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Rencontre avec Lise Marcy

Après avoir lu trois œuvres de Lise Marcy, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Je vous invite à découvrir une épicurienne, une sentimentale, une survoltée.

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1. Vous vous définissez comme une romancière érotique. Pourquoi ce choix ?

La lecture de mon premier roman érotique a été le déclencheur qui m’a fait débuter
dans l’écriture. C’est un style qui m’a plu. Mes romans sont pour autant de moins en moins érotiques. J’estime avoir trouvé un équilibre dans cette romance. Du sexe oui, mais une ou deux scènes suffisent largement.

2. Des auteurs vous ont-ils influencée ?

De nombreux. Danielle Steele, Marie Higgins Clark, Anna Todd…

3. Dans vos romans, vos héroïnes refusent toutes l’idée de l’avortement. Pourquoi cette voix unique dans chacune de vos histoires ?

J’ai toujours été contre personnellement. Nous avons toutes le choix en France et je ne jugerai personne mais en ce qui me concerne, je serai incapable de le faire. Il m’est donc difficile d’aller à l’encontre de mes convictions.

4. Deux de vos histoires abordent également l’adoption. Pourquoi le choix de ce thème ?

Il s’agit d’un thème qui touche beaucoup de familles. Je connais aussi quelques parents qui ont eu la chance d’adopter des enfants. Je trouve qu’il vaut mieux faire adopter un enfant que de se faire avorter. Quand on sait le nombre de parents qui aimeraient enfanter et qui n’ont pas cette chance, c’est important de le faire à mon sens. Mais, je le répète encore ce n’est que ma façon de voir les choses et je ne juge aucunement les femmes qui font le choix d’avorter.

5. Black Pearl relate l’histoire d’un couple mixte, Alana est noire et grosse. Pourquoi ?

Je suis noire et j’ai des rondeurs. Je ne me retrouve pas dans de nombreuses histoires. Je voulais en écrire une dans laquelle les femmes comme moi pourraient s’identifier.

6. Dans la série 3 Bastien de Seulement par amour, l’héroïne est une écorchée de la vie, elle n’est pas la princesse des contes de fée. Comment avez-vous dressé le portrait de cette héroïne ?

N’étant pas habituée à ce genre d’addictions, j’ai dû faire des recherches pour savoir en quoi elles consistaient et comment les combattre. Après ce travail préliminaire, j’ai imaginé comment faire évoluer Caroline.

8. Vous êtes plutôt prolifique. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Non et j’espère que cela ne m’arrivera jamais d’ailleurs.

9. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, la dernière série de SPA Julian et Par amour pour Robin, l’histoire de Robin et de Shirley, devenus adultes.

10. Si vous deviez offrir un roman (le vôtre ou celui d’un autre) à votre écrivain préféré, lequel choisiriez-vous ?

Il m’est difficile de devoir choisir. Mais j’offrirais Pour l’amour de Robin. Celui d’un autre auteur, ce serait les Anges de Tina M.

Parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Des romans Harlequin.

Quel livre avez-vous dévoré ?

Les Anges de Tina M.

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Mille baisers pour un garçon. Je n’ai cessé de pleurer.

Quel livre érotique vous a marqué ?

Crossfire.

 

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Hardin dans After.

 

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

La série Beautiful mais je n’ai pas encore le temps de le lire.

 

Quel livre vous a mis en colère ?

Isaac Cole

 

Votre portrait chinois 

Si vous étiez

1. Un prix littéraire, ce serait… ?

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2. Un épice, ce serait… ? 

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3. Un arbre fruitier, ce serait… ? 

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4. Un dessert, ce serait… ? 

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5. Un sport collectif, ce serait… ? 

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6. Une heure de la journée, ce serait… ? 

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7. Une pièce de la maison, ce serait… ? 

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8. Un personnage Disney, ce serait… ? 

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9. Un jeu de société, ce serait… ? 

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10. Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

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11. Un genre musical, ce serait… ? 

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Envie d’en savoir plus sur l’auteur ?

Vous pouvez lui poser des questions en commentant cet article. 

Bon week-end à tous !

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Et puis un jour, sélection romance Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance

Sarah a trente ans et a oublié d’exister par elle-même. Plongée dans ses obligations, elle survit au lieu de vivre…
Gino enchaîne les conquêtes, ne touche plus aux sentiments. Il s’est forgé une carapace d’homme à femmes. Il a choisi de vivre à moitié plutôt que de tout donner…
Jamais ils n’auraient dû se croiser…
Et puis un jour…

l'Afrique écrit

Ce roman d’amour est arrivé en numéro 2 dans ma présélection. J’ai apprécié la poésie qui se dégageait du récit, le goût d’interdit lié à la relation entre Sarah et Gino. J’ai pressenti beaucoup de passion, j’ai pensé qu’ils allaient s’aimer puis se désaimer. L’auteure a faussé mes plans. 

