Publié dans Arrêt sur une oeuvre

S’IL VOUS PLAÎT, SAUVEZ-MOI ! HELEN CALLAGHAN

 

helen callaghan

 

« Chère Amy, J’ai été enlevée, je ne sais pas où je suis retenue prisonnière. Mais s’il vous plaît, sauvez-moi… » Quand Margot, qui tient la rubrique du courrier des lecteurs dans un journal local, reçoit cette étrange lettre, elle n’en croit pas ses yeux. Le courrier est signé Bethany Avery, une jeune fille kidnappée vingt ans auparavant et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Est-ce une mauvaise plaisanterie ? Intrigué par l’affaire, le criminologue Martin Forester confirme que l’écriture de la lettre est bien celle de l’adolescente disparue il y a vingt ans. Plus effrayant encore : alors que les secrets du passé refont surface, une nouvelle adolescente disparaît dans des circonstances similaires.

Margot tente de comprendre ce qui est arrivé aux deux jeunes filles kidnappées. Mais en essayant de sauver ces deux vies, elle va aussi risquer la sienne…

l'Afrique écrit

Au départ, Katie Browne voulait fuguer, donner une leçon à sa mère et au copain de sa mère mais elle est enlevée et subit des outrages d’un homme torturé.
Margot Lewis, enseignante, tient une rubrique dans un journal. Elle reçoit une lettre de Bethan Avery qui réclame de l’aide. La jeune fille dit avoir été enlevée par un homme bizarre qui la retient prisonnière dans sa cave.
Chose étrange, la jeune fille a disparu depuis plus de 20 ans. On la croit morte. Est-ce Katie qui se fait passer pour elle ?
Le processus de réflexion commence. Les 200 premières pages, l’intrigue est assez linéaire, il y a peu de rebondissements. L’histoire se concentre sur Margot Lewis, son mariage qui s’achève sur une trahison, sa solitude et son rapprochement avec le beau Dr. Forrester. L’enquête pour retrouver Bethan ou Katie n’avance pas, je commence à m’ennuyer et je sermonne ma fée liseuse qui n’a pas su me guider vers un livre palpitant.
Soudain, un revirement, l’auteure semble avoir entendu mon soupir d’ennui. Des choses surprenantes se passent enfin !! Les morceaux du puzzle commencent à s’assembler. La vérité se dévoile à petites doses. J’ai pris une grosse claque en apprenant ce qu’était devenue Bethan. L’auteure s’est bien jouée de moi et j’ai adoré !
L’histoire devient très captivante. Elle distille un parfum de tension et de peur qui n’est pas déplaisant.

Ce récit est une belle lecture qui s’achève en douceur. Les vies volées sont remises à leurs places respectives.

J’ai apprécié le ton prude de l’auteure. Les fans de narration descriptive seront également ravis.

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Publié en Grande-Bretagne sous le titre Dear Amy par Michael Joseph, une division de Penguin Random House UK.

Traduit de l’anglais par Maryline Beury

© City Editions 2017 pour la traduction française
Dépôt légal : Mars 2017

L’extrait philosophique

Il m’écoutait sans rien dire.
– Notre esprit est futé, dis-je en regardant le paquet. Mais nos sens…, nos sens ont une mémoire, eux aussi, et ils sont plus durs à duper.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Rencontre avec Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand… J’ai vu ce nom défiler plusieurs fois dans mes groupes de lecture sur Facebook et sur les blogs que je suis. J’ai voulu voir pourquoi certaines étaient fan de sa plume et pourquoi d’autres refusaient de la compter parmi les grands noms de la littérature française.

Mon voyage découverte a commencé par « la vie est facile, ne t’inquiète pas ». Dès les premières lignes, ayant senti que ce livre était la suite d’une autre, je suis allée à la rencontre du prédécesseur : les gens heureux lisent et boivent du café.

 

 

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

l'Afrique écrit

L’histoire commence par un voile de tristesse, un deuil qui n’arrive pas à être fait. Diane souffre de l’absence de son homme et de sa fille. Cette double perte la consume. C’est triste mais ce deuil ne m’émeut pas. En tout cas pas comme il le devrait. L’empathie me manque.

Les 200 pages vont-elles tourner autour de Diane, son deuil étouffant et son meilleur ami Félix qui a un pass illimité débauche ? Je n’ai pas envie de lire une histoire sombre. J’aimerais lire autre chose. J’aimerais la voir aller de l’avant. 

Quand elle décide de quitter Paris et d’aller en Irlande, je suis soulagée. Là-bas, elle rencontre Edward. Ce mec est un rustre ! J’ai partagé le ressenti de Diane. Je n’aurais pas eu envie de respirer le même air que lui.

Leur rapprochement assez prévisible est d’abord brutal avant de se muer en douceur. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des éléments perturbateurs. Mégan  l’ex d’Edouard joue parfaitement son rôle. Elle est détestable au plus haut point.

J’aurais aimé un protagoniste plus doux, une femme aimable qui rendrait difficile le choix entre elle et Diane.

J’ai été frustrée par la suite des événements. Elle était loin d’être celle que je m’imaginais. La romance ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, elle m’a laissée sur ma faim. J’ai eu un pincement au cœur pour Edward.

Heureusement, il y a une suite à cette histoire alors j’espère… pour lui.

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux  » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

l'Afrique écrit

Diane a repris sa vie en main, elle s’occupe comme il faut de son café littéraire. Elle honore les rendez-vous amoureux que lui arrange Félix, son meilleur ami, sans grande conviction. Mulranny lui manque surtout la famille d’Edward. Elle a décidé de faire une croix sur ce dernier.

