Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La Kube des enquêtes, ce que vous avez raté

« Attention au départ ! Prenez garde à la fermeture automatique des portes, la Kube Express va bientôt partir ! »

Pour vous faire patienter jusqu’à vos prochaines vacances, nous avons trouvé LA solution avec la Kube Originale : vous distraire tout en vous faisant plaisir ! Embarquement immédiat à bord d’un train pas tout à fait comme les autres… Au programme, des voyages trépidants, des enquêtes à mener, des personnages hauts en couleurs qui vont venir bousculer et réveiller votre quotidien ! Ajoutons à cela, le livre conseillé spécialement pour vous par nos libraires, une surprise acidulée qui vous accompagnera partout dans les prochaines semaines et quelques gourmandises délicieuses et rafraîchissantes qui vous aideront à garder le moral au beau fixe !
Vous l’aurez compris, avec notre éditeur invité du mois, les éditions du Masque, nous allons vous en mettre plein les mirettes !

N’attendez plus, le train de la Kube ne passera pas deux fois 

 

Je n’ai pas pu résister lorsque j’ai reçu ce message de la Kube le 1er Juin. J’ai commandé ma box et je vous montre ce que vous avez raté si vous ne l’avez pas commandée.

 

dav

 

L’éditeur invité du mois a été généreux. Dans la Kube, il y avait un carnet de notes,

dav

un marque-page qui donnait des indices pour découvrir une autre surprise de l’éditeur : les premiers chapitres du roman de Jessica Fellowes : Les soeurs Mitford mènent l’enquête, tome 1 : L’assassin du train

 

Les soeurs Mitford mènent l'enquête, tome 1 : L'assassin du train  par Fellowes

J’ai apprécié que l’éditeur invité nous fasse découvrir les premières pages d’un roman en rapport avec le thème de la Kube. 

 

Quid des goodies de la Kube ?

  • Un sympathique marque-page avec au verso un petit quiz sur Sherlock Holmes, Hercule Poirot et Robert Galbraith.
  • Une jolie pochette multifonctionnelle. Elle peut servir de protection pour un livre ou des documents. Je l’adore !

dav

  • Un thé à la pomme, poire, fleurs d’hibiscus, de bleuet et baies de goji. Doux thé mais je préfère celui reçu dans la  Kube d’Octobre dernier.

dav

  • Une carte postale que j’enverrai à Sarah, la libraire qui a choisi mon livre. Je l’ai choisie lors de ma première commande La Kube parce qu’elle est fan de littérature africaine. Je lui ai donné une liste de polars africains que je voulais lire et dans cette liste elle a pioché  Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes

Couverture Notre quelque part

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. 
Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

 

l'Afrique écrit

Sarah a littéralement adoré. Une langue magnifique (superbe traduction) pour un faux polar qui nous plonge au Ghana.

J’ai aussi trouvé que la traduction était bien faite. Registre de langue courant où s’imposent quelques mots en dialectes locaux. 

Je désirais lire un polar, j’ai fortement été déçue parce que ça n’en est pas vraiment un. La médecine légale intervient _chose qui n’est pas courante dans les polars africains _ mais il m’a manqué : une aventure trépidante, une liste de suspects à décortiquer, des mobiles à analyser. L’auteur fait plutôt une satire de la police ghanéenne, il s’attarde sur le folklore ghanéen, la sagesse ancienne et ses mystères. Je l’avoue, ce n’est pas déplaisant. J’ai apprécié le conte traditionnel livré par Yao Poku ainsi que ses petites notes d’humour. 

dav

 

Notre quelque part est un sympathique voyage au Ghana, une escale en terre inconnue à ne pas bouder.

 


J’ai constaté qu’il manquait des caramels dans ma box en voyant les photos d’autres lecteurs. Ils se sont peut-être perdus en chemin, mon colis ayant été expédié chez une amie en France. 😀

 

Encore une fois je suis satisfaite de ma Kube. Je ne regrette pas mon achat. Je referai sûrement une autre commande en novembre ou décembre le temps de faire baisser ma PAL.

Avez-vous déjà tenté l’expérience Kube ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La reine de Saba – Marek Halter

Résultat de recherche d'images pour "la reine de saba marek halter"

Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens.
Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des Cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident.
L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains.

l'Afrique écrit

 

En bonne chrétienne romantique, je porte une attention particulière aux amours dans la Bible. J’ai donc été heureuse d’apprendre que Marek Halter avait écrit sur la Reine de Saba. Je voulais vivre en fiction son histoire d’amour avec le Roi Salomon.

Mais l’oeuvre de Marek Halter n’est pas centrée sur cet amour. Il nous présente Makéda, fille d’Akébo le Grand, la petite princesse qui sait s’imposer.

Les 4 premières parties de l’oeuvre, Marek Halter nous transporte dans le royaume de Saba, ses villes Maryab, Axoum, Makka’h et Sabas, ses richesses naturelles comme l’or, l’encens et ses belles senteurs. On suit avec grande attention les complots, les combats de vengeance ou ceux qui font asseoir l’autorité.

Makéda est une princesse avec un fort caractère et elle ne perd pas ce caractère en accédant au trône. C’est une femme forte, une véritable combattante. J’ai apprécié son opiniâtreté, sa curiosité du monde qui l’entoure.

