Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Lame sur les lèvres- Loïc Henry

Je remercie NetGalley et les éditions Hugo Publishing pour la découverte de ce roman. La 4e de couverture étant très aguichante, je me suis laissé tenter…

Les événements se déroulent de janvier 2018 à juin.

Le récit s’ouvre sur une personne. Instinctivement, je pense à un homme. Cet homme observe une personne qu’il s’apprête à tuer. On découvre ensuite de façon chronologique Charlotte, Zoé, un mystérieux personnage puis Alexis.

Charlotte, quarantenaire, veut devenir mère célibataire et propose à un ancien ami de lycée d’être le donneur. Zoé a 26 ans et est mannequin professionnel. Alexis est un ancien légionnaire revenu à Paris pour venger la mort de Marin, son ancien compagnon d’armes.

Tous prennent la parole l’un après l’autre pour nous dévoiler leur quotidien y compris le mystérieux personnage qui élimine Stanislas Pellaut, Marin Kaliszewski, Hughes Janelidze, Bilal Touati, Anthony Dos Santos, Benjamin Cochet, Lucile Carpentier…

Le mystérieux personnage intrigue par sa façon d’écourter la vie de ses victimes. Quel est d’ailleurs le lien qui unit ces victimes ? Quel est le mobile du meurtrier ? Les indices sont donnés au compte-gouttes, les connexions s’établissent…

J’ai apprécié la narration interne, le point de vue alterné des personnages principaux. Le registre de langue employé est courant avec de brèves apparitions de mots soutenus. Je n’ai pas été émerveillée par la plume de l’auteur mais elle se laisse lire. J’ai également apprécié le clin d’œil à mon pays. L’un des personnages secondaires est en effet un ivoirien.

L’intrigue policière est intéressante à suivre même si des longueurs, péripéties invraisemblables et détails superflus l’amenuisent parfois. L’auteur surfe sur des thématiques actuelles: Viol, inceste, GPA, trafic sexuel, immigration.

Je ne me suis malheureusement pas réellement attachée aux personnages. Je les ai trouvés un peu ternes. J’ai trouvé certaines réactions de Charlotte assez illogiques (je les ai mieux comprises au dénouement de l’histoire) et Zoé plutôt immature pour son âge. Il n’y a que deux personnages que j’ai trouvés intéressants: Alexis et Grégoire Rannou. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le lien de ce dernier avec Zoé. J’aurais aimé en savoir davantage sur lui. Si l’auteur pense à faire une saga policière avec lui, je serais ravie de l’y retrouver.

En conclusion : Lame sur les lèvres est une lecture moyenne pour moi, la faute au rythme pas très haletant de l’histoire et à des personnages qui n’ont pas su m’embarquer dans leurs histoires personnelles.

Envie de vous faire votre propre idée de ce roman? Il sort demain!

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Le women murder club, tome 1: 1er à mourir

San Francisco, un criminel supprime avec cruauté et sadisme des couples de jeunes mariés durant les premières heures de leur lune de miel. Une jeune inspectrice, Lindsay Boxer, est en charge de l’enquête. Elle est aidée de sa meilleure amie, médecin légiste, d’une journaliste, ainsi que de l’adjointe du procureur, afin d’arrêter l’assassin qui semble insaisissable. Toutes quatre décident de créer le  » Women Murder Club  » ! Faisant fi de leurs supérieurs hiérarchiques qui les freinent, enquêtant hors de leurs heures de travail, elles vont réussir, grâce à leur ténacité et leur intuition, à assembler peu à peu les pièces de cet horrible puzzle.

Comme annoncé dans mon dernier article, c’est la 2e œuvre de James Patterson que je lis mais pas dans l’ordre chronologique de ses parutions. Lune de miel a été écrit après les premiers tomes de la série Le women murder club.

Comme dans Lune de miel, le récit débute par un prologue. Le narrateur s’exprime à la 1ère personne.

