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TTL 107 : Les funérailles de grand-mère

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Jeunesse/Young Adult

J’ai choisi un livre écrit par un collectif de collégiens et lycéens ivoiriens.

Ce livre N’zassa recueille les meilleurs textes des élèves des lycées et collèges de la Côte d’Ivoire, présentés lors de la 6e édition du concours littéraire Madeleine Tchicaya. Poésie, contes, nouvelles et théâtre sur le thème : « Les alliances interethniques, facteur de cohésion sociale ».

25 textes composent ce recueil collectif : 7 poèmes, 6 nouvelles, 7 contes et 4 pièces de théâtre. Des textes écrits par des collégiens et lycéens de mon beau pays la Côte d’Ivoire avec comme fil conducteur les alliances interethniques.

Mon pays a connu des tensions ethniques qui sont encore loin d’être apaisées à l’heure actuelle. Des tensions qui ne devraient en aucun cas être transmises à la jeune génération. Ce recueil collectif écrit par des jeunes est un signal fort. Les textes de ces jeunes filles et garçons rappelle les alliances existantes, scellées par les ancêtres. Ces alliances représentent en quelque sorte un pacte de non-agression entre les peuples. Au delà de la non-agression, ce pacte autorise ces peuples alliés à plaisanter entre eux.

Dans la nouvelle, éponyme du recueil, tout laisse à croire qu’il y aura des moments tristes à cause des funérailles de grand-mère. Mais les boutades des peuples alliés que sont les yacouba, les gouro, les senoufo et peuhl vont apporter sourire et éclats de rire.

Si la plupart des textes évoque les alliances entre yacouba, gouro et senoufo, d’autres textes évoque les alliances entre les bété, les dida, etc…

Les intrigues débordent d’imagination. Chapeau à ces collégiens et lycéens. Nul doute qu’on a la relève de la littérature ivoirienne.

J’ai apprécié rencontrer poésie, nouvelle, conte et théâtre au même endroit. C’est un livre à remettre à des lycéens et collégiens. Qui sait, ils auront peut-être envie de prendre aussi la plume. 😉

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La rentrée littéraire 2021 de Vallesse Editions

Vous avez dit rentrée littéraire 2021 ? Eh bien ! Vallesse Editions propose, au lectorat ivoirien et du monde, 21 œuvres à savourer. J’aime beaucoup le dynamisme de cette maison d’édition ivoirienne.

Poésie

Peut être une image de une personne ou plus, ciel et texte

Le 13 mars 2016, la ville de Grand-Bassam connaissait une attaque terroriste qui a couté la vie à plusieurs personnes. C’est ce drame inédit en Côte d’Ivoire, au large des plages de cette ville historique ivoirienne, qui a mis en route ce chant de deuil. A travers Grand Bassam, c’est le deuil de Bamako, Ouagadougou, Ankara, Bruxelles, Paris… en somme, toutes les villes du monde qui ont versé leur sang du fait du terrorisme, que le poète exorcise.

Ce texte est un hymne d’espoir par-delà les horreurs tissées par le terrorisme ; un plaidoyer pour un monde de tolérance.

Prix de vente : 2000 francs CFA


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Prix de vente: 3000 francs CFA


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Prix de vente: 2990 francs CFA

Théâtre

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“Je suis une racine. Et je porte en silence la robustesse des arbres, la densité des feuilles et l’harmonie des lianes. Les passants remercient les feuilles pour leur ombre, révèrent les arbres pour leur tronc et bénissent les fruits pour leur succulence. Mais seuls savent verser des libations les initiés, car conscients de ce que l’arbre ne bourgeonne qu’à la force de ses racines.”

Par un usage subtil du mythe, le dramaturge nous mène ici au cœur d’une réflexion féconde sur les problématiques de la tradition, de l’environnement et du pouvoir.

Prix de vente: 2000 francs CFA

Conte

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Prix de vente: 2000 francs CFA


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Prix de vente: 2000 francs CFA

Nouvelles

Magloire Abale (@MagloireAbale) | Twitter

A l’ombre de l’heur est une œuvre miroir, un livre rétroviseur qui nous projette le vrai visage de notre société engluée dans les vices liés à l’argent, véritable destructeur des valeurs morales. Toutes les sphères de notre existence sont entachées. Des hommes en soutane, garant de l’équilibre spirituel de la société, aux dirigeants politiques, leaders d’opinion, en passant par les agents du service public nourris avec l’argent du contribuable, personne n’est jamais épargné par cette gangrène qui s’est installée en l’homme par un seul vecteur : l’argent. Comment s’en sortir ?”

