la maternité.

L’atmosphère du récit est sombre même s’il y a quelques instants de rire. Le rythme du récit est lent mais les drames successifs de Yejide sont tellement poignants qu’on s’accroche à son histoire jusqu’au point final.

J’ai trouvé que les rebondissements étaient dignes d’un scénario de Nollywood. 😀

Akin est le narrateur secondaire. Il nous présente par moment ses pensées, les difficultés que traverse son mariage en raison de l’absence d’un être capital dans une famille : un enfant.

Je suis tombé amoureux de Yejide dès le premier instant. Aucun doute là-dessus non plus. Mais même l’amour est impuissant face à certaines choses. Avant de me marier, je croyais que l’amour était capable de déplacer des montagnes. Je ne tardai pas à comprendre qu’il ne pouvait pas supporter le poids de quatre années sans enfant. Si le fardeau est trop lourd et demeure trop longtemps, même l’amour ploie, se fend, manque de se briser et parfois se brise. Mais ce n’est pas parce qu’il est en mille morceaux à vos pieds que ce n’est plus de l’amour.
Au bout de quatre ans, j’étais le seul à accorder encore de l’importance à l’amour. Ma mère s’en fichait. Elle n’avait que mon devoir de fils aîné à la bouche.

J’ai apprécié cette alternance de points de vue inégale même si j’aurais aimé qu’elle soit indiquée et que le lecteur n’ait pas à se demander à chaque fois qui est le narrateur dans ce chapitre.

Les thèmes abordés dans ce roman sont divers et variés: la figure de la mère dans la société nigériane, le caractère sacré de la descendance, le désir de maternité mais aussi de paternité vécus sous différents angles, les secrets de famille/couple, les maladies génétiques héréditaires avec pour toile de fond les troubles politiques qui secouent le pays dans les années 80-90. 

L’ouvrage accessible offre un récit vivant avec beaucoup de dialogues. Sa fluidité m’a permis de le lire en 16 heures. 

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Éditeur :Editions Charleston

Date de publication : Janvier 2019

Nombre de pages : 315

Disponible aux formats papier (grand format et poche) et numérique 

Roman finaliste du Prix les Afriques 2020

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L’amour contre toute attente – T.S N’Guetta

Murielle Amian, après avoir surpris son fiancé dans les bras d’une autre, sur un coup de tête, passe une nuit d’amour avec Alexandre Djeket, un ami dont elle ne partage pas les sentiments.
Pauvre Murielle ! Elle est loin d’imaginer ce que le destin lui réserve comme tours !

 

l'Afrique écrit

Finir l’année en douceur, en ayant les paillettes dans les yeux et du rose bonbon dans le cœur…

J’étais en pleine crise d’overdose de romance, il y a deux ou trois mois mais grâce au soutien de Cupidon, la crise est derrière moi 😀 😀

J’ai retrouvé ce livre dans la bibliothèque familiale. Faisant moins de 120 pages, je me suis laissé tenter.

 

 

Alexandre Djeket est un homme épanoui professionnellement. Côté cœur, par contre, c’est la disette. Il est amoureux de Murielle depuis le lycée mais l’élue de son cœur est amoureux d’un autre.

Franchement, j’ai admiré son courage. Garder un amour de lycée aussi longtemps dans le cœur, il faut le faire. Moi, je serais passée à autre chose 😀 

Un soir, Murielle, le cœur choqué par l’infidélité de son fiancé, va s’abandonner dans les bras d’Alexandre. Vont s’ensuivre des péripéties auxquelles nos personnages ne s’attendaient pas…

C’est une romance classique et loin d’être originale par conséquent pas de grosse surprise en ce qui concerne les rebondissements. J’ai néanmoins pris plaisir à lire cette romance car elle a une trame que j’apprécie: le mariage de raison qui se transforme en mariage d’amour. Par ailleurs, j’aime beaucoup les récits où l’amour s’installe progressivement.

 

Les romances ADORAS ont une exigence : faire voyager le lecteur virtuellement. J’ai apprécié les excursions au Sénégal qui m’ont rappelé mon voyage à Dakar en 2017.