Dans son café littéraire, elle rencontre Olivier. Il est charmant, très prévenant. Il semble ne pas avoir de défaut et ce caractère lisse rend leur relation insipide. Quand Edward débarque à Paris, j’ai le sourire aux lèvres, j’entends les oiseaux chanter.

Les sentiments que Diane avait enfouis se réveillent. Au début, elle lutte, s’accroche à sa vie à Paris.

Puis, des événements douloureux surviennent, ils lui permettent de réfléchir, d’arrêter de fuir et de saisir le cadeau, la famille que la nature veut lui donner.

J’avais une fois de plus l’impression de devenir adulte, de grandir. Chaque décision imposait des pertes, d’abandonner des morceaux de sa vie derrière soi.

Bon nombre de couples se séparent non pas parce qu’ils ne s’aiment plus mais parce qu’ils se sont rencontrés trop tôt. J’ai apprécié que l’auteure le souligne implicitement.

J’ai beaucoup aimé cette suite parce qu’elle a répondu à mes espérances.

J’ai beaucoup aimé la fin, l’annonce de cet événement heureux qui célèbre la vie.

Si vous êtes fan de romance moderne, ce roman est fait pour vous.

Le style non hermétique de l’auteure facilite la lecture de ces œuvres. La narration va à l’essentiel. Parfois, on reste sur notre faim. On aimerait avoir plus de description.

La plume d’Agnès Martin-Lugand est une belle découverte. J’ai hâte de pouvoir commencer Désolée, je suis attendue.

Avez-vous lu ses œuvres ? Laquelle avez-vous plus aimé ? Quels personnages avez-vous aimé, détesté ?

L’image contient peut-être : tasse de café et texte

Cet article est écrit dans le cadre du challenge d’écriture du café des blogueuses avec le thème : Chronique (lecture, série, film…)

Envie de découvrir trois blogueuses dont j’apprécie le travail ? Cliquez sur les liens suivants : Les chroniques de Tchonté –  Jeunesse Colibri – Les livres de Zélie.

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un moment privilégié avec soi-même

Célyne est une française de 32 ans, célibataire depuis mai 2014. Curieuse, franche et ambitieuse, elle nous confie sa vision du célibat. 

 

 

célibataire epanouie

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Indépendante ou Autonome.

Te retrouver seule, c’est…

Une bulle d’oxygène, pas une finalité.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Hum, je ne sais pas si on peut appeler cela des complexes, mais bon, parlons-en … Physiquement, je n’en ai pas. Je n’ai jamais eu de complexes concernant mon physique. Sur ce point, je dois être une des femmes hors norme à ne pas avoir de problème avec son physique …

Mentalement, c’est ma timidité : jusqu’à ce qu’il y a peu de temps, c’était le fait d’aborder un homme qui me plaît, qui était impossible pour moi. Dire à un homme qui m’intéresse mentalement et physiquement que je voudrais quelque chose de sérieux avec lui est impossible.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Il n’y en a pas eu un, mais trois.

Une déchirure inexplicable. Je n’arrive toujours pas à l’expliquer même après trois ans de séparation … De toute ma vie, il n’y a eu que deux hommes avec qui je n’avais ce sentiment de bien-être, de liberté, d’être moi à 100%, de ne pas avoir à anticiper mes propos, mes gestes et habitudes.

Il y a eu également ce vide … là aussi c’était inexplicable, car je ne comprenais pas moi-même ce qui s’était passé … ma moitié m’avait abandonnée, trahie, menti. J’ai eu l’impression d’être seule au monde.

Enfin, il y a eu ce sentiment de culpabilité : si j’avais fait, si j’avais dit, des si qui n’en finissaient pas. Ce n’était jamais de sa faute mais de la mienne. J’avais oublié que le couple était composé de deux personnes pour répondre de son succès ou échec.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Un seul : la culpabilité sur certains points. Entre-temps j’ai analysé la situation. J’ai compris certaines choses et surtout déculpabiliser. On est deux dans une histoire d’amour alors les deux ont leur part de responsabilité dans le succès ou l’échec de cette relation. Du coup, certains sentiments de culpabilité sont partis et d’autres sont restés, car je sais que c’est en partie de ma faute si on en est arrivé là.

Aujourd’hui, je regrette encore fortement certaines de ces erreurs et me suis promis de tout faire pour ne pas les recommencer à l’avenir si un nouvel Amour se présente.

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Cela dépend des personnes avec qui je suis. Avec certaines, j’ai l’impression parfois d’appartenir  à une « espèce bizarre ». Celles-ci pensent que c’est un choix de ma part d’être célibataire depuis longtemps. 

Du coup, j’ai droit à toutes sortes de questions. Mais avec elles, les questions tournent rarement au sujet des sentiments. Elles me questionnent plus généralement sur ma sexualité que sur mes sentiments. Je trouve cela étrange d’ailleurs. Comme si être célibataire signifiait être accro au sexe, être une personne qui « enchaîne » non-stop les histoires sans lendemain sans aucun sentiment.

Selon mon humeur, je réponds en jouant le jeu … ou pas …

Avec d’autres femmes, je suis considérée comme une personne  « normale » qui n’a tout simplement pas encore trouvé son âme-sœur. Discuter avec elle, devient alors facile, (même lorsque je suis de mauvais poil) et me rassure également parfois. Eh oui, en tant que célibataire, j’ai également parfois besoin d’être rassurée. D’ailleurs, quel que soit le statut,  nous en avons besoin, car rien n’est jamais acquis …

De mon point de vue personnel, je ne me sens pas différente des autres femmes, car j’ai également des sautes d’humeur, je crie, je pleure, je rigole, je taquine, mes hormones m’en font également voir de toutes les couleurs, … donc non pour moi je suis comme toutes les femmes ! Seul mon statut est différent.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Il y en a deux : mon indépendance et le fait d’être actrice de ma vie. Ma mère m’a appris très tôt à devenir indépendante ! En tant que mère célibataire, travaillant le soir, elle n’a pas eu le choix et cela m’a énormément servi !

