Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Clean love, book 12: Ruth and Lucas

La vie et la carrière de Ruth se déroulent bien, sauf une chose : sa vie amoureuse !
Après que son fiancé l’ait plaquée, elle se retrouve au mariage d’une connaissance, demandant en plaisantant à un inconnu de l’épouser !
…Bien sûr, un mari serait bon pour son image, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il dise oui !
Les parents milliardaires de Lucas refusent de lui donner le contrôle de leur entreprise s’il ne se marie pas.
Alors quand la femme qu’il vient de rencontrer lui demande de l’épouser, bien sûr il en profite !
Pourtant, une vie de mariage est bien différente de ce qu’ils avaient prévu au départ !
Et bientôt, leur mariage devient bien plus qu’un simple compromis.
Mais alors que leurs sentiments grandissent, seront-ils capables de se faire confiance ?
Ou la jalousie aura-t-elle raison d’eux ?

Ruth Matthews a.k.a Veronica Beaumont n’a rien à envier professionnellement parlant. C’est une designer d’intérieur accomplie et reconnue. Côté sentimental, c’est autre chose. Elle a été larguée par son fiancé qui tentait de la transformer en une bimbo blonde. Il n’a d’ailleurs pas hésité à lui demander de s’éclaircir la peau. J’ai apprécié que l’auteure évoque ce fait de société dans la communauté noire: dépigmentation, colorisme, complexe de la peau blanche.

Ruth had nothing against white people, but what was up with these black men always going for white women? Were black women so undesirable

Ruth, lors d’un dîner de mariage, va suggérer au frère de la mariée, Lucas Ross de l’épouser. Ce dernier saute sur l’occasion car le mariage est une condition de ses parents pour qu’il puisse diriger l’entreprise.

Bon! Les mariages blancs ce n’est plus mon domaine de prédilection en romance mais je me suis laissée tenter par l’histoire.

J’ai apprécié la délicatesse du rapprochement entre Ruth & Lucas. J’ai apprécié ce mariage qui débute sur une note d’amitié. J’aurais d’ailleurs aimé que ce soit plus détaillé, mis en exergue. Leur couple est charmant et j’aurais aimé plus de détails sur les moments passés à deux. J’ai trouvé dommage qu’ils soient résumés. Et une fois les sentiments d’amour réciproques dévoilés, j’aurais également voulu des moments à deux.

Ce tome est une lecture sympathique mais ce n’est définitivement pas la romance de l’année. Il a manqué quelques ingrédients pour que ce soit une romance inoubliable.

Par ailleurs, certains faits semblent incongrus comme l’apparition du père de Ruth.

Publié dans Psyché

La plume de l’amour, c’est moi

Ecrire…
Un acte de temps, de patience
Un cheminement
Ecrire…
Un acte d’indulgence, d’intransigeance
Ajouter, supprimer, effacer, repartir de zéro
Analyser, soupeser, jauger, reformer
Garder l’équilibre entre la vue de l’esprit et la voix du cœur.
De la page blanche à la page noircie, il y a de la sueur, des doutes, des interrogations, des convictions qui deviennent incertitudes.
De la page blanche à la page noircie, le cri se mue en silence et vice versa
Ecrire…
Courir, ralentir…
S’arrêter, demander son chemin
Partir, revenir
Laisser l’œuvre bouillir, se construire
Passer des ténèbres à la lumière

J’ai écrit ces lignes durant l’écriture d’un roman que je tenais à proposer pour un concours d’écriture organisé par Frat Mat Editions .

Ecrire… Qui a dit que c’était facile ? Que ce n’était pas un plaisir mêlé de souffrance ? Et après, la soumission du manuscrit, il a fallu attendre les résultats.

J’avais une furieuse envie de gagner et mercredi dernier, la joie était à son paroxysme quand j’ai vu ça

Je suis la 1ere lauréate du concours et mon manuscrit « Ultime amour » sera publié d’ici la fin de l’année!

Comme dirait l’Ecclésiaste, la fin d’une chose vaut mieux que son commencement et je suis bien heureuse que ce mois de Juillet s’achève sur cette belle note.