 


 

Cet article est le 656e du blog et le dernier de l’année. J’ai été ravie de partager cette année en lecture avec vous. Plaise à DIEU que cette joie perdure en 2020.

Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d’année. 

signature coeur graceminlibe

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Éros dans un train chinois – René Depestre

J’ai eu envie de découvrir ce roman après avoir assisté virtuellement aux cours au collège de France de Yanick Lahens.

eros train chinois

«Ce divertissement pourrait s’appeler « neuf histoires d’amour ». Le narrateur de ces fictions libertines a assez d’esprit et de malice pour commencer par le récit non d’un fiasco mais d’un échec : la jolie guide qui lui fait parcourir la Chine ne veut rien savoir. Toutes les autres rencontres se terminent à la joie contagieuse des deux participants. Il y a aussi la Haute-Savoie et les sports d’hiver, l’express Paris-Prague, la Yougoslavie, un Japon de rêve, et Cristina, ardente Brésilienne infidèle. La fête de l’érotisme solaire se termine à perte de vie en Haïti, comme il se doit, par le « conte de sorcier », feu d’artifice final.
Ces textes débordants d’ivresse de vivre, de rires et de conquêtes sont parallèlement nourris par les problèmes qui secouent notre pauvre univers : racisme, guerres, captivités, terrorismes et autres infamies d’État.»

l'Afrique écrit

Appétit, ivresse, passion, jouissance, plaisir habitent chaque page de ce recueil de nouvelles. 

10 nouvelles où des hommes en Haute-Savoie, à Haïti, au Brésil, en Yougoslavie, au Japon, en Chine racontent leur soif de désir, leur envie de jouissance avec des femmes qu’ils trouvent belles à l’extérieur comme à l’intérieur.

Des hommes convoitent des femmes dans des pays comme la Chine ou la Yougoslavie où les femmes n’ont pas le droit de se donner à des étrangers. Des couples partagent leurs biens érotiques. Un homme avec un roi-mage* a du mal à trouver une cheminée pour son ramoneur. 

Ces nouvelles sont érotiques mais on tombe rarement dans la vulgarité. L’auteur enrobe chaque mot de poésie, de subtilité. C’est pour moi la définition même de l’érotisme. L’érotisme suggère, il donne des pistes, il ne montre pas le chemin…

 

Voilà trente-six-mois que ma flamberge n’a pas fait oeuvre de chair – page 37

 

De plus en plus raide, il redescendit en marteau de plus en plus fou de son enclume de chair. Mais au lieu d’exercer son métier de forgeron, il caressa le somptueux bloc de vie, millimètre après millimètre carré, de toute sa force contenue. – page 70

 

Ces nouvelles sont racontées par des hommes, j’aurais également voulu quelques narratrices, lire le désir du point de vue des femmes.

 

Le glossaire des termes qui désignent les sexes masculin et féminin dans ces fictions m’a bien fait rire. Puisque vous le valez bien, je vous partage quelques termes :

 

Sexe de la femme

fourrure : c’est du belge pour désigner le sexe de la femme

Tigre : aime jouer avec le dragon

 

Sexe de l’homme

Alumelle : le sexe des bourgeois

Homme-de-bien : sexe du mâle en créole haïtien

Mat de cocagne : sexe d’homme dans le langage des marins

Roi-mage : quand la dimension du sexe inspire un respect religieux

 

 

Au-delà de l’érotisme, l’auteur évoque également l’atmosphère politique dans les années 40-50 en Chine et Yougoslavie ainsi que le racisme notamment au Brésil.

J’ai passé un sympathique moment de lecture et ai hâte de découvrir l’autre recueil de nouvelles érotiques de l’auteur.

 

GM signature

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Dix-neuf secondes – Pierre Charras

Sandrine et Gabriel se connaissent depuis vingt-cinq ans. Pour éviter l’usure irréparable de leur couple, ils imaginent ensemble un jeu. Ils se donneront rendez-vous dans la rame du RER de 17h43, nom de code Zeus, à Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture. 19 secondes, 18 secondes, 17 secondes : Pierre Charras déroule son intrigue au fil d’un impitoyable compte à rebours. Dix-neuf secondes suffiront pour que le train quitte le tunnel, émerge dans les lumières du quai, stationne et reprenne sa course. Dix-neuf secondes au terme desquelles on bascule sans préavis d’une banale affaire de rupture à une tragédie brutale, irréversible…

 

l'Afrique écrit

 

Un résumé alléchant, un livre de moins de 200 pages, conditions parfaites pour que j’embarque.

