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TTL 98: Témoin muet – Agatha Christie

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: H comme…

Hercule... prénom du célèbre détective belge d’Agatha Christie.

H comme Hastings, ami d’Hercule Poirot.

Et puisqu’il faut parler de livres, je vous présente l’une de leurs enquêtes.

Miss Arundell à déjà échappé une première fois à la mort, lors d’une chute dans les escaliers. La raison : la balle de Bob, le chien, l’a fait glisser. Mais cette deuxième fois, elle n’y échappa pas. Des accidents ? Hercule Poirot n’en est pas si sûr, car ce gentil toutou est trop bien dressé pour laisser sa balle en haut des marches…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

Emily Arundell, vieille demoiselle, a eu un accident dans sa maison de campagne. Tout le monde l’attribue à la balle en caoutchouc laissée dans l’escalier par Bob, son terrier turbulent. Mais plus elle réfléchit à sa chute, plus elle est convaincue que l’un de ses neveu/nièces cherche à la tuer. Le 17 avril, elle écrit ses soupçons dans une lettre à Hercule Poirot. Mystérieusement, il ne reçoit la lettre que le 28 juin… alors qu’Emily est morte le 1er mai.

Pourquoi cet envoi tardif ? Emily Arundell est-elle morte de façon naturelle, accidentelle ? S’est-elle suicidée ou a-t-elle été assassinée ?

Quel serait le mobile du meurtre ? La vieille demoiselle roulait sur l’or.

Les suspects sont vite identifiés. Reste à découvrir qui est le coupable.

Hercule Poirot et son cher ami Hastings (ou plutôt les cellules grises d’Hercule Poirot) tentent de découvrir la vérité.

Si mes souvenirs sont bons, c’est la 2e fois que je lis une enquête d’Hercule Poirot où ce cher Hastings est le narrateur.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que le rythme était bien trop lent. Il me manquait des rebondissements.

Comme toujours, Agatha Christie a réussi à me berner. Je n’ai à aucun moment suspecté le véritable meurtrier.

Témoin muet est une sympathique lecture mais pas mon meilleur H.P. Par ailleurs, je n’ai pas compris le choix du titre du livre. Je trouve que le titre américain sied mieux à l’histoire: Poirot Loses a Client.

Quelle lecture auriez-vous choisi pour ce thème de la semaine ?

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Mrs Mac Ginty est morte – Agatha Christie

Couverture Mrs Mac Ginty est morte / Mrs McGinty est morte

L’assassin a frappé Mrs McGinty à la tête. Avec un hachoir. Puis il a fouillé la chambre et volé les trente livres que la vieille dame cachait sous une lame de parquet. C’est écœurant ! Comment l’illustrissime Hercule Poirot va-t-il occuper ses loisirs si les meurtres deviennent à ce point sordides ? Pas question de manger de ce pain-là. Et pourtant… Si la police avait fait fausse route dès le début ? Si les petites cellules grises de Poirot pouvaient éviter la corde à un innocent ? En ce cas, évidemment… Poirot condescendrait peut-être à examiner de plus près un fait divers bien vulgaire – en apparence du moins…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

22 novembre, date de l’assassinat de Mrs Mac Ginty. Cette veuve de 64 ans vivait seule, dans sa petite maison, avec un pensionnaire : James Bentley. Le commissaire Spencer, de la police de Kilchester, chargé de l’enquête a réuni les preuves qui, toutes, semblaient décider un même coupable: James Bentley. Ce dernier fut donc jugé, déclaré coupable du meurtre et condamné à mort. Mais ce verdict, le commissaire Spencer ne peut l’admettre. Pour lui, James Bentley n’a pas l’air d’un assassin et il se rend à Londres dans l’intention de demander à notre cher Hercule Poirot de trouver le véritable assassin.

Hercule Poirot accepte ce défi lancé à ses petites cellules grises.

Quel est le mobile de ce meurtre ? L’envie ? La vengeance ? La jalousie ? La crainte ? L’argent ?

Hercule Poirot s’installe à Broadhinny, le village dans lequel vivait la défunte et tente d’éliminer l’une après l’autre toutes les pistes pour ne conserver que la bonne.