J’ai maintenant hâte de tenir mon 3e bébé dans les mains.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

TTL 95 : Clean love, book 7 Shiloh and Michael

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Un livre à emmener en vacances.

Je triche puisque le livre que je vais vous présenter fait partie de mes 5 dernières lectures mais… c’est de la romance et je trouve que ce genre est l’idéal pour les vacances.

Et aussi, c’est mon 800e article de blog et je voulais le fêter avec ce genre littéraire que j’aime beaucoup 😀

Shiloh n’a pas réfléchi lorsqu’elle a sauvé un homme nommé Michael de la noyade dans une piscine de Las Vegas. Elle est donc totalement surprise lorsque ce dernier se rend en Oklahoma pour la remercier !
Michael est séduit par la belle Shiloh. Et après quelques rendez-vous, leur relation se transforme rapidement en une romance passionnée !
Mais lorsque la mère de Michael dit à Shiloh qu’elle ne peut pas être avec lui, Shiloh apprend qui est vraiment Michael : L’héritier d’une énorme société de soins de la peau en Corée du Sud !
Et pour aggraver les choses, Michael est déjà fiancé !
Michael et Shiloh pourront-ils surmonter leurs différences culturelles et trouver le bonheur l’un avec l’autre ?
Ou sa famille va-t-elle éloigner Shiloh de Michael pour de bon ?

J’ai d’abord été attirée par la couverture. La douceur du rose. (oui c’est l’une de mes couleurs préférées)

Ensuite, la mixité du couple: c’est mon 1er BWAM (Black Woman Asian Man).

Shiloh, 31 ans, est divorcée depuis quelques années. Dermatologiste, elle a son propre cabinet et tente d’étoffer son portefeuille clients en participant à des conférences. C’est lors d’une de ces conférences qu’elle va faire la connaissance de Michael en le sauvant d’une noyade.

Leurs rendez-vous ne sont pas fades, leurs moments à deux sont pleins de rire et de joie. J’ai apprécié ce couple, l’histoire est entraînante.

Shiloh and Michael est le tome 7 de la saga clean love. Je le préfère largement au tome 10 que j’ai déjà lu mais cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas de bémols.

J’aurais apprécié que Shiloh ait un caractère plus téméraire. J’ai de moins en moins du mal avec les héroïnes qui manquent de confiance en elles.

Le revirement soudain des parents m’a un peu déçue. J’ai trouvé que ça manquait de consistance, de surprise.

J’ai le tome 12 de cette saga dans ma PAL et j’espère qu’il sera au-dessus du tome 7.

La saga n’est pas encore traduite. Je l’ai donc lu en VO et j’ai appris pas mal de nouveaux mots comme Spinster. Je suis une spinster et je le vis très bien. 😀

Cette saga est une clean romance. Les scènes sexuelles ne sont pas mentionnées et j’aime beaucoup. J’en ai un peu marre de l’érotisme. Je trouve que le monde d’aujourd’hui en fait un peu trop. 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Clean love, tome 10 : Amanda et Jérémy

Amanda, institutrice maternelle, s’est prise d’affection pour le nouvel élève de sa classe, Ricky. Remarquant à quel point il est calme et renfermé, elle essaie à plusieurs reprises d’entrer en contact avec son père… Mais lorsqu’elle se rend enfin sur son lieu de travail et qu’elle rencontre le séduisant célibataire, son univers change du tout au tout… Elle se retrouve maintenant à vivre dans la maison de Jeremy en tant que nounou de Ricky !
Et chaque jour qui passe, elle tombe de plus en plus amoureuse de Jeremy. Et Jeremy ne peut pas résister à la femme qui est entrée dans son monde et a fait son chemin dans son cœur !
Mais alors que leur amour commence à s’épanouir, le passé de Jeremy revient en force pour repousser Amanda. Et le problème est peut-être trop lourd à porter pour elle…
Va-t-elle finir par faire ses valises et quitter Jeremy et Ricky pour toujours ?

Après mes lectures en romance axée sur les couples afro, je me suis axée sur les couples mixtes depuis un bout de temps. Je continue ma découverte des auteures du BWWM et ai débuté la saga clean love avec le tome 10.