J’ai été charmée par la poésie des mots, les réflexions des personnages exécutent un ballet plaisant à regarder, lire.

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Il ne s’agit pas que de Gabriel et Sandrine dans ce court roman de 145 pages, cinq autres personnages interviennent. 3 femmes et 4 hommes qui se croisent dans les rames du RER à Nation, nous ouvrent leurs intimités et content brièvement leurs vies sentimentales.

Absence de plaisir, désamour, amour routinier, fantasme, séparations, amour juvénile…

Dans les transports en commun, j’ai l’habitude d’imaginer la vie des co-passagers. J’ai donc pris plaisir à partager en quelque sorte la trame de RER avec Ludo, Sophie, Emmanuel, Christelle, Gilbert et écouter leurs confessions et leurs impressions les uns sur les autres. On se demande quel sera le point de chute de ces rencontres jusqu’au moment du drame. 

Un drame qui va entraîner d’autres drames, une injustice qui va en engendrer d’autres…

 

Pierre Charras montre l’importance de chaque décision que l’on prend. Le bonheur est fragile, il suffit d’une seconde, d’une rencontre pour changer complètement le cours de notre vie.

Je vous recommande la lecture de ce roman percutant…

Pour l’acheter, cliquez ICI

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Lu: Tar Baby de Toni Morrison

Après avoir lu Délivrances de Toni Morrison et trouvé complexe son écriture, j’ai remis la lecture de ses œuvres à plus tard. Il m’a fallu la validation d’une case du bingo hivernal sur Livraddict pour prendre mon courage à deux mains et sortir Tar Baby de ma PAL.

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Nous sommes à la fin des années 70. Deux couples, l’un blanc et l’autre noir, cohabitent dans la somptueuse demeure de l’Isle des Chevaliers en Dominique. Le premier couple emploie le second.

Valerian Street, le milliardaire et sa femme Margaret ne sont plus un couple amoureux. Ils font chambre à part, se disputent souvent. Margaret attend impatiemment l’arrivée de son fils Michael, ce qui ne semble pas être le cas de son époux.

Valerian vit en bonne intelligence avec ses deux domestiques Ondine et Sydney. Ondine, elle, semble détester Margaret, la maîtresse de maison. Les raisons demeurent un mystère au début.

Ondine et Sydney ont une nièce : Jadine. Ses études ont été gracieusement payées par les Street. Elle a 25 ans lorsque débute le récit et est mannequin à Paris. 

Le récit est linéaire jusqu’à l’arrivée d’un fugitif en vagabondage depuis huit ans : Fils.

Les langues vont se démêler lors d’un dîner. L’apparente harmonie va voler en éclats. Des secrets sont dévoilés et l’on s’aperçoit que blancs et noirs dans cette maison ne faisaient que se tolérer.

Ce roman met en exergue la difficulté de vivre ensemble, la complexité des rapports entre les races et l’héritage psychologique laissé par le passé esclavagiste. 

 

Un troisième couple va se former. Une idylle sensuelle, violente, naît entre Jadine et Fils. Ils sont tous deux afro-américains mais viennent d’univers différents.

Jadine est une bounty : noire à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Elle est plus à l’aise avec la culture blanche. Elle préfère l’Ave Maria au gospel.
Fils est fortement attaché à ses racines et à la communauté noire. Les propos qu’il tient sont très durs.

Alors tu pourras faire exactement ce que les putes de ton genre ont toujours fait : tu pourras élever les enfants des Blancs. Tu pourras nourrir, aimer et prendre soin des enfants des Blancs. Tu es née pour ça ; c’est ce que tu attends depuis que tu es née. Alors, tu n’as qu’à avoir l’enfant de ce Blanc, c’est ton boulot. Tu le fais depuis deux cents ans, tu peux encore le faire pendant deux cents ans de plus. Il n’y a pas de mariages “ mixtes ”. Ça y ressemble, c’est tout. On ne mélange pas les races ; on les abandonne ou on les choisit.

