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Reste avec moi – Ayobami Adebayo

Yejide espère un miracle. Un enfant. C’est ce que son mari attend, ce que sa belle famille attend, et elle a tout essayé. Mais quand une délégation familiale se présente à sa porte escortant une jeune femme, son univers vacille. Accepter une seconde épouse, c’est au-dessus de ses forces.

l'Afrique écrit

Le récit débute à Jos en décembre 2008. Une femme s’adresse à un homme. Elle évoque le passé, un passé commun. 

Au 2e chapitre, le lecteur est projeté vers ce passé. Saut en arrière de 23 ans à Ilesha. La narratrice raconte son histoire à la première personne. Un moyen pour permettre au lecteur d’être au plus près de ses sentiments et pensées. 

Yejide est mariée à Akin. Elle n’arrive pas à concevoir et c’est un drame pour sa famille. Un jour, Iya Martha_l’une des quatre mères_ et Baba Lola, l’oncle de son mari viennent lui présenter Funmi, sa co-épouse. Ils sont persuadés qu’une fois que Funmi tombera enceinte, Yejide pourra, elle aussi, connaître les joies de la maternité.

L’atmosphère du récit est sombre même s’il y a quelques instants de rire. Le rythme du récit est lent mais les drames successifs de Yejide sont tellement poignants qu’on s’accroche à son histoire jusqu’au point final.

J’ai trouvé que les rebondissements étaient dignes d’un scénario de Nollywood. 😀

Akin est le narrateur secondaire. Il nous présente par moment ses pensées, les difficultés que traverse son mariage en raison de l’absence d’un être capital dans une famille : un enfant.

Je suis tombé amoureux de Yejide dès le premier instant. Aucun doute là-dessus non plus. Mais même l’amour est impuissant face à certaines choses. Avant de me marier, je croyais que l’amour était capable de déplacer des montagnes. Je ne tardai pas à comprendre qu’il ne pouvait pas supporter le poids de quatre années sans enfant. Si le fardeau est trop lourd et demeure trop longtemps, même l’amour ploie, se fend, manque de se briser et parfois se brise. Mais ce n’est pas parce qu’il est en mille morceaux à vos pieds que ce n’est plus de l’amour.
Au bout de quatre ans, j’étais le seul à accorder encore de l’importance à l’amour. Ma mère s’en fichait. Elle n’avait que mon devoir de fils aîné à la bouche.

J’ai apprécié cette alternance de points de vue inégale même si j’aurais aimé qu’elle soit indiquée et que le lecteur n’ait pas à se demander à chaque fois qui est le narrateur dans ce chapitre.

Les thèmes abordés dans ce roman sont divers et variés: la figure de la mère dans la société nigériane, le caractère sacré de la descendance, le désir de maternité mais aussi de paternité vécus sous différents angles, les secrets de famille/couple, les maladies génétiques héréditaires avec pour toile de fond les troubles politiques qui secouent le pays dans les années 80-90. 

L’ouvrage accessible offre un récit vivant avec beaucoup de dialogues. Sa fluidité m’a permis de le lire en 16 heures. 

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Éditeur :Editions Charleston

Date de publication : Janvier 2019

Nombre de pages : 315

Disponible aux formats papier (grand format et poche) et numérique 

Roman finaliste du Prix les Afriques 2020

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L’inconnu de Yellowstone ou le défi d’une héritière ?

J’avais mis une pause aux romances mais ayant besoin de lectures rapides afin de prendre de l’avance dans mon challenge en cours sur Livraddict, il m’en fallait une.

J’ai donc lu L’inconnu de Yellowstone, tome 8 de la saga Westmoreland de Brenda Jackson

Le test de grossesse qu’elle tenait devant elle était formel, mais Savannah Claiborne n’en croyait pas ses yeux : c’était impossible, elle ne pouvait pas être enceinte de cet homme qu’elle n’avait jamais revu après la nuit de passion qu’ils avaient partagée lors du mariage de sa sœur ! Pourtant, il lui fallait se rendre à l’évidence : dans sept mois, elle serait mère. Et soudain, elle se rendit compte qu’elle ne savait pratiquement rien du père de son enfant, rien, sinon qu’il lui avait fait connaître cette nuit-là le sens du mot passion. Rien, sinon qu’il vivait en pleine nature, dans le parc de Yellowstone… Et qu’elle allait devoir le retrouver afin de lui apprendre la nouvelle… 

 

l'Afrique écrit

Savannah a 27 ans et elle sera mère célibataire. C’est ce qu’elle a décidé en découvrant le test du résultat de grossesse mais elle tient quand même à informer le père. Elle n’attend rien de lui, surtout pas le mariage qu’il lui propose. Un mariage blanc ! Durango veut assister aux premiers mois de vie de son enfant.  Ils se sépareront quelques mois après la naissance du bébé.