J’ai également admiré le dévouement de Kirisha envers Akébo le grand et Makéda. C’est une femme exceptionnelle qui aime sans rien attendre en retour.

J’ai beaucoup apprécié la cinquième partie, la rencontre de Makéda avec le roi Salomon, leur désir intense mais bref. 

La reine de Saba présente des femmes qui n’aiment qu’une fois, celles qui ne veulent pas vivre à travers les titres des hommes et n’ont besoin que de leur amour.

J’ai passé un bon moment de lecture.

 

Ainsi allait la vie des hommes : le chaud alternait avec le froid, l’obscur avec l’éblouissant. Et les larmes naissaient entre les dents du rire. La sagesse consistait à ne jamais oublier ce que la douleur nous enseignait.

 

L’amour se vole et s’emporte. Il est gravé dans mon corps. Ce que tu fais durer, tu le fais pourrir. Ce qui est dans notre chant est éternel.
Il protesta et menaça.
— Tu l’as reconnu, le désir du désir n’est qu’un frôlement de rien. Le plus grand pouvoir de l’amour, tes pères te l’ont enseigné, c’est la mémoire.

 

Sagesse des femmes : prendre et emporter l’amour avant que le temps le réduise en poussière.
Sagesse des femmes : ne demeure pas dans l’éclair qui te brûle le ventre. Le beau deviendra aigre comme le lait des chamelles trop longtemps restées dans les prés gras.

 

fleur v1

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Throwback Thursday Livresque 20 : Summer Party

Le jeudi sur le blog c’est le jour du Throwback Thursday Livresque créé par BettieRose !

 

Print

 

Le thème de cette semaine est : Summer Party, un roman qui se déroule en été ou parfait à lire en été

 

 

J’ai lu un livre un hiver en France et en le lisant j’ai eu l’impression d’avoir pris un aller simple, direction la Côte d’Ivoire, mon beau pays. J’ai retrouvé ma patrie chaude et accueillante, la joie éternelle de Yopougon et ses maquis, les commérages, le nouchi (l’argot ivoirien), nos proverbes ivoiriens, notre bonne bouffe si chère à mon cœur, les histoires cocasses, la solidarité, la place importante de la famille, l’insouciance, l’optimisme ivoirien. Il y a d’ailleurs un proverbe ivoirien qui dit : « Découragement n’est pas ivoirien ».

Ce livre ou plutôt ces livres, c’est la saga….

 

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. 

 

Fin des années soixante-dix, à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan rebaptisé Yop City « pour faire comme dans film américain », vivent Aya et ses deux amies, Adjoua et Bintou. Elles ont dix-neuf ans, l’âge où tout est possible, mais si Aya souhaite devenir médecin, les deux autres sont plus versées dans les soirées au maquis et la chasse au mari. Autour de ce trio choc on croise des personnages aux destins divers, comme Ignace, le père volage d’Aya qui jongle entre plusieurs « bureaux », Moussa, le fils du puissant Bonaventure Sissoko, qui compte sur sa Toyota pour emballer les filles, Fanta et Koro, les mamans qui s’efforcent de protéger leurs filles ou Grégoire, le « Parisien », qui flambe son magot au fameux hôtel Ivoire…

Couverture Aya de Yopougon, tome 1

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 2

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 3

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 4

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 5

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 6

L’album est parfait pour une lecture d’été. C’est un album ensoleillé, rafraîchissant comme un verre de gnamakoudji, plein d’énergie, divertissant, comique. Avec lui, aucune prise de tête, on se laisse porter par les aventures palpitantes des personnages truculents, pleins de vie. 

L’album traite de sujets sérieux comme la condition féminine, la sexualité mais ils sont évoqués avec humour.

Bref ! Aya de Yopougon est un pur moment de détente, à savourer lentement…

 

BONUS : ma photo avec l’auteure Marguerite ABouet. Elle est hyper sympa ! 🙂

marguerite-abouet-et-grace-minlibe

 

Vous avez déjà lu la saga ? Pour ceux qui répondent non, j’aimerais bien savoir pourquoi 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Panaché

Sagesse de ma terre

Coucou les amis ! Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mon modeste blog et je tiens à vous dire merci. Merci pour votre précieux temps que vous m’accordez.

Je suis Africaine (pour ceux qui auraient des doutes 😀 ) et j’ai eu l’idée de vous faire découvrir une fois par semaine ma terre à travers sa sagesse, ses proverbes drôles, subtils qui font réfléchir.

Cette semaine, je vous emmène en Côte d’Ivoire (ma nation). 

Souris saoulee connait carrefour de chat

En français classique, ça donne ceci : même une souris ivre sait où le chat se trouve. 

Ce proverbe veut tout simplement dire qu’on connaît tous nos limites. 

coco taillé peut faire mèches

*coco taillé : c’est le terme en « français ivoirien » pour désigner les chauves.

*mèches : terme pour désigner les nattes, les tresses.

Ce proverbe veut tout simplement dire que ce sont nos craintes qui nous freinent dans nos agissements.

Voilà ! J’espère que ces proverbes vous ont fait sourire, rire.

Je vous souhaite une agréable journée.

Connaissez-vous des proverbes de votre continent, votre pays qui font référence aux thèmes abordés par ces deux proverbes ?

N’hésitez pas à les partager.  🙂