« Cela veut dire, répondit-il en parlant la bouche dans ses cheveux, que les Blancs et les Noirs ne devraient jamais s’asseoir à la même table pour manger ensemble.

— Oh, Fils. » Jadine leva les yeux vers lui et eut un petit sourire.

« C’est vrai, dit-il. Ils devraient travailler ensemble parfois, mais ils ne devraient pas manger ensemble, vivre ensemble, coucher ensemble. Ils ne devraient faire aucune de ces choses personnelles de la vie. »

Toni Morrison avec son écriture imagée et dense expose une société oublieuse de ses racines, nous fait réfléchir sur ce qui compose notre identité.

Que peut-on considérer comme une trahison de sa communauté ? Qu’est-ce qui doit primer : l’individu ou la race ? L’identité personnelle ou communautaire ?

Toutes les femmes noires doivent-elles avoir la même logique de pensée, la même perception de la vie ? 

 

Le récit est plus fluide que Délivrances, il y a plus de dialogues mais la profusion de descriptions des lieux m’a lassée.

De ce roman, on pourrait faire une longue étude de texte tant il est chargé de symboles. Je ne vais pas me prêter à l’exercice. Je vous invite à le lire et on en discutera. 🙂

 

 

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RDVBAM 6 : Je t’aime… moi non plus

Que vois-je ? Mais c’est le retour du RDVBAM ! 

Cette 5e participation à ce rendez-vous des blogueuses afro métissées est spéciale parce que c’est mon thème qui a été retenu !!!

Je voulais « déconstruire » la traditionnelle saint-valentin. Sans rire, je voulais faire un clin d’œil à tous ceux qui vivent une relation d’amour compliquée comme le chante Rihanna

 

Pour ce thème, je vous partage des extraits de ma troisième publication Dieu voulant. Je dois le retravailler alors n’hésitez pas à me dire si un passage vous gêne ou est incompréhensible.

Je t'aime moi non plus

 

**Je t’aime… moi non plus**

Le lieu le mieux indiqué pour torturer un autre être humain l’air de rien, en continuant d’inviter la famille au repas du dimanche et en souriant aux voisins, l’espace idéal pour le briser en morceaux, lui faire crier grâce et étouffer ses cris, c’était à l’intérieur du mariage. Hemley Boum

J’ai soupçonné le désir de mon mari de s’éloigner des chemins de notre vie commune dès la 10ème année de notre mariage. Cette année-là, il avait oublié notre anniversaire de rencontre. Ce n’était pas anodin pour lui et chaque année il se soumettait au même rituel : m’envoyer un message d’amour et me dédier une chanson sur l’une des stations radios ivoiriennes. Cette année-là, je ne reçus ni l’un, ni l’autre.

Je ne lui avais rien dit, préférant fermer les yeux et ne pas donner de suite à mes suspicions. «J’avais choisi de ne pas me plaindre de ces légers nuages qui détruisent tout dès qu’on les regarde, et qui n’étaient rien quand on les laissait passer.»

L’année d’après, il s’en était souvenu,  j’avais donc conclu que je m’étais fait un sang d’encre pour rien et que ce n’était qu’une fausse alerte.

Hélas, ça n’en était pas une. Ce n’était pas qu’une étourderie, cet oubli était un signal, il était là pour sonner le glas. Au fil des mois qui passaient, je le sentais de plus en plus désintéressé de ma personne. Il était  de plus en plus absent.

Il ne s’enquérait plus des nouvelles de ma journée au boulot. Pour ne pas l’enquiquiner, je ne faisais aucune remarque, je continuais à lui demander si tout allait bien de son côté, il me répondait toujours de la même façon : « oui et j’espère qu’il en est de même pour toi ». 
Cédric avait toujours aimé bavarder, parler de lui. S’il ne me parlait plus de lui, il devait sûrement en parler à une tierce personne. Mon intuition me disait qu’il y avait anguille sous roche mais je ne voulais pas m’installer dans la spirale du doute.
J’ai continué à être la femme qui l’aimait, celle qui se vouait à son couple. J’avais une cuisinière mais je cuisinais les plats de mon mari. Je ne voulais pas que son odorat perde la trace de mes fumets. Je le massais quand il rentrait, fatigué du boulot. Je faisais abstraction de ma fatigue pour prendre soin de lui. Je veillais à sa satisfaction sexuelle. Je faisais mon devoir et lui remplissait-il le sien ? Le respect du devoir conjugal était-il assigné uniquement aux femmes ? Les hommes ne devaient-ils pas aussi respecter leur engagement ?