Comme dans Lune de miel, le meurtrier décline assez vite son identité, enfin c’est ce que je pensais…

Ce 1er tome retrace la mise en place du women murder club. 4 femmes qui évoluent dans des sphères à dominante masculine ou qui ont besoin de se faire une place dans leur milieu professionnel. Claire est la meilleure amie de Lindsay, l’héroïne principale. J’ai trouvé que l’ajout des deux autres femmes à ce duo s’est fait un peu trop vite. J’ai l’habitude des amitiés qui se tissent lentement; excusez-moi 😀

J’ai apprécié leur diversité : Claire est noire, rondement belle, mariée et mère, Lindsay est divorcée, Jill, mariée et Cindy, célibataire.

Ce 1er tome a deux trajectoires : l’une qui mène à l’enquête policière et l’autre plus personnelle, la vie intime de Lindsay Boxer. Divorcée, sans enfant, elle apprend qu’un mal ronge son être intérieur et le lecteur l’accompagne dans cette phase de désespoir/espérance. Il l’accompagne dans ses amours aussi même si l’auteur rajoute quelques couches de tristesse. En parlant de cet amour contrarié, j’éprouve un sentiment paradoxal. J’ai apprécié cette touche grise qui vient obscurcir le ciel bleu mais en même temps, j’aurais voulu un autre scénario final.

Parlons de l’enquête policière et de cet homme qui prend un malin plaisir à ôter la vie à des jeunes mariés durant leurs premières heures d’union maritale. J’ai apprécié les rebondissements, les fausses pistes, le vrai qui s’habille de faux et vice versa.

Et la tu t’dis que c’est fini car pire que ça ce serait la mort.
Quand tu crois enfin que tu t’en sors quand y en a plus et ben y en a encore !

Ce n’est pas une citation du livre mais un extrait de la chanson de Stromae. 😀

On va de surprise en surprise avec l’auteur. C’est presqu’un tour de montagne russe. Parfois, les ficelles sont trop grosses, trop tirées par les cheveux.

1er à mourir est une bonne entrée en matière pour cette série de près de 20 tomes. J’aurais volontiers enchaîné sur le 2nd tome si je n’avais pas un service presse qui attend patiemment et la reprise des activités du comité de lecture pour le Prix les Afriques 2021.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Lune de miel de James Patterson

Un homme lutte pour respirer, un brasier s’active à l’intérieur de lui. Qui est-il ? Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ?
La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.
Le lecteur découvre plutôt Nora, 33 ans, décoratrice d’intérieur. Elle file le parfait amour avec Connor, 40 ans, banquier richissime. S’ils sont fiancés, qui est donc cette Nora que le lecteur découvre dans le prochain chapitre, mariée à Jeffrey, auteur de romans historiques de renommée internationale ?

La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.

Le lecteur est projeté au coin de la 42e rue et de Park Avenue. Une prise d’otage, des coups de feu, une valise récupérée par un homme, le Touriste. Qui est-il ? Que contient cette valise ?

La réponse ne se trouve pas dans les lignes suivantes.

Le lecteur retrouve Nora, découvre un peu plus son passé et le sort commun qu’elle réserve aux hommes qui deviennent ses intimes. Nora est une veuve noire et elle s’en sort plutôt pas mal jusqu’au jour où une enquête est ouverte suite à la souscription d’une assurance vie par son fiancé.

Lune de miel a toutes les qualités requises pour s’inscrire dans le genre Thriller. Le suspense est présent, l’intrigue captivante, le rythme haletant grâce aux courts chapitres. Impossible pour le lecteur de s’ennuyer, de nombreuses surprises sont révélées tout au long du récit.

Les personnages sont intéressants à suivre même ceux qui n’ont pas des idées catholiques.
J’ai apprécié la narration alternée, tantôt à la première personne pour l’inspecteur O’Hara, tantôt à la 3e personne pour l’ensemble des personnages. J’ai passé un bon moment de lecture même si quelques zones d’ombre persistent pour moi notamment sur l’intrigue secondaire à savoir les transferts de capitaux.