Prix de vente : 3000 francs CFA

Roman

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Anthai et Alice sont de meilleures amies. Mais les épreuves ont cette particularité de toujours surgir là où tout va pour le mieux ; où la vie semble être un fleuve tranquille. Leur amitié inconditionnelle pourra t-elle résister aux écueils de la vie ?

La saison des regrets est un récit où le pardon se frotte abruptement à des amours démesurées, où la naïveté et la prudence rivalisent. ici, la passion perd les âmes et la trahison ose se coucher dans le lit feutré de la confiance. Et la vie, au delà des bancs de l’école, dévoile de lourds secrets…

Prix de vente: 2500 francs CFA

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Alidou Blondé, jeune instituteur de modeste condition sociale, s’est épris d’amour pour Aurore, la fille du richissime Timothée Yobouè. Malgré la farouche opposition de sa génitrice qui lui préfère la docile Philomène de son rang social, Alidou se mettre obstinément en ménage avec la sublime et sulfureuse Aurore. Mais dans un monde rongé par des considérations insanes, un monde où l’importance et la valeur d’un individu se jugent à l’aune de sa puissance financière, Alidou Blondé parviendra t-il, en raison de ses squelettiques revenus mensuels, à mener à bon port l’hétéroclite embarcation de sa relation amoureuse avec sa dulcinée ?

“Hum !…” n’est-il pas ce soupir de désarroi et d’amertume que n’importe quelle mère au coeur lacéré de peines émet lorsqu’elle voit son fils bien-aimé s’engager dans une relation amoureuse sans lendemain ?

“Hum !…” ne constitue-t-il pas la seule réponse quand se dresse devant nous, dans ses plus beaux atours, une injustice sociale ?

Prix de vente: 3000 francs CFA


Peut être un dessin animé de 2 personnes et texte qui dit ’Ferdinand KADJANÉ L'escabeau royal Roman Yenian Vallesse’

Prix de vente: 3000 F CFA


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Prix de vente: 3000 F CFA

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Prix de vente: 2500 F CFA

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“Je compte beaucoup exploiter la frustration de tous ces ignares et misérables qui croient que la vie est un conte de fées, qu’un pur politicien a pour eux de purs et angéliques projets et qu’il est en ce bas monde, un démocrate. Ils ignorent que la démocratie est la plus belle des prisons que nos sociétés civilisées aient bâties (…) Tu sais évidemment que les médias sont des prisons et les journalistes de libres prisonniers ne s’exprimant librement que dans les lianes éditoriales (…) Tout comme dans les partis politiques, nul n’a le droit d’y enfreindre  le dogme du maître…”

Prix de vente: 3500 francs CFA


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Réédition de ce roman publié par la Doxa éditions en 2017.

Prix de vente: 3000 francs CFA


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Prix de vente: 7000 francs CFA

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Prix de vente : 5000 F CFA

Publié au Canada par Mémoire d’Encrier et en France par les éditions Seuil.

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Sarita, la mère d’Arjun, pressent le malheur lorsque surgit dans le village de Rivière des Anguilles, à l’île Maurice, un enfant à six doigts. Un seul mot traverse encore les lèvres de ce garçon esseulé, frêle et muet : « Misère ». Arjun, le prodige joueur de vînâ le recueille. Tandis que la musique tisse d’étranges liens entre eux, les femmes du village dansent au rythme des convictions ancestrales et des désirs inavouables. Sur une île hantée par les spectres de la colonisation et de l’indépendance, le destin des habitants aux cœurs affamés de liberté se noue autour de cet être mystérieux…

Prix de vente: 3500 francs CFA

Publié en France par Atelier des Nomades.


