Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ubu Roi – Alfred Jarry

Poussé par son ignoble épouse, le Père Ubu renverse le roi de Pologne, son bienfaiteur, et massacre sa famille et les nobles du royaume. Désormais « roi de Pologne et d’Aragon », « maître des Phynances » et « docteur en pataphysique », il étale la couardise, l’avidité et la vulgarité qui feront de lui le modèle de l’usurpateur totalitaire.

 

mon-avis-de-lecture

Afin de boucler ma visite touristique du challenge Tara Duncan sur Livraddict, je devais lire un livre dont la première lettre du titre (hors déterminant) OU la première lettre du nom de famille de l’auteur commence par U.

N’ayant aucun livre de ma PAL correspondant à ce critère, j’ai pioché dans les lectures des autres participantes au challenge et suis tombée sur Ubu Roi, pièce de théâtre de moins de 100 pages en version eBook. Que demander de plus ?

Cette pièce de théâtre est un drame en cinq actes où l’on rencontre divers personnages :

  • Père Ubu,
  • Mère Ubu
  • Capitaine Bordure
  • Le roi Venceslas
  • La reine rosemonde
  • Les fils du roi : Boleslas, Ladislas et bougrelas
  • L’empereur Alexis
  • Des Nobles, des financiers, des paysans et bien d’autres. 

 

Père Ubu et sa femme, deux spécimens qui malheureusement ne sont pas en voie d’extinction.

Père Ubu est lâche, traître, naïf, bête, gros, goinfre et méchant. Il incarne à lui seul tous les vices les plus primaires et symbolise la cupidité des pouvoirs politiques, l’absurdité de vouloir toujours tout.

Mère Ubu est une manipulatrice, assoiffée de pouvoir qui m’a rappelé toutes ces femmes de président africains actuels qui poussent leurs maris à s’accrocher au pouvoir.

Cette satire de la société d’hier mais aussi d’aujourd’hui met de bonne humeur. Qu’est-ce que j’ai ri, les amis !  Les répliques sont cinglantes et hilarantes.

Mère Ubu: –Comme il est beau avec son casque et sa cuirasse, on dirait une citrouille armée.

 

Père Ubu : Allons, tais-toi, bouffresque. Nous allons maintenant, messieurs, procéder aux finances.

Financiers: –Il n’y a rien à changer.

Père Ubu: –Comment, je veux tout changer, moi. D’abord je veux garder pour moi la moitié des impôts.

Financiers: –Pas gêné.

Père Ubu: –Messieurs, nous établirons un impôt de dix pour cent sur la propriété, un autre sur le commerce et l’industrie, et un troisième sur les mariages et un quatrième sur les décès, de quinze francs chacun.

 

Mère Ubu: –Point du tout. L’impôt sur les mariages n’a encore produit que 11 sous, et encore le Père Ubu poursuit les gens partout pour les forcer à se marier.

 

Cette pièce est à lire entre deux pavés, aux moments où on est sous pression. En tant que médecin littéraire, je la prescris pour tous les jours sombres. Bonne humeur assurée ! 

 

Avez-vous déjà lu des pièces de théâtre qui ont failli vous faire mourir de rire ?

 

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