Amanda et Jeremy sont les personnages principaux de cette romance. Amanda est une jeune femme de 27 ans, elle est en couple avec Ned mais leur relation n’est plus très épanouissante. J’ai grincé un peu des dents parce que les commentaires des amies d’Amanda sur les hommes noirs entretiennent un peu les préjugés sur ceux-ci.

Amanda est passionnée par son métier et sa relation avec ses élèves, en particulier Ricky, est attendrissante. Petite, elle rêvait de son prince charmant. Elle l’imaginait avec des yeux verts, une longue chevelure noire. Alors quand elle rencontre Jeremy, le père de Ricky, elle est sous le choc. S’il est le prince dont elle a toujours rêvé, elle n’est pas le genre de femmes avec qui Jeremy sort.

Jeremy est un chef d’entreprise qui est habitué aux mannequins. Il est également en couple et a appris récemment qu’il était le père de Ricky. La mère lui a laissé l’enfant pour aller on ne sait où. Il ne sait pas comment s’y prendre avec son enfant et Amanda va lui être d’une aide précieuse.

Le tandem Amanda/Jeremy est sympathique, leur rapprochement est mignon même si je trouve que Jeremy est un peu imbu de sa personne. J’aurais voulu que l’auteure nous offre quelques moments de ce duo en tant que couple.

Ce tome 10 est une lecture mitigée. Je n’arrivais pas à lâcher le livre jusqu’à la 1ere moitié puis mon enthousiasme s’est amoindri à la 2e moitié. L’intrigue a été sous-exploitée à mon sens. Il y avait matière à rendre cette histoire sensationnelle, à en faire un joli conte de fée moderne. Je trouve que les péripéties sont un peu précipitées vers la fin, on reste en surface. Certaines péripéties sont incongrues ou pas assez développées.

La couverture mentionne l’absence de foi en Dieu mais à aucun moment ça a un impact dans le récit, on ne parle même pas de ça. Aussi le portrait de Jeremy n’a rien à voir avec celui de la couverture.

Mon personnage coup de cœur: Ricky. Ce petit garçon est adorable.

J’ai lu le tome en anglais puisqu’il n’y a pas de version française disponible et j’ai trouvé le niveau de langue accessible. Je n’ai pas fait d’incessants aller-retour entre le livre et le dictionnaire.

J’ai deux autres livres de cette série dans ma PAL et j’espère qu’ils sont bien meilleurs que le tome 10.

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TTL 88 : Army of Me and You de Billy London

 Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: A comme…

Anglais

Amour

Army of me and you

Madeline Mpoyi made a choice to focus on the sweeter things in life; chocolates, strawberry laces and sherbet. After all, those things happened to be a million miles away from her childhood and her desperate escape from war-torn Rwanda. To thank the soldier who did all he could to help her and her father flee the horrors of her former homeland, Madeline sends boxes upon boxes of treats to give that same soldier a small glimpse of sweetness wherever he may be. To give him a thank you that can never truly be enough…

Captain Nathaniel ‘Cain’ Goldsmith never served in Rwanda. His father, Major Nathaniel Goldsmith did and never speaks of what happened there. In the midst of his own tour in Afghanistan, Cain begins to receive mysterious packages filled with his favourite things. He hadn’t realized how much he had come to depend on the mysterious Madeline’s sweet letters and even sweeter care packages. On his return to the UK, Cain has Madeline in his sights, deeply intrigued to discover the woman behind the confectionery…

Je triche un peu parce que Army of me and you fait partie de mes 5 dernières lectures mais il sonne comme une évidence. Il est en écrit en anglais, il y est question d’amour et le titre commence par A.

La 4e de couverture a vraiment attisé ma curiosité. J’avais envie de découvrir Madeline. Cette jeune femme d’origine rwandaise, qui pour remercier le soldat qui les a aidés, son père et elle, à fuir les horreurs du génocide, lui envoie des boîtes de friandises en Afghanistan.

Avant de débuter la lecture, j’ai imaginé Cain en Afghanistan rerecevoir les lettres et friandises et se demander qui est cette femme, à quoi ressemble-t-elle. J’ai imaginé son impatience à rentrer au Royaume Uni afin de découvrir sa bienfaitrice en chair et en os. J’ai imaginé leur première rencontre puis les prochaines, les sentiments d’amour s’installant lentement mais avec une profonde intensité. J’ai habillé cette romance de rose bonbon et rouge passion en pensée.