Sarah a une vie morose c’est le cas de le dire. Elle est épouse, mère mais pas femme. Son couple est devenu une habitude, son mari le pense aussi mais aucun n’engage le sujet. Les couples aujourd’hui ne perdent pas le sens de l’amour, ils perdent le sens de la communication. Chacun attend que l’autre change, évolue, redevienne ce qu’il était mais n’ose pas le dire ouvertement. Comme si un couple s’améliorait par télépathie. 

Avec Gino, Sarah ose afficher ce qu’elle est véritablement : une femme passionnée qui désire vivre intensément son présent. Elle découvre l’amour à l’italienne, l’amour sensationnel, gestuel. On est attendri par leurs gestes d’affection, leur passion, leur envie de goûter à l’instant interdit. Oui, l’Homme est fasciné par l’interdit.

Gino et Sarah vivent hors du temps conventionnel. Ils se considèrent comme des âmes jumelles. En quatre jours, ils vont s’aimer avec passion. Je me suis interrogé : était-ce vraiment de l’amour ? N’est-ce pas le goût de l’interdit mu en passion frénétique ?

Rattrapés par la réalité, ils vont devoir renoncer physiquement mais ces âmes jumelles restent liées. On se demande ce que deviendra cet amour dans X années.

Sarah et Gino ne sont pas les seuls à parler de la routine, l’amour inachevé, du bonheur qu’on n’attendait pas, qui se présente à nous et qu’on a peur de perdre. Jean-François, Adeline, respectivement collègue de Sarah et amie de Gino prennent la parole pour conter brièvement leurs expériences. 

L’écriture de l’auteure est soignée même si quelques fautes d’orthographe et de conjugaison viennent tâcher sa perfection. Fort heureusement, il n’y en a pas à profusion.

J’ai également apprécié ses phrases percutantes. 

Il y a ceux qui aiment un jour sur deux, ceux qui aiment l’idée d’aimer et même d’être aimé, il y a ceux qui aiment par habitude, ceux qui ne savent pas aimer, ceux qui qui ne savent pas être aimé. Et puis il y a ceux qui y croient toujours, malgré la déception, l’échec et l’abandon. Ce sont ceux-là les pires  car ils peuvent tout donner et reprendre.  Ce sont ceux -là qu’il faut craindre car tu sais qu’en les laissant entrer dans ta vie, ils vont tout chambouler, te faire sentir exister, et puis un jour ils partiront sans se retourner. Ce sont ceux qui s’esquintent, tombent, se relèvent et retombent encore, c’est le cercle vicieux, celui qui te noue le ventre, te cloue au sol.

Qu’est -ce que le bonheur d’une personne face à celui de plusieurs ?

Les scènes de sexe sont décrites avec grâce, les mots se mettent au service des sentiments  et non à celui des pulsions charnelles. 

J’ai apprécié cette brève lecture d’une centaine de pages. Si vous trouvez ce roman quelque part, allez à sa rencontre. Vous tomberez peut-être amoureux (se) de Gino, qui sait ? 

des-details-sur-loeuvre

  • Format PDF
  • 113 pages
  • Édition : 11 octobre 2016
  • Broché: 208 pages
  • Édition : 1 décembre 2016

Existe en format numérique et broché 

Lien d’achat : ICI

 

Etes-vous fan des amours impossibles ? Aimez vous l’interdit ?

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La cueilleuse de thé, portrait d’une femme forte

Couverture Cueilleuse de thé

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

l'Afrique écrit

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Pokonaruya, cueilleuse de thé, victime d’un mariage arrangé. Elle est brimée par sa belle-mère et son époux de pacotille Datu-Guemi, un homme détestable au plus haut point. J’ai adoré la punition qu’a réservé Shemlaheila à ce dernier. Cet homme méritait le pire, il a humilié tant de femmes !

J’ai admiré la force de Shemlaheila, son NON catégorique face à la fatalité. Elle sait qu’elle a le pouvoir de changer son destin, celui qu’on colle par facilité aux femmes. Elle veut vivre sa vie, ses rêves et elle s’en donne les moyens même quand le parcours est difficile.

C’est une femme attachée à ses racines, forte, courageuse, une féministe comme on les appelle aujourd’hui. Elle est déterminée et non bornée. Elle réajuste ses ambitions quand il le faut. 

Avec elle, j’ai revu mon aventure d’immigrée, le bonheur des rencontres, la richesse d’une culture différente de la mienne. 