J’ai apprécié la plume de James Patterson au point de foncer tête baissée vers sa série Le women murder club. La connaissez-vous ? Etes-vous familier (e) de la plume de cet auteur ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Escapade mortelle de Muetse-Destinée Mboga

Lorsqu’Eliwa convainc son frère Bika de les inclure, son amie Ilama et elle, dans l’expédition qu’il a préparée pour découvrir les parcs nationaux de l’Est du pays, elle est loin d’imaginer le bouleversement que va provoquer ce voyage dans sa vie.
Alors que l’arrivée dans la ville de Makokou se déroule sous les meilleurs auspices, très vite, des faits étranges vont recouvrir l’aventure de mystère. Aurait-elle dû tenir compte des mises en garde d’un fou lucide et d’une petite fille monstre ? Peut-être. Mais elle ne l’a pas fait. Et quand Alain, un des membres du groupe, disparaît étrangement dans les eaux de l’Ivindo, elle regrette. Hélas, il est déjà trop tard.

 

l'Afrique écrit

J’ai découvert le Gabon via les chroniques africaines sur Facebook il y a 8 ans. J’ai découvert la Regab, le nyemboué et autres mets, les ethnies (punu, fang), les coutumes via ces histoires sur Facebook.

Lorsque j’ai reçu ce livre, j’étais toute excitée à l’idée de replonger dans l’univers gabonais. 

 

Mueste-Destinée Mboga utilise un langage courant et teinte les dialogues de couleur locale. J’ai retrouvé avec plaisir les expressions gabonaises. En lisant, je me suis imaginé l’intonation des personnages. Cela m’a fait sourire.

Parlons de cette escapade. Le décor est planté dès les premiers chapitres. Dès le début, trois groupes distincts se précisent :

  • Le 1er groupe est formé de personnages, le conseil des sages de la forêt qui sent une menace poindre à l’horizon.
  • Le 2e groupe est formé de personnes qui ont une mission périlleuse à exécuter. 
  • Le 3e groupe est formé d’Eliwa et de ces 9 autres personnes qui ont décidé de faire cette escapade dans le parc d’Ivindo.

Trois groupes dont les desseins vont s’entremêler…. Les chapitres courts donnent du rythme à l’histoire. Le suspense est au rendez-vous. On se demande qui arrivera à sortir vivant de ce périple dans le groupe d’Eliwa. On cherche à découvrir l’identité des membres du 2e groupe et le but de leur mission. 

 

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! » Cette phrase de Voltaire aurait pu être dite par Eliwa, personnage principal et narratrice du récit.

Trahisons et apparences trompeuses sont au menu du menu littéraire concocté par l’auteure. On tombe des nues au fur et à mesure que l’ombre sur cette forêt s’éclaircit.

 

L’ouvrage évoque nos liens avec la nature. Outre les éléments mystiques, l’auteure rappelle le caractère sacré de la nature. C’est un être vivant qui a besoin d’être respecté comme tel. L’auteure met l’humain et la nature sur le même pied d’égalité.

Je situe le récit entre le roman d’aventures, le thriller conspirationniste et le thriller ésotérique. Ce dernier aspect manque de profondeur. On n’a pas assez d’éléments sur la cellule secrète, son histoire. Il manque les motivations des personnages ou si elles ont été annoncées, elles m’ont paru très légères. 

Si j’ai été très emballée au début du roman, j’ai été déçue par la fin précipitée et tirée par les cheveux. 

 

Christmas

 

Éditeur : Iwari

Collection : Iwari Dark

Date de publication : Janvier 2019

Nombre de pages : 220 

Roman présélectionné pour le Prix les Afriques 2020

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

La rumeur de Lesley Kara – suspense pychologique

Nourrissez la rumeur… Puis regardez-la vous engloutir.

