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TTL 69: Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est Fantastique.

Comme la semaine dernière, c’est une BD que je vous présente.

Couverture Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca, partie 1 / Les ombres de Salamanca

Au fin fond de la Pennsylvanie, Sarah et David viennent d’emménager dans une maison à l’écart de Salamanca, une petite ville forestière peu accueillante dont les habitants semblent protéger le secret d’un passé trouble. En proie aux démons de son enfance et à des crises d’angoisse chroniques, Sarah découvre que cette nouvelle vie, censée lui offrir un nouveau départ, décuple son mal. Pour faire face à ses peurs, Sarah cherche une vérité qui va la mener en des territoires où l’horreur et le surnaturel surgissent sans crier gare.

Le récit s’ouvre sur deux prospecteurs d’or se rendant à Little Valley, près de Salamanca. Ville fantôme, les lieux sont à l’abandon. Les deux compères trouvent rapidement l’entrée d’une mine délabrée avant de s’y aventurer. Ils sont persuadés d’y trouver une richesse encore inexploitée. Cachés dans l’obscurité, deux yeux les fixent. Rouges, chargés d’une haine féroce face à cette intrusion….

Avis BD Sarah, tome 1 : Les enfants de Salamanca - résumé et ...

On découvre ensuite Sarah et son mari. Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle a subi les sévices d’un serial killer. Pour oublier son passé et se « reconstruire », elle quitte New-York et déménage à Salamanca avec David, son mari qui est garde forestier.

Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d’enfants dans les rues, pas d’écoles, comme si une malédiction s’était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses voisins très étranges. C’est chez eux qu’elle trouve la seule photo d’enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l’hôpital San Julian, sur les traces d’un passé devenu « incontrôlable »…

Ce tome 1 de la trilogie a été ma 1ère expérience en BD fantastique et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Ce serait mentir que de dire que l’histoire n’est pas captivante. Le suspense est présent tout au long des 64 pages, on rentre progressivement dans l’horreur.

On a envie de creuser un peu plus le passé de Sarah, on a envie de découvrir qui sont réellement ses voisins. Ce tome est une entrée en matière très efficace pour susciter l’envie de découvrir les prochains tomes.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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D’ombre et de silence signé Karine Giebel

« Partir sans lui dire au revoir.
Parce que je me sens incapable d’affronter ses larmes ou de retenir les miennes.
L’abandonner à son sort.
Parce que je n’ai plus le choix.
(…)
Je m’appelle Aleyna, j’ai dix-sept ans.
Aleyna, ça veut dire éclat de lumière.
(…)
J’ai souvent détesté ma vie.
Je n’ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler. »

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D’OMBRE ET DE SILENCE réunit huit textes, dont certains sont inédits et d’autres restés jusqu’à aujourd’hui très confidentiels. Voici l’occasion de (re)découvrir Karine Giebel intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées…

l'Afrique écrit

Karine Giebel est une auteure que j’apprécie même si j’ai délaissé ses dernières parutions. Envie d’une lecture rapide, j’ai sauté sur l’occasion que présentait son recueil de nouvelles. 

HUIT TEXTES : Aleyna, Aurore, Ce que les blessures laissent au fond des yeux, J’ai appris le silence, l’été se meurt, l’Homme en noir, l’Intérieur, le printemps de Juliette

Des femmes, des hommes meurtris dans leur chair. Aleyna s’est rebellée mais les coutumes de son pays détestent celles qui disent non. Alban est méprisé dans son lycée, moqué sans cesse, un jour, il en a eu marre. Kilia vit une vie misérable, agacé par un propriétaire, elle commet l’irréparable. 

La colère est mauvaise conseillère, le sentiment d’injustice aussi… Les personnages de ces huit histoires qu’ils soient principaux ou secondaires ont été des victimes.

Viol, moquerie, abus de confiance, accusation à tort, désillusion amoureuse, maladie ont été leurs maux. Acculés par ces ennemis, se construit en eux un autre ennemi : la vengeance. Les victimes deviennent des bourreaux, elles n’hésitent pas à détruire le sujet de leurs souffrances…

La misère, la précarité, les angoisses… Le chagrin aussi, sans doute. Tout ce qui vous aide à vieillir. Tout ce qui vous pousse doucement vers la tombe. 