Il ne sera pas question d’amour. Durango, trentenaire et célibataire endurci n’y croit plus après avoir été blessé. Je commence à me lasser de ce scénario en romance.

Bref ! Qu’auriez-vous décidé à la place de Savannah ? Je pense que j’aurais dit oui vu que Durango a le physique de l’homme parfait, il n’est pas au chômage, a un toit et semble prévenant. 

Savannah hésite, finit par accepter mais pose une condition : aucune intimité ne sera possible entre eux durant toute cette période. 

Durango acceptera-t-il cette condition vu le désir qu’il ressent pour elle ? 

Avouons le, l’intrigue n’a rien d’original. Le scénario où les amants se rendent compte qu’ils se sont aimés dès le premier regard, ça me fatigue ! Attendez, l’amour ne peut pas venir au fil d’une relation qui a commencé de manière charnelle ?

Mais bon le roman se laisse lire. Les personnages sont intéressants et l’histoire est bien écrite.

Durango a un meilleur ami et associé dans l’élevage des chevaux : McKinnon, un métis indien. 

Mon intuition me dit qu’il pourrait faire l’objet d’un autre tome de la saga. Un petit tour sur internet confirme mon intuition. Je fais appel à mon dealeur de romance et en quelques minutes j’ai le livre. Dès les premières lignes, je sens qu’il a du potentiel. Je fais une pause dans ma lecture du tome 8 et me plonge avec avidité dans ce tome 10.

 


 

Le défi d’une héritière, tome 10 de la saga Westmoreland 

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Troublée par l’ironie avec laquelle McKinnon Quinn la dévisage, Casey ne peut s’empêcher un instant de douter. Malgré son arrogance, cet homme l’attire inexplicablement, avec son visage anguleux aux pommettes saillantes, ses yeux noirs comme du jais, sa mâchoire têtue et ses lèvres sensuelles. Pourtant, même s’il éveille en elle d’ardents désirs, Casey sait qu’elle ne doit pas oublier les raisons qui l’ont poussée à venir lui parler. Elle doit absolument le convaincre de l’engager et, s’il pense qu’elle n’est pas à la hauteur, lui montrer de quoi est capable une Westmoreland…

l'Afrique écrit

 

Des personnages avec du caractère, voilà ce qu’on demande dans les romances modernes !

Casey, femme menue arborant la trentaine, est la cousine de Durango. Elle est venue dans le Montana pour se rapprocher de son père dont elle ne connaît l’existence que depuis deux ans. Elle a toujours voulu entraîner des chevaux mais sa mère I’a dissuadée d’embrasser cette carrière. Elle disait qu’il était essentiel dans notre monde d’aller à l’université et d’obtenir des diplômes. Casey a donc mis son rêve entre parenthèses mais, aujourd’hui, elle est plus déterminée que jamais à le réaliser et ce ne sera pas McKinnon qui l’empêchera. 

Quand elle vient lui demander du travail, il refuse catégoriquement mais Casey a de lourds arguments parmi lesquels figure son savoir équestre et sa détermination.

Casey et McKinnon nous captivent dès les premières lignes. On adore quand ils se tiennent tête, on adore quand ils résistent un peu à l’autre avant de s’abandonner à la passion qui les dévore. 

L’héroïne est vierge. Ça peut être ringard, déjà-vu mais il y a encore des pucelles dans ce monde qui comme Casey croient à l’unique amour et se réservent pour lui. Pourquoi les oublier dans les romans, ne pas leur donner une voix ? 

Lorsqu’on lit beaucoup de romance, on cherche parfois à aller au-delà de l’amour. On cherche des thèmes forts et Brenda Jackson l’a bien compris. Ce roman aborde la parentalité dans le cas où l’un des partenaires est porteur d’une maladie rare. 

J’ai passé un très bon moment de lecture. Je n’avais plus envie après de retourner lire L’inconnu de Yellowstone.😀

Si vous devez faire un jour un choix entre les deux tomes de cette saga, choisissez le tome 10. Conseil d’une amie qui veut vous faire gagner du temps.

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La Kube du romantisme entre joie et désillusion

Ce mois-ci nous vous embarquons dans le thème du romantisme avec la collection &moi, une collection 100% romance !

La Kube

 

Nous étions en février et vous savez mon attrait pour la romance, comment aurais-je pu passer à côté de cette Kube ?

J’ai donc sauté sur l’occasion et passé commande.  

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La préface

C’est ma 3e Kube et j’ai trouvé cette préface utile car elle indique les coups de cœur des libraires : trois livres sur l’Amérique des paumés. Il y a également une chronique de Page des Libraires et l’une des nouvelles libraires Kube propose une sélection de cinq romances : 

  • Dévorez Toute résistance serait futile de Jenny Colgan
  • Nos étoiles contraires de John Green
  • La Petite librairie des cœurs brisés d’Annie Darling
  • Un jour de David Nicholls
  • Carry on de Rainbow Rowell

Elle les a classées en 5 thèmes : la romance la plus improbable, la plus longue, la plus magique, la plus triste, la plus littéraire. Sauriez-vous rattacher chaque livre à un thème ?

