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TTL 114: Black star Nairobi

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque ! Cette semaine, le thème est P comme…

Et le premier mot qui m’est venu à l’esprit est Policier

J’ai reçu un roman policier dans ma Kube d’août. C’est Camille K, libraire Kube qui l’a choisi pour moi.

Elle a répondu à mon envie qui était formulée comme suit : Je remplis ma carte des auteurs africains et j’aimerais lire un roman (ou recueil de nouvelles) en français de moins de 350 pages d’un auteur de l’une des nationalités suivantes: sierra-léonais, cap-verdien, namibien, libérien centrafricain, kenyan ou gambien. Quant aux genres, autobiographies/biographies/essais/livres de développement personnel à éviter.

Bon l’édition reçue fait 386 pages mais c’est un auteur kenyan. 🙂

Un cadavre dans la forêt de Ngong, cela n’augure rien de bon. Ishmael et O le savent bien. Surtout quand un ­attentat survient au même moment dans un grand hôtel de la capitale. Surtout quand cela se produit quelques jours avant l’élection présidentielle, dans un contexte terriblement tendu qui n’est pas sans rappeler celui ayant précédé le génocide rwandais. Nos deux détectives vont devoir suivre la piste d’un étrange groupe de Blancs ­américains, quand certains voudraient leur faire voir la signature d’islamistes. Dans cette enquête menée tambour ­battant, Mukoma Wa Ngugi nous emmène du Kenya aux États-Unis en passant par le Mexique, des bidonvilles de Nairobi aux plus hautes sphères du pouvoir politique international.

Black Star Nairobi est la deuxième enquête menée par le détective américano-kenyan Ishmael Fofana et son compère Odhiambo. Pas besoin de lire le tome 1 pour mieux cerner nos deux partenaires. Ce tome 2 se suffit à lui seul.

Au niveau du cadre spacio-temporel, le récit débute au Kenya. Nous sommes dans les années 2006-2007 après des élections présidentielles ayant entraîné des massacres inter-ethniques rappelant le génocide rwandais.

Le cadavre retrouvé dans la forêt est celui d’un noir américain. A-t-il un lien avec l’attentat qui aura lieu dans un grand hôtel dans le centre de Nairobi ?

Nos deux enquêteurs se lancent dans la traque des supposés terroristes de Nairobi à San Francisco en passant par Tijuana.

Ce thriller politique m’a permis de découvrir le Kenya de l’intérieur avec sa gastronomie, ses groupes ethniques.

L’enquête est plutôt complexe, il est difficile de croire au mobile du meurtre et des attentats terroristes. Je n’ai pas été entièrement convaincue par l’aspect géopolitique.

J’ai apprécié le rythme de l’histoire même si le suspense n’est pas régulier tout au long du récit. Il y a également beaucoup de violence dans le récit.

J’ai beaucoup apprécié suivre ce duo d’enquêteurs ainsi que Muddy, la fiancée d’Ishmael. Ils sont crédibles dans leurs craintes, leurs colères, leurs souffrances. C’est ma première fois avec l’auteur et ça a été une sympathique découverte. Mais me donne-t-elle envie de découvrir le 1er tome ?

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TTL 99 : Funeste opéra d’Antoine Vetro

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Votre dernière découverte.

J’ai découvert, grâce à la Bibliothèque Encre Noire qui a ouvert ses portes le mois dernier dans ma commune, un polar du Sud plus précisément de la Sicile.

Il n’ira plus à l’opéra : la poitrine déchiquetée par deux coups de calibre 12 tirés à bout portant, le sang coagulé sur son smoking, Monsieur Baldasere Siculisani, pharmacien de son état, gît sans vie. Une histoire de vendetta ? Probablement. C’est souvent le cas en Sicile. La très redoutée Madame le Procureur, Erica Muratori, s’empare de l’affaire avec un zèle inhabituel. Dans le même temps, Salvatore, son mari journaliste, qu’elle méprise cordialement, enquête lui aussi de son côté…

Imagination imprévisible, comédiens, tragédiens, les méditerranéens préparent leurs vengeances, savourant sans le moindre état d’âme l’amertume de la rancune mêlée au plaisir de préparer la riposte. Un roman policier parfaitement orchestré qui se partage entre Narbonne, Montpellier, Paris et la Sicile.