Le déroulement de l’enquête a une allure ordinaire jusqu’à la révélation d’un élément qui soit dit en passant m’a rappelé la rumeur de Lesley Kara. Cette révélation a décuplé mon intérêt pour cette enquête. Feuille et stylo en main, j’ai recensé les pistes, les mobiles. Je pensais avoir trouvé le coupable mais les cellules grises d’Hercule Poirot m’ont encore surprise. J’ai été agréablement surprise par le dénouement de l’intrigue.

Cette enquête rejoint mes meilleures lectures de l’univers Hercule Poirot. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Si vous l’avez lu, j’aimerais bien avoir votre ressenti.

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Cinq petits cochons – Agatha Christie

Couverture Cinq petits cochons

Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme d’Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu’Agatha Christie a rendu célèbre, prend l’affaire en main. Ne s’arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s’attendait.

Agatha Christie est une valeur sûre quand j’ai envie de lire des romans policiers. Lire à la folie ayant bien aimé Cinq petits cochons, je l’ai ajouté à ma PAL.

Amyas Crale a été assassiné et sa femme a été désignée comme coupable il y a seize ans. Carla Lemarchant, fille unique du couple est sûre de l’innocence de sa mère et demande à notre célèbre détective belge d’enquêter sur cette affaire.

Il va donc rencontrer ceux qui peuvent encore témoigner de cette affaire à savoir les avocats de la défense et de l’accusation, les avoués des Crale, le superintendant de police et les proches de la victime et l’accusée. A ces derniers, Hercule Poirot va demander de rédiger un compte-rendu exact de qui s’est passé les jours qui ont précédé le meurtre ainsi que le jour du meurtre.

Le lecteur découvre les récits de Philip Blake, Meredith Blake, Lady Dittisham, Cecilia Williams et Angela Warren et ces récits ont un caractère répétitif qui peut lasser.

Agatha Christie donne des mobiles à chacune de ces personnes, elle conduit le lecteur vers de fausses pistes, lui donne l’illusion d’avoir trouvé le coupable et finalement apporte la touche de surprise avec la révélation du coupable.

J’ai passé un bon moment de lecture avec cette enquête mais ce n’est pas ma meilleure enquête d’Hercule Poirot. Il m’a manqué un rythme plus prenant.

Un amour interdit Alyssa Cole

Je ne badine pas du tout avec les liens du mariage. Un pays où on ne les respecte pas est un pays qui dégénère.

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Le meurtre de Roger Ackroyd – Agatha Christie

Une mort étrange frappe Mr Ferrars puis sa veuve. Lorsque l’homme qui devait épouser Mrs Ferrars, un riche gentleman nommé Roger Ackroyd, est assassiné, Hercule Poirot se pose bien des questions. C’est que l’enquête est difficile, car tous – domestiques, famille, voisins – avaient une bonne raison de souhaiter la mort d’Ackroyd.

Agatha Christie est une valeur sûre quand j’ai envie de lire des romans policiers. Récemment, j’ai ajouté à ma PAL quatre de ses titres qui avaient de bonnes notes sur Livraddict. Le premier d’entre eux lu est le meurtre de Roger Ackroyd.

Docteur Sheppard est le narrateur du récit. Médecin de campagne, précisément à King’s Abbot, il vit avec sa sœur aînée Caroline. Une femme dont le premier passe temps et la distraction favorite est le commérage. Un personnage secondaire dont j’ai beaucoup apprécié la compagnie. Elle fouine, apporte une touche de fraîcheur au récit. Elle ferait une excellente assistante d’Hercule Poirot qui est d’ailleurs son voisin.

Que fait notre illustre détective belge dans cette campagne anglaise ? Il s’adonne à la culture des cucurbitacées. Ses cellules grises prennent des vacances bien méritées jusqu’à ce que Flora Ackroyd lui demande de découvrir le meurtrier de son oncle Roger.

Les morts de Mr Ferrars, sa femme et Roger Ackroyd sont-elles liées ? On identifie toutes les pistes possibles, tous les personnages sont soupçonnés, leurs petits secrets dévoilés.

Pour une fois, j’ai deviné qui était le coupable mais cela me paraissait tellement incroyable que je doutais. Des doutes qui se sont envolés avec la révélation d’Hercule Poirot. Jusqu’ici, je trouve que c’est l’enquête d’Hercule Poirot la plus originale. Le dénouement est réussi. Vous partagerez sûrement mon avis quand vous saurez qui est le meurtrier de Roger Ackroyd.