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Moussa est « balanceur » sur un gbaka à Abidjan, une fourgonnette qui chaque jour fait la liaison entre la commune d’Abobo et le centre commercial d’Adjamé. Accroché à la portière, il sillonne la ville. Mais il ne voit presque rien de ce qui l’entoure. Ses rêves sont ailleurs. Il les porte depuis son enfance dans le quartier de Marley. Moussa veut aller à Bengue, en Europe. Peu importe le prix à payer, il veut partir, et que sa réussite là-bas profite aux siens ici. Il sera cireur de chaussures, apprenti mécanicien, chauffeur de taxi, soldat de la rébellion, chef de bande, avant de réunir assez d’argent et tenter l’aventure. Pour quelle vie ?

Prix de vente : 3000 francs CFA

Publié en France par JC Lattès.


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Surgi au cœur de l’Afrique, Ebola a mis les hommes et le monde face au danger de l’extinction. Dans le silence après la tourmente, trois voix s’élèvent : Baobab, confident et mémoire essentielle des êtres, Ebola, qui n’est pas le mal mais un organisme luttant pour sa survie, et Chauve-souris, porteur sain du virus et initiatrice du dialogue. Témoins ou acteurs de la tragédie, ils devisent sur la place de l’Homme, son rôle et ses responsabilités à l’égard du Monde dont il est le gardien. Sur le prix de sa vie aussi. Le palabre est ouvert….

Prix de vente: 3000 francs CFA

Publié en France par Don Quichotte Editions

Récit

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Comme des centaines de milliers de famille à travers le monde, celle de Philippe Di Nacera a été touchée par surprise, de plein fouet, par la pandémie à coronavirus : le papa, patriarche de la famille, âgé de 80 ans, atteint par la Covid 19, a passé 45 jours dans un service de réanimation, entre la vie et la mort.

“La traversée”, ce bouleversant témoignage écrit dans l’énergie du moment, raconte, au jour le jour, cette descente aux enfers, puis la lente remontée du père, alors que la famille éclatée sur plusieurs continents, confinée et impuissante, tente de resserrer les liens pour surpasser l’épreuve. Une traversée qui en appelle deux autres : les souvenirs d’enfance et la quête d’identité du fils, faite d’immigration et d’exil, de nostalgie et d’amour pour un paradis perdu, le pays d’origine : l’Algérie.

Prix de vente: 3000 francs CFA


N’Zassa

Prix de vente: 2500 francs CFA


Prix de vente: 9500 francs CFA

6 de ces œuvres ont rejoint ma wishlist. Sauriez-vous deviner lesquelles ?

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TTL 74: Nouvelles du monde #8: Turquie

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est N comme…

Couverture Nouvelles de Turquie

Istanbul faisait partie des villes que je rêvais de visiter quand j’étais enfant. Et puis grâce à Novelas, j’ai découvert les soap opera turcs et d’autres villes magnifiques de la Turquie comme Izmir.

De quoi ou de qui est-il question dans ce recueil de cinq nouvelles ?

  • Un derviche, réveillé d’un long sommeil par un supérieur religieux chaussé de mules en poil de lapin, qui part pour une mystérieuse mission. Moi qui suis nulle en histoire, j’étais complètement perdue. Le repère spacio-temporel n’ayant pas été donné, j’étais un peu perdue. Le derviche fait allusion à l’arrivée des turcs d’anatolie et des sultans donc on pourrait situer l’histoire au Xe siècle.
  • Un narrateur érudit et amoureux, accompagné d’un jeune drogué titubant, qui s’en va voir les derviches d’Emir Sultan.
  • Partir à tout prix, fuir pour vivre et revenir, comme une porte qui s’ouvre mais jamais ne se referme. Une nouvelle narrée à la 2e personne du singulier. Je suis définitivement amoureuse de ce type de narration.
  • Interviewer un écrivain pour explorer la boîte magique de ses histoires.
  • Une femme de ménage, lunatique et culottée, qui rêve de jouer la comédie sur les planches qu’elle astique tout en réécrivant Shakespeare.

