Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Tu me fous les boules ! Vaincre le cancer

[…] Personne ne sait d’où tu viens, ni comment tu prends possession des vies. Il faut que tu le saches : moi, mes amis, je les choisis. Mais puisque cette fois-ci tu ne me laisses pas le choix, je vais essayer de te supporter. Mais dis-toi, une fois pour toutes, que nous n’allons pas cheminer ensemble. T’imposer à moi ne fait pas de toi un ami. C’est vrai que nous vivons côte à côte, mais nous ne vivons pas ensemble. Nuance. Tout comme vivre à côté de, n’est point vivre aux côtés de… Nuance encore (…) 

tu me fous les boules !

Agnès Kraidy, journaliste-écrivain ivoirienne a eu le cancer du sein. Diagnostiquée très tôt, correctement traitée, elle a pu se débarrasser de ce mal.

Guérie, elle décide de partager son expérience, diffuser un message d’espoir :  « le cancer bien qu’étant une affection grave, n’est plus une fatalité ».

Dans ce long monologue qui s’étale sur 65 pages, Agnès Kraidy personnifie le cancer, lui balance à la figure toute la rage et l’aversion qu’elle éprouve pour lui. Ses mots portent sa douleur, son refus de perdre la bataille pour la vie ; ils sont bruts, forts.

A cet intrus, cet adversaire tenace, elle crie : « Tu viens toujours sur la pointe des pieds. Comme un voleur. Voleur de vies ! Voleur de vies ! Voleur d’espoirs ! Voleur d’espérances ! Voleur de rêves ! Violeur de sèves de vie. Violeur de sérénité. »

Agnès Kraidy ne veut pas reculer devant son adversaire, elle ne pense pas au pire.

« Et puis, dans tous les cas, le pire n’est pas ce qu’il y a de plus désespérant. » Affirme-t-elle

Tout se passe comme si tout était normal. Je n’ai peut-être pas encore pris conscience de toute la gravité de ma situation. Mais quelle situation ? Elle n’est pas si dramatique quand on prend le temps de la regarder de près. Je suis en vie, je vais vivre. Et je veux vivre. Mon aventure avec la vie, je veux la poursuivre… Longtemps. Longtemps encore

La mort et la vie sont les deux faces d’une même pièce. On ne peut apprécier la vie en ayant peur de la mort.

Agnès Kraidy veut que son expérience serve aux femmes. Elle les sensibilise, les invite à faire un dépistage et à être l’écoute de leurs corps. Elle rappelle ceci : « s’aimer, c’est se sauver soi-même. »

Elle sensibilise également les compagnons de ces femmes.

Toucher sa compagne, c’est aller au-delà des caresses. C’est prendre le temps de la palper.

Elle nous donne de précieuses informations. J’ignorais par exemple que le sport était un allié de taille dans la lutte que le patient menait contre le cancer.

Une pratique régulière d’une activité physique diminue le risque de récidive de 50%, aide à lutter contre la fatigue.

J’ai apprécié ce livre pour la beauté de ses mots, pour l’émotion qu’il draine, pour la note d’espoir qu’il joue.

J’ai été à la 1ère cérémonie de dédicace de l’oeuvre et j’ai été attristée et fortifiée par les témoignages d’homme ou de femme ayant eu le cancer.

Le cancer n’est pas un mythe. Faisons-nous dépister, encourageons notre entourage à le faire.

Publié dans Quand on est célib'

Les poux du célibataire

poux du celibataire

Ça démange, ça indispose.

Ça s’accroche, se reproduit à une vitesse record.

Ça résiste, il est souvent difficile de s’en débarrasser.

Leur présence affole.

De quoi est-il question : de poux mais pas ceux auxquels vous pensez.

Ce sont des poux immatériels, invisibles qui indisposent le célibataire : la nostalgie du passé, les émotions, le regard sur la vie de l’autre, l’obsession.

La nostalgie du passé

“La nostalgie ? Ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé.” Neil Bissondath

“La nostalgie est un poison.” Gao Xingjian

“Il y a dans la mélancolie assez de poison pour tuer un homme.” Maurice Toesca

Quand on est célibataire, le repos mental est important. Qu’est-ce que j’entends par repos mental ?  Ne pas passer beaucoup de temps dans le souvenir, oublier le passé et ce qui n’est plus.

Les souvenirs sont dangereux. Un seul regard en arrière peut modifier notre état d’esprit : nous rendre triste ou heureux.