Vous recherchez une enquête policière en plein cœur de la Sicile, une infiltration dans le milieu de la mafia avec des rebondissements ? Désolée, vous aurez plutôt des ex et futur ex qui se détestent, un plan machiavélique à déjouer, des amours naissants, une longue liste de plats de la Sicile qui font saliver soit dit en passant, une préparation d’un opéra, une mère qui tient à venger son fils…. Cette combinaison d’ingrédients m’a conduite à une lecture mitigée.

J’ai eu de l’intérêt pour cette vendetta sicilienne mais j’aurais voulu une enquête policière, me triturer les méninges pour trouver le coupable.

J’ai eu droit à des scènes teintées d’humour mais il m’a manqué du suspense, de la tension.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Je les ai trouvés distants, presqu’inertes. Madame le procureur réussit à sortir du lot. Toujours tirée à 4 épingles, son obsession pour le Q.I m’a fait sourire par moment.

Permettez-moi de distinguer trois formes de rancunes. Celle des cathos qui la déguisent en pardon et en font de l’eczéma, aucun intérêt; la rancune chaude, elle, provoque une vengeance immédiate qui soulage, mais présente le risque de manquer sa cible car difficile à maîtriser[…]; et puis il y a la plus délicieuse, celle dont l’amertume se mêle au plaisir de préparer la riposte, la rancune froide.

Avez-vous déjà lu Antoine Vétro ?

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 98: Témoin muet – Agatha Christie

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: H comme…

Hercule... prénom du célèbre détective belge d’Agatha Christie.

H comme Hastings, ami d’Hercule Poirot.

Et puisqu’il faut parler de livres, je vous présente l’une de leurs enquêtes.

Miss Arundell à déjà échappé une première fois à la mort, lors d’une chute dans les escaliers. La raison : la balle de Bob, le chien, l’a fait glisser. Mais cette deuxième fois, elle n’y échappa pas. Des accidents ? Hercule Poirot n’en est pas si sûr, car ce gentil toutou est trop bien dressé pour laisser sa balle en haut des marches…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

Emily Arundell, vieille demoiselle, a eu un accident dans sa maison de campagne. Tout le monde l’attribue à la balle en caoutchouc laissée dans l’escalier par Bob, son terrier turbulent. Mais plus elle réfléchit à sa chute, plus elle est convaincue que l’un de ses neveu/nièces cherche à la tuer. Le 17 avril, elle écrit ses soupçons dans une lettre à Hercule Poirot. Mystérieusement, il ne reçoit la lettre que le 28 juin… alors qu’Emily est morte le 1er mai.

Pourquoi cet envoi tardif ? Emily Arundell est-elle morte de façon naturelle, accidentelle ? S’est-elle suicidée ou a-t-elle été assassinée ?

Quel serait le mobile du meurtre ? La vieille demoiselle roulait sur l’or.

Les suspects sont vite identifiés. Reste à découvrir qui est le coupable.

Hercule Poirot et son cher ami Hastings (ou plutôt les cellules grises d’Hercule Poirot) tentent de découvrir la vérité.

Si mes souvenirs sont bons, c’est la 2e fois que je lis une enquête d’Hercule Poirot où ce cher Hastings est le narrateur.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que le rythme était bien trop lent. Il me manquait des rebondissements.

Comme toujours, Agatha Christie a réussi à me berner. Je n’ai à aucun moment suspecté le véritable meurtrier.

Témoin muet est une sympathique lecture mais pas mon meilleur H.P. Par ailleurs, je n’ai pas compris le choix du titre du livre. Je trouve que le titre américain sied mieux à l’histoire: Poirot Loses a Client.

Quelle lecture auriez-vous choisi pour ce thème de la semaine ?