Parmi les habitants de la petite station balnéaire de Flinstead se cacherait, sous une fausse identité Sally McGowan, une femme coupable d’avoir poignardé un petit garçon alors qu’elle n’avait que dix ans. C’est ce que dit la rumeur, celle que Joanna répand, sans penser à mal, simplement pour faire la conversation et s’intégrer auprès de ses nouvelles voisines. Mais la machine s’emballe et la tranquille petite ville est gagnée par la paranoïa. Joanna ne voit qu’une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le danger est déjà si proche…

Couverture La rumeur

Ça commence par une rumeur. Des murmures à l’entrée de l’école. […] Je n’ai pas de temps à perdre à écouter les commérages des uns et des autres. Jusqu’à ce que j’aperçoive le visage de Debbie Barton. […]

La mère de Jake – Cathy, il me semble – jette un rapide coup d’œil autour d’elle avant de parler :

– il paraît qu’une célèbre tueuse d’enfant habite ici, à Flinstead…

– D’où tiens-tu cette histoire ?

Cathy prend une profonde inspiration. 

– Disons que je tiens ça de quelqu’un qui connaît quelqu’un dont l’ex-mari était flic. Peut-être que rien de tout ça n’est vrai, mais vous savez il n’y a pas de fumée sans feu. Et mon mari affirme qu’ils les envoient toujours dans des petites villes comme la nôtre.

 

La rumeur a été lancée par Cathy mais elle est propagée par Joanna Critchley, notre narratrice principale. La première fois au club de lecture pour détourner la conversation, la 2e pour tisser un lien avec des mères à l’école de son fils.

 

Dès lors, toutes les femmes deviennent suspectes. Qui est Sally ? Serait-ce Susan Marchant ou Sonia Martins dont les initiales concordent avec ceux de Sally McGowan ou encore Liz ou Kay ?

Le suspense est au rendez-vous. La lecture est fluide et captivante grâce aux courts chapitres. (Il y en a 54 en tout)

L’auteure brouille les pistes et elle m’aurait eue si je ne m’étais pas souvenue du livre S’il vous plaît sauvez-moi d’Helen Callaghan qui m’a mise sur une bonne piste. Elle a quand même réussi à me surprendre avec le dénouement final.

 

J’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai apprécié les thèmes de ce récit : la gestion du deuil suite au meurtre d’un être cher, le sentiment d’injustice, la culpabilité, les crimes commis par un enfant. Doit-on payer en tant qu’adulte pour les crimes qu’on a commis quand on n’était qu’un enfant ?

En tant que fan inconditionnelle des couples mixtes, j’ai apprécié le couple que forment Joanna et Michael. 🙂

Je garde le nom de cette auteure anglaise en tête. Peut-être lirai-je son deuxième roman qui sort cette année. 

 

 

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Intérieur nuit (Night Film) – Marisha Pessl

Par une froide nuit d’octobre, la jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt abandonné de Chinatown. Même si l’enquête conclut à un suicide, le journaliste d’investigation Scott Mc Grath ne voit pas les choses du même oil. Alors qu’il enquête sur les étranges circonstances qui entourent le décès, Mc Grath se retrouve confronté à l’héritage du père de la jeune femme : le légendaire réalisateur de films d’horreur Stanislas Cordova – qui n’est pas apparu en public depuis trente ans. Même si l’on a beaucoup commenté l’ouvre angoissante et hypnotique de Cordova, on en sait très peu sur l’homme lui-même. La dernière fois qu’il avait failli démasquer le réalisateur, Mc Grath y avait laissé son mariage et sa carrière. Cette fois, en cherchant à découvrir la vérité sur la vie et la mort d’Ashley, il risque de perdre bien plus encore.