Oublier ce n’est pas renier, oublier c’est ne pas faire une rumination mentale, ne pas penser sans cesse à telle ou telle chose, y consacrer beaucoup de temps et d’énergie. Il n’est pas question de renier l’existence de beaux moments vécus avec vos ex mais de ne pas méditer sur ce que vous aviez et de le comparer à votre situation actuelle.

Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers l’avant est ma devise.

Je ne pense plus à mes anciennes relations amoureuses. Je ne laisse aucune place à la nostalgie car je sais qu’elle peut entraîner tristesse et amertume.

Le regard sur la vie de l’autre

Plusieurs copines de notre promotion se marient et immédiatement, la guillotine menace de tomber sur notre espérance. Ce que l’autre a nous renvoie à ce que nous n’avons pas, ce que nous cherchons ardemment.

Porter un regard sur la vie de l’autre n’a rien de nocif s’il est bref mais le regard intensif, lui peut être très toxique.

Le premier regard que l’on porte par exemple sur les photos de mariage d’une amie est généralement adressé à la situation et à la personne. On est d’abord content de voir que la robe de mariée est belle, la cérémonie s’est bien passée puis de voir l’amour que reflète les mariés. Le 1er regard est extérieur, on survole en quelque sorte.

Le deuxième regard que l’on porte va plus en profondeur. Notre esprit va maintenant chercher une correspondance entre l’extérieur et l’intérieur et va conduire au schéma émotionnel suivant :

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Vous voulez le repos émotionnel ? Ne passez pas plus de 5 minutes dans la vie de l’autre, contentez-vous d’un seul regard sur la situation.

Pour n’avoir qu’un seul regard, il faut être conscient que chaque vie est unique et les chemins de vie différents. Nous n’avons pas les mêmes parcours, objectifs, buts, les m souffrances, les mêmes succès alors la vie de l’autre (CTRL+C ) ne peut pas être notre vie (CTRL+V).

Restons concentrés sur nos vies, nous avons tant de choses à faire avec elles…

Les émotions silencieuses : la peur et la tristesse

On retrouve deux émotions permanentes chez le célibataire désespéré : la peur et la tristesse.

Le célibataire désespéré a peur de l’abandon, peur de la solitude, peur de passer à côté de l’amour, de la passion, de la vie de couple et familiale. Le célibataire désespéré a peur que l’avenir sentimental se présente mal.

Comment vaincre cette peur ? Arrêter de spéculer sur l’avenir et réduire le degré d’importance que nous accordons à la vie de couple. Pour aller plus loin dans cette idée, cliquez ici.

La Tristesse, se prolonge de un à plusieurs jours. Imaginez toute l’énergie que l’on perd en étant triste, toutes ces choses sur lesquelles nous passons parce que nous sommes dans cet état !

Comment éviter la tristesse ? En la remplaçant par ce qu’elle n’est pas. Qu’est-ce qu’elle n’est pas ? Je vous invite à le trouver vous-même. 😀

L’obsession

Manger est un besoin mais la boulimie transforme ce besoin en pathologie.

Votre besoin d’avoir un homme ou une femme dans votre vie est normal mais ne transformez pas votre besoin en pathologie, en boulimie.

Que votre besoin d’avoir un partenaire ne soit pas un besoin incontrôlable, une obsession qui puise toute votre énergie. Si vous êtes concentré sur votre désir de trouver le partenaire qu’il vous faut, fonder enfin une famille, vous ne ferez rien de constructif dans votre vie et pourtant comme dit plus haut, nous avons beaucoup de choses à faire de notre vie et elle est très courte.

Quittez la branche de l’obsession et saisissez celle du « lâcher prise« . J’ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, ça vous fera du bien de le lire.

Voilà, vous avez tous les ingrédients pour vous débarrasser de ces poux alors …

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

satan était un ange

Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre.

Tic tac…

Bientôt, tu seras mort.

Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie.

Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tente d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse. La mort est certaine. L’issue, forcément fatale. Ce n’est plus qu’une question de temps. 

Il vient à peine de le comprendre.

Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L’échéance approche. 

Je vais mourir. 

Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout…

Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications? 

Satan était un ange

Après avoir lu Purgatoire des Innocents du même auteur, je m’attendais à recevoir une dose fulgurante de peur, d’horreur et d’adrénaline en lisant cet ouvrage.

