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Rags to Romance, book 8: The Duke and the Maid

Angelica Cumberbatch est une fillette afro-américaine de 11 ans. Elle est née en France, en 1837 d’une mère chanteuse. Elle n’a jamais connu son père. Tout ce qu’elle sait de lui : sa profession de militaire. Avant de mourir, sa mère la confie à son amoureux John Dreston qui est également musicien et va avoir l’excellente idée de la confier à son tour à sa famille à Londres.

Angelica n’est pas évidemment pas la bienvenue. Quelle famille blanche, à cette époque accepterait de s’occuper d’une enfant noire ? La famille accepte pour une pension annuelle de 300 livres. La vie d’Angelica change à commencer par son prénom. Elle s’appelle désormais Ann. Elle devient femme de chambre, puis femme de chambre assistante.

A 20 ans, la vie d’Ann prend un autre tournant : elle devient la bonne de Patita Dreston qui a été recrutée comme gouvernante par William Herbert Thornbeck, 6e duc de Duncaster.

Patita a une mission : devenir l’épouse du duc et j’ai suivi avec attention son plan d’actions pour y parvenir. Comme dirait le duc : « big beauty and little brains »

William n’a jamais été amoureux, les femmes lui permettent d’assouvir ses besoins naturels. Mais ça c’était avant qu’il ne rencontre Ann.

J’ai apprécié sa façon de la traiter, de la protéger.

He knew he not only had to show her that he loved her, but he also had to show her how love behaved.

J’ai surkiffé cette phrase.

Contrairement au duc de Forbidden Desires, il ne lui est jamais venu à l’idée de prendre Ann comme maîtresse. A part sa mère qui s’y oppose et relève ce fait, William ne l’évoque même pas. C’est beau mais je me demande si c’est réaliste, surtout à cette époque, de ne pas considérer la race de son amoureuse comme un écart vis-à-vis de la noblesse anglaise.

Une chose que j’ai beaucoup appréciée dans cette romance : les scènes sexuelles qui ne sont pas à foison, on en a une seule et elle ne s’étale pas sur dix pages. Merci à l’auteure. Oui, il faut respecter l’intimité des personnages même s’ils sont de papier 😀

L’auteure a ajouté quelques actions à suspense à la romance mais je n’y ai pas été très réceptive.

The duke and the maid, est le tome 8 de la saga Rags to romance. Etant la seule romance historique interraciale de la saga, je ne pense pas découvrir les autres tomes.

Quelle est votre lecture du moment ?

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Un regard de braise – Beverly Jenkins

Un regard de braise (J'ai lu Aventures & Passions) par [Jenkins, Beverly]

On dit que les romances se ressemblent en général. Un regard de braise est-il une exception ? Pas vraiment puisque c’est une histoire d’amour rose bonbon avec un happy end, mariage et enfant.

Ce roman a quand même de petits plus qui le différencie des romances mièvres.

Notre héroïne, Portia, n’est pas un personnage sans saveur. Indépendante, franche, elle a du caractère. Son esprit combatif le montre bien.

Portia et Kent ne renient pas leur attirance réciproque et nous évitent des scènes ennuyantes de « je t’aime moi non plus ». Les forces contraires à la formation de ce couple sont inexistantes.

Cette romance a un volet historique. On y sent l’odeur enivrante et entêtante du féminisme. La femme a son mot à dire, est vue comme un être pensant capable de se réaliser en dehors comme à l’intérieur du mariage, d’avoir d’autres rêves en dehors de celui d’une vie de famille.

La communauté noire féminine s’organise pour lutter pour le droit de vote. Les activités de la communauté sont citées brièvement mais l’auteure affirme en fin de roman y revenir lors de prochains livres.

J’ai apprécié la pluralité des portraits de femmes et l’insistance tacite sur le fait que chaque femme est particulière et que son chemin de vie l’est tout autant. L’une peut vouloir se réaliser uniquement dans une vie d’épouse comme une autre peut vouloir se réaliser uniquement de façon professionnelle. L’une peut être un cordon bleu et l’autre une piètre cuisinière.

Kent est un homme féministe qui ne se sent pas agressé par les ambitions de son épouse, il l’épaule. Cet homme est noir et romantique. Il est important de le mentionner, il y a tellement de préjugés sur les hommes noirs.

J’ai également apprécié l’insistance sur l’importance du partenariat dans un couple.

Je n’oublie pas le couple Eddy-Rhine, tante et oncle de Portia et sa sœur. Ils n’ont pu avoir d’enfants mais cela semble ne pas peser sur leur couple. Ils ont accueilli leurs nièces et construit leur bonheur.

Leur état amoureux même après 15 ans de mariage m’a émue. Cela m’a donné envie de connaître les prémices de leur histoire. Ce sera peut-être fait puisque un regard de braise fait partie d’une trilogie dont le premier tome porte sur l’histoire d’Eddy et Rhine.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Comme moi, tu aimes contrôler chaque aspect de ta vie mais, crois-moi, quand on accepte de lâcher prise, on se retrouve sur des chemins de traverse qu’on n’aurait jamais imaginé emprunter. Et parfois, curieusement… cela libère.