Intérieur nuit a été un gros coup de cœur du blog les petites chroniques en 2017. Je vous en parlais ici

Elle m’a donné l’envie de le lire. Elle avait bien signifié que c’était un pavé mais son engouement pour le livre m’a incité à avoir le roman sans considérer les 700 pages.

Il a rejoint ma PAL en décembre 2017 et je l’y ai laissé préférant lire des romans de moins de 300 pages comme Les jeunes mortes, Chocolat amer, Les cœurs pourpres, des thrillers comme Charade, Prières de Sang, Les cris de l’innocente, Serial Coureur, Maman a tort.

Il a fallu le mini-bingo d’été, un challenge sur Livraddict pour que je me décide enfin à lire Intérieur nuit.

Comment maintenant parler de ce livre sans trahir ses secrets, ses mystères et profondeurs après l’avoir lu en 24 heures ?

Il faut user de quelques mots, dire peu. Penser aux descriptions qui vous arrachent un sourire, conduire un autre lecteur sur le chemin qu’on a parcouru en étant dans ce livre puis le laisser là faire sa propre expérience : entrer dans un monde où le pragmatisme et le surnaturel sont les faces d’une même médaille.

 

C’est un pavé mais une fois plongée dans l’histoire on ne sent pas les pages défiler. Je me suis beaucoup attachée aux personnages : Hooper, Nora et Scott, ce trio assemblé pour découvrir la vérité sur la mort d’Ashley. Scott est le plus obsédé par cette recherche de la vérité.

 

Intérieur nuit est un thriller brillant que je recommande ! Où s’achève la réalité ? Où débute la frontière de l’imaginaire? Chapeau à l’auteur qui a su dresser un univers glaçant et tellement réel via les films, les coupures de journaux, les photos. J’avoue avoir tapé Stanislas Cordova dans ma barre de recherches. 😀

Un amour interdit Alyssa Cole

Au moment où vous pensez avoir touché le fond, vous vous apercevez qu’il y a encore une trappe sous vos pieds

Voilà ce qui vous arrive quand on épouse la mauvaise-femme, dis-je. Une femme, ça donne le ton de la vie d’un homme

Seuls nos plus grands démons intimes peuvent nous pousser à produire des œuvres puissantes

img_20190726_142905

 

C’est terrible de mentir. C’est un champ qu’on n’arrête pas de semer, d’arroser et de labourer, mais rien ne poussera jamais dessus.

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Mör de Johana Gustawsson vous coupera l’appétit

Mör

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande. 

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver la profileuse Emily Roy, sa perspicacité et ses vieux démons!

On retrouve également Alexis, Bergström et Olufsson. On fait la connaissance d’Aliénor, une jeune femme atteinte du syndrome d’Asperger. C’est une bosseuse et elle est drôle. Je ne suis pas fan des saga mais j’aimerais bien la retrouver dans une autre enquête.

Comme dans Block 46, on navigue entre le passé et le présent.

On découvre l’Angleterre du 19e siècle et la terreur causée par les meurtres de Jack l’éventreur puis une Angleterre moderne qui n’est pas tellement différente de l’époque ancienne puisque des femmes sont sauvagement assassinées. Un disciple de Jack l’éventreur est-il à l’oeuvre ?

La citation d’introduction du roman met la puce à l’oreille.

“Ils te bousillent, ton papa et ta maman. Ils ne le font peut-être pas exprès, mais ils le font quand même. Ils te remplissent de leurs défauts, Et en rajoutent quelques-uns en plus, rien que pour toi. Philip Larkin

L’auteur des crimes répète-t-il les actes de parents bourreaux ? Les courts chapitres nous révèlent petit à petit la réponse à cette question. Ce roman est sombre, il coupe l’appétit. Âmes sensibles s’abstenir…

 

Mör est un bon thriller : Il y a du suspense, des effets de surprise. Les apparences s’avèrent être très trompeuses.

J’ai trouvé cette enquête beaucoup plus prenante que la première enquête d’Emily et Alexis.