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Mrs Mac Ginty est morte – Agatha Christie

Couverture Mrs Mac Ginty est morte / Mrs McGinty est morte

L’assassin a frappé Mrs McGinty à la tête. Avec un hachoir. Puis il a fouillé la chambre et volé les trente livres que la vieille dame cachait sous une lame de parquet. C’est écœurant ! Comment l’illustrissime Hercule Poirot va-t-il occuper ses loisirs si les meurtres deviennent à ce point sordides ? Pas question de manger de ce pain-là. Et pourtant… Si la police avait fait fausse route dès le début ? Si les petites cellules grises de Poirot pouvaient éviter la corde à un innocent ? En ce cas, évidemment… Poirot condescendrait peut-être à examiner de plus près un fait divers bien vulgaire – en apparence du moins…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

22 novembre, date de l’assassinat de Mrs Mac Ginty. Cette veuve de 64 ans vivait seule, dans sa petite maison, avec un pensionnaire : James Bentley. Le commissaire Spencer, de la police de Kilchester, chargé de l’enquête a réuni les preuves qui, toutes, semblaient décider un même coupable: James Bentley. Ce dernier fut donc jugé, déclaré coupable du meurtre et condamné à mort. Mais ce verdict, le commissaire Spencer ne peut l’admettre. Pour lui, James Bentley n’a pas l’air d’un assassin et il se rend à Londres dans l’intention de demander à notre cher Hercule Poirot de trouver le véritable assassin.

Hercule Poirot accepte ce défi lancé à ses petites cellules grises.

Quel est le mobile de ce meurtre ? L’envie ? La vengeance ? La jalousie ? La crainte ? L’argent ?

Hercule Poirot s’installe à Broadhinny, le village dans lequel vivait la défunte et tente d’éliminer l’une après l’autre toutes les pistes pour ne conserver que la bonne.

Le déroulement de l’enquête a une allure ordinaire jusqu’à la révélation d’un élément qui soit dit en passant m’a rappelé la rumeur de Lesley Kara. Cette révélation a décuplé mon intérêt pour cette enquête. Feuille et stylo en main, j’ai recensé les pistes, les mobiles. Je pensais avoir trouvé le coupable mais les cellules grises d’Hercule Poirot m’ont encore surprise. J’ai été agréablement surprise par le dénouement de l’intrigue.

Cette enquête rejoint mes meilleures lectures de l’univers Hercule Poirot. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Si vous l’avez lu, j’aimerais bien avoir votre ressenti.

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Cinq petits cochons – Agatha Christie

Couverture Cinq petits cochons

Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme d’Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu’Agatha Christie a rendu célèbre, prend l’affaire en main. Ne s’arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s’attendait.

Agatha Christie est une valeur sûre quand j’ai envie de lire des romans policiers. Lire à la folie ayant bien aimé Cinq petits cochons, je l’ai ajouté à ma PAL.

Amyas Crale a été assassiné et sa femme a été désignée comme coupable il y a seize ans. Carla Lemarchant, fille unique du couple est sûre de l’innocence de sa mère et demande à notre célèbre détective belge d’enquêter sur cette affaire.

Il va donc rencontrer ceux qui peuvent encore témoigner de cette affaire à savoir les avocats de la défense et de l’accusation, les avoués des Crale, le superintendant de police et les proches de la victime et l’accusée. A ces derniers, Hercule Poirot va demander de rédiger un compte-rendu exact de qui s’est passé les jours qui ont précédé le meurtre ainsi que le jour du meurtre.

Le lecteur découvre les récits de Philip Blake, Meredith Blake, Lady Dittisham, Cecilia Williams et Angela Warren et ces récits ont un caractère répétitif qui peut lasser.

Agatha Christie donne des mobiles à chacune de ces personnes, elle conduit le lecteur vers de fausses pistes, lui donne l’illusion d’avoir trouvé le coupable et finalement apporte la touche de surprise avec la révélation du coupable.

J’ai passé un bon moment de lecture avec cette enquête mais ce n’est pas ma meilleure enquête d’Hercule Poirot. Il m’a manqué un rythme plus prenant.

Un amour interdit Alyssa Cole

Je ne badine pas du tout avec les liens du mariage. Un pays où on ne les respecte pas est un pays qui dégénère.

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Le meurtre de Roger Ackroyd – Agatha Christie

Une mort étrange frappe Mr Ferrars puis sa veuve. Lorsque l’homme qui devait épouser Mrs Ferrars, un riche gentleman nommé Roger Ackroyd, est assassiné, Hercule Poirot se pose bien des questions. C’est que l’enquête est difficile, car tous – domestiques, famille, voisins – avaient une bonne raison de souhaiter la mort d’Ackroyd.

Agatha Christie est une valeur sûre quand j’ai envie de lire des romans policiers. Récemment, j’ai ajouté à ma PAL quatre de ses titres qui avaient de bonnes notes sur Livraddict. Le premier d’entre eux lu est le meurtre de Roger Ackroyd.