Plus tard, viendraient l’exaltation du retour, la joie de son enrichissement, la gratitude pour ce qu’elle était devenue. Elle n’avait pas seulement appris la langue, elle n’avait pas seulement engrangé des connaissances, elle avait appris la liberté d’être femme.

Son histoire d’amour n’était pas évidente. L’auteure m’a mise sur une fausse piste, a réussi à créer la surprise. Eh oui, une histoire d’amour peut en cacher une autre.

Par contre, je suis restée sur ma faim. Il y a quelques instants d’amour mais ils sont brefs. J’aurais voulu en savoir plus sur l’histoire d’amour de Shelma et D.

J’ai moins aimé la fin, je l’ai trouvé très précipitée.

Le livre est plutôt axé sur la quête d’indépendance de Shelma que sur l’amour. Ce n’est pas de la romance mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du romantisme. 

Cueilleuse de thé est très complet en terme de romantisme. Il en respecte les thèmes et principes à savoir la mélancolie, la nostalgie, le moi en souffrance, la nature, le désir de fuite, le voyage, le rêve et la spiritualité.

 

CONCLUSION : Ce livre nous rappelle les conditions des femmes dans le monde qui doivent être améliorées. Les femmes doivent pouvoir jouir de leurs droits, les hommes doivent arrêter de croire que le corps des femmes leur appartient, les jeunes filles doivent étudier et non se marier si tôt.

Ce roman est à lire et à faire lire à toutes les femmes qui luttent pour que d’autres femmes soient libres et heureuses. 

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Rencontre avec Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand… J’ai vu ce nom défiler plusieurs fois dans mes groupes de lecture sur Facebook et sur les blogs que je suis. J’ai voulu voir pourquoi certaines étaient fan de sa plume et pourquoi d’autres refusaient de la compter parmi les grands noms de la littérature française.

Mon voyage découverte a commencé par « la vie est facile, ne t’inquiète pas ». Dès les premières lignes, ayant senti que ce livre était la suite d’une autre, je suis allée à la rencontre du prédécesseur : les gens heureux lisent et boivent du café.

 

 

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

l'Afrique écrit

L’histoire commence par un voile de tristesse, un deuil qui n’arrive pas à être fait. Diane souffre de l’absence de son homme et de sa fille. Cette double perte la consume. C’est triste mais ce deuil ne m’émeut pas. En tout cas pas comme il le devrait. L’empathie me manque.

Les 200 pages vont-elles tourner autour de Diane, son deuil étouffant et son meilleur ami Félix qui a un pass illimité débauche ? Je n’ai pas envie de lire une histoire sombre. J’aimerais lire autre chose. J’aimerais la voir aller de l’avant. 

Quand elle décide de quitter Paris et d’aller en Irlande, je suis soulagée. Là-bas, elle rencontre Edward. Ce mec est un rustre ! J’ai partagé le ressenti de Diane. Je n’aurais pas eu envie de respirer le même air que lui.

Leur rapprochement assez prévisible est d’abord brutal avant de se muer en douceur. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des éléments perturbateurs. Mégan  l’ex d’Edouard joue parfaitement son rôle. Elle est détestable au plus haut point.

J’aurais aimé un protagoniste plus doux, une femme aimable qui rendrait difficile le choix entre elle et Diane.

J’ai été frustrée par la suite des événements. Elle était loin d’être celle que je m’imaginais. La romance ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, elle m’a laissée sur ma faim. J’ai eu un pincement au cœur pour Edward.

Heureusement, il y a une suite à cette histoire alors j’espère… pour lui.

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux  » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

l'Afrique écrit

Diane a repris sa vie en main, elle s’occupe comme il faut de son café littéraire. Elle honore les rendez-vous amoureux que lui arrange Félix, son meilleur ami, sans grande conviction. Mulranny lui manque surtout la famille d’Edward. Elle a décidé de faire une croix sur ce dernier.

Dans son café littéraire, elle rencontre Olivier. Il est charmant, très prévenant. Il semble ne pas avoir de défaut et ce caractère lisse rend leur relation insipide. Quand Edward débarque à Paris, j’ai le sourire aux lèvres, j’entends les oiseaux chanter.

Les sentiments que Diane avait enfouis se réveillent. Au début, elle lutte, s’accroche à sa vie à Paris.

Puis, des événements douloureux surviennent, ils lui permettent de réfléchir, d’arrêter de fuir et de saisir le cadeau, la famille que la nature veut lui donner.

J’avais une fois de plus l’impression de devenir adulte, de grandir. Chaque décision imposait des pertes, d’abandonner des morceaux de sa vie derrière soi.

Bon nombre de couples se séparent non pas parce qu’ils ne s’aiment plus mais parce qu’ils se sont rencontrés trop tôt. J’ai apprécié que l’auteure le souligne implicitement.