Je voulais un voyage des sens à travers ce recueil de nouvelles. Voir la Turquie, la goûter, la sentir, l’écouter, la toucher. Cela n’a malheureusement pas été le cas. A part les derviches mentionnés, la culture turque n’est pas suffisamment décrite, célébrée. Les nouvelles sont bien écrites mais il m’a manqué de l’éblouissement.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Ubu Roi – Alfred Jarry

Poussé par son ignoble épouse, le Père Ubu renverse le roi de Pologne, son bienfaiteur, et massacre sa famille et les nobles du royaume. Désormais « roi de Pologne et d’Aragon », « maître des Phynances » et « docteur en pataphysique », il étale la couardise, l’avidité et la vulgarité qui feront de lui le modèle de l’usurpateur totalitaire.

 

mon-avis-de-lecture

Afin de boucler ma visite touristique du challenge Tara Duncan sur Livraddict, je devais lire un livre dont la première lettre du titre (hors déterminant) OU la première lettre du nom de famille de l’auteur commence par U.

N’ayant aucun livre de ma PAL correspondant à ce critère, j’ai pioché dans les lectures des autres participantes au challenge et suis tombée sur Ubu Roi, pièce de théâtre de moins de 100 pages en version eBook. Que demander de plus ?

Cette pièce de théâtre est un drame en cinq actes où l’on rencontre divers personnages :

  • Père Ubu,
  • Mère Ubu
  • Capitaine Bordure
  • Le roi Venceslas
  • La reine rosemonde
  • Les fils du roi : Boleslas, Ladislas et bougrelas
  • L’empereur Alexis
  • Des Nobles, des financiers, des paysans et bien d’autres. 

 

Père Ubu et sa femme, deux spécimens qui malheureusement ne sont pas en voie d’extinction.

Père Ubu est lâche, traître, naïf, bête, gros, goinfre et méchant. Il incarne à lui seul tous les vices les plus primaires et symbolise la cupidité des pouvoirs politiques, l’absurdité de vouloir toujours tout.

Mère Ubu est une manipulatrice, assoiffée de pouvoir qui m’a rappelé toutes ces femmes de président africains actuels qui poussent leurs maris à s’accrocher au pouvoir.

Cette satire de la société d’hier mais aussi d’aujourd’hui met de bonne humeur. Qu’est-ce que j’ai ri, les amis !  Les répliques sont cinglantes et hilarantes.

Mère Ubu: –Comme il est beau avec son casque et sa cuirasse, on dirait une citrouille armée.

 

Père Ubu : Allons, tais-toi, bouffresque. Nous allons maintenant, messieurs, procéder aux finances.

Financiers: –Il n’y a rien à changer.

Père Ubu: –Comment, je veux tout changer, moi. D’abord je veux garder pour moi la moitié des impôts.

Financiers: –Pas gêné.

Père Ubu: –Messieurs, nous établirons un impôt de dix pour cent sur la propriété, un autre sur le commerce et l’industrie, et un troisième sur les mariages et un quatrième sur les décès, de quinze francs chacun.

 

Mère Ubu: –Point du tout. L’impôt sur les mariages n’a encore produit que 11 sous, et encore le Père Ubu poursuit les gens partout pour les forcer à se marier.

 

Cette pièce est à lire entre deux pavés, aux moments où on est sous pression. En tant que médecin littéraire, je la prescris pour tous les jours sombres. Bonne humeur assurée ! 

 

Avez-vous déjà lu des pièces de théâtre qui ont failli vous faire mourir de rire ?

 

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L’héritage – Recueil de textes n’zassa

Dans le but d’occuper sainement les élèves des lycées et collèges, de les encourager à la pratique de la lecture et à la création littéraire, l’Association Les Amis du Livre, organise un Concours de Littérature dans le domaine de la Poésie, de la Nouvelle, du Conte et du Théâtre depuis cinq éditions.

Ce concours littéraire vise à :

– sensibiliser à la pratique de la lecture ;

– encourager à la création littéraire d’expression française ;

– développer l’esprit critique des jeunes vis-à-vis des nouveaux médias ;

– déceler de nouveaux talents littéraires ;

– publier les trois premiers textes de chaque genre dans chaque catégorie.

Peut participer au Concours Littéraire Madeleine Tchicaya, tout élève des lycées et collèges publics et privés d’expression française. Le concours littéraire est en deux catégories : la catégorie 1 (6ème à la 3ème) et la catégorie 2 (2nd à la Terminale).