Docteur Sheppard est le narrateur du récit. Médecin de campagne, précisément à King’s Abbot, il vit avec sa sœur aînée Caroline. Une femme dont le premier passe temps et la distraction favorite est le commérage. Un personnage secondaire dont j’ai beaucoup apprécié la compagnie. Elle fouine, apporte une touche de fraîcheur au récit. Elle ferait une excellente assistante d’Hercule Poirot qui est d’ailleurs son voisin.

Que fait notre illustre détective belge dans cette campagne anglaise ? Il s’adonne à la culture des cucurbitacées. Ses cellules grises prennent des vacances bien méritées jusqu’à ce que Flora Ackroyd lui demande de découvrir le meurtrier de son oncle Roger.

Les morts de Mr Ferrars, sa femme et Roger Ackroyd sont-elles liées ? On identifie toutes les pistes possibles, tous les personnages sont soupçonnés, leurs petits secrets dévoilés.

Pour une fois, j’ai deviné qui était le coupable mais cela me paraissait tellement incroyable que je doutais. Des doutes qui se sont envolés avec la révélation d’Hercule Poirot. Jusqu’ici, je trouve que c’est l’enquête d’Hercule Poirot la plus originale. Le dénouement est réussi. Vous partagerez sûrement mon avis quand vous saurez qui est le meurtrier de Roger Ackroyd.

J’ai passé un très bon moment de lecture. Le meurtre de Roger Ackroyd rejoint la liste (très restreinte) de mes meilleurs livres d’Agatha Christie.

Le petit bémol : j’ai eu un peu de mal à localiser les emplacements dans la propriété d’Ackroyd, cela manquait de précision à mon sens.

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TTL 79: Le secret des christiantins – Khioud Sakanoko

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque.
 
TTL grâce minlibé
 
Pour ce dernier Throwback de l’année, le thème est : Bonnes résolutions pour 2021
 
Cette année, j’ai lu 3 Thriller/Policier et je compte en lire beaucoup plus l’an prochain. J’apprécie ces genres et j’espère en tant qu’écrivaine, pouvoir en écrire un, un de ces jours.
 
Petit bonus en rapport avec ma résolution : un roman policier lu l’an dernier
 
 

secret des christiantins

J’ai lu la majeure partie des romans policiers de Sakanoko Khioud. Une promotrice culturelle ivoirienne m’avait suggéré la lecture de ce roman car supérieur à tout ce qu’il avait déjà écrits. J’avais donc hâte de lire cette œuvre.

Le récit s’étale sur 206 pages. Akim Abobayé, ivoirien d’origine nigériane, se rend à Ibadan afin de rencontrer Raymonde Ugwu. Dans quel but? Le narrateur répond à la question en retraçant le parcours d’Akim. 

Akim et son épouse appartiennent à la secte des Christiantins, une secte fondée en 1952 à Ibadan et qui s’était rapidement répandue en Afrique de l’Ouest. 

Lorsque sa femme délaisse le foyer et part s’installer chez l’un des frères de la communauté, Akim voit rouge. Peter Ugwu lui suggère de se rendre à Ibadan et de rencontrer Ladélé Rufaï, par l’intermédiaire de sa sœur cadette Raymonde Ugwu. 

Hélas, Ladélé Rufaï n’aura pas le temps d’aider Akim à récupérer sa femme. Il est assassiné et Akim, accusé de meurtre.

Wamba Pétio Xavier, détective privé à Abidjan, est chargé de l’enquête. 

Le secret des Christiantins est un polar à l’africaine entre Abidjan et Ibanda avec de l’action. Par contre, le dénouement de l’intrigue est assez simpliste, la lectrice exigeante que je suis s’attendait à un scénario plus corsé, un mobile plus complexe, des effets de surprise. Je voulais m’interroger longtemps sur l’identité du tueur et tomber des nues. Cela n’a malheureusement pas été le cas.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année. A l’an prochain, si DIEU le veut. 