J’ai passé un très bon moment de lecture. Le meurtre de Roger Ackroyd rejoint la liste (très restreinte) de mes meilleurs livres d’Agatha Christie.

Le petit bémol : j’ai eu un peu de mal à localiser les emplacements dans la propriété d’Ackroyd, cela manquait de précision à mon sens.

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TTL 79: Le secret des christiantins – Khioud Sakanoko

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque.
 
TTL grâce minlibé
 
Pour ce dernier Throwback de l’année, le thème est : Bonnes résolutions pour 2021
 
Cette année, j’ai lu 3 Thriller/Policier et je compte en lire beaucoup plus l’an prochain. J’apprécie ces genres et j’espère en tant qu’écrivaine, pouvoir en écrire un, un de ces jours.
 
Petit bonus en rapport avec ma résolution : un roman policier lu l’an dernier
 
 

secret des christiantins

J’ai lu la majeure partie des romans policiers de Sakanoko Khioud. Une promotrice culturelle ivoirienne m’avait suggéré la lecture de ce roman car supérieur à tout ce qu’il avait déjà écrits. J’avais donc hâte de lire cette œuvre.

Le récit s’étale sur 206 pages. Akim Abobayé, ivoirien d’origine nigériane, se rend à Ibadan afin de rencontrer Raymonde Ugwu. Dans quel but? Le narrateur répond à la question en retraçant le parcours d’Akim. 

Akim et son épouse appartiennent à la secte des Christiantins, une secte fondée en 1952 à Ibadan et qui s’était rapidement répandue en Afrique de l’Ouest. 

Lorsque sa femme délaisse le foyer et part s’installer chez l’un des frères de la communauté, Akim voit rouge. Peter Ugwu lui suggère de se rendre à Ibadan et de rencontrer Ladélé Rufaï, par l’intermédiaire de sa sœur cadette Raymonde Ugwu. 

Hélas, Ladélé Rufaï n’aura pas le temps d’aider Akim à récupérer sa femme. Il est assassiné et Akim, accusé de meurtre.

Wamba Pétio Xavier, détective privé à Abidjan, est chargé de l’enquête. 

Le secret des Christiantins est un polar à l’africaine entre Abidjan et Ibanda avec de l’action. Par contre, le dénouement de l’intrigue est assez simpliste, la lectrice exigeante que je suis s’attendait à un scénario plus corsé, un mobile plus complexe, des effets de surprise. Je voulais m’interroger longtemps sur l’identité du tueur et tomber des nues. Cela n’a malheureusement pas été le cas.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année. A l’an prochain, si DIEU le veut. 

❤ ❤ ❤

fleur v1

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Pension Vanilos – Agatha Christie

C’est pour une bien mince affaire qu’on dérange le grand Hercule Poirot : dans une pension de famille peuplée en majeure partie d’étudiants, il s’est produit toute une série de menus larcins et de petits actes de malveillance – délits trop insignifiants pour qu’on prévienne la police et qui semblent encore moins dignes du génie de Poirot.
Mais la liste des méfaits est si bizarre que l’attention du célèbre détective en est piquée. Alors que l’enquête commence, les choses se gâtent. En fait, elles deviennent intéressantes : trois cadavres resteront sur le carreau. Le prix à payer pour la découverte d’un bien vilain trafic…

 

l'Afrique écrit

 

  • Un soulier de bal (d’une paire neuve)
  • Un bracelet (de fantaisie) 
  • Une bague en diamants (retrouvée dans le potage)
  • Un « compact » de poudre de riz
  • Un bâton de rouge à lèvres.
  • Un stéthoscope.
  • Deux boucles d’oreilles.
  • Un briquet.
  • Un vieux pantalon de flanelle.
  • Des ampoules électriques.
  • Une boîte de crottes au chocolat
  • Une écharpe de soie (retrouvée en morceaux)
  • Un sac à dos (même observation)
  • De l’acide borique (en cristaux)
  • Des sels de bain.
  • Un livre de cuisine.

 

Tels sont les éléments disparus à la pension vanilos, un hôtel réservé aux étudiants dans Hickory Road. 

Pourquoi ont disparu des objets si dissemblables ? Y a-t-il dans cette diversité, une intention ?  

Ce vol est-il l’oeuvre d’un cleptomane résidant dans la pension ?