Grâce au livre, je connais d’ailleurs un nouveau mot : la stéganographie. Si vous le voyez pour la première fois, manifestez-vous en commentaire 😀

J’ai apprécié ma lecture même si j’aurais voulu que la psychologie des tueurs soit plus développée. J’ai déploré le fait qu’on ne passe pas assez de temps dans les cerveaux des tueurs. Le dénouement semble d’ailleurs invraisemblable parce que certains morceaux de la toile tissée par l’auteure arrivent comme un cheveu sur la soupe.

“L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous” Jean-Paul Sartre

Quand je vois ce que Joyce Meyer est devenue après avoir été abusée par son père, cette citation de Jean-Paul Sartre placée à la fin du roman prend tout son sens. Le mal n’est absolument pas génétique.

 

Avez-vous lu Mör ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

fleur v1

 

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Block 46 de Johana Gustawsson

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

 

mon-avis-de-lecture

Ajouté à ma bibliothèque en septembre dernier, il m’a fallu le challenge course contre la montre pour le lire.

Le récit débute avec 3 narrateurs à des périodes différentes:

  • Le 1er enterre un corps semble-t-il, en novembre 2013
  • Alexis, une écrivaine spécialiste true crime, à Londres en janvier 2014
  • Un déporté du camp de concentration de Buchenwald en août 1944

Qu’ont ces trois narrateurs en commun ? Le mystère se dévoile lentement au fil des pages.

L’auteure nous fait voyager entre L’Angleterre, la Suède et l’Allemagne mais ce n’est pas un voyage de détente. En Allemagne, on assiste impuissant à la détresse des déportés du camp de Buchenwald à travers les yeux d’Erich Ebner, un déporté allemand. On découvre les blocs d’expérimentation.

En Angleterre et en Suède, on découvre les corps mutilés d’enfants entre 6 et 8 ans et celui d’une femme. 

Pourquoi tant d’horreur ? Quel esprit pousse l’homme à maltraiter, ôter la vie d’innocentes personnes comme des enfants ?

On rencontre Emily, profileuse exceptionnelle. De tous les personnages, c’est la seule à laquelle je me suis attachée. J’ai apprécié sa finesse d’esprit, son caractère réservé, sa fixation sur son but. 

L’équipe du commissaire Bergström, Alexis, l’écrivaine true crime, et Emily vont combiner leurs efforts pour retrouver le ou les tueurs des enfants et de cette femme qui s’avère être l’amie d’Alexis. 

J’ai ressenti un malaise pendant ma lecture, lorsqu’Emily pensait avoir identifié le tueur. Je n’arrivais pas à croire qu’un survivant de l’enfer des camps de concentration puisse être devenu un meurtrier sanguinaire. Ce n’était pas crédible selon moi. Ma lecture n’avait plus le même goût. J’avais hâte qu’elle s’achève jusqu’à CE retournement de situation.  J’ai poussé un ouf de soulagement.

Le réel tueur est démasqué dans les dernières pages et là, j’ai trouvé le dénouement alambiqué. 

Block 46 est arrivé dans ma PAL après l’avis très positif d’une auteure-blogueuse. Je m’attendais à une forte intensité émotionnelle. Je ne l’ai malheureusement pas eue. La froideur du tueur a régné sur le roman. Le livre aurait été très plat sans le camp de Buchenwald.

C’est un bon Thriller mais sans plus. Il m’a manqué une tension crescendo. Les chapitres courts n’ont pas servi à l’atteindre.

Une autre enquête d’Emily se trouve dans ma PAL. J’ai hâte de la retrouver et en savoir plus sur elle.

 

fleur v1

 

 

 

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Objectif du mois validé avec Charade de Laurent Loison

Bonjour, gens littéraires d’ici et d’ailleurs ! Depuis mai 2017, je participe à un challenge sur Livraddict 

https://i2.wp.com/img15.hostingpics.net/pics/484774objectifdumois1718.png

Chaque mois, nous avons un objectif. Celui de janvier est : Lire un livre lu par au moins un autre participant du challenge. 