Enfin, depuis que j’ai réalisé un bilan de compétences, tout est clair. Il y a eu comme un déclic, une évidence. C’était comme si j’étais en hibernation et que je n’arrivais pas à me réveiller. Grâce à ce bilan de Compétences, j’ai réussi à sortir de ce long sommeil pour prendre les choses en main. Ce réveil m’a pris 6 ans, mais depuis je ne rêve plus : je vis mes rêves. Pas tous, certes, mais je me donne tous les moyens pour les vivre et ça me fait un bien fou.

 

Comment tes proches perçoivent ton célibat ? 

La majorité d’entre eux n’est pas choquée. Pour eux, l’important c’est que je sois heureuse, avec ou sans conjoint !

Il y a bien évidemment une ou deux personnes qui ne comprennent pas, mais elles n’arrivent pas à m’atteindre, car j’ai un point de vue bien arrêté sur le sujet. Être en couple ou avoir un enfant n’est pas une finalité en soi. Selon eux, je dois impérativement avoir un enfant à 35 ans. Je réponds généralement qu’en 2017, on peut avoir des enfants jusqu’à 42 ans. Il faut simplement se renseigner sur le sujet. Et faire un enfant, parce que la société essaye de nous l’imposer n’a pas de sens selon moi. Je leur explique également que pour l’important est que je sois heureuse et bien dans mes baskets. Le reste suivra naturellement et ça j’en reste persuadée.

J’ai également l’exemple de ma mère : une femme autonome, indépendante et très heureuse !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

Que j’étais capable de monter des meubles IKEA en solo, que j’étais également capable de faire de la peinture by myself et que j’étais également une bonne cuisinière 

Sérieusement (mais le début était également sérieux), je dirais que je suis devenue plus sûre de moi. Je sais ce que je veux, mais également ce que je ne veux pas. Je suis devenue plus ambitieuse et plus investie dans mes actions qui étaient inachevées et imprécises.

En y réfléchissant bien, j’ai le sentiment d’être une version améliorée de moi et qui s’améliore de jour en jour !

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Avoir accepté la réalité du statut de célibataire : ce n’est pas la fin de notre vie. Au contraire, c’est un moment privilégié avec moi-même que j’ai pris plaisir à analyser et à comprendre. Je suis convaincue que si à 80 ans (si Dieu veut bien que j’aille jusque-là) je suis toujours célibataire, je ne serai pas pour autant malheureuse, mais accomplie dans ce qui était prévu pour moi.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ce n’est pas une fin en soi (je me répète, mais c’est ce que je pense), c’est une étape de la vie, de SA vie. Un peu comme le mariage, la naissance d’un enfant, le décès d’un proche, …

Qu’il faut qu’elle profite de cette période pour apprendre à mieux se connaître afin d’y voir plus clair pour la prochaine étape.

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Pourquoi as-tu mis tant de temps à te réveiller ?

 

Une question que tu aurais envie que je te pose ? 

Selon toi, quel sera ton prochain statut dans un futur plus ou moins proche ?

 

Et tu répondrais… 

Maintenant que je me connais mieux, je suis prête pour n’importe quel statut (sauf la polygamie, non, non, non) : mère célibataire, en couple avec au moins deux enfants, célibataire accomplie et heureuse 🙂

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un nouveau départ dans la quête de l’élu

Née en France mais d’origine réunionnaise/italienne, Nina a 25 ans et est célibataire depuis 2 ans et demi, bientôt  3 ans. Mystérieuse, drôle et passionnée, elle nous confie sa vision du célibat.      

 

A quoi pourrais-tu associer le célibat ? 

Une solitude positive.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Seule.

 

Te retrouver seul(e), comment l’as-tu ressenti ? 

Je dirais que je suis passée par plusieurs étapes. D’abord, un saut dans le vide, source d’angoisse ensuite une bulle d’oxygène, pas une finalité enfin un nouveau départ dans ma quête de l’élu.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Oui, j’ai des complexes, j’essaie parfois de les ignorer mais ce n’est pas le bon moyen alors je fais du sport, je me rassure auprès de mes amies, je fais du shopping, j’essaie de me regarder dans le miroir et de me dire des choses positives sur moi-même. Je vais à mon cours de cabaret qui m’aide physiquement et psychologiquement à me décomplexer petit à petit, à être plus sûre de moi et de mon pouvoir de séduction, je me sens bien et plus libre, plus apaisée et je fais quelque chose que j’adore faire : DANSER.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Les premiers jours sont sans doute les pires , je suis passée par différentes émotions comme la tristesse, le désespoir, le dégoût, on a l’impression d’être anéantie et que l’on ne pourra jamais se remettre de « cette rupture, cet amour perdu » ; tout devient confus , on cherche une cause à tout ce chagrin, on remet tout en question, on broie du noir , à l’époque je passais en boucle pendant des semaines cette « fameuse scène de rupture ».

Je n’avais plus confiance en moi puis une fois cette période passée, on pense différemment, on réfléchit beaucoup sur soi-même. On recommence à se recentrer sur soi et nos projets personnels, faire des choses pour soi, s’entourer de ses proches plus que jamais, profiter davantage de nos amis, on retrouve petit à petit la joie de vivre même si l’on sait que notre cœur ne va pas guérir avant longtemps, on retrouve quand même de l’espoir et l’envie d’avancer. On sait à ce moment là que notre vie est très loin d’être finie et que de meilleures choses nous attendent. (On ne pense pas comme ça du jour au lendemain, pour moi cela a pris de nombreux mois).