Karine Giebel m’a fait voir autre chose sans se dénuer de son talent.

Ce livre n’est peut-être pas le summum de l’horreur, de la montée d’adrénaline mais il m’a tenue en haleine surtout après les 50 premières pages. Ce que je pensais être la fin n’était que le début, les actions s’enchaînaient, le calme était de courte durée.

Karine Giebel m’a menée sur la route de la tristesse amère, m’a rappelée tous ces enfants qu’on force à être adulte. En usant du genre policier, elle  dénonce un trafic immonde dont les conséquences sont subies en partie par mon continent, l’Afrique,  avec le concours de ses dirigeants politiques habités par leur désir égoïste.

J’ai apprécié l’histoire pour ce fait qu’elle dénonce mais aussi pour les destins des personnages principaux. J’ai plus été touchée par l’histoire de Paul que celle de François.

Amoureuse de la poésie, j’ai apprécié les vers de Baudelaire au début des chapitres.

Un paragraphe m’a choquée :

Tu sais Paul, satan était un ange… Comme tous les anges, il avait une mission à remplir sur Terre … DIEU l’aurait envoyé parmi les hommes pour leur insuffler les énergies négatives. La haine, la jalousie, la colère… Pour tenter les hommes et leur apprendre justement à résister à toutes ces tentations néfastes. Mais Lucifer, à force d’inspirer cela aux hommes, aurait fini par pécher… Alors, DIEU l’aurait précipité aux Enfers … Mais Il lui a pardonné. Et au moment du Jugement dernier, satan reprendra sa place auprès du Seigneur… Tu vois, Petit, satan était un ange… Et il le redeviendra.

En lisant ça, je me suis dit qu’il faut le prendre au second degré.  J’espère que cette partie n’est que de la fiction et que l’auteur n’y croit pas du tout sinon il lui faudra prendre des cours de catéchèse ou changer de classe  si elle les prend déjà parce que c’est pas du tout la réalité.

Mis à part ce petit paragraphe qui a titillé mes convictions spirituelles, j’ai apprécié la lecture de ce roman. Si vous le trouvez quelque part, n’hésitez pas à le lire.

Attention, vérifiez que satan qui était un ange n’est pas dans les parages… 😀

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre.

Publié dans Histoires

Mon mari ne veut pas de moi

mon mari ne veut pas de moi

 » Toute femme est née pour un homme. Tu n’es pas une exception. C’est un mari qui donne de la valeur et un équilibre de vie à une femme. Le tien arrivera et il t’honorera. Il nous honorera également.  Les avantages qu’il te procurera t’apporteront le bonheur. Il te permettra de faire de grandes choses.

Il est très exigeant, fais donc ton possible pour répondre à ses exigences et être à sa hauteur. Sois la meilleure.  » M’avait dit ma mère.

Pendant 17 années, ma mère et mon père ont parfait mon éducation. Des sacrifices, ils en ont fait pour que mon homme soit fier de moi. Ils étaient modestes mais m’ont  donné au-delà de ce qu’ils possédaient  pour que je sois la meilleure.

Pendant 17 longues années,  j’ai nourri mon ambition. J’ai donné le meilleur de moi pour être la meilleure.

Pendant 17 ans, je me suis privée, j’ai fait des sacrifices, fui la distraction et la facilité.

Mon homme aimait les femmes studieuses alors je me suis appliquée aux travaux intellectuels, je n’ai rien négligé. J’ai embelli mes qualités, raccourci la liste de mes défauts.

Mon homme voulait que je lui suis dévouée alors j’ai fait la place dans mon cœur et mon esprit pour lui. Je ne pensais qu’à lui, jour et nuit.

A 23 ans, j’étais prête pour l’accueillir, toute excitée, j’attendais qu’il se présente à moi,  me prenne dans ses bras, fasse de moi son élue. 

A 25 ans, je l’attends toujours. Je suis toujours seule, en proie à la confusion. Chaque jour, ma confiance en soi diminue. L’absence de mon homme ne me donne aucune valeur. 

Pourquoi tarde-t-il ? Qu’ai-je fait de mal ? Je le désire trop fort, le sait-il ?

Je ne sors plus parce que j’ai honte. Toutes mes amies ont leurs hommes et moi je suis célibataire. J’ai éteint mon portable parce que je ne veux pas qu’on me demande où j’en suis et que je sois obligée de dire que je ne suis nulle part.