J’ai beaucoup aimé cette suite parce qu’elle a répondu à mes espérances.

J’ai beaucoup aimé la fin, l’annonce de cet événement heureux qui célèbre la vie.

Si vous êtes fan de romance moderne, ce roman est fait pour vous.

Le style non hermétique de l’auteure facilite la lecture de ces œuvres. La narration va à l’essentiel. Parfois, on reste sur notre faim. On aimerait avoir plus de description.

La plume d’Agnès Martin-Lugand est une belle découverte. J’ai hâte de pouvoir commencer Désolée, je suis attendue.

Avez-vous lu ses œuvres ? Laquelle avez-vous plus aimé ? Quels personnages avez-vous aimé, détesté ?

L’image contient peut-être : tasse de café et texte

Cet article est écrit dans le cadre du challenge d’écriture du café des blogueuses avec le thème : Chronique (lecture, série, film…)

Envie de découvrir trois blogueuses dont j’apprécie le travail ? Cliquez sur les liens suivants : Les chroniques de Tchonté –  Jeunesse Colibri – Les livres de Zélie.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Pas si simple de Lucie Castel, une romance si…

 

Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

 

l'Afrique écrit

Comment me suis-je retrouvé avec ce livre ? Quelqu’une l’a recommandé dans l’un de mes groupes de lecture sur Facebook.

Selon cette recommandation, ce livre était un concentré d’humour. Je me suis donc laissé tenter.

J’ai dit oui à un voyage avec Scarlett et sa soeur Mélie. Je suis allée à Londres. Ce n’est pas une ville que je rêve de visiter mais l’auteure a su créer l’envie en moi.

Les premières lignes, j’ai eu l’impression que l’humour était un peu forcé. J’ai fini par m’y habituer et à le trouver naturel.

J’ai pris plaisir à rencontrer William Hill, cet anglais classe et séduisant. Je suis tombée sur son charme. Tout en lui m’a plu :  sa retenue, son flegme, sa fermeté, sa sensibilité, son sens de l’humour. Si un jour, je dois quitter le célibat, eh bien c’est parce que je serais tombée sur ce William Hill.  ❤

J’ai apprécié le réveillon plein de surprises chez ce cher William. On découvre son père “muet”, sa mère condescendante et autoritaire, son frère, sa grand-mère délurée, sa tante, la miss des victimes de Londres, son frère gay. Sa famille très particulière est froide,à l’opposé de celle de Scarlett.

L’histoire se lit aisément, la narration de l’auteure est fluide. Au début de l’histoire, j’étais vraiment dans la chick-lit mais la fin m’a ramené à l’environnement Harlequin. J’aurais voulu lire une fin moins cliché.

J’ai aussi trouvé dommage que certains sujets, comme le deuil soient traités superficiellement.

Cette romance n’est pas un coup de cœur mais elle offre un bon moment d’évasion. Les inconditionnels de romantisme y trouveront leur bonheur.

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  • Nombre de pages  : 234 pages
  • Editeur : Harlequin
  • Date de publication : 22 mars 2017

 

Extrait : Son émotion est perceptible. Ses lèvres tremblent légèrement et on sent un soupçon de trémolo dans sa voix. Je prends la mesure des épreuves qu’ils ont dû vivre et, soudain, je me compare à eux. La mort de mon père a bien failli pulvériser ma vie, pourquoi en serait-il différemment pour les autres ? Ceux qui pensent que les gens sont remplaçables, et que tout passe, se trompent. Les gens qu’on aime deviennent irremplaçables parce qu’on les aime. C’est notre amour qui les rend uniques. Et quand ils partent, la douleur et le vide qu’on ressent ne passent pas. On apprend juste à vivre avec et on y ajoute d’autres amours. Et plus on en ajoute, plus on étouffe la douleur. Mais elle ne disparaît pas.  J’ai bien cru que mon cœur n’allait jamais pouvoir ressentir de nouvelles émotions, que j’allais garder mes souvenirs, incapable désormais de m’en fabriquer d’autres. Et il aura fallu une tempête de neige, une rencontre, pour que tout bascule sans que j’en aie conscience, tandis que je luttais de toutes mes forces pour que ça n’arrive pas.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Un appartement à Paris offert par Guillaume Musso

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« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

 

l'Afrique écrit

Le dernier roman de Guillaume Musso  que j’ai lu date de 2012. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai débuté ce roman. Mon plaisir s’est décuplé quand j’ai retrouvé Madeline de l’appel de l’ange. Elle n’est plus avec Jonathan Lempereur et même si j’ai eu un pincement au cœur parce que j’avais apprécié leur couple, leur séparation est « réaliste ». La vie n’est pas toujours un conte de fées. Dans la vraie vie, les couples se font et se défont souvent à la vitesse de la lumière. Un jour on aime et l’autre plus du tout.