L’auteure a pris une autre voie. Le premier chapitre débute avec la rencontre de Cain et Madeline à Londres. Le courant passe très vite entre eux, l’attirance sexuelle entre vite en jeu.

Si j’ai trouvé le début haletant, le décor de l’histoire se mettant rapidement en place, j’ai trouvé par la suite que la romance est allée trop vite. La passion entre nos héros se ressent mais j’ai plus ressenti une passion sexuelle qu’une passion amoureuse. Il m’a manqué de la profondeur dans es sentiments, des complications ou obstacles à leur vie de couple.

Si l’histoire d’amour m’a moyennement convaincue, j’ai été touchée par l’évocation du génocide contre les tutsi et les retrouvailles émouvantes entre Madeline et le père de Cain.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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The Buchanans, Book 1 : FIRST SITE de Rose Fresquez

When Leila’s students challenge her to go camping, she sets out armed with a bucket list designed to force her out of her comfort zone—the indoors. Her trip starts with a broken car, a twisted ankle, and several forces of nature. She expected a few bumps along the way, but not the handsome stranger who comes to her rescue.

Ezra has no time for romance, preferring to spend his rare time off from work as a firefighter enjoying nature. He definitely didn’t plan on playing hero on his camping trip, especially not to a beautiful woman who looks like she’d be more at home in a five-star resort.

A connection sparks between them, and despite Ezra’s doubts and ever-present commitment issues, this one fire he doesn’t want to put out. Can these opposites find a happily ever after?

J’ai eu envie de lire des « clean romance » c’est-à-dire des histoires sans scène de sexe. J’ai donc fait une petite sélection Kindle de ces romances et mon marathon a commencé par le 1er tome de la trilogie Buchanan. Le tome 1 est réservé au cadet Ezra, le 2nd à la benjamine et le dernier à l’aîné.

Ezra est un pompier, attaché à sa famille et surtout au Seigneur. J’ai beaucoup apprécié l’arrière-plan chrétien qu’offre cette romance. J’ai apprécié la place de la prière, des méditations. J’ai envié les personnages qui arrivent à faire une chose qui me manque : la dévotion matinale. 😀

Ezra est célibataire et il a trouvé son équilibre de vie entre son boulot, sa famille, ses activités à l’église et ses activités sportives au grand air. C’est un habitué du camping contrairement à Leila.

Leila est enseignante. Si Ezra a baigné dans le christianisme depuis son enfance, elle est une jeune convertie. J’ai apprécié les circonstances dans lesquelles ils se rencontrent tous les deux même si ça n’a rien d’original. J’ai apprécié leur rapprochement qui s’est fait très lentement. C’est d’ailleurs le gros bémol de cette histoire: le rythme est très lent.

Ezra s’interroge beaucoup sur cette relation naissante. C’est mignon au début mais à la longue, ça a fini par m’agacer. J’aurais voulu qu’il soit plus sûr de lui. L’auteure aurait fait un gain de pages et moi un gain de temps.

L’histoire se déroule en majeure partie dans un camp et j’ai apprécié ce contact visuel avec la nature et le parallélisme fait avec Dieu.

L’auteure a inséré quelques moments de tension entre nos amoureux notamment sur leur différence raciale. Sûrement pour apporter un peu plus de rebondissement et de relief au récit mais j’aurais aimé que ces moments soient plus originaux.