Belial a lu Charade de Laurent Loison en juillet 2017. J’ai donc sorti ce livre de ma PAL.

Couverture Charade

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase : « les premiers seront les derniers ». Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages… Et un mystère qui reste entier.
Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac. Malgré les rivalités qui font rage au sein du 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain.

l'Afrique écrit

Charade… Ce titre  a été mon lien de connexion avec ce roman. L’auteur des différents meurtres laisse à chaque fois une phrase :

Les premiers seront les derniers.

Seul des deux est utile à mon second.

Avec mon troisième ou cinquième, tout est dit.

L’antépénultième n’est pas a priori le quatrième, mais l’exception qui confirme la règle.

Mon cinquième emprunt est un tout. 

Mon sixième est mon premier. 

Le tueur est dénommé le tueur à la charade. Florent et son équipe se creusent les méninges pour résoudre les énigmes. Coéquipière invisible, j’ai aussi tenté de les résoudre.

Les meurtres sont complexes, notre logique est sollicitée dans ce gros casse-tête. J’ai admiré la sagacité du tueur, sa capacité de raisonnement. Il m’a grandement fait peur par ses méthodes. Ces crimes sont atroces. J’ai eu mal au cœur en pensant qu’on pouvait autant faire de mal à un être humain et en éprouver du plaisir. 

J’ai été choquée par les tortures abjectes qu’il inflige à ses victimes notamment le supplice du rat. Il s’agit de placer un seau retourné sur le ventre d’une victime, emprisonnant un rat à l’intérieur. Le bourreau chauffait le fond du seau et le rat, cherchant instinctivement à fuir la chaleur, creusait son chemin dans l’estomac du condamné. Dans Charade, le rat a creusé son chemin dans l’intimité d’une femme. Est-on encore humain quand on inflige avec autant de cruauté des martyres à une femme ?

Le tueur a fait plusieurs erreurs comme tuer Ceylan, la maîtresse de Daniel Cholle, antagoniste de Florent Bargamont. Ainsi, j’ai rapidement pu le démasquer. C’est la première fois que j’identifie assez vite le meurtrier. Ça se fête !

napoleon dynamite dance GIF

 

J’ai eu un peu de mal avec la forme de l’oeuvre. L’auteur use d’un langage soutenu qui parfois enchante, parfois agace. J’ai eu l’impression que ce maniement de la langue n’était pas naturel, un peu forcé.

J’ai trouvé la construction des personnages assez réussie. Elle obéit aux schémas des romans policiers et nous rappelle que les policiers ont aussi des failles, des faiblesses… J’ai apprécié Emmanuelle de Quézac. Belle, intelligente, et courageuse, elle est. 

Charade nous invite dans les noirceurs de la personnalité humaine, les conséquences d’un ego surdimensionné. On referme ce livre en ayant une forte pensée pour toutes les victimes des pervers narcissiques. 

des-details-sur-loeuvre

La phrase à méditer :

Le pouvoir est une drogue puissante, ma chérie, et celle-là, elle est légale. 

 

Lien d’achat : ICI

Existe en format kindle, broché.

 

Avez-vous déjà été victime de pervers narcissiques, de manipulateurs ?

GM signature

Publié dans Panaché

Concours estival réservé exclusivement aux fans et abonnés

Il était une fois…

Une jeune et sympathique maison d’auto-édition décida de récompenser mes lectrices et lecteurs du blog, les abonnés de ma page Facebook, mes followers sur Twitter. 

Publishroom est prête à offrir cinq livres au format numérique au super gagnant du concours que je lance aujourd’hui et qui s’achèvera le 10 Juillet prochain à minuit GMT. 