Est-ce Patricia Lane, l’étudiante qui prépare un diplôme d’histoire ou d’archéologie, Valérie Hobhouse, l’esthéticienne, Bateson, l’étudiant en médecine, Célia Austin, l’infirmière ?

Serait-ce l’oeuvre de Gopal Ram ou Chandra Lal, les étudiants hindous, Achmed Ali, l’égyptien, Sally Finch, Mac Nabb, Nigel, Elizabeth ou encore Akimbombo ? 

L’inspecteur Sharpe mène en grande partie l’enquête. Hercule Poirot intervient en partie dans la résolution de l’affaire. J’avoue que son sens de l’observation et de déduction m’épate à chaque lecture.

Pension Vanilos offre un sympathique instant de lecture. Une lecture fluide, une intrigue bien menée même si son dénouement m’a paru un peu tiré par les cheveux.

Ce roman contient assez de préjugés raciaux. Je n’ai pas apprécié les traits caricaturaux des étrangers notamment Akibombo.

Un exemple : les nationalités des étrangers sont clairement dites : jamaïcaine, française, indien, turc, égyptien mais Akibombo est nommé l’Africain. On dit qu’il vient d’Afrique Occidentale. Depuis quand l’Africain est une nationalité ? Il est également appelé le Noir mais la française ou l’hindou ne sont jamais appelés la blanche ou le jaune. Ça m’a agacée cette fixation sur sa couleur de peau m’a agacée.

 


 

Je vous souhaite à tous un heureux mois d’avril. 

 

fleur v1

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La révoltée – Guy des Cars

Crime monstrueux à Nancy: une jeune fille de la haute société abat son père, industriel connu, sous les yeux de sa mère, qui n’est que légèrement atteinte ».
Pourquoi Valérie, 21 ans, a-t-elle accompli ce geste horrible, inexplicable ? Les Lebrun lui ont tout donné. Ils l’ont adoptée à l’âge de 6 ans, lui ont offert un nom plus qu’honorable, un foyer chaleureux, un avenir doré, l’éducation, le confort, le grand luxe même… Alors ? C’est la question que Gilles Burnier, fiancé et amoureux fou de Valérie, vient poser à Victor Deliot, le vieil avocat déjà rencontré dans La brute. Plus on chemine dans le livre, plus le mystère s’épaissit, il ne se résout que dans les dernières pages: c’est là tout le secret de l’immense talent de Guy des Cars.

 

Couverture La révoltée

 

Après avoir lu la tueuse, ai-je eu envie de découvrir davantage la plume de Guy des Cars ? 

Une chose est sûre, j’avais envie de lire un roman policier mais pas de pavé. 

Le résumé m’a intriguée. J’ai eu envie de connaître les raisons de ce parricide. La fan de Chroniques criminelles, l’habituée de Faites entrer l’accusé sur Youtube que je suis a eu envie d’entrer dans ce récit.

Valérie ne veut pas d’avocat, demeure silencieuse. Son fiancé, Gilles, fait des mains et des pieds pour lui trouver un avocat. Il entend parler de Maître Victor Deliot, avocat devenu célèbre il y a une quinzaine d’années après avoir avoir fait acquitter aux Assises un type accusé d’un crime et qu’aucun avocat ne voulait défendre parce qu’il était aveugle et sourd-muet de naissance. 

Cette histoire m’a d’ailleurs intriguée. Le roman intitulé la Brute fera peut-être partie de mes prochaines lectures mais revenons à la Révoltée

 

Dans la 1ère moitié du roman, il ne se passe pas grand chose ce qui a été une source d’ennui. Au moment du procès, le roman prend de l’élan et le point final est la révélation de la raison du parricide. Il faut donc être assez patient.

Le roman questionne les bienfaits/motivations de l’adoption, les choix héréditaires etc…

Je ne me suis pas attachée à Valérie, je l’ai trouvé plutôt arrogante, orgueilleuse, très froide. Je n’ai pas compris sa position sur l’adoption. Par contre, j’ai été touchée par l’amour que lui porte Gilles.