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Aujourd’hui, J’ai enfin réussi après presque 3 ans, à laisser tous les mauvais sentiments que l’on peut éprouver les premiers mois après la rupture. Je sais que ces hommes n’étaient pas faits pour moi.

J’ai « en quelque sorte » fait «  le deuil » de cette relation et des autres qui avaient échouées, j’ai beaucoup appris sur moi même, sur les hommes et les relations hommes/femmes. Retrouver confiance en moi est un combat au quotidien mais j’y arrive et je continue d’y travailler !  Il ne faut pas perdre espoir et continuer de croire en l’amour, tout le monde y a droit !

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

J’aimerais dire que « NON » mais « OUI » je me sens différente des femmes « en couple ». Ayant plusieurs amies en couple depuis plusieurs années je peux dire que nous n’avons pas le même rythme de vie, parfois pas les mêmes préoccupations. Par exemple, je n’ai pas à me préoccuper de faire à manger à mon mec ou de le traîner dans les magasins contre sa volonté, ou d’organiser des surprises et weekend ou voyages en amoureux (même si j’aimerais pouvoir m’en préoccuper). Cela n’empêche pas que l’on me demande souvent mon avis sur leurs relations. Mon « vécu » fait que je suis de « bon conseil » d’après mes amies.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Je dirais que je suis tout simplement « fière » d’être une femme car je donnerai la vie ! Comme beaucoup d’autres l’un de mes rêves est de trouver un bon partenaire et de fonder une belle famille. Donner la vie sera sans nul doute l’acte dont je serais le plus fière !

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Ma famille me voit parfois comme « un cas désespéré » n’ayant pas de chance en amour et c’est également comme ça que je me voyais auparavant mais je ne veux plus me considérer comme un « cas désespéré », on a tous droit au bonheur et à l’amour , je pense être quelqu’un de bien alors je pense vraiment mériter de trouver l’amour, le vrai.

Je préfère ne pas me laisser influencer par leurs avis, je m’écoute moi, ma tête et mon cœur. Certes je suis devenue plus méfiante, sélective en amour pour me protéger mais je garde l’esprit ouvert et je ne suis pas fermée à faire des rencontres. Concernant mes amies, elles sont positives, me disent que je suis belle, drôle… etc ; qu’il n’y a pas de raison que je ne trouve pas quelqu’un de bien qui me correspond. Je me dis alors que j’ai envie de les croire !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’apprends à prendre encore plus de recul par rapport aux choses, me débarrasser des « personnes parasites » se disant être des « amies » mais qui n’en sont pas ! J’apprends  à me poser des questions sur moi, me recentrer sur moi même, me fixer sur des objectifs personnels/professionnels ou sportifs.

J’apprends à davantage m’affirmer et dire « MERDE » quand il le faut ! Hors de question de retomber dans les mauvais schémas d’avant ! J’apprends davantage  à être positif et me valoriser et à dévoiler mon caractère sans avoir peur de jugements ! Je sais ce que je vaux maintenant ! JE ME TROUVE BIEN PLUS FORTE QU’AVANT ET CA FAIT VRAIMENT DU BIEN !

 

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

J’essaie de trouver mais je ne trouve pas d’habitude que je n’avais pas quand j’étais en couple.

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Je m’occupe de moi, je vois aussi souvent que possible mes amies, je vis des moments privilégiés avec elles et ma famille, je fais pas mal de sport , une remise en forme qui fait autant de bien au moral qu’au corps ! Je me sens mieux dans ma peau petit à petit ! Je pratique également ma passion : La danse de Cabaret ! Je fais des choses que j’aime faire tout simplement !

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ne vous renfermez pas dans votre bulle, entourez vous, vivez pour vous, amusez vous et riez avec vos amies, sortez, voyagez et profitez de la vie ! Et quand ça ne va pas, faites du sport, cela libère vraiment ! N’ayez plus peur d’être seule car vous ne serez jamais vraiment seules ! Faites des choses que vous aimez !

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Je lui dirais « REVEILLE TOI MA VIEILLE » !!! Sèche tes larmes, relève la tête, tout n’est pas fini ! Tu es belle, tu as tellement de personnes qui t’aiment et qui sont là pour toi !  Tu as de la chance !

 

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Mère célibataire : le statut qui dérange

Alexandra est une working maman solo française et trentenaire. Séparée du père de ses enfants depuis 2 ans, elle se décrit comme une femme libre, positive et sensible. Son blog et sa page Facebook sont une véritable source d’inspiration, de détente et d’encouragement pour les célibataires et les parents célibataires en particulier.

Rencontre avec une femme indépendante et actrice de sa vie.  

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A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive

Te retrouver seule, c’est un peu comme …

Retourner sur le champ de bataille, à la conquête d’un nouveau territoire : le mien

Comment gères-tu tes complexes ?

Ce n’est pas facile d’accepter son corps après une grossesse. Je les accepte car ils font partie de moi, de l’histoire de mon corps, celle d’une maman de 2 enfants. Sans eux, je ne serais pas celle que je suis. Même si j’aimerais me débarrasser de vergetures, en revanche, ça ne m’empêche pas de vivre. Et surtout je ne me sers pas de mes complexes comme excuses pour être malheureuse. Je pense que c’est triste de conditionner son bonheur en fonction d’un complexe.
Par exemple dire : je serais heureuse quand j’aurais perdu 10 kg. Je dis non à ça.
Sois heureuse maintenant. La vie est belle et courte. Ca ne t’empêche pas de commencer un régime. Commence à être heureuse sans attendre.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Je me suis sentie soulagée, légère car j’ai réalisé que je me retrouvais, que je redevenais moi.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

De plus en plus, oui. Avec le temps, je me connais mieux et sais ce que je veux, ce
qui me rend heureuse.

