Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La rumeur de Lesley Kara – suspense pychologique

Nourrissez la rumeur… Puis regardez-la vous engloutir.

Parmi les habitants de la petite station balnéaire de Flinstead se cacherait, sous une fausse identité Sally McGowan, une femme coupable d’avoir poignardé un petit garçon alors qu’elle n’avait que dix ans. C’est ce que dit la rumeur, celle que Joanna répand, sans penser à mal, simplement pour faire la conversation et s’intégrer auprès de ses nouvelles voisines. Mais la machine s’emballe et la tranquille petite ville est gagnée par la paranoïa. Joanna ne voit qu’une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le danger est déjà si proche…

Couverture La rumeur

Ça commence par une rumeur. Des murmures à l’entrée de l’école. […] Je n’ai pas de temps à perdre à écouter les commérages des uns et des autres. Jusqu’à ce que j’aperçoive le visage de Debbie Barton. […]

La mère de Jake – Cathy, il me semble – jette un rapide coup d’œil autour d’elle avant de parler :

– il paraît qu’une célèbre tueuse d’enfant habite ici, à Flinstead…

– D’où tiens-tu cette histoire ?

Cathy prend une profonde inspiration. 

– Disons que je tiens ça de quelqu’un qui connaît quelqu’un dont l’ex-mari était flic. Peut-être que rien de tout ça n’est vrai, mais vous savez il n’y a pas de fumée sans feu. Et mon mari affirme qu’ils les envoient toujours dans des petites villes comme la nôtre.

 

La rumeur a été lancée par Cathy mais elle est propagée par Joanna Critchley, notre narratrice principale. La première fois au club de lecture pour détourner la conversation, la 2e pour tisser un lien avec des mères à l’école de son fils.

 

Dès lors, toutes les femmes deviennent suspectes. Qui est Sally ? Serait-ce Susan Marchant ou Sonia Martins dont les initiales concordent avec ceux de Sally McGowan ou encore Liz ou Kay ?

Le suspense est au rendez-vous. La lecture est fluide et captivante grâce aux courts chapitres. (Il y en a 54 en tout)

L’auteure brouille les pistes et elle m’aurait eue si je ne m’étais pas souvenue du livre S’il vous plaît sauvez-moi d’Helen Callaghan qui m’a mise sur une bonne piste. Elle a quand même réussi à me surprendre avec le dénouement final.

 

J’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai apprécié les thèmes de ce récit : la gestion du deuil suite au meurtre d’un être cher, le sentiment d’injustice, la culpabilité, les crimes commis par un enfant. Doit-on payer en tant qu’adulte pour les crimes qu’on a commis quand on n’était qu’un enfant ?

En tant que fan inconditionnelle des couples mixtes, j’ai apprécié le couple que forment Joanna et Michael. 🙂

Je garde le nom de cette auteure anglaise en tête. Peut-être lirai-je son deuxième roman qui sort cette année. 

 

 

GM signature

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 30 – Cycle 1 – Peur

Le Throwback Thursday Livresque est de retour sur le blog, vêtue de sa nouvelle robe. 

Chaque mois nous tournerons autour d’un concept et de quatre de ses déclinaisons. Le challenge sera pour nous de ne pas reprendre le même livre pour les déclinaisons du concept (exemple : émotions, leçons de vie, amour, pays imaginaire…). Aussi un genre littéraire pourrait être exploité et aussi dériver vers nos styles de prédilection à nous.

 

CYCLE 1 : LES ÉMOTIONS

 

Cette semaine, le thème initial est un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surprise. N’ayant pas de livre précis en tête, j’ai opté pour la première émotion de ce cycle, la peur

 

Avez-vous déjà lu  Histoires à lire lumières toutes allumées de Hitchcock ?

Aucune description de photo disponible.