Ce roman policier offre une lecture sympathique dans l’ensemble mais il m’a manqué de l’action.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

L’oubli, mon cher, est un sentiment qui ne progresse qu’avec le temps ! Avant qu’il soit solidement ancré dans un cœur, il y a, hélas, le ressentiment qui, lui, est immédiat…

 

 

fleur v1

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TTL 53 : Le pic du diable – Deon Meyer

Le jeudi c’est Throwback Thursday Livresque ! Le thème de cette semaine est : Révolte

Le livre que j’ai terminé il y a quelques jours conviendrait parfaitement mais étant donné que c’est une lecture très récente, je le réserve pour de futurs Throwback.

Pour cette semaine, j’ai pensé à un roman policier de Deon Meyer reçu dans le cadre d’une rencontre littéraire sur le polar ethnique.

 

Couverture Le pic du diable

Pour Thobela, ex-agent du KGB, tuer a longtemps été une seconde nature. Jusqu’au jour où il décide de raccrocher pour s’occuper de son fils adoptif Pakamile. Tout bascule quand des brigands abattent Pakamile. Thobela, armé d’une sagaie, mène une croisade contre les bourreaux d’enfants qui sévissent en toute impunité en Afrique du Sud. L’inspecteur Griessel pourra-t-il arrêter ce carnage?

 

Pourquoi ce titre ?

Notre personnage principal, Thobela est un révolté. Révolté contre les brimades, violences faites aux enfants qui restent impunies. Il va s’ériger en justicier des temps modernes et mener une croisade en se donnant comme but de pourchasser et tuer tous les bourreaux d’enfants qui sévissent en Afrique du Sud. 

Thobela n’est pas l’unique narrateur de l’histoire et l’unique révolté. Il y a Christine. Elle est d’ailleurs celle qui introduit le récit. Une jeune fille de bonne famille qui va se révolter contre l’extrémisme religieux de son père et devenir une travailleuse du sexe.

 

Mon avis sur ce roman

Le pic du diable a été ma première rencontre avec cet auteur sud-africain qui est une référence.

La narration a été difficile à suivre au début car trois personnages racontent leur histoire en enfilade : Thobela d’origine Xhosa, Christine l’afrikaner et l’inspecteur blanc Griessel, un homme torturé qui a du mal à se séparer de l’alcool. Trois destins qui vont se raconter distinctement puis s’entremêler. Trois personnages que l’on va côtoyer et apprécier avec leurs défauts et leurs qualités.

A travers cette histoire, on ressent combien le vivre-ensemble est difficile en Afrique du Sud. Il y a des groupes bien distincts: les afrikaners, les noirs et les métis et ces groupes limitent leurs interactions. 

J’ai apprécié cette lecture qui évoque plusieurs thèmes : la pédophilie, la gestion du deuil,  le quotidien des travailleuses de sexe…. L’intrigue est bien ficelée et prenante même s’il y a quelques temps morts. 

 

Avez-vous déjà lu des romans de Deon Meyer ? Lequel dois-je absolument lire ?

Quel livre auriez-vous choisi ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

fleur v1

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Le Gang de la Tamise – Jessica Fellowes

À la fin d’un bal masqué donné à Asthall Manor pour les dix-huit ans de Pamela Mitford, quelques-uns des Bright Young Things, cette jeunesse dorée et débridée dont les journaux commentent avidement les nombreuses frasques, organisent l’une de leurs fameuses chasses au trésor. Mais la partie se termine tragiquement : l’un des invités est poussé du haut du clocher de l’église.

Convaincue de sa culpabilité, la police arrête alors Dulcie, une domestique, qui fait partie du gang des Quarante Voleuses dirigé par Alice Diamond.

Mais Louisa Cannon, chaperon des sœurs Mitford, croit Dulcie innocente. Avec Pamela et Nancy Mitford, elle est bien décidée à disculper la jeune fille….tandis que le véritable assassin rôde peut-être non loin de là.

S’inspirant d’un fait réel – le gang des Quarante voleuses ou les Quarante Éléphantes, qui organisaient des grandes razzias dans les plus grandes enseignes londoniennes – Le Gang de la Tamise est une véritable plongée dans le Londres des années folles et dans des lieux interlopes où se côtoient la pègre et la bourgeoisie anglaise.

Couverture Les soeurs Mitford enquêtent, tome 2 : Le Gang de la Tamise


La Kube de juin 2018 m’a fait découvrir la famille de Nancy Mitford et un extrait du tome 1 des sœurs Mitford enquêtent.