 

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Non, je ne me compare pas aux autres. Nous sommes toutes différentes par nature. Après, le célibat, ça reste hors norme et la société nous le fait sentir avec les images de bonheur qu’elle véhicule pour les couples, les fêtes comme la saint-valentin…
Et je pense que nous passons toutes par des phases de célibat dans une vie.
Ca arrive à tout le monde et ce n’est pas la fin du monde.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Penser par soi-même. Cela paraît facile mais non car nous sommes beaucoup influencées par les médias, la religion, notre entourage, nos collègues, nos amis, la famille. Etre une femme qui vit en fonction de ses opinions, ce n’est pas si simple car la société impose sa vision de ce que doit être une femme (belle avant tout par exemple) et aussi une maman (altruiste, qui se sacrifie pour ses enfants). Agir à contre-courant des normes demande parfois du courage.
Je suis mère célibataire et même en Europe, où les séparations se multiplient, c’est un statut qui dérange.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Le célibat pour une maman ça fait peur car ça pose des questions, des inquiétudes : va-t-elle s’en sortir financièrement ? Physiquement ? Va-t-elle souffrir de solitude ? Je me protège des énergies négatives de certaines personnes en ne les fréquentant pas car mon temps est précieux et je ne veux pas le perdre à écouter des paroles inutiles pour mon bien-être.

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’ai appris qu’on s’en sort toujours avec de la volonté et du courage. Je ne dirais pas que j’ai changé mais que je suis devenue plus moi-même, plus vraie.
J’incarne les valeurs qui me sont chères comme la liberté d’être soi-même, la fidélité à ses projets de vie.

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Prendre du temps pour moi pour faire ce que j’aime : écrire dans mon blog http://www.lanouvellemamansolo.com,

animer ma page facebook pour célibataires, parents et parents célibataires https://www.facebook.com/lanouvellemamansolo/
faire du sport, etc…

Vis-tu plus ta vie de mère que ta vie de femme ?

Je suis plus maman que femme, ce n’est pas vraiment un choix mais une nécessité car mes enfants ont 3 et 5 ans et ont donc besoin de moi dans leur quotidien. Cela dit, plus les enfants grandissent et plus la femme que je suis s’exprime. Je pense que la femme qu’on est ne doit jamais disparaitre mais s’épanouir. C’est important pour notre équilibre.

 

As-tu un secret pour être une célibataire heureuse ?

Je n’ai pas de secret et je ne crois pas au bonheur permanent. Dans le célibat, il y a des moments de bonheur et de peine, des hauts et des bas. Comme dans un couple, où les partenaires peuvent être heureux ou en froid. Il n’y a pas de situation parfaite où tout va bien tout le temps.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Que c’est le signe qu’elles ne s’aiment pas assez. Qu’un couple n’est pas la solution miracle pour être heureuse. Le bonheur passe par le bonheur d’être seule, la connaissance de soi, de ce qu’on aime, de ce qui nous fait vibrer. Aimez-vous suffisamment avant d’espérer être en couple. Car aimer c’est donner. Et on ne peut pas donner de l’amour quand on en a pas pour soi. Il faut que le vase déborde d’amour pour pouvoir le partager avec un autre. S’il est vide, il n’y a rien à donner. Bref avant de penser à recevoir de l’amour, pensez à en donner, à vous-même d’abord puis aux autres.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Temps pour soi

 

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Je lui dirais d’écouter, son coeur, son intuition. De se faire confiance parce qu’elle est
beaucoup plus forte et douée qu’elle ne le croit. Ou qu’on veut lui faire croire.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans son autorisation ou celle de l’interviewée.

Pour aller plus loin avec Alexandra,

La double culpabilité de la maman solo

Maman solo: comment ne pas déprimer ?

Lettre à toutes les femmes qui se sont oubliées derrière la maman

Publié dans Ma poésie

Parce que tu ne changeras pas

En attendant la publication d’une nouvelle série de poèmes, je vous présente un poème que j’ai écrit quelques jours après la publication de Chimères de verre.

C’est une réponse à un poème de Stevy Opong : Mea Culpa 

Mea culpa

Je suis désolé de me rendre compte de ta valeur
Que maintenant que tu es partie, mon âme sœur
Pour ces vagues promesses que je n’ai pas tenues
Et pour ces regards tristes que, hélas, je n’ai pas lus

Je suis désolé de ne pas te convenir, alors que tu es
Mon tout, mon début, ma fin ; ma joie porte ton nom
Comment me sentir vivre quand ton départ m’a tué ?
Entre terre et ciel, nos étreintes traçaient un pont

Depuis que tu es partie mes pensées t’appartiennent
Je marche sur mon ego pour t’avouer que tu me manques
Et mes jours s’assombrissent de plus en plus, ma reine
En l’absence du soleil que tu dégages, et que tu planques

Je suis désolé d’être moi, cet imbécile gavé de défauts
Reine de mon cœur, sculpte-moi selon ta convenance
Afin d’entrer dans le moule de tes volontés, et mes sens
Guidés par les seules lois de ton corps et de tes mots

« On n’apprend la valeur d’une chose que quand on la perd »
Je suis désolé de ne comprendre ces paroles de grand-père
Que maintenant que tu n’es plus là, que tu es partie loin
Je suis tellement désolé ma sylphide, mais s’il te plait reviens

Stevy Opong 15/08/14 – 09h49

 

Tu ne changeras pas

J’ai pleuré quand j’ai lu ton mea culpa,
Découvert tes mots pleins de douceur
Mon âme a été émue car pour la première fois
Tes sentiments se sont manifestés avec ardeur

J’ai replongé dans ce passé où j’étais seule à t’aimer
Culpabilisé de ce présent où nous sommes éloignés
Imaginé un futur où nous serions deux, enfin heureux

Et pourtant, je ne retournerai pas près de toi
Je ne rechercherai plus la chaleur de tes bras
Je ne viendrai pas quérir tes câlins savoureux

Quand on aime, on pardonne me disait ma mère
Sais-tu pourquoi il m’est impossible de le faire?
Parce que celui que tu es aujourd’hui disparaîtra.
L’imbécile en toi se réveillera, il réapparaîtra

Tu me demandes de te sculpter,
Toi que Dieu n’arrive pas à dompter?
Me crois-tu capable de faire cet exploit?
Faire d’un enfant un roi?