Les premiers de chaque genre et dans chaque catégorie reçoivent :

– Poésie : Le prix Paul Ahizi

– Nouvelle : Le prix Adiaffi Jean-Marie

– Conte : Le prix François-Joseph Amon d’Aby

– Théâtre : Le Prix Bernard Dadié

 

Les trois premiers textes de chaque genre dans les deux catégories sont publiés dans un ouvrage collectif. 

L’année dernière au SILA, j’ai acheté le recueil des textes primés en 2017.

 

Les grands vainqueurs de l’édition 2017 sont : 

  • Atiapo Affoué Laure du Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro qui s’adjuge le Prix Jean-Marie Adiaffi de Nouvelle avec sa nouvelle «Le sang qui coule en moi», 
  • Ouattara Fatoumata du Lycée Moderne 2 de Bondoukou, obtient le Prix Joseph Amon d’Aby de Conte avec «Konnonwoulé», un conte d’aventure plein de sagesse
  • Dianikoro Ekra Adjoua, élève au Lycée de Jeunes filles de Yopougon, lauréat du Prix Paul Ahizy de poésie avec son poème «Préautopsie»
  • Konan Abodjé, élève au Collège Alfred Nobel de Marcory, lauréat du Prix Bernard B. Dadié de Théâtre avec sa pièce intitulée «Héritage». 

 

J’ai trouvé du temps pour le lire cette année et j’ai admiré le talent de ces jeunes garçons et jeunes filles surtout dans les genres du conte et du théâtre. Les textes démontrent l’imagination fertile de leurs auteurs. Ils sont porteurs de moralité, recommandent au lecteur de cultiver les valeurs d’humilité, de solidarité, d’hospitalité, d’amour et du travail, la culture du travail aujourd’hui étant bafouée.

La relève littéraire ivoirienne est assurée. J’espère surtout qu’ils vont entretenir leur fibre littéraire. 

J’ai maintenant hâte de découvrir les ouvrages des précédentes éditions. 🙂

 

GM signature

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Vide-grenier 4 avec la tribu des Gonzesses

Dans mon vide-grenier, cette semaine, il y a le thème du 13 mars dernier : L’amitié

Pour ce thème, j’ai pensé à la 1ère pièce de théâtre de Tierno Monénembo.

tribu

Au cœur de l’exil, des amies se retrouvent une nuit, autour d’histoires vécues, de cancans et d’espoirs inassouvis. Tout au long de leurs conversations, s’égrènent les peurs, les rancœurs, les préjugés, dans une ironie corrosive, parfois festive et souvent pathétique. Au-dessus de ces huit destins de femmes, de la plus jeune à la plus vieille, plane l’ombre d’un homme, père et amant à la fois. Au fil des mots, le drame se noue jusqu’à nous révéler la solitude de chacune des protagonistes, le temps d’une trahison. S’impose alors, l’évidence selon laquelle l’on est toujours plus proche de son bourreau que l’on ne s’imagine. L’auteur offre ici, de magnifiques rôles féminins, avec un texte fait de lumière et de couleurs, à mettre absolument en bouche.

 

Dans le salon d’un vieil appartement parisien  situé du côté de Stalingrad, Barbès ou Château-Rouge, Eyenga couturière, mère de fortune et confidente reçoit ses amies :

  • Penda, celle qui fait la rue
  • Sia, celle qui fait des ménages
  • Okassa, celle qui cherche un mari blanc
  • Zenzie, celle qui cherche une carte de séjour
  • Néné Gallé, celle qui se dit étudiante

 

Elles entrent en fanfare chez leur amie, y apportent leurs sujets de discorde et ceux qui font l’unanimité.  Elles affirment leur identité africaine, nous relatent leur vie parisienne qui est loin d’être rose, leurs multiples échecs pour atteindre leurs buts personnels. Que c’est difficile d’être dans un pays étranger !

 

Ces dames courageuses et solidaires nous font rire. L’humour est présent à chaque page.

La tribu des Gonzesses

 

 

 

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Elles rient jusqu’à ce que la page d’un agenda vienne semer le trouble. Les masques tombent, l’amitié est menacée, un drame survient.

Kesso, la jolie petite métisse et Mme Scarano, la voisine française qui n’aime pas le bruit interviennent également. Cette dernière m’a fait penser à Sarkozy, à tous ces fils d’immigrés blancs qui se sentent supérieurs, plus français que les immigrés noirs.