First site est une douce et légère romance dans l’ensemble. J’ai lu en anglais et ai trouvé le niveau de langue accessible. J’ai débuté le 2e tome et j’ai hâte de vous confier mon ressenti.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Et ne t’avise pas de m’embrasser ! – Mhairi McFarlane

Quand on joue avec l’amour, il faut s’attendre à quelques surprises… Se faire quitter après dix ans d’amour, c’est dur. Se faire quitter par son collègue après dix ans d’amour et de cohabitation professionnelle, c’est très dur. Pour sauver sa réputation et son image, Laurie n’a pas le choix : elle doit vite trouver le moyen de montrer à tous – à commencer par son ex et sa nouvelle copine – qu’elle a tourné la page et rayonne de bonheur.
Problème : elle ne sait plus draguer. Heureusement, la solution est livrée directement à son bureau en la personne de Jamie , nouvel employé très séduisant. Car il se trouve que Jamie a besoin d’une couverture pour redorer son image de cadre dynamique et bien sous tous rapports. Adjugé vendu : ils vont mettre en scène leur (fausse) idylle sur les réseaux sociaux pour convaincre (et faire baver d’envie) tout le monde de la beauté de leurs sentiments.
Et si l’illusion devenait réalité ?

Mon prochain voyage romance ? Je l’avais prévu sur Amazon en mars prochain. Et puis, j’ai découvert grâce à la Booktillaise, le blog de Grande lectrice. L’un de ces articles évoquait des romances dont l’une avait pour héroïne une femme noire.

Couverture Et ne t'avise pas de m'embrasser !

Une héroïne noire chez Harlequin! Impossible de rater cet événement exceptionnel. 2e surprise, l’héroïne noire est même représentée sur la couverture ! Je suis tombée des nues. C’est tellement rare chez Harlequin.

Le titre anglais est If I Never Met You et je trouve qu’Harlequin pour la traduction française aurait pu faire mieux. Et ne t’avise pas de m’embrasser, c’est pas mal mais n’a rien à voir avec l’histoire.

Je vais garder le meilleur pour la fin et d’emblée évoquer le grand bémol de l’histoire.

Le début… Il est long! OMG! C’est intéressant de commencer le récit par la rupture d’avec Dan mais c’était trop long avec des détails qui ne m’ont pas vraiment intéressée. Laurie est très marquée par sa rupture et on comprend son choc. Une histoire d’amour qui s’achève après 18 ans, ça doit être dur à encaisser mais j’avais envie de passer rapidement à autre chose. Il faut patiemment attendre le 12e chapitre pour que les prémices de la nouvelle vie soient introduites.

Aussi, j’ai trouvé le personnage du père de Laurie trop caricatural.

Passons maintenant aux points forts.

Laurie est noire. Métisse pour être plus précise. Elle ressemblerait d’ailleurs à Angela Griffin (photo ci-après pour ceux ou celles qui comme moi n’ont jamais entendu parler de cette actrice et présentatrice de télévision britannique.)

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Elle vit à Manchester. J’ai apprécié découvrir cette ville à travers cette histoire.

Le racisme n’est pas l’une des thématiques de l’histoire mais l’auteure évoque malgré tout les remarques parfois désobligeantes sur la couleur de peau, la façon de parler. J’ai beaucoup apprécié la mise en avant de ces cheveux frisés. Cheveux qu’elle lissait pour passer inaperçue dans un monde majoritairement blanc et qu’elle va assumer plus tard.

En romance, l’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même comme dirait notre vieil ami Robert Stevenson. 😀

Le voyage que nous offre Laurie et Jamie est fort plaisant. Un voyage qui commence en fakemance mais avec plein d’écoute, d’humour, d’ouverture à l’autre et d’amitié. Ils sont mignons ensemble et nous font passer un bon moment. J’ai eu beaucoup de mal à les quitter 😀

J’ai apprécié qu’il y ait une différence d’âge et que ce soit l’homme qui soit le plus jeune. Autre élément que j’ai beaucoup aimé: l’absence de détail approfondi sur les scènes de sexe. A bas, le voyeurisme. L’auteure nous évite de longs paragraphes convenus sur l’orgasme et qu’est-ce que ça fait du bien. Ca change vraiment des lectures habituelles.

Jamie est mon nouveau bookboyfriend. Il est beau, adorable, authentique. Que demande le peuple ?

Et ne t’avise pas de m’embrasser est une romance tendre qui donne envie d’en lire plusieurs à la chaîne.

L’auteure met également en avant l’importance capitale de l’amitié dans une vie, de s’affirmer quand on est en couple et de se faire sa propre opinion des gens.