Tu vénères mon absence plutôt que ma présence
Si je reviens, j’aurai encore droit à ton indifférence
Loin des yeux, près du cœur, tu aimes ainsi
Si je reviens, notre couple marchera avec des « et si »…

Grâce Minlibé 14/12/2014 -16h32

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Mes larmes coulent en silence, l’amour interdit

Ce roman est le récit de la vie de l’abbé Briano et de sœur Dorisca, deux serviteurs entièrement dévoués, qui, ayant décidé de consacrer leur vie uniquement à l’œuvre de Dieu, font la fierté de leurs communautés respectives. Mais parviendront-ils à se soumettre à leur vocation faite de privations et d’interdits ? C’est une œuvre empreinte d’une « violence » inouïe où se mêlent amour et souffrance, amertume et mépris, irresponsabilité et lâcheté ; un véritable miroir de l’âme languissante dans la boue mortelle du péché.

 

 

« Si ma fille ! Tu es courageuse, je le sais. Mais c’est beaucoup plus sérieux que ce que tu as appris chez nous. C’est une vie de renoncement à tout. Ce n’est pas si facile qu’on peut l’imaginer, à cause des nombreuses exigences de notre chair… »

C’était donc cela. Il fallait renoncer à tout, à l’amour, aux désirs de la chair. Il fallait tenir ferme et ne pas céder un seul instant. Mais, était-il possible de résister aussi longtemps à ce sentiment insensé, lorsqu’il vous prend ? 

 

 

Mes larmes sont celles de la reconnaissance du mal, de mon infidélité, de ma rébellion contre le seul être qui m’a véritablement aimée, le seul ami bienveillant, celui qui ne méritait pas d’être trahi honteusement.

 

 

 

Elle pleura l’horrible trahison amoureuse, la première et la pire. C’était le résultat de la désillusion d’une jeunesse naïve sous l’empire d’un mal fou d’amour. 

 

L’amour est une magie irrésistible qui ignore le reste ; un courant enivrant qui emporte tout sur son passage, sans se soucier des affres qu’il peut laisser dans les cœurs fragiles. L’amour est fait d’infimes détails qui contrastent avec ce que l’on peut imaginer et en attendre. Il peut vous réussir comme il peut vous conduire à la ruine morale et physique, bref à la mort. 

Douce Dorisca, innocente Dorisca… Tout avait si bien commencé. Elle avait pendant des années su résister aux appels nombreux des prétendants. Elle était arrivée à garder les yeux fixés sur son maître, son Père, son Seigneur et à être fidèle au vœu de chasteté qu’elle avait prononcé en tant que sœur au couvent Sainte-Monique. Elle était sur le bon chemin jusqu’à ce que Briano, ce jeune prêtre fasse irruption dans sa vie. Ce prêtre éveille des sentiments d’amour en elle, les attise. Il fait fi de sa condition de prêtre, de modèle de l’église. Il veut aimer Dorisca, l’entraîne dans des chemins tortueux. 

Si seulement il l’aimait d’un amour sincère ! Si seulement ce qu’il ressentait pour Dorisca n’était pas que du désir ! Si seulement, il avait respecté la dignité de Dorisca ! Si seulement il n’avait pas considéré que sa réputation d’homme de Dieu, avait assumé les conséquences de ses actes  et sa paternité ! 

Si seulement il l’avait soutenue lorsque le couvent, sa famille l’ont rejetée ! Si seulement il l’avait défendue aux moments où le village la calomniait !

Briano est un lâche et je lui en ai voulu. Je déteste ces hommes qui n’assument pas le fruit de leur désir, laissent des femmes souffrir en silence sans les épauler !

J’ai été émue par la situation de Dorisca, sa bravoure, sa souffrance. J’ai admiré sa force, sa capacité  de pardonner, son attachement à DIEU. 

Ce récit aborde les phénomènes de société, les apparences trompeuses des hommes de Dieu.

Vous êtes pour ceux qui ne vous connaissent pas réellement le bon et excellent prêtre qui trouve son plaisir à prêcher la parole de Dieu. Seulement, je viens de découvrir l’homme. J’en conviens que l’habit ne fait pas le moine. 

Il met en lumière le quotidien des femmes à qui l’on a imposé l’exclusion, la solitude. Des femmes devenues des recluses par la faute de l’homme. 

La véritable misère d’un homme est sans nul doute de mépriser et d’humilier la femme ; sa pire malédiction est de détruire la vie de celle-ci, quelle qu’en soit la forme choisie. 

Il nous incite en tant qu’humain à toujours agir avec droiture,  reconnaître nos torts et en assumer les conséquences.

Il nous incite au pardon et nous rappelle que le pardon de Dieu est toujours offert à celui qui se repend.

C’est une belle leçon de vie. 