                                                                           ****

Ma robe fourreau cousu dans un pagne wax « l’œil de ma rivale » et mon chignon headband me sublimaient. Mon mari me regarda avec une lueur de désir quand je le rejoignis dans le salon. Nous n’arrêtâmes pas d’échanger durant tout le trajet. Cela faisait si longtemps que nous n’avions pas eu ce genre de conversation. Nous franchisâmes la porte du restaurant bras dessus, bras dessous.
Il commanda du Moët & Chandon Brut Impérial. Les yeux pétillants, nous trinquâmes à nos 11 ans de mariage. De belles années de mariage se profilaient à l’horizon. J’avais espoir.
– L’année prochaine, ce serait bien qu’on se fasse un petit voyage, peut-être le Sénégal ou le Cap Vert. suggérai-je enjouée
– Pourquoi pas.
– Déjà 11 ans, tu te rends compte ! Deux adorables garçons et deux parents qui s’aiment encore malgré le poids du temps.

J’évoquai nos souvenirs de jeunesse, nos projets. Je parlais et il n’y avait que moi que cela émoustillait. Je le voyais sur son visage, il avait envie d’être ailleurs. La lueur de désir avait disparu.

Il me souhaita à nouveau un heureux anniversaire de mariage quand nous rentrâmes sans me prendre dans ses bras, m’embrasser. Tellement de choses commençaient à manquer dans notre vie. J’ai enroulé mon corps autour du sien en attendant que le sommeil vienne alourdir mes paupières.
En pleine nuit, mes yeux se mirent à me démanger, l’envie de prolonger mon sommeil était forte mais j’avais l’impression que mes pores ne respiraient pas. Je devais me démaquiller.
J’allai dans la salle de bain, je m’aperçus en sortant que Cédric n’était pas dans la chambre. Il était peut-être au salon en train de regarder un match de foot en différé.

Je passai toutes les pièces de la maison au peigne fin, Cédric n’était dans aucune pièce. Il s’était éclipsé durant la nuit. Était-ce une nouvelle habitude ?
Une nuit engendrant une autre, une sortie furtive en pleine nuit en engendrait une autre. C’était la même chose chaque soir, je connaissais le scénario par cœur. Il allumait sa lampe torche, mettait sa chemise et son jean, portait ses chaussures, prenait sa clé et partait. Y avait-il encore un nous ?
Un soir, il n’était pas rentré du tout. C’était la première fois qu’il le faisait. Ce soir-là, je partageai mon lit avec mes souvenirs de femme mariée, aimée, épanouie et heureuse. Je parcourus notre album de mariage, relus les quelques lettres qu’il m’écrivait à l’époque où il me faisait encore la cour. Mon Cédric allait me revenir, ce n’était qu’une passade. On ne pouvait pas oublier un si bel amour comme le nôtre, impossible. Le mariage était une course d’endurance, on rencontrait beaucoup d’obstacles mais il ne fallait pas cesser de se battre pour préserver ce que l’on chérissait. Ma décision était prise, j’allais reconquérir le cœur qui était à moi.

                                                                      ****

La maison était plongée dans un silence total, je voulais qu’on ait l’impression de n’être que tous les deux, seuls au monde. J’avais étalé les bougies odorantes sur le sol de la chambre, mis une nouvelle nuisette. Il sortit de la douche, sa serviette nouée autour de ses solides reins. Il était sexy mon Cédric du haut de ses 37 ans. Je m’étais allongée dans une position assez provocante et il me regardait abasourdi.
– Comment tu me trouves ?
– Magnifique… euh… Je veux dire que tu es séduisante. bredouilla-t-il
– Tu es sûr ?
Comme il ne répondait pas, je m’avançai de manière langoureuse vers lui
– Ça te dit de vérifier de plus près ? chuchotai-je à son oreille en détachant sa serviette.