 

signature coeur graceminlibe

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Coup de cœur pour un amour interdit ?

En pleine guerre de Sécession, Ellen Burns, une affranchie qui sert la cause abolitionniste, accepte une mission d’infiltration dans le Sud. Se faisant passer pour une esclave, elle est envoyée dans une riche plantation de Virginie où elle rencontre Malcolm McCall. Bien qu’il porte l’uniforme confédéré tant haï, Ellen se rend vite compte qu’ils sont du même bord. Peu à peu l’étau se resserre sur les deux espions que lie un amour passionné et interdit. Coûte que coûte, ils défendront leur idéal, même s’ils doivent se séparer à jamais.

 

l'Afrique écrit

On part à la rencontre des livres mais il y a certains livres qui sûrs de l’émoi qu’ils susciteront en vous viennent à votre rencontre.

C’est le cas d’un amour interdit d’Alyssa Cole, romance historique découverte grâce à une lectrice sur Livraddict. Aussitôt son commentaire lu, aussitôt le livre téléchargé.

Ce livre est addictif, je ne l’ai lâché qu’à la dernière ligne et encore… Je n’avais pas envie que ça finisse, je voulais lire Ellen et Malcom s’aimer encore et encore. J’ai relu quelques passages avec la même frénésie.

J’ai adoré leur tendresse passionnée, leur détermination à protéger l’autre. Ils réveillent en l’autre ce qu’il y a de meilleur. Ils sont émouvants, des personnages tels que je les aime. Ils sont rentrés dans ma liste très restreinte de couples favoris. Ellen est une femme déterminée, une femme au caractère bien trempé.

Un amour interdit est une très belle romance, pas très loin du coup de cœur. Le style de l’auteur est captivant. Une écriture maîtrisée avec des descriptions précises, un choix affiné des mots saupoudrés de poésie.

Ce n’est pas une romance mièvre, il y a de l’action, du suspense et de l’érotisme. Un érotisme non vulgaire, c’est un plaisir sensuel. Le mot plaisir apparaît environ 25 fois, le mot désir environ 30 fois.

 

Je n’oublie pas le côté historique qui rappelle une période importante des USA : la guerre de sécession.

Un amour interdit se situe temporellement dans la première année de cette guerre. Je ne m’y étais jamais intéressée avant la lecture de ce roman. Ce dernier m’a donc permis d’en savoir plus sur les stratégies de l’Union et de la Confédération.

L’esclavage et toutes les horreurs subies par les noirs transparaissent dans le récit. C’est douloureux et révoltant de savoir qu’un esclave valait trois cinquièmes d’un Américain libre (Compromis des trois cinquièmes, inscrit dans l’article premier de la Constitution des États-Unis)

Des individus qu’on a longtemps jugés comme des animaux, des êtres inférieurs, dépourvus d’intelligence. Nous sommes au 21e siècle, la perception des Noirs a-t-elle  véritablement changé ?

Je recommande vivement ce roman. J’aimerais bien qu’il soit adapté au cinéma.

J’aime beaucoup le titre en anglais car il s’agit en effet d’une union extraordinaire.

Ce roman est le premier tome d’une trilogie (The Loyal League) déjà publiée en anglais. J’attends impatiemment la traduction du 2eme tome. Le personnage principal est Ewan, le frère de Malcom.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Les extraits mignons

— Si j’avais seulement envie d’enfreindre le tabou, si j’étais ce genre d’homme, il y aurait des moyens plus simples d’assouvir ce désir. Je n’y mettrais pas toute mon âme. Je ne serais pas complètement chamboulé par ta seule présence. Figure-toi, Ellen, que j’ai passé tout un après-midi à me demander quel serait le son de ta voix si tu parlais. Et ensuite, quand tu m’as parlé, comment sonnerait mon nom dans ta bouche. Et j’en voulais toujours plus.

— Tu voulais mon corps, rétorqua-t-elle platement.

— Je te veux tout entière. Mais je me contenterai des miettes que tu accepteras de me donner.

 

— Ne vous méprenez pas, Ellen, murmura-t-il. Ce n’est pas pour braver un interdit que je vous désire. Vous êtes tout ce dont un homme rêve : intelligente, courageuse, et si belle. Voilà pourquoi je vous désire.

 

Durant toute sa vie, elle avait mis ses sentiments de côté pour encourager son peuple à se battre. Mais ce soir, elle ne renoncerait pas.

 

 

L’extrait qui ferait bondir une féministe

 

Sans un mari, que te réservera la vie, selon toi ? poursuivit Mme Caffrey. Ne crois pas que j’ignore tes… exploits. On peut s’amuser mais, sans mari, on est impuissante.

 

L’extrait qui fait réfléchir

Tous ceux que je rencontrais étaient très aimables, mais être entouré de gens qui vous ressemblent ne suffit pas pour se sentir chez soi.

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