❤ ❤ ❤

fleur v1

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Pension Vanilos – Agatha Christie

C’est pour une bien mince affaire qu’on dérange le grand Hercule Poirot : dans une pension de famille peuplée en majeure partie d’étudiants, il s’est produit toute une série de menus larcins et de petits actes de malveillance – délits trop insignifiants pour qu’on prévienne la police et qui semblent encore moins dignes du génie de Poirot.
Mais la liste des méfaits est si bizarre que l’attention du célèbre détective en est piquée. Alors que l’enquête commence, les choses se gâtent. En fait, elles deviennent intéressantes : trois cadavres resteront sur le carreau. Le prix à payer pour la découverte d’un bien vilain trafic…

 

l'Afrique écrit

 

  • Un soulier de bal (d’une paire neuve)
  • Un bracelet (de fantaisie) 
  • Une bague en diamants (retrouvée dans le potage)
  • Un « compact » de poudre de riz
  • Un bâton de rouge à lèvres.
  • Un stéthoscope.
  • Deux boucles d’oreilles.
  • Un briquet.
  • Un vieux pantalon de flanelle.
  • Des ampoules électriques.
  • Une boîte de crottes au chocolat
  • Une écharpe de soie (retrouvée en morceaux)
  • Un sac à dos (même observation)
  • De l’acide borique (en cristaux)
  • Des sels de bain.
  • Un livre de cuisine.

 

Tels sont les éléments disparus à la pension vanilos, un hôtel réservé aux étudiants dans Hickory Road. 

Pourquoi ont disparu des objets si dissemblables ? Y a-t-il dans cette diversité, une intention ?  

Ce vol est-il l’oeuvre d’un cleptomane résidant dans la pension ?

Est-ce Patricia Lane, l’étudiante qui prépare un diplôme d’histoire ou d’archéologie, Valérie Hobhouse, l’esthéticienne, Bateson, l’étudiant en médecine, Célia Austin, l’infirmière ?

Serait-ce l’oeuvre de Gopal Ram ou Chandra Lal, les étudiants hindous, Achmed Ali, l’égyptien, Sally Finch, Mac Nabb, Nigel, Elizabeth ou encore Akimbombo ? 

L’inspecteur Sharpe mène en grande partie l’enquête. Hercule Poirot intervient en partie dans la résolution de l’affaire. J’avoue que son sens de l’observation et de déduction m’épate à chaque lecture.

Pension Vanilos offre un sympathique instant de lecture. Une lecture fluide, une intrigue bien menée même si son dénouement m’a paru un peu tiré par les cheveux.

Ce roman contient assez de préjugés raciaux. Je n’ai pas apprécié les traits caricaturaux des étrangers notamment Akibombo.

Un exemple : les nationalités des étrangers sont clairement dites : jamaïcaine, française, indien, turc, égyptien mais Akibombo est nommé l’Africain. On dit qu’il vient d’Afrique Occidentale. Depuis quand l’Africain est une nationalité ? Il est également appelé le Noir mais la française ou l’hindou ne sont jamais appelés la blanche ou le jaune. Ça m’a agacée cette fixation sur sa couleur de peau m’a agacée.

 


 

Je vous souhaite à tous un heureux mois d’avril. 

 

fleur v1

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La révoltée – Guy des Cars

Crime monstrueux à Nancy: une jeune fille de la haute société abat son père, industriel connu, sous les yeux de sa mère, qui n’est que légèrement atteinte ».
Pourquoi Valérie, 21 ans, a-t-elle accompli ce geste horrible, inexplicable ? Les Lebrun lui ont tout donné. Ils l’ont adoptée à l’âge de 6 ans, lui ont offert un nom plus qu’honorable, un foyer chaleureux, un avenir doré, l’éducation, le confort, le grand luxe même… Alors ? C’est la question que Gilles Burnier, fiancé et amoureux fou de Valérie, vient poser à Victor Deliot, le vieil avocat déjà rencontré dans La brute. Plus on chemine dans le livre, plus le mystère s’épaissit, il ne se résout que dans les dernières pages: c’est là tout le secret de l’immense talent de Guy des Cars.

 

Couverture La révoltée

 

Après avoir lu la tueuse, ai-je eu envie de découvrir davantage la plume de Guy des Cars ? 

Une chose est sûre, j’avais envie de lire un roman policier mais pas de pavé. 

Le résumé m’a intriguée. J’ai eu envie de connaître les raisons de ce parricide. La fan de Chroniques criminelles, l’habituée de Faites entrer l’accusé sur Youtube que je suis a eu envie d’entrer dans ce récit.