Avec sa rencontre avec Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!), on pense que l’auteur va lui donner une nouvelle chance en amour, nous servir une belle comédie romantique. On pense que tout va se jouer dans cet appartement qu’ils doivent partager mais l’auteur déjoue nos plans et de fort belle manière.

Tout va se jouer dans cet appartement mais pas pour les raisons auxquelles nous pensons. Madeline et Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) ne se retrouvent pas dans n’importe quel appartement. Il s’agit de celui d’un peintre mondialement connu : Sean Lorenz.

Un peintre mystérieux doté d’un génie déconcertant et dont la vie privée est une tragédie. Ce peintre va les reprocher, les mener vers un chemin sombre et faire d’eux un duo de choc. 

J’ai eu un peu de mal à trouver ma place dans les 200 premières pages. Il y avait trop de descriptions et de références à mon goût. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un cours d’initiation à la peinture ou un cours prétentieux de sciences. J’ai reçu trop d’informations culturelles et j’ignorais quoi en faire. Musso voulait-il faire étalage de sa culture ? 

La suite du récit est plus addictive. On découvre la vraie histoire derrière les trois tableaux disparus. Il y a des cadavres dans le placard… On plonge dans l’abîme, la noirceur de l’âme humaine. On cherche comme Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) une lueur d’espoir.

L’intrigue est prenante. Des rebondissements, du suspense, des surprises, il y en a. On s’associe au duo de choc pour résoudre l’enquête policière, élucider les mystères, faire jaillir la vérité. L’auteur brouille les pistes et on adore ça. On ne s’ennuie pas du tout.

Un appartement à Paris évoque l’amour déçu, l’amour déchu, la trahison de l’être qu’on chérit, idéalise. Il évoque les souffrances qu’on endure, qu’on cache et qui se métamorphosent, faute de lumière, en ténèbres. 

Le récit est sombre mais il s’achève avec une belle note d’espoir. J’ai beaucoup aimé cette fin « ensoleillée » qui annonce un renouveau. 

J’ai apprécié ces réflexions sur la paternité et la maternité. Le désir de maternité de Madeline m’a touchée, l’amour inconditionnel que portait Sean Lorenz à son fils également. 

Le récit a un caractère rocambolesque, il y a en effet certaines invraisemblances comme l’effraction à l’école mais ça n’ôte pas le caractère plaisant de l’oeuvre. Je n’irai pas jusqu’à le recommander parce que ce n’est pas un coup de cœur mais il offre un bon moment d’évasion.  

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  • Broché : 484 pages
  • Editeur : XO
  • Date de publication : 30 mars 2017

Pour lire l’interview de Guillaume Musso, cliquez ICI

Extrait : Mais notre vie de famille m’a fait comprendre quelque chose. Avoir un enfant estompe toute la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L’absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d’une bonne moitié de l’humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d’un seul coup, tes étoiles s’alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard

Je me lance dans la fille de Brooklyn. A votre avis, est-ce une bonne idée ? 🙂

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La dernière des Stanfield – Marc Levy

 

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  • Mon père, j’ai quelque chose à confesser.
  • Quoi donc ma fille ?
  • Je viens de lire un roman de Marc Levy.
  • Sacrilège ! 
  • Je suis toute honteuse mon père, moi qui l’avais placé dans le top 10 des auteurs à ne plus relire parce qu’il m’avait déçue avec deux œuvres
  • Ça arrive ma fille. Mais dis-moi, regrettes-tu ta lecture ?

Réponse dans les lignes qui suivent

 

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Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.

Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres.
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.
George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec.
Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits.
Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.
L’auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.
Quel est le lien qui les unit ?
Quel crime leurs mères ont-elles commis ?
Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?
Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée à l’été 44, à Baltimore dans la liberté des années 80, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

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Les premières lignes commencent avec une note de fraîcheur, je retrouve l’ambiance et la légèreté des chick-lit. Puis, après avoir fait connaissance avec la famille folle d’Eleanor-Rigby, je me retrouve dans l’univers mystérieux des thriller, romans policiers.

L’auteur a su me communiquer l’envie d’Eleanor-Rigby, sa quête de vérité. J’ai apprécié ce jeu de piste, je ne voulais pas arrêter ma lecture sans avoir découvert ce corbeau et reconstitué la vérité. 

On avance d’interrogations en découvertes. J’ai découvert assez tôt le lien qui unissait Eleanor-Rigby et George-Harrison mais il m’a fallu un peu de temps pour découvrir le trésor que l’une des mères avait gardé et qui était le père de George-Harrison. 