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J’avais apprécié le style narratif de l’auteure, cette immersion dans ce Londres du siècle passé.

J’ai rejoint le mois dernier NetGalley. Lorsque j’ai découvert que le tome 2 y était disponible, je n’ai pas hésité une seconde à le demander.

Merci à NetGalley France et aux Editions Le Masque pour cette opportunité de lecture.

L’intrigue est classique, il n’y a pas de grande surprise concernant le coupable mais j’avoue n’avoir pas pensé à l’existence d’un acolyte.

J’ai apprécié la diversité des personnalités des personnages et la balade dans Londres. 

Le roman est assez épais mais les chapitres courts donnent du rythme. J’ai beaucoup apprécié le caractère fort de Louisa. Intrépide, déterminée, elle est. Je me suis attachée à elle, j’espère la retrouver dans les prochains tomes de la saga si elle continue.

Ce roman policier a été sympathique à lire. Il a apporté un point de plus à ma culture générale en me faisant découvrir le gang des 40 voleuses et leur chef de file Alice. Elles sont impressionnantes. (rires)

 

Pour en savoir plus sur ce gang, cliquez ici

fleur v1

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Maman a tort de Michel Bussi

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Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

 

l'Afrique écrit

 

Après avoir lu et apprécié n’oublier jamais, j’ai voulu découvrir un autre roman de Michel Bussi. En 2017, mon choix s’est porté sur Maman a tort. Je ne sais plus pour quelles raisons. J’ai commencé ma lecture et n’ayant pas été captivée, je l’ai mis de côté.

En avril dernier, Michel Bussi était l’auteur du mois d’un challenge sur Livraddict. J’ai décidé de participer et de finir la lecture de ce roman.

 

Le résumé du livre fait envie. Qui est donc la maman de Malone si ce n’est pas celle qui l’amène régulièrement à l’école ? Où est donc sa vraie mère ? Ce petit garçon s’imagine-t-il une autre vie ?

Des questions qui assiègent notre esprit durant la lecture. Le roman fait 76 chapitres et qu’est-ce que j’ai trouvé long les 50 premiers chapitres ! Pendant que Vasile, le psychologue beau gosse sur lequel fantasme la commandante Marianne Augresse, essaie de rassembler les pièces du puzzle afin de vérifier les dires de l’enfant, la commandante mène une autre enquête. Un cambriolage effectué par un quatuor dont l’un des membres échappe à la police. A chaque fois, ils sont à deux doigts de le coincer mais il réussit à leur filer entre les doigts. Au fil du temps, ça a fini par m’agacer.

Vasile est le seul personnage auquel je me suis attachée. Grâce à lui, j’ai appris un peu plus sur le fonctionnement de la mémoire d’un enfant. Marianne, elle, m’a agacée avec son horloge biologique. C’est une obsession ! Elle revient souvent là-dessus et je n’en pouvais plus. Ça ne m’a émue que quelques instants, après j’ai eu envie de passer à autre chose. Je désirais de l’action, des rebondissements.

Je trouve que l’auteur a mis trop de temps à dresser le décor, étoffer le mystère de l’histoire. Il m’a tellement donné de temps libre durant sa narration que j’ai pu deviner certains indices sur le dénouement de l’intrigue.

Rassurez-vous, n’étant ni Sherlock Holmes, ni Hercule Poirot, Michel Bussi a réussi à me berner durant les derniers chapitres avec ces révélations. Là, j’ai trouvé le suspense, le rythme haletant que je cherchais.

Pour épater le lecteur exigeant, l’auteur a fait montre d’une complexité sans égale. J’ai trouvé que certains faits étaient trop tirés par les cheveux notamment l’âge de Malone. C’est un gamin de 3 ans qui arrive à faire tout ça ? Est-ce un surdoué ?

J’ai trouvé très maladroit le dénouement final pour Marianne. Il est digne d’un feuilleton insipide de Novelas TV.

En conclusion ?

Maman a tort est une lecture fluide mais qui n’a pas su me captiver du début à la fin. C’est un roman incomplet pour moi pour toutes les raisons citées précédemment.

 

Avez-vous regardé l’adaptation télé de ce roman ?

 

Je lirai peut-être Nymphéas noirs l’an prochain, ce roman de Bussi qui a épaté bon nombre de lecteurs. Et vous, l’avez-vous lu ?

 

fleur v1