Le récit montre à quel point les gens sont attirés par ce qui se passe dans la vie des autres notamment sur les réseaux sociaux. J’ai été choquée par le niveau de clabauderie au sein du cabinet de Laurie et Jamie. J’espère ne jamais entrer dans un tel univers professionnel où les vies privées des uns et des autres sont scrutées, épiées.

Un amour interdit Alyssa Cole

La phrase sur laquelle j’ai buggé pendant cinq minutes (façon de parler bien entendu)

Elle n’avait pas exploité son potentiel professionnel, parce qu’elle trouvait son bonheur dans sa vie personnelle.

Le moment où l’auteure a dû s’oublier

Etait-ce si difficile d’identifier une personne de couleur à la lueur d’une bougie ?

En 2020, cette expression n’a plus lieu d’être. Je refuse de la voir davantage dans les romans contemporains pour désigner des personnages noirs.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les richesses du cœur de Lise Marcy

Jeff, riche homme d’affaires anglais, est attiré par les femmes noires pulpeuses. Après sa déconvenue avec Alana, il décide de quitter Londres et part s’installer à Yaoundé. Il espère y rencontrer la femme de sa vie, qui ne saura pas qui il est avant qu’il soit sûr de sa sincérité.
Bénévole sur le chantier de construction d’une école et employé de libre service, tout laisse donc à penser que Jeff est un homme ordinaire. Il est attiré par Lydie, la fille de son patron. D’autant plus qu’elle est drôle, intelligente et belle.
Cependant, une histoire avec elle s’annonce compliquée. En effet, cette dernière s’avère vénale, méprisante et est attachée aux traditions familiales.
Sa rencontre avec Sally, la femme idéale selon ses critères va le bouleverser.

De Lise Marcy, j’ai déjà lu trois œuvres. L’une de mes règles en lecture est de ne pas lire plus de trois livres par auteur. Règle que je prends plaisir à transgresser lorsque le 4e livre que l’on me suggère semble être une tuerie ou entre dans mes envies de lecture.

Lorsque Lise Marcy m’a proposé sa prochaine parution en service presse, je n’ai pas su dire non parce que c’est de la romance et qu’il s’agit d’un couple mixte. Je suis formatée, je ne peux pas laisser passer un livre évoquant un couple mixte 😀

De qui est-il question dans cette romance ?

Jeff, le personnage principal, préfère les femmes noires, pulpeuses. Amoureux d’Alana, héroïne de la romance Black Pearl, il est obsédé par l’idée de se caser depuis qu’il l’a rencontrée. Son obsession envers la femme noire m’a un peu gênée car elle renvoie aux préjugés notamment sur la performance sexuelle des noires. Ces échanges avec son ami Phil à ce propos ont accentué ma gêne et m’ont agacée.

Il décide donc de se rendre au Cameroun pour trouver la femme de sa vie. Pour ne pas qu’on le confonde avec les blancs, ayant à leur actif plusieurs dizaines d’âge de vie, se rendant dans ces contrées pour chercher des femmes avec qui finir leurs vieux jours, Jeff désire également améliorer le cadre de vie des populations. Bel élan d’humanité, n’est-ce pas ?

J’avoue, j’ai trouvé ses motivations calculées et fausses. Que dire de la raison sous-jacente au choix du pays ?

– Pourquoi le Cameroun ?

– C’est un pays du Commonwealth, pas particulièrement ancré dans une relation esclavagiste avec l’Angleterre à l’époque.

Il est mignon, le Jeff mais la violence de l’histoire coloniale de l’Angleterre, ça ne compte pas ?

Mes réflexions mises en parenthèse, faisons un focus sur l’histoire d’amour.

L’histoire débute en 2021 et ça m’a mis un baume un cœur car j’ai hâte d’être à l’année prochaine.

Des romances lues de Lise Marcy, je pense que les richesses du cœur est celle que j’ai le plus apprécié. Il est vrai qu’il y a certains faits qui seraient invraisemblables dans la vraie vie comme le fait qu’un riche britannique devienne maçon ou épicier au Cameroun mais on ferme les yeux. Dans la romance, tout est permis…

J’ai apprécié les prémices de la relation de Jeff avec l’élue de son cœur. Le résumé de l’oeuvre nous lance sur une fausse piste, chose que j’ai appréciée car cela permet au lecteur d’hésiter jusqu’aux dernières pages. L’auteure nous fait l’économie des tergiversations qu’induit le triangle amoureux et je lui en suis reconnaissante. J’ai également apprécié que le sexe intervienne tardivement entre eux et que les scènes sexuelles soient brèves.