Je pense à mon père et mon cœur saigne. Je pense à ma mère et mon cœur pleure. Je me sens tellement mal, ils attendaient tellement de moi …

Mon homme le sait-il ? Pourquoi ne vient-il donc pas ? 

On m’a dit que je manque d’expérience mais ne doit-il pas être le premier ? 

Je m’interroge, où puis-je trouver des réponses ? 

 » Le premier mari d’une femme c’est son travail.  » Dit-on mais mon premier mari ne veut pas de moi. Il n’est pas pressé de me rejoindre, de m’honorer, de me donner l’équilibre de vie auquel j’ai droit.

Déjà deux ans que mon chômage dure, déjà deux ans que mes diplômes fièrement acquis ne servent pas.

Déjà deux ans que mon passé est plus proche de moi que mon futur. 

Je lutte pour ne pas sombrer dans la dépression. Je veux garder la tête haute, nourrir mon espoir.

J’ai fait mon possible, il ne me reste donc qu’une solution : demander à DIEU l’impossible …

© Grâce Minlibé

Publié dans Quand on est célib'

Urgence et essentiel

J’ai 25 ans et je suis toujours célibataire! Le temps s’écoule vite! La vie est un compte à rebours! Il faut agir et vite! Alors on court; on court sans savoir où l’on va, sans véritablement être préparé…

Quand on est en situation d’urgence, on opte souvent pour la première solution qui s’offre à nous, solution qui est souvent la moins optimale, solution qui peut être efficace sur le court terme mais vaine sur le long terme.

Le manque de réflexion n’est pas bon. Quand on va trop vite, on fait des erreurs. Livre des proverbes (la Bible)

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Prenez un temps de réflexion! Contrairement à ce que la société actuelle prône comme mœurs, partager son intimité avec un homme (une femme) a beaucoup trop de valeur pour que l’on s’embarque dans une piètre relation.

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Vous n’avez pas besoin de vous précipiter. Si vous n’avez pas une vocation de célibat, alors vous trouverez votre compagnon (votre compagne) au bon moment!

Redéfinissez donc vos urgences et vos priorités, posez-vous les bonnes questions.

Qu’est-ce qui est indispensable à votre existence?

Votre réponse est fausse si en tant que célibataire vous me dites: avoir un compagnon (une compagne).

Vous n’en avez pas à l’instant t mais vous respirez, vous êtes en vie alors avoir un compagnon (une compagne) n’est absolument pas indispensable à votre existence. 🙂

Quel est donc votre essentiel? Je vous souhaite une bonne réflexion sur cette question et vous laisse méditer cette citation d’Edgar Morin.

URGENCE

Grâce Minlibé

Auteur de Chimères de verre

Publié dans Psyché

Mes douze sources

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Pour ce semestre qui débute aujourd’hui, 12 citations encadreront mes pas. 

  1. Restez à l’écart des personnes qui essaient de rabaisser vos ambitions. Les gens médiocres font toujours cela, mais les grands vous font sentir que vous, aussi, pouvez devenir grand. – Mark Twain

 

  1. Vous devenez ce en quoi vous croyez. Vous êtes là où vous êtes aujourd’hui dans votre vie à partir de tout ce que vous avez cru. – Oprah Winfrey

 

  1. Essayez de transformer chaque désastre en une opportunité. – John Rockfeller

 

  1. N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive… et tu seras heureux. Epictète 

 

  1. Gardez toujours à l’esprit que votre propre décision de réussir est plus importante que n’importe quoi d’autre. Abraham Lincoln

 

  1. Dans la vie il n’y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. Antoine de Saint-Exupéry 

 

  1. Quand on a choisi un chemin, aussi compliqué soit-il, on le poursuit jusqu’au bout. Sinon, on ne saura jamais ce qu’il nous promet. Yasmina Khadra

 

  1. C’est son caractère qui fait à chacun sa destinée. Cornélius Nepos

 

  1. La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. Charles de Gaulle

 

  1. Si tu veux aller au bout de ton mérite, ne t’attarde pas sur les crottes que tu écrases car il y en aura toujours sur le chemin des braves. Yasmina Khadra

 

  1. Développe en toi l’indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie. Marc-Aurèle

 

  1. Ceux qui n’ont pas l’esprit libre ont des pensées toujours confuses. Anton Tchekhov 

Et vous, quelles seront vos sources de motivation?

Grâce Minlibé,

Auteure de Chimères de verre