 

Ce qu’en pense la blogo

Les Parenthèses

Tsimatory

 

Que lisez-vous aujourd’hui ? 

 

fleur v1

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Throwback Thursday Livresque #8 : Coup de coeur absolu

 

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Voici le Throwback Thursday Livresque ! Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Chaque semaine Bettierose books fixe un thème et il faudra partager la lecture correspondante (une seule) à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est : 

 

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Et le livre qui est une illustration parfaite du coup de coeur est

On ne badine pas avec l’amour, une pièce de théâtre d’Alfred de Musset

 

 

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La pièce se déroule au château du Baron et a pour principaux personnages Camille, sa nièce, une jeune fille de 18 ans qui sort du couvent, et son fils de 21 ans, Perdican, récemment titulaire d’un doctorat. Les deux jeunes gens se retrouvent après dix ans de séparation dans ce château si cher à leurs cœurs, où ils ont grandi, joué, et où ils se sont aimés. Le Baron projette de marier les deux cousins.

Perdican et Camille s’aiment depuis toujours, mais cette dernière, endoctrinée par les sœurs du couvent toutes victimes d’amours malheureuses, a appris à ne pas avoir confiance en les hommes. Elle a donc pris la décision d’y retourner et de vouer sa vie à Dieu.

Camille continue malgré tout de cacher ses sentiments pour Perdican, par pur orgueil. Elle envoie donc une lettre à Louise, une religieuse de son couvent qui l’a fortement influencée par l’exemple de ses propres malheurs pour la dissuader de quitter ce lieu où elle « est en sécurité », lettre où elle explique qu’elle a tout fait pour se faire détester de Perdican, et où elle affirme que ce dernier est au désespoir à cause de son refus de mariage.

Au cours d’une dispute entre Dame Pluche et Maître Blazius, Perdican tombe sur cette lettre. Touché dans son amour-propre, il laisse l’orgueil et la vanité le dominer, et décide de la détromper en séduisant Rosette, une jeune paysanne, sœur de lait de Camille…

Cette pièce m’a impressionnée par sa beauté, sa vivacité, sa qualité, sa puissance, sa vérité. J’ai aimé ces réflexions sur l’amour, le mariage, elles ont inspiré l’écriture de mes romances. 

 

CAMILLE

L’amitié ni l’amour ne doivent recevoir que ce qu’ils peuvent rendre.

 

CAMILLE

Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d’un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas. Voilà mon amant. (Elle montre son crucifix.)

PERDICAN

Cet amant-là n’exclut pas les autres.

 

CAMILLE

Je vous demandais tout à l’heure si vous aviez aimé ; vous m’avez répondu comme un voyageur à qui l’on demanderait s’il a été en Italie ou en Allemagne, et qui dirait : Oui, j’y ai été ; puis qui penserait à aller en Suisse ou dans le premier pays venu. Est-ce donc une monnaie que votre amour pour qu’il puisse passer ainsi de main en main jusqu’à la mort ? Non, ce n’est pas même une monnaie ; car la plus mince pièce d’or vaut mieux que vous, et dans quelques mains qu’elle passe, elle garde son effigie.

 

PERDICAN

Sais-tu ce que c’est que des nonnes, malheureuse fille ? Elles qui te représentent l’amour des hommes comme un mensonge, savent-elles qu’il y a pis encore, le mensonge de l’amour divin ?

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueuilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueuil et mon ennui.

 

 

Quel livre est votre coup de coeur absolu ? 

signature coeur graceminlibe

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Le congrès universel des arbres

Je vous retrouve aujourd’hui pour une chronique non pas d’un roman ou d’un recueil de poèmes mais du théâtre moderne à travers « Le congrès universel des arbres« .

Ce livre m’a été donné par mon père (GOD bless him) et je l’ai reçu avec l’enthousiasme des premières fois. 

Le congrès universel des arbres

C’est le premier congrès universel des arbres, Dame Nature en est la marraine. Toutes les espèces sont représentées : les résineux et les feuillus, des plus jeunes aux plus vieux, des plus grands aux plus petits, des plus gros aux plus minces, ceux des villes et ceux des campagnes, ceux des zones froides et ceux des zones chaudes. 