Au-delà de la romance, l’auteure nous offre un voyage au Cameroun à travers les mets, les paysages. Elle évoque également le poids des traditions, le choc des cultures, les préjugés raciaux et les a priori sur autrui.

L’oeuvre se lit vite. Parfait quand on veut sortir d’une panne de lecture ou tout simplement pour s’évader. Le style est très simple et accessible.

J’ai eu l’impression que les derniers événements narrés étaient précipités. J’aurais voulu que l’auteure prenne davantage son temps sur la fin pour que le lecteur profite lentement des derniers instants passés avec les personnages.

Date de publication : 06 Octobre 2020

Auto-édition

Disponible en format numérique et papier

Prix : 2,99€ au lieu de 4,99€ à partir du 6 octobre 2020

Lien d’achat : ICI

Petit bonus : un petit mot de l’auteure

Ma new romance montre les différents clichés que l’on peut avoir sur une culture qui n’est pas la notre et tente de les casser.
En effet, cette histoire change de celles auxquelles nous sommes habitués en général en France et elle mélange les cultures.
J’ai beaucoup de plaisir à faire voyager mes lecteurs dans mes romans.
J’espère que cela leur donnera donc envie de lire le roman, d’une part mais aussi de découvrir ce beau pays.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le Destin d’Orïsha, tome 1 : De Sang et de Rage de Tomi Adeyemi

Il fut un temps où la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer. Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s’élance dans une quête périlleuse…

Pour une fois, je vais d’abord parler de l’auteur. Tomi Adeyemi est née aux USA et est d’origine nigériane. Ses parents ne lui ont jamais appris sa langue maternelle. C’est à l’âge adulte qu’elle va effectuer ce voyage en esprit vers sa terre natale. Elle a étudié la mythologie et la culture de l’Afrique de l’Ouest à Salvador, au Brésil, grâce à une bourse. C’est cette expérience qui l’a inspirée à écrire Children of Blood and Bone. Son histoire personnelle me montre combien la transmission culturelle est importante. Combien il est important de valoriser notre culture africaine et la transmettre aux générations actuelle et future.

Cendre a initié une lecture commune sur ce roman via Livraddict et ce fut une belle opportunité pour moi d’aller à la rencontre de ce roman de 500 pages. La fantasy n’est pas mon genre favori mais la littérature africaine je l’explore de fond en comble. L’Afrique, j’aimerais qu’elle soit présente, vivante dans chaque genre littéraire alors je lis chaque auteur qui exploite ces genres.

Commençons par l’univers créé. J’ai beaucoup apprécié cette mise en avant de la mythologie yoruba. Le mysticisme africain a souvent une connotation négative. Le fait de l’insérer dans la fantasy donne un autre angle d’appréciation. L’auteure a également rendu crédible son univers via les mets présentés, les tenues vestimentaires. Elle n’insiste pas assez sur les paysages à mon sens mais ce n’est pas gênant. Je n’aime d’ailleurs pas les longues descriptions de paysage.

Quid de la romance ? Le lecteur a droit à deux romances prévisibles. Si celle de Zélie est très précipitée, celle d’Amari a le mérite de s’installer progressivement. J’ai trouvé la romance de Zélie très mièvre, j’avais hâte d’en finir. Puisqu’on parle des personnages, j’ai eu un coup de cœur pour Roën, il apporte une fraîcheur dans le récit.

Quid de la quête ? L’histoire se déroule à Orishä, un vaste royaume dont les villes portent pour certaines les noms des villes du Nigéria actuel. A Orishä, la magie a disparu, les devins sont persécutés, discriminés. Le roi Saran, père d’Amari et d’Inan a éradiqué la magie mais notre héroïne Zélie a pour objectif de la faire revenir. Une quête qui s’avère périlleuse.