J’ai apprécié ces voyages entre Londres, Baltimore, Montauban ; entre le passé et le présent.  J’ai aimé l’alternance des points de vue, le fait que plusieurs personnes révèlent un bout de la vérité. Chacun de nous détient une part de vérité 🙂

Je me suis attaché à trois personnages : Michel, le frère d’Eleanor-Rigby, pour ses interventions très « philosophiques », George-Harrison pour son pragmatisme, May pour son authenticité, ses déconvenues en amour. 

La dernière des Stanfield souligne l’importance d’une famille unie et des amitiés fortes pour se construire. 

Il se lit aisément grâce au style fluide de l’auteur. Il offre une lecture assez intéressante mais ce n’est pas une histoire bouleversante, extraordinaire. Il m’a manqué un rythme haletant, des émotions fortes, du suspens.

Pour une fois, je n’ai pas fermé un roman de Marc levy sans regretter le temps passé à le lire et rien que pour ça je dis : Bravo à l’auteur !

Continuez sur cette lancée, Marc Levy et je finirai par être votre groupie, qui sait ? 😀

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Parution : 20 Avril 2017
Maison d’édition : Robert Laffont
Nombre de pages : 480
Prix : 21,90 €

lauteur

Après avoir passé six ans à la Croix Rouge et dirigé un cabinet d’architectes, Marc Levy publie son premier roman Et si c’était vrai aux Éditions Robert Laffont en 2000. Ce roman connaît un succès immédiat en France ainsi qu’à l’étranger, et est adapté au cinéma en 2005 par Dreamworks. Depuis, Marc Levy a écrit 17 romans. Il est traduit en 49 langues, et les ventes de tous ses romans ont dépassé les 40 millions d’exemplaires dans le monde.

Vous avez déjà lu Marc Levy ? Lequel de ses livres avez-vous adoré ? Détesté ?

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

American Dreamer de Marina Niava, lu et….

Résumé de l'oeuvre

Ce roman, dynamique et savoureux, nous emmène dans le milieu afro-américain branché de New-York. Saliou Sangaré, un jeune Ivoirien immigré est associé dans un studio d’enregistrement. Sa vie est celle de son époque : brassage culturel, humour, réactivité, musique et ambitions. L’originalité de cet ouvrage coloré tient d’abord au don très particulier de Saliou qui « scanne »…, ce qui l’amènera dans des aventures hors du commun. 

l'Afrique écrit

Le rêve américain ne m’habite pas. Je ne rêve pas de visiter New-York mais l’auteure a réussi à me donner l’envie d’y aller à travers la vie animée de Saliou. J’ai retrouvé l’univers décrit dans les experts Manhattan ou autres séries américaines se déroulant à New-York. J’ai pris un billet simple pour New-York sans me poser de questions et en n’oubliant pas de prendre avec moi ma Côte d’Ivoire. L’auteur mêle avec grand soin le français et le nouchi, l’argot ivoirien. Cet usage harmonieux rafraîchit son écriture, la rend accessible.

Le caractère romantique de l’oeuvre est perceptible dès les premières lignes. L’histoire débute avec une soirée où Saliou et son pote et associé, Sam, nous font découvrir les femmes de leurs vies ou plutôt les femmes qui tournent autour d’eux, celles qu’ils mettent dans leurs lits. 

Comme toujours, un don Juan tombe sur une femme qui remet en question son statut, lui donne envie de réellement tomber amoureux. Saliou n’est pas une exception. J’ai bien aimé l’arrivée de cette femme dans sa vie et son caractère bien trempé même si j’aurais voulu une histoire d’amour plus compliquée, plus énigmatique. 

J’ai encore plus aimé le côté science-fiction qu’apporte le don de Saliou et pourtant ce n’est mon genre favori. Saliou, le mec soigné, a une particularité : il ne rêve pas quand il dort, il s’immisce dans le rêve de celles avec qui il « dort ». Ce don original intrigue. A quoi sert-il ? Comment Saliou l’utilise ? Telles sont les questions que l’on se pose en poursuivant le récit.

J’ai beaucoup aimé son passage au laboratoire (je ne vous en dis pas plus pour garder le mystère 🙂 ), sa rencontre avec B, cette jeune fille avec un don particulier comme lui. Cette partie est la plus riche en surprises. J’ai eu l’impression de regarder un film. J’aurais voulu que cette partie soit plus exploitée, qu’elle dure plus. J’aurais également voulu que le don de Saliou ne lui serve pas uniquement mais aux autres également. Pour moi, un don doit servir aux autres sinon il ne sert à rien. 😛

J’ai passé un bon moment de détente et d’évasion avec « American Dreamer« . Le style descriptif, dynamique et limpide de l’auteur donne un caractère captivant à l’oeuvre. Les 174 pages de l’oeuvre se laissent lire en quelques heures. 