D’autres mots sur l’oeuvre

Nombre de pages : 186

Date de publication : 18 septembre 2014

Publié par Edilivre (réédition)

Pour en savoir un peu plus, cliquez ici 

Des mots sur l’auteur 

Cadre de Ressources humaines, Ludovic Julien Kodia est le directeur du Centre médico-social évangélique de Mayangui. Il a déjà publié Destin cruel en 2011 et De l’amour à la haine en 2014 aux Éditions Edilivre (France).

 

 

GM signature

Publié dans Quand on est célib'

Célibataire, aux dix paroles, tu obéiras…

Je connaissais le Décalogue, les 10 Commandements, cette recommandation forte, insistante de Dieu permettant aux hommes de construire une relation en les laissant libres de leurs actes.

J’ignorais qu’il existait un décalogue spécial Célibataire jusqu’à ce que se tienne cette réunion étatique dans… ma tête. Oui, je sais, je ne suis pas une fille simple. (rires)

Parce que j’ai envie que vous ayez un célibat épanoui fondé sur un état d’esprit fort, comme Moïse, (GOD bless him) je viens à vous avec les 10 commandements. J’espère ne pas vous trouver en train d’adorer le veau d’or ! (rires)

 

AVERTISSEMENT :

Cet article n’est ni scientifique, ni philosophique encore moins théologique.

Cet article risque de vous surprendre, vous faire rire ou vous énerver.

 

LES DIX COMMANDEMENTS DU CÉLIBATAIRE

1. Tu aimeras ton corps, ton âme et ton esprit de tout ton cœur : tu ne négligeras ni ton apparence, ni ton être intérieur. 

noire et célib

 

 

2. Tu prononceras en tout temps des paroles positives.

pensée positive

 

3. Tu honoreras tes parents, tes amis et tous ceux qui te font oublier ta solitude subjective

famille et amis

 

 

4. Tu ne tromperas pas ton présent avec ton passé. Tu ne gaspilleras pas la chance et le cadeau qu’est aujourd’hui en ressassant ton passé. 

nostalgie du passé

 

 

5. Tu ne tueras ni ton ex, ni celui qui ignore tes jeux de phare ou encore ceux qui persécutent ton célibat.

commandement des célibataires

 

 

6. Tu ne convoiteras ni le bonheur de ton amie en couple, ni son homme ou les cadeaux qu’elle a reçus lors de la dernière Saint-valentin. Ta vie est trop belle et précieuse pour qu’elle soit un copier-coller d’une autre vie. 

self esteem

 

 

 

7. Tu n’idolâtreras pas le mariage. Rappelle-toi ceci : le mariage est un moyen et non le but d’une vie et ce n’est pas Lily qui me contredira. 

je me marie ou je meurs

8. Tu ne divulgueras pas de faux témoignages contre la vie de couple et le mariage : non, ce n’est pas parce que tu te sens bien dans ton célibat que tout le monde doit te rejoindre et vice versa. Le célibat est bon, le mariage aussi, ce qui importe c’est d’être dans l’état qui nous permettra d’atteindre le véritable épanouissement. 

mensonge

9. Tu ouvriras ton cœur aux autres : rappelle-toi le célibataire n’est pas un être de pierre, c’est un être humain qui vit sur la planète terre avec d’autres humains qui ont besoin d’écoute, d’encouragement, de soutien. Tu accompliras toutes ces choses avec bon plaisir. Tu feras de la charité ton credo. 

pris sur un site

 

 

10. Tu ne voleras la joie de personne et tu ne laisseras personne voler ta joie.  La source de ta joie ne sera pas une relation. Élève tes référentiels. Tu feras ce qui est en ton pouvoir pour garder ton esprit loin de l’abattement. 

 

Montage créé avec bloggif

 

Voulez-vous faire un appendice de ces dix commandements ? A vos claviers ! 

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Quand on est célib', Revue cinéma

Célibataire : mode d’emploi

Il y a une bonne façon d’être célibataire, une mauvaise façon d’être célibataire, et puis… il y a Alice ! Et Robin. Lucy. Meg. Tom. David. New York est plein de gens seuls qui recherchent l’âme soeur – que ce soit pour une histoire d’amour, une aventure d’un soir ou une relation à mi-chemin entre les deux… Et entre les flirts par SMS et les histoires sans lendemain, ces irréductibles au mariage ont tous besoin d’apprendre Comment se comporter en célibataire dans un monde où les définitions de l’amour ne cessent d’évoluer. Un vent de libertinage souffle de nouveau sur la ville qui ne dort jamais !

célibataire mode d'emploi

« J’ai pensé à toi en découvrant ce film, je t’accompagne le voir si tu veux » 

C’est la phrase que m’a adressée une amie. Eh oui, dans mon entourage, dès qu’on entend ou lit le célibat, on pense à moi. 🙂

Célibataire : mode d’emploi est une comédie (genre que j’apprécie énormément) et il évoque le célibat (sujet pour lequel j’ai un vif intérêt). Je n’ai donc pas hésité une seconde à aller le voir.

Le film raconte l’histoire d’un groupe de célibataires, ayant chacune leur vision des choses. Il y a  :

  •  Alice (Dakota Johnson), la célibataire par choix qui met une pause à sa relation afin de se connaître véritablement  ;
  • Robin (Rebel Wilson), la fêtarde qui n’a absolument aucune envie de s’attacher ;
  • Meg (Leslie Mann), la grande sœur médecin d’Alice qui se convainc de vouloir être seule et indépendante ;
  • Lucy (Alison Brie), celle qui est persuadée de pouvoir rencontrer l’homme parfait grâce aux sites de rencontre.

Ce film  interroge les célibataires : comment vivre son célibat, quel sens lui donner ? Pourquoi se définir à travers nos relations amoureuses ? Pourquoi a-t-on si peur de se retrouver seul ? Ces questions constituent le nœud de l’histoire.