Roman choral, narration alternée car le lecteur vit le récit à travers 3 narrateurs : Amari, Zélie et Inan. Le récit est très fluide, les chapitres courts donnent du rythme à l’histoire. J’ai peur des pavés en général mais celui-là se lit aisément.

Les rebondissements sont nombreux mais il faut avouer qu’il y a certaines péripéties invraisemblables. J’ai eu du mal à me représenter cette arène avec des bateaux qui se livrent bataille. La scène avec les mercenaires sur les bateaux était trop surréaliste à mon goût.

Je me demande bien ce qui a motivé le choix de l’auteur pour le choix du prénom de Zélie. L’histoire met en avant la culture des yoruba mais Zélie est la seule à avoir un prénom d’origine latine.

Si le roman se déroule dans un pays imaginaire, il tire son inspiration d’événements réels. Selon Adeyemi, le mouvement Black Lives Matter était au premier plan de son esprit, elle fait un parallèle entre les violences policières aux USA contre les Afro-Américains et le traitement des gardes envers les devins.

De ce que j’ai compris devin et kosidan ont la même couleur de peau à quelques nuances près, ce serait donc plutôt du tribalisme ou de la xénophobie et non du racisme. L’utilisation du terme cafard a confirmé mes propos car les hutu avaient l’ignoble habitude de désigner les tutsi de la sorte. La dénonciation de l’injustice, de la discrimination véhiculée dans ce roman est un message qui me touche.

J‘ai passé un bon moment de lecture dans l’ensemble et je lirai certainement le tome 2 pour découvrir la suite des aventures de Zélie et Amari.

Pour lire les avis des autres participantes à la lecture commune, cliquez ici et .

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Séduit par sa rivale – Brenda Jackson

Couverture The Westmoreland Legacy, book 1: The Rancher returns

Ce roman est le 1er tome de la saga The Westmoreland Legacy qui raconte les histoires de cœur de cinq frères d’armes : Gavin, Coop, David, Bane et Mac.

Sans le savoir, j’avais lu le 3e tome de la saga qui n’est autre que En mission séduction.

 

Ce 1er tome est consacré à Gavin. Le 3e tome annonçait la grossesse de Crystal, la femme de Gavin. Laissez-moi vous dire que j’ai longtemps cherché cette Crystal dans le récit. J’ignore si c’est une erreur de traduction mais la femme de Gavin s’appelle Layla et non Crystal.

Par ailleurs, je trouve que le titre de la version française ne correspond pas à l’histoire. Il n’est à aucun moment question de rivalité entre Gavin et Layla. 

 

Passons à l’intrigue.  

 

Layla Harris est docteur en histoire et archéologie. Elle est la plus jeune enseignante de l’université de Seattle. C’est une jeune femme qui a suivi son propre chemin et non celui désiré par ses parents.

Convaincue que le célèbre Jesse James a enterré le butin du hold-up de la banque de Tinsel sur les terres des Eperons d’argent, elle décide d’y mener des fouilles.

Ce ranch appartient à Gavin Blake. Layla réussit à avoir l’autorisation de la grand-mère de Gavin pour réaliser ses fouilles. Une autorisation que Gavin remet en question avec une furieuse énergie. Il n’est pas convaincu par cette histoire de trésor enterré sur ses terres. 

Il aimerait que les fouilles ne soient pas faites mais l’intrusion de la jeune femme dans sa propriété ne le dérange pas tant que ça. Il est attiré par elle, la veut dans son lit. Même si Layla le nie et désire se concentrer sur ses fouilles, l’attirance sexuelle est réciproque. On se demande quand elle flanchera et quel sera l’élément déclencheur.

Encore une fois, Brenda Jackson nous livre un sympathique couple. Fidèle à elle-même, elle use du schéma du mâle dominant qui initie son amante aux jeux de l’amour. Le superlatif des descriptions des amants m’a un peu dérangée. La perfection n’étant pas de ce monde, j’aurais voulu des descriptions physiques plus réalistes.

Les plus de cette histoire sentimentale sont la recherche du trésor _jusqu’à la fin, on se demande si le trésor y est vraiment_ et les révélations sur la mère de Gavin. J’ai aimé cet effet de surprise qu’elles apportent dans le récit. 

 

Bon dimanche à tous !

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