« American Dreamer » est un récit de qualité, les personnages tant principaux que secondaires sont bien construits, ils ont une âme. J’ai bien aimé le personnage de Sam, son côté désinvolte et sa nature de bosseur. 

Vous avez perdu l’envie de lire ? Vous voulez découvrir New-York sans y aller vraiment ? Vous êtes en panne de lecture ? Vous voulez lire une histoire romantique mais pas que ça ? « American Dreamer » est le livre qu’il vous faut. 

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Editeur : NEI CEDA

Nombre de pages : 174 pages

Année de publication : 2016

Format : papier 

Prix : 2800 F CFA dans toutes les librairies de France et à 3000 F CFA auprès de l’auteur

Extrait : Je sortais avec cette fille, Jameel, une magnifique Somali, il y a trois ans de cela, à Atlanta. Jameel était super mais faisait sans cesse des cauchemars atroces qui la perturbaient aussi par ricochet. Elle devait avoir un problème, j’ignore lequel. Peut-être son enfance dans un pays en guerre ? Au bout de huit mois à me réveiller en sueur, torturé par d’horribles visions, j’ai fini par m’en séparer. Elle n’avait pas besoin de moi mais d’un psy. Il n’ y a qu’un rêve d’elle que j’ai voulu garder en mémoire. Celui où elle recevait l’une après l’autre dans une salle, des personnes chères à son cœur. Ces personnes lui donnaient des conseils, et chacune un indice vers un mystérieux trésor caché. Je ne figurais pas parmi ces personnes. Je me dis en rigolant que c’est peut-être ce qui m’a poussé à rompre. 

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Credit photo Marina Niava

Cinéaste, communicatrice et auteure, Marina Niava signe ici son premier roman. Elle écrit American Dreamer bien avant de séjourner au pays de l’Oncle Sam. A travers cet ouvrage, elle matérialise une longue histoire d’amour avec les lettres. 

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Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque #15

C’est l’heure du Throwback Thursday Livresque ! Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres !

Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

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Le thème de cette semaine est : Plus de 500 pages, un pavé

J’ai failli passer mon tour et hop ! Une recherche sur Amazon et la Fnac m’ont rappelé qu’il y avait bien un roman plaisant lu en 2012 qui cadrait bien avec ce thème et qui n’avait pas encore été présenté sur le blog.

Il s’agit de L’appel de l’ange de Guillaume Musso qui fait 576 pages. Youpi ! 

Après une autre balade sur Internet et je découvre que sur Wikipédia, il fait 391 pages. Sur le site de l’éditeur, il fait 400 pages. Bref ! Pour moi ce livre fait 576 pages et pi c’est tout ! 

 

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Résumé 

Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…
New York. Aéroport Kennedy.
Un homme et une femme se télescopent. En ramassant leurs affaires, Madeline et Jonathan échangent leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

Je n’aime pas les gros pavés de manière générale. J’aime les livres qui font moins de 200 pages mais avec Musso, je n’ai pas hésité. J’avais déjà lu la fille de papier et j’avais été scotchée par son imagination, la trame de son récit.  

Avec l’appel de l’ange, j’ai aussi admiré son imagination, sa façon de faire parler l’impossible.  Le jeu qui se crée entre Jonathan et Madeline est original. Ils apprennent à se connaître à travers le téléphone de l’autre. J’ai pensé à moi, à mon téléphone qui contient tellement d’informations privées : les traces de ces moments où je me substitue à Hélène Ségara, les photos de ma famille, ma wishlist, mes déclarations quotidiennes, etc…

J’ai aimé cette balade entre le passé et le présent, ce côté un peu thriller, un peu comédie romantique. J’ai aimé l’atmosphère créée par les secrets, les énigmes, les citations en début de chapitre. J’ai aimé ces bouts de voyage entre Paris, San Francisco, Londres, la Côte d’Azur, New York. J’ai aimé frôler le danger. Je n’ai pas rencontré l’ennui, plutôt l’inattendu. 

L’appel de l’ange est une lecture très captivante, facile à lire et très plaisante…

Quel livre proposeriez-vous pour ce thème ?

Avez-vous déjà lu Musso ? Lequel de ses livres recommanderiez-vous les yeux fermés ?

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La délicatesse du prisonnier – Paul Jalabert

Une accusation trop prompte. Un jugement biaisé. L’enfermement qui gâte autant le corps que l’esprit. Puis, l’évasion.

En une nuit, Gérard s’échappe de sa prison parisienne pour se retrouver dans une contrée d’Amérique Latine qu’il a l’impression d’avoir toujours connue.