Un habile stratagème permet à un homme d’exiger des rançons pour des otages imaginaires.
Après un double meurtre commis à New York, un tueur s’enfuit sur l’autoroute. Il tue encore et enlève une jeune serveuse pour faciliter sa fuite alors que la police est lancée à ses trousses.
Une femme commandite à des tueurs l’assassinat de son mari, mais pouvait-elle prévoir que son cadavre « parlerait » pour la démasquer ?
Pour se venger de l’infidélité de sa femme, un homme entraîne son rival dans une fatale partie de chasse sous-marine, sans savoir qu’il sera pris à son propre piège.
Un photographe restaure des clichés anciens mais le voici mêlé à des scènes d’un temps révolu qu’ils représentent.
Une toile de maître est remplacée dans un musée par un faux, à moins que le faux ne devienne le vrai..
Des histoires terrifiantes, pleines de mystère et d’angoisse, sous l’égide d’un maître du suspense.

Si vous aimez le vin qui date de 1900 et le suspense, ce livre d’Hitchcock est fait pour vous. J’ai oublié le contenu des histoires mais je me souviens d’une chose : elles distillent la peur. 

 

Quel livre auriez-vous choisi pour le thème initial ou celui que j’ai choisi ?

Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir le cycle 2. 🙂

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Code Rebecca, ma première fois avec Ken Follett

Couverture Le code Rebecca

En 1942, l’Africakorps du général Rommel vient d’investir Tobrouk. À son tour, l’Égypte est menacée par les Nazis qui disposent au Caire d’une « taupe » chargée de les renseigner sur les défenses britanniques. Cet espion allemand, Alex Wolff, caché chez Sonja El-Aram, une danseuse égyptienne devenue sa maîtresse, adresse quotidiennement des messages par radio à Rommel en utilisant un code secret contenu dans un exemplaire de Rebecca, le roman de Daphné du Maurier. Un major du contre-espionnage britannique, décidé à neutraliser définitivement l’espion nazi, se lance à sa recherche en compagnie d’une jeune et belle juive égyptienne. Une formidable course poursuite s’engage.

 

l'Afrique écrit

C’est Telesia qui m’a fait découvrir ce livre dans le cadre de notre swap. Je la remercie car j’ai passé un bon moment de lecture.

Deux camps sont opposés : le duo Sonja/Alex et le duo Elene/Vandam.

Chaque camp a un objectif : empêcher l’autre d’atteindre son but.

Chaque camp a une stratégie particulière avec un point commun : le corps de la femme est considéré comme un appât. J’ai grincé des dents face à cette image de la femme-objet que renvoie le roman mais cela est conforme au contexte social.

Chaque camp fait monter notre adrénaline à chaque point remporté dans ce duel et nous offre une belle histoire d’espionnage avec de nombreux rebondissements. Il n’y a pas de temps mort dans l’histoire, le rythme est haletant.

 

Adepte de la romance, je n’ai pas laissé passer la discrète romance d’Elene et William. Ils ont légèrement le profil de Max de Winter et sa deuxième épouse, je trouve. Ils m’ont fait sourire et rire notamment lors de leur première fois 

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Les personnages du roman sont bien construits, une vraie personnalité qui les rend vivants. Par contre, j’ai jugé le dénouement assez rocambolesque, la fin assez hâtive. L’auteur a coûte que coûte voulu faire triompher le gentil.

Un autre bémol noté : Je n’ai pas assez ressenti la présence de Rebecca dans le roman. On y fait allusion, la clé du code est expliquée et c’est là que j’ai été un peu déçue. Je m’attendais à lire quelques morceaux de messages codés et jouer un peu au détective, essayer par moi-même de déchiffrer le code en faisant le parallèle avec le roman.  😦

 

En conclusion ? 

Quelques bémols qui n’engloutissent pas tout le plaisir que procure ce roman. J’ai maintenant envie de découvrir un autre one-shot de l’auteur. Lequel me recommandez-vous ?

 

signature coeur graceminlibe