Il ne se fit pas prier à mon grand bonheur… mais ce bonheur ne fut pas éternel.
Les jours s’étaient succédé emportant avec eux nos moments de tendresse, de caresse, me laissant avec mon cœur meurtri et l’esprit rempli d’incompréhension.
Nous étions passés du statut de couple à celui de colocataire. J’avais mal mais je tenais le coup. J’avais toujours été une femme forte, celle qui ne montrait jamais ce qu’elle avait au fond du cœur. J’avais des morceaux de verre dans le cœur mais à la face du monde il baignait dans un lit de roses sans épine.

                                                                         ****

Son silence m’énervait, pressait mon cœur. Je luttai en vain. Des larmes descendirent lentement sur mes joues.

– Je vais demander le divorce, Cédric. Je ne peux plus continuer comme ça.

Il quitta prestement son siège quand il entendit ma voix tremblotante, vit les larmes qui ruisselaient sur mes joues.

– Désolé de t’embarquer dans cette situation. Je ne vais pas te promettre que je vais arrêter de la voir mais je ferai tout pour préserver notre foyer.
Je le repoussai de toutes mes forces.

– Il te manque un boulon ou quoi ? Tu me trompes et c’est tout ce que tu trouves à me dire !

– Je t’ai déjà dit que c’est compliqué !

– Rien à foutre ! Tu arrêtes ou on divorce !

– Je ne divorcerai jamais Laeti.

– Alors je dois te regarder me tromper ? demandai-je éberluée. Mais oui, vous avez sûrement besoin de quelqu’un pour tenir la chandelle. Tu n’as pas de cœur, Cédric. Je ne représente rien pour toi.

– Mon attitude peut te pousser à penser le contraire mais je t’aime Laeti. Ma vie ne sera plus la même sans toi.

– Tu as une drôle de façon de m’aimer. Tu es en train de rechercher mon bien-être quand tu entretiens cette relation ?

– Tout ce que je sais c’est que je t’aime.

– Mais pas assez pour la laisser elle ! Que vous vivez-vous de si singulier pour que tu la préfères à notre couple ? Qu’est-ce qui vaut la peine de détruire 11 années de mariage ! criai-je la voix étranglée

– Je ne suis pas en train de détruire notre mariage. Je suis embrouillé, Laeti. Tu peux comprendre ça ? J’ai l’impression de vivre dans deux mondes parallèles. Je suis tombé sous le charme de sa personnalité et je n’arrive pas à m’en défaire.

Je l’ai giflé et je n’ai pas retiré ma main de sa joue. Combien j’aurais aimé que ce toucher soit une caresse et non la conséquence de sa maladresse, le signe de ma détresse.

Je n’étais plus celle dont il avait besoin. Je devais rendre les armes. L’amour que j’avais pour lui devait se soustraire, se retirer pour le laisser vivre. 

 


Allez les amis, donnez-moi vos impressions.

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les deux romances de la collection ADORAS à éviter

ADORAS Mes lectures d’adolescente. Cette collection de romances m’a fait découvrir l’amour et ses contes de fée. Avec elle, j’ai rêvé mon prince charmant.  

La Collection Adoras créée en mai 1998 est le fruit d’un travail de groupe avec à sa tête M. Guy Lambin, DG des éditions NEI-CEDA, Essoh Méliane, Directrice de la collection ainsi que l’ancien responsable littéraire, l’écrivain  Isaïe Biton Koulibaly. 
Les romans de la collection Adoras plongent le lecteur dans une monde de tendresse, de coups de foudre, de passions ou se côtoient modernisme et coutumes.

Je me suis plongée à nouveau dans l’univers des ADORAS avec Amour en cage, l’un des derniers romans de la collection. 