Mais bientôt il se retrouve dans une ville immense qui impose son rythme, ses mœurs, ses lois, et notre homme se heurte à la drogue, la pauvreté, la détresse… Pourtant, son instinct du bonheur le guide vers l’innocence, la beauté, la poésie…

Dans une véritable ode à l’évasion, Gérard nous montre la transformation possible des êtres humains, et découvre finalement sa propre métamorphose.

 

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Quand Anaelle  des éditions Publishroom m’a envoyé la liste des livres qui venaient de paraître, la délicatesse du prisonnier a attisé ma curiosité. J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur Gérard et d’assister à sa métamorphose. 

Gérard, l' »Homme-Perroquet » nommé ainsi à cause d’une large tache de naissance cernée de bleu cobalt au niveau de chaque tempe est jugé coupable de l’assassinat du directeur d’une entreprise qui dévaste à grande échelle les territoires aldraves. Dans sa cellule, il écrit. Une manière de tuer le temps. Si l’évasion est d’abord dans l’esprit, elle devient réelle.  
Il débarque à Porto Americo. Il est d’abord impressionné par les épouvantables immeubles puis surpris par les premières habitations de l’immense agglomération.

 

Mais je ne retrouve pa sla cité dressée que j’ai aperçue tout à l’heure : ce sont des enchevêtrements de tôles rouillées, de madriers rongés, de bâches goudronnées peuplés de vieilles édentées et d’enfants remuants et braillards. 

Dans ce quartier de misère, il est accueilli par Maria Sopa, Pedro et Fillette. Gérard, l’amérindien devient le spectateur impuissant de la déforestation, la misère des bidonvilles, des rêves de liberté des ouvriers, des complots et assassinats politiques. 

 

–Tu les crois futiles tous ceux que je fréquente ? C’est donc ça ? Écoute ce qu’il a ensuite déclaré mon orateur favori : “Tant que dans un seul mot pourront contenir la prospérité et son contraire, on ne manquera pas de se chamailler les uns et les autres.” Voyez le mot “compétition” comme il est impitoyable et tranchant. En observant vos visages je lis aussitôt l’inquiétude qu’il suscite, quand ce n’est pas la détresse. Alors qu’ailleurs, dans une autre assemblée, ce mot provoquerait les vivats. C’est un faiseur de discordes entre les hommes, vous dis-je ! Pour les uns, suprêmement armés dès le départ, précisons-le, la compétition procure un réjouissant émoi ! Ah ! bien sûr ceux-là comprennent la concurrence comme un moyen de progresser, se dépasser et vaincre. Mais les autres, moins habiles, moins outillés, moins héritiers en somme, la trouvent déprimante la compétition !
« A-t-on expérimenté sérieusement d’autres voies dans le passé, des voies bien intentionnées pour les individus et les peuples ? Quand on lit entre les lignes de l’histoire, on comprend que quelques tentatives généreuses ont été balbutiées, mais on comprend surtout que les nouveaux meneurs de luttes ont vite lorgné vers la prise de pouvoir, et avec violence si possible ! Et place à une nouvelle caste dirigeante ! Et que les peuples marchent à leur service du même pas obéissant ! Chacun connaît la morne existence qui découla de ces événements de triste mémoire, dont on se méfie encore de nos jours, au point de ne rien tenter de nouveau. Aussi, nous annonçons que le but de notre entreprise consistera à ne plus entendre parler de vainqueur, de chanceux, de résigné ou de honteux. »

 

L’auteur de par son écriture soignée reécrit l’histoire du monde, où l’humanité suspend sa course folle et meurtrière. 

J’ai été séduite par le jet d’écriture de l’auteur. Ses mots sont gracieux, poétiques.

Enfin, mes sentiments se jettent dans une mêlée générale, dans laquelle les tracassés, les maussades prennent le dessus.

Il a concocté de belles surprises pour le lecteur, il lui a réservé une fiction dans la fiction. Le récit n’est pas poignant, la lecture n’est ni bouleversante ni transcendante mais elle offre un délicat moment d’évasion. 

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Editions : Publishroom

Format : numérique et papier 

Nombre de pages : 165

Date de publication : 17 novembre 2016

Achetez le livre à 17,00 € surPublishroom ou la version numérique à 4,99 € surAmazon

 

 

lauteur

Paul Jalabert est né en 1949 à La Palme, petit village de bord de mer dans l’Aude. Adolescent, il rêvait de devenir écrivain, parce que ce qu’il écrivait le faisait vibrer…

Plus tard, il découvre l’univers des sciences physiques qui le passionnent. Après des études à l’université de Toulouse, il enseigne la physique en lycée. Pour autant, l’enchantement que lui donne l’écriture ne l’a pas quitté…

 

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