Ce concours est réservé exclusivement à ceux qui sont déjà abonnés au blog ou à ma page Facebook ou encore mes comptes Twitter. Ceux qui vont s’abonner aujourd’hui ne seront pas pris en compte. Le concours est réservé aux anciens. 

Désolée aux nouveaux. Vous serez pris en compte l’année prochaine si vous êtes encore là 😀

Pour participer, c’est simple : il suffit de commenter la publication Facebook ou cet article en écrivant « Je participe ».

Je ferai un tirage au sort. J’annoncerai le nom du futur gagnant le 10 Juillet à 20 heures GMT sur ma page Facebook.

J’espère que vous serez nombreux à participer. Ci-dessous les livres qui composent le lot estival :

 

Hannelore et les secrets du passé (Fiction/Romance)

 

Hannelore et les secrets du passé par Publishroom

 

Hannelore Howard, issue de la haute bourgeoisie allemande, est confrontée à la mort de sa mère et a sa dernière volonté, que sa fille parte vivre un an en Angleterre sous la tutelle de Colin Falmouth, un lointain cousin paternel. Après la 1re Guerre mondiale, alors que les rapports sont tendus entre l’Angleterre et l’Allemagne, Hannelore devra faire la lumière sur le scandale qui a séparé ses parents avant sa naissance, et trouver sa place dans la vie d’un homme brisé par ses blessures de soldat.

 

Serial Coureur (Fiction/Thriller)

Serial Coureur par Serial Coureur

 

Amateur de course à pied depuis toujours, il avait organisé sa vie autour de sa passion. Alors que ses performances sont en chute, et qu’il se sent à la marge des autres sportifs, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à son obsession. Dès lors, il renouvellera cette expérience qui l’a fasciné, adaptant son mode opératoire à sa folie, jusqu’au jour où il est obligé de fuir. Il rencontre alors son alter ego.
Les deux vies s’entremêleront, chacun fasciné par l’autre, avec la mort comme seul but.

 

Prières de sang (Fiction/Horreur)

 

Prières de sang par Oliviercasaliva

Le petit village de Saint-Martin prépare tranquillement le bal du 14 juillet, sans savoir qu’un curieux invité va jouer les troubles fêtes.

Démon envoyé pour répandre le mal sur la petite planète bleue, un angoissant homme en noir va très vite trouver le point faible des créatures qui peuplent la terre.

En stratège accompli, il va s’en servir pour dresser un plan de bataille. Très vite, l’obscurité va se répandre dans l’âme des êtres humains. Mais pas de tous… Certains, à sa grande surprise vont lui résister, jusqu’à la confrontation finale.

 

Les cœurs pourpres (Fiction/Romance/Fantastique)

 

Les coeurs pourpres par Severineromanet

 

Embarquée dans un week-end d’intégration, Angie, jeune étudiante, croise la route d’un vampire qui la mord et la marque comme sienne. Elle se retrouve sous la domination d’un être dangereux et diabolique. Elle voit sa vie s’effondrer jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du frère de son maître, un vampire énigmatique qui fera naître de nouveaux sentiments en elle. L’alchimie est immédiate entre eux mais que vaut l’amour dans cet univers démoniaque où le sang, les morsures et les secrets les plus obscurs s’entremêlent ?

 

Terres Interdites – tome 1 (Fiction/Fantastique)

Terres Interdites - tome 1 par Rebeccamonnery

 

Des frères rivaux, une prophétie, un peuple guerrier… plongée dans le monde fantastique de la terre d’Élion. Avec son premier roman, Rébecca Monnery nous entraîne dans une aventure incroyable, remplie de rebondissements et pleine d’imprévus. A travers ce monde onirique, cet ouvrage soulève de nombreuses pistes de réflexions et en miroir nous questionne dans nos choix quotidiens.

 

Bonne chance à tous et encore une fois grand merci à Publishroom ! J’étais très émue 😀

 

signature coeur graceminlibe