Ce congrès a un but : révéler à tout l’Univers les agressions incontrôlées et inadmissibles des hommes contre les arbres et écouter l’auto-défense des deux bûcherons, pris en flagrant délit d’abattage d’arbres. 

L’ouverture du congrès, les travaux en commission, les résolutions du congrès constituent le premier tableau de l’oeuvre. 

Le deuxième tableau, partie la plus dense de l’oeuvre, présente le procès : les chefs d’accusation, l’audition des témoins à charge, l’audition des accusés, le verdict. 

Les arbres ont des droits et cette oeuvre soutient cette affirmation. Ce congrès des arbres nous fait réaliser la négligence dont l’humain use vis-à-vis de ces êtres vivants avec qui l’on partage la planète terre. On se rend compte à quel point l’homme n’est plus en phase avec ses responsabilités premières. 

J’ai appris en lisant l’audition des témoins à charge : le palmier-dattier, l’Acajou, le Sapin, le marronnier d’Inde, le Teck et l’Eau, le témoin exceptionnel. 

J’ai souri en lisant l’audition des accusés et le verdict. Qu’est-ce qu’il est difficile pour l’homme de reconnaître ouvertement ses fautes !

L’auteur partage sa maîtrise en matière de protection de l’environnement, nous incite à nous repentir de nos multiples gaspillages et à prendre une part active dans la protection de l’environnement. 

Ce livre évoque le respect de la vie, il offre détente et éveil de conscience. Il est à lire et à faire lire à nos enfants, la prochaine génération d’hommes.

Homme ! 

Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d’hiver,

L’ombre qui te protège lorsque brûle le soleil d’été,

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table,

Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fais les navires,

Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.

Ecoute ma prière :

Homme ; 

Laisse-moi vivre pour temporiser les climats et favoriser l’éclosion des fleurs,

Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable, 

Ecoute ma prière, 

Ne me détruis plus

Quelques détails de l’oeuvre

Nombre de pages : 86

Maison d’édition : Nouvelles Editions Balafons

Date de publication : Mars 2016

Biographie de l’auteur 

Homme d’expérience en matière d’Education-Formation, Yaro Kou est co-auteur de plusieurs manuels scolaires et parascolaires. Il a également contribué à l’écriture des nouveaux programmes d’enseignement du secondaire basés sur l’Approche par compétence (APC).

Très sensible aux problèmes environnementaux, il a acquis lors de multiples stages de formation, une expertise en matière de protection de l’environnement. A ce titre, il anime avec beaucoup de dynamisme depuis 1997 une ONG baptisée : « Action des professeurs pour la sauvegarde de l’environnement « . 

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Tuer n’est pas jouer

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L’acteur est un menteur professionnel. On le croit tant qu’il reste dans son monde de fiction mais s’il s’avise de s’accuser d’un premier meurtre sans cadavre et d’un deuxième accidentel, il passe pour fou.

Et ça, pour une star de l’écran, c’est insupportable. Il ne lui reste plus qu’à raconter son histoire depuis le début. Sincèrement. Pour qu’on le croie, peut-être.

Et qu’il découvre lui-même l’invraisemblable vérité.

Sylvie Granotier connaît comme personne le monde du théâtre et ses vérités ambiguës. Elle excelle à nous perdre dans ce jeu de miroirs. Très troublant.

La quatrième de couverture suscite l’intérêt, le «spécial suspense » écrit en première de couverture nous convainc définitivement.

On s’attend à lire une histoire palpitante, à veiller pour finir ce livre et pourtant…

Je suis allée au bout de cette histoire parce que je finis toujours ce que j’ai commencé, parce que je voulais défaire le gros nœud présenté en début d’histoire.

Je n’ai pas trouvé l’histoire très captivante; le suspense, je l’ai vraiment cherché. Pour moi c’était plus une présentation du monde du théâtre qu’autre chose. Juliette Manchot est le seul personnage qui m’a intriguée.

J’ai été un peu déçue de ma lecture,peut-être ai-je eu une trop grande attente vis-à-vis de ce livre.

Vous avez lu une histoire palpitante cette semaine ? Faites-moi rêver.

Grâce Minlibé,

Auteure de Chimères de verre