Vous avez 5 minutes pour le faire 😀

J’ai bien envie de me laisser tenter par les livres de Jenny Colgan et Annie Darling. Et vous ?

 

Le cadeau de l’éditeur du mois

J’ai été déçue. Je m’attendais à des extraits de livre, des nouvelles romantiques personnalisées, hélas ! Je n’ai reçu que trois grandes cartes représentant trois romans des éditions &moi. Elles sont jolies mais je vais sûrement les insérer dans mes prochains swaps ou ma box Aïkan car j’ignore personnellement ce que je peux en faire 😦

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Les goodies

  • Un marque-page

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  • Un joli carnet et un crayon pour écrire nos pensées

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  • Deux sachets Clipper Teas dont un sachet d’infusion bio fleurs de sureau, hibiscus et camomille et un sachet de thé blanc framboise bio aromatisé

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J’ai commencé par le thé blanc car je n’en avais jamais goûté. J’ai apprécié le parfum, doux en bouche mais je l’ai trouvé légèrement acide. J’ai moins apprécié le second.

  • Une carte postale que j’enverrai promis, juré, craché à Sarah, ma libraire spéciale Kube. Elle est mon élue depuis ma première commande car elle est fan de littérature africaine.

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Ici également, j’ai été déçue car ces goodies ne sont pas en accord avec le thème.  Je m’attendais à du sensationnel romantique : un marque-page en cœur ou des bougies parfumées par exemple. 

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Le livre

Je désirais lire une histoire d’amour de couple hétéro mixte (blanc/noir) ou de couples afro. J’ai indiqué la liste suivante à Sarah :

Le sel et le miel de Candy Miller – Cendrillon de Jean-Claude Derey – The hate you give d’Angie Thomas – Le clan des femmes d’Hemley Boum

J’étais sûre de recevoir Le sel et le miel mais Sarah a choisi

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Ce livre mérite un 18/20 ! Il est excellent. Telles sont les phrases que j’ai prononcées en refermant le livre.

J’ai l’habitude de mettre les livres reçus dans la Kube dans ma box littéraire Aïkan mais celui-là je pense que je vais le garder.

J’avais demandé à lire une belle histoire d’amour. Le clan des femmes a obéi à mon souhait.

Je vous l’avoue, en le mettant dans ma liste, je ne pensais pas qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. Des amoureuses de littérature afro en ont dit beaucoup de bien et je désirais ardemment le lire.

Merci Sarah de m’avoir envoyé ce livre.

l'Afrique écrit

Hemley Boum nous raconte la vie de la mère de son père, une biographie un peu romancée mais on a la chance d’avoir très souvent les pensées directes de la grand-mère. Elle a décidé de l’appeler Sarah et elle a bien choisi le nom car sa grand-mère_comme Sarah_ va éprouver la stérilité et être obligée de partager son homme.

le clan des femmes

Mais l’histoire ne commence pas avec la stérilité. Sarah a été mariée à un sénile lorsqu’elle avait environ 9 ans. Une petite fille qu’on va forcer à grandir. Un mariage précoce et forcé qui met en colère et on espère que les mentalités vont changer pour que cela s’arrête définitivement.

Hemley Boum nous décrit l’organisation de la communauté et la place des femmes dans celle-ci.

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Elle fait le portrait touchant de plusieurs femmes en particulier Première épouse, la première épouse de l’époux de Sarah. Une femme qui va l’épauler, la faire grandir.

Le clan des femmes

 

Hemley Boum

Sarah va avoir la chance de vivre un véritable amour, une réelle intimité avec un homme. Un homme qui n’a aimé qu’elle comme je suis sûre qu’Abraham a aimé Sarah.

J’ai été touchée par sa façon d’aimer Sarah dans le meilleur comme dans le pire. Cet homme est impressionnant. J’espère que mes sœurs et amies connaîtront cet amour.

Un autre portrait admirable est celui de la guérisseuse qui va livrer de belles pensées sur la maternité.

 

Le clan des femmes

citation le clan des femmes

J’ai passé un très bon moment de lecture. Je déclare solennellement que ce livre est à lire et à faire lire.

Pour l’acheter, cliquez ICI

 


 

Pour la première fois, je ne suis satisfaite qu’à 60% du contenu de ma Kube. J’espère que ma prochaine commande me fera oublier ma déception. J’attends d’avoir le coup de cœur pour l’un des prochains thèmes. 

Avez-vous déjà tenté l’expérience Kube ?

 

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