Valérie ne veut pas d’avocat, demeure silencieuse. Son fiancé, Gilles, fait des mains et des pieds pour lui trouver un avocat. Il entend parler de Maître Victor Deliot, avocat devenu célèbre il y a une quinzaine d’années après avoir avoir fait acquitter aux Assises un type accusé d’un crime et qu’aucun avocat ne voulait défendre parce qu’il était aveugle et sourd-muet de naissance. 

Cette histoire m’a d’ailleurs intriguée. Le roman intitulé la Brute fera peut-être partie de mes prochaines lectures mais revenons à la Révoltée

 

Dans la 1ère moitié du roman, il ne se passe pas grand chose ce qui a été une source d’ennui. Au moment du procès, le roman prend de l’élan et le point final est la révélation de la raison du parricide. Il faut donc être assez patient.

Le roman questionne les bienfaits/motivations de l’adoption, les choix héréditaires etc…

Je ne me suis pas attachée à Valérie, je l’ai trouvé plutôt arrogante, orgueilleuse, très froide. Je n’ai pas compris sa position sur l’adoption. Par contre, j’ai été touchée par l’amour que lui porte Gilles.

Ce roman policier offre une lecture sympathique dans l’ensemble mais il m’a manqué de l’action.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

L’oubli, mon cher, est un sentiment qui ne progresse qu’avec le temps ! Avant qu’il soit solidement ancré dans un cœur, il y a, hélas, le ressentiment qui, lui, est immédiat…

 

 

fleur v1

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TTL 53 : Le pic du diable – Deon Meyer

Le jeudi c’est Throwback Thursday Livresque ! Le thème de cette semaine est : Révolte

Le livre que j’ai terminé il y a quelques jours conviendrait parfaitement mais étant donné que c’est une lecture très récente, je le réserve pour de futurs Throwback.

Pour cette semaine, j’ai pensé à un roman policier de Deon Meyer reçu dans le cadre d’une rencontre littéraire sur le polar ethnique.

 

Couverture Le pic du diable

Pour Thobela, ex-agent du KGB, tuer a longtemps été une seconde nature. Jusqu’au jour où il décide de raccrocher pour s’occuper de son fils adoptif Pakamile. Tout bascule quand des brigands abattent Pakamile. Thobela, armé d’une sagaie, mène une croisade contre les bourreaux d’enfants qui sévissent en toute impunité en Afrique du Sud. L’inspecteur Griessel pourra-t-il arrêter ce carnage?

 

Pourquoi ce titre ?

Notre personnage principal, Thobela est un révolté. Révolté contre les brimades, violences faites aux enfants qui restent impunies. Il va s’ériger en justicier des temps modernes et mener une croisade en se donnant comme but de pourchasser et tuer tous les bourreaux d’enfants qui sévissent en Afrique du Sud. 

Thobela n’est pas l’unique narrateur de l’histoire et l’unique révolté. Il y a Christine. Elle est d’ailleurs celle qui introduit le récit. Une jeune fille de bonne famille qui va se révolter contre l’extrémisme religieux de son père et devenir une travailleuse du sexe.

 

Mon avis sur ce roman

Le pic du diable a été ma première rencontre avec cet auteur sud-africain qui est une référence.

La narration a été difficile à suivre au début car trois personnages racontent leur histoire en enfilade : Thobela d’origine Xhosa, Christine l’afrikaner et l’inspecteur blanc Griessel, un homme torturé qui a du mal à se séparer de l’alcool. Trois destins qui vont se raconter distinctement puis s’entremêler. Trois personnages que l’on va côtoyer et apprécier avec leurs défauts et leurs qualités.

A travers cette histoire, on ressent combien le vivre-ensemble est difficile en Afrique du Sud. Il y a des groupes bien distincts: les afrikaners, les noirs et les métis et ces groupes limitent leurs interactions. 

J’ai apprécié cette lecture qui évoque plusieurs thèmes : la pédophilie, la gestion du deuil,  le quotidien des travailleuses de sexe…. L’intrigue est bien ficelée et prenante même s’il y a quelques temps morts. 

 

Avez-vous déjà lu des romans de Deon Meyer ? Lequel dois-je absolument lire ?

Quel livre auriez-vous choisi ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

fleur v1