Un amour en cage par [ME, Tana, ., Adoras]

Il ne supporte plus qu’elle porte certains habits trop près du corps à son goût.
Il ne supporte plus qu’elle travaille, estimant être assez riche pour deux.
Il ne supporte plus ses amis et fait le vide autour d’elle.
Il ne supporte plus qu’elle reçoive des coups de fil, qu’elle rentre tardivement à la maison et les gifles se font plus fréquentes. Ariane n’en peut plus des scandales et crises de jalousies que Éric, l’amour de sa vie provoque et qui fait de leur quotidien, un enfer. Alors, même s’ils s’aiment profondément, il faut prendre au plus vite une décision avant que l’irréparable ne se produise …

l'Afrique écrit

 

A la lecture de la 4e de couverture, je m’attendais à une histoire palpitante. J’ai malheureusement été déçue. J’attendais la passion mais elle ne s’est pas présentée au rendez-vous. Ariane et Eric ne m’ont pas fait vibrer. Eric et sa jalousie maladive ne m’ont pas fait rêver. Je n’ai pas désiré être dans les bras d’Eric, je n’ai pas envié Ariane.

Le statut externe du narrateur ne m’a pas charmée, j’ai d’ailleurs trouvé sa narration assez scolaire.

J’attendais la surprise mais elle ne s’est pas présentée au rendez-vous. L’histoire était linéaire, il n’y avait pas d’intensité dans l’émotion. 

Les romances ADORAS veulent faire voyager leurs lecteurs en leur permettant de découvrir les côtés positifs de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique avec ses us et coutumes, ses plus beaux sites touristiques, ses valeurs traditionnelles, ses mets culinaires, ses curiosités artisanales et vestimentaires.

Avec un amour en Cage, on part au Maroc, en Tunisie mais le voyage tel que relaté n’est pas synonyme d’évasion. C’était une succession de descriptions…

Je n’ai pas trouvé que des points négatifs à cette histoire. J’ai bien aimé le fait que la psychologie soit abordée dans cette romance. En Afrique, on pense qu’aller voir un psychologue est une affaire de blancs, on n’en voit pas l’intérêt. Et pourtant un psychologue peut être d’une grande utilité surtout pour les jaloux comme Eric. 

Un amour en cage a été un rendez-vous littéraire raté pour moi et je vais vous présenter une autre romance ADORAS qui m’a encore plus déçue : La flèche de Cupidon.

La flèche de Cupidon par [Laffourtiere, Maud, ., Adoras]

 

Comment tenter de reconquérir son ex-mari lorsqu’on est jalouse et dotée d’un caractère exécrable ? C’est bien dans cette périlleuse aventure que la très belle Morgane a décidé de se lancer. Sa tâche est d’autant plus difficile que l’objet de tous ses désirs vient de s’éprendre de la douce Nova.

 

l'Afrique écrit

J’ai reçu ce livre lors d’un Livresque et j’étais toute joyeuse. Ayant en tête le souvenir fleuri des premiers romans de la collection ADORAS, je m’attendais à un florilège d’émotions. 

Hélas, la flèche de Cupidon ne m’a pas atteinte en plein cœur. Elle ne m’a pas effleurée, elle a survolé ma tête et pourtant je ne suis pas très difficile à convaincre en matière d’amour. 😀

J’avais décidé de ne pas faire une chronique de ce livre mais après réflexion, je pense qu’il est important que je vous montre les romances ADORAS à éviter. 

Nova et Alban sont de nouveaux voisins qui vont expérimenter le coup de foudre. Ils s’apprivoisent, tentent de construire une belle histoire d’amour mais Morgane, l’ex-femme d’Alban veut le reconquérir. Jalouse à l’excès, elle va user de stratagèmes loin d’être originaux comme une grossesse. J’en ai marre de ce genre de scénario.

Il m’a manqué de l’originalité dans cette histoire, du début jusqu’à la fin. Il m’a manqué des surprises, des rebondissements originaux, de l’émotion. J’aurais voulu me sentir dans la peau des personnages. Hélas, la narration à la 3e personne n’y aide pas beaucoup. 

L’histoire est très superficielle à mon goût. C’est une histoire qu’on raconte pour meubler le temps et non pour marquer les esprits.

 

Pour moi, une romance doit faire rêver, donner envie, émerveiller et ces deux romans n’ont pas atteint cet objectif intrinsèque à toute romance.

Ne les lisez pas, je vous aurais prévenus ! 

 

fleur v1