Ce film est plein de leçons :

  • En amour, on vit comme on meurt, on perd comme on gagne.
  • Le but du célibat n’est pas le libertinage.
  • Nos perceptions, nos convictions sont parfois nos prisons.

Il est plein de tendresse : la scène où le bébé détruit la forteresse de Meg m’a touchée.

Il rappelle qu’il est important d’apprécier soi-même sa compagnie avant de vouloir l’offrir à l’autre, d’être son premier amour.

J’ai apprécié ce regard posé sur le célibat, l’exhortation implicite qu’il véhicule : être célibataire c’est profiter de cette saison unique et la vivre de la plus bonne des manières. 

On aime dans Célibataire mode d’emploi, on rit aussi.

Robin (Rebel Wilson) a joué son rôle à la perfection ! Elle est complètement déjantée et hyper drôle. J’ai beaucoup ri grâce à elle, je n’ose pas imaginer ce que le film serait si elle n’y était pas.

Robin s’adressant à Alice au spa : « Qu’est ce que c’est que ça ? C’est comme si tu avais brossé tes cheveux et qu’ils s’étaient envolés et posés sur ton pubis. »

Je m’attendais à être pliée de rire du début à la fin puisque le film est une comédie mais ça n’a pas été le cas, il y a eu quelques séquences vides.

J’aurais aimé également que le thème du célibat soit plus exploité.

Pour résumer, ce film est un bon divertissement pour les célibataires. A toutes ces femmes qui liront cet article ou qui iront voir le film au cinéma, sachez une chose : notre célibat doit être une source  de joie et non une source de pleurs.

Si vous avez déjà vu le film, j’aimerais bien savoir ce que vous en avez pensé. Si vous ne l’avez pas encore vu, courez le voir. Vous passerez à coup sûr un bon moment.

célibataire mode

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

De l’autre côté du regard

Ken Bugul aime la vie ; ce sentiment simple, enveloppant, gouverne « De l’autre côté du regard » et lui confère une aura singulière.

Dialogue subtil entre une fille et sa mère morte, le roman se déroule comme une prière amoureuse où les membres d’une famille sont tour à tour requis, interrogés, décrits, aimés pour ce qu’ils sont. Au-delà de ce que chacun a pu donner ou prendre aux autres, seule compte leur vérité propre, leur trajectoire dans une vie qui se prolonge après la mort, de l’autre côté du regard.

De l'autre côté du regard

Après avoir lu Riwan ou le chemin de sable qui m’a beaucoup intriguée, j’ai voulu connaître  un peu plus  Ken Bugul.

J’ai eu plusieurs retours positifs concernant  Le Baobab fou mais il était indisponible à la FNAC. Sur l’étagère réservée aux livres de l’auteur se trouvait De l’autre côté du regard. La quatrième de couverture étant assez intéressante, j’ai quitté la FNAC avec cette oeuvre en main.

J’ai pris mon temps pour lire cette œuvre parce qu’elle a l’allure d’un long poème qui demande à être analysé, déchiffré.

Je me suis attardée sur chaque phrase pour ressentir chaque mot de la narratrice, pour faire mienne son expérience de petite fille ayant vécu loin de sa mère.

La narratrice décrit la femme qu’elle est : une femme qui a toujours été en manque de l’affection de sa mère ; une femme jalouse de sa nièce qui devrait être la petite-fille de sa mère mais  fut autre chose pour elle !

Ma mère ne m’avait pas beaucoup parlé.

Ma mère ne parlait qu’avec Samanar.

Moi,  ce que je voulais c’était ma mère.

Je voulais que ma mère s’occupât de moi.

Ce que je voulais, c’était détourner ma mère de ma nièce Samanar.

Ce que je voulais, c’était avoir ma mère à moi, enfin.

La narratrice s’interroge sur les raisons qui ont poussé sa mère à l’abandonner sur le quai d’une gare et sur l’amour que cette dernière éprouvait pour elle.

Quand survient la mort de sa mère, les interrogations de la narratrice s’intensifient. Le souvenir de sa mère la hante davantage. Une nuit, au cours d’une  pluie, elle a l’impression d’entendre la voix de sa mère.

Le monologue de la narratrice fait place à un doux murmure, un doux dialogue entre mère et fille…

J’ai aimé lire cette confidence familiale, ce regard porté sur le lien entre une mère et  sa fille, un frère et une sœur, une tante et une nièce…

Moi qui avais vécu la plus grande partie de ma vie sans les miens !

Sans communication, sans complicité.

Sans vécu, sans histoire commune.

Une famille à laquelle j’appartiens, mais qui n’est pas vraiment ma famille.

Comme je le veux !

Je n’ai pas senti les odeurs de la nuit avec ma famille.

Je n’ai pas vécu les moments essentiels avec ma famille.

J’ai jeté un regard vers les miens et j’ai compris que j’étais riche de nos communications, de notre complicité, de notre vécu, notre histoire commune. Ce livre m’a rappelé combien être entouré des siens est si important !

L’histoire est linéaire, les rebondissements sont inexistants mais cela n’empêche pas de  passer un bon moment de lecture. Le ton de la narration rend l’histoire très prenante.

J’ai aussi apprécié les notes d’humour de Ken Bugul.

 

Je n’aime pas la plaisanterie. Elle est souvent de mauvais goût.

Tout le monde ne sait pas plaisanter, à mon avis.

Il faut allier intelligence, finesse d’esprit, raffinement et générosité pour plaisanter.

Une plaisanterie doit faire rire et non faire ricaner.

Avez-vous déjà lu Ken Bugul  ? Lequel de ses livres avez-vous préféré ? 

Quelle autobiographie vous a marqué dans votre parcours de lecteur passionné ?