 

Je ne savais pas que ça existait. Que ça pouvait m’arriver. Qu’une vie peut basculer, d’une minute à l’autre. Juste parce qu’on croise le chemin de l’horreur. Ma vie est devenue un long tunnel, une obscurité totale, un manque d’espoir. Ma vie est devenue une succession d’atrocités. Ma vie est finie. 

 

Ce recueil a été une lecture rapide, seules trois nouvelles ont créé un effet de surprise en moi grâce à leurs chutes : J’ai appris le silence, l’été se meurt, l’Homme en noir. Ce fut une lecture intéressante mais elle ne marquera pas mon esprit.

Vous l’avez lu ? Avez-vous apprécié ?

GM signature

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Tchat sous un toit brûlant

Un jeune lycéen du quartier Cocody, Paterne tchatte avec un correspondant en France et se vante d’une relation solide avec un « benguiss » auprès de ses deux meilleurs potes de lycée. 

Tiburce détective privé à Abidjan et son adjoint Marcel sont mis au défi par leur ami Bamba commissaire de police pour mener une enquête sur un meurtre étrange. Cissé Fini un ex-petit lieutenant de la rébellion a été retrouvé inanimé dans un hôtel de complaisance de Marcory. 

Un ancien émissaire d’une ONG, André revient à Abidjan cinq années après un retour en France non programmé mais que les événements de novembre 2004 ont précipité. 

A Bassam dans la mine de Tongin ou à Bouaké un serial killer épris de justice personnelle et de mise en scène macabre. Tiburce fait appel à son ami Sosthène de Mérignac détective parisien afin de l’aider dans ses investigations nébuleuses.

Si le lien entre tous ses personnages semble peu plausible l’Internet aura fortement contribué à les fédérer. Par d’étranges arcanes, le destin de chacun de ces protagonistes croise celui de l’autre à un moment de leurs parcours. 

Le style du roman est vif, les intrigues s’entremêlent ,le lecteur est convié à une narration au rythme cinématographique. 

Humour et cauchemar sont au rendez-vous, drame et dérision se liant en un ballet macabre, une sorte de « tchat chacha » au rythme à la fois langoureux et destructeur. 

tchat sous un toit brûlant

Internet, fenêtre ouverte sur le monde, lieu d’échange, lieu du savoir, lieu du vice, bulle de mensonge…

Flirt virtuel entre un jeune lycéen résidant en Côte d’Ivoire et un homme mûr résidant en France, détective privé sur les traces d’un cambrioleur fantôme, des péripéties qui nous conduisent lentement au nœud de l’histoire…

Tchat sous un toit brûlant est une enquête policière qui a pour toile de fond la guerre civile ivoirienne de 2002. D’anciens rebelles, reconvertis en opérateurs économiques prospères, sont tués. Quel est le mobile du crime : réparation d’injustice, règlement de compte ?

Les détectives Tiburce, Marcel, Sosthène de Mérignac et l’équipe du commissaire Bamba inspectent, suspectent, examinent, interrogent, s’interrogent, dévoilent.

Ils nous font douter, nous rassurent puis nous font douter encore. L’auteur fixe nos yeux sur un présumé suspect, on est convaincu qu’il est bel et bien l’auteur des crimes jusqu’à l’instant où le véritable criminel est démasqué.

Ce roman policier raconte et montre ce qu’est devenue la Côte d’Ivoire après sa crise politique de 2002, ses bons et mauvais côtés : sa joie de vivre et son hospitalité qu’elle a préservées, ses villes et villages aux visages changés, l’état de ses infrastructures, le changement de la structure des forces de l’ordre où l’on compte d’anciens rebelles. Les victimes de la guerre vivent avec les abus et violences subis et n’obtiennent pas justice, les coupables échappent à la justice et s’enrichissent en toute impunité.

Le lecteur ne connaissant rien de la Côte d’Ivoire trouvera en ce livre un véritable guide touristique. L’auteur s’est attelé à faire des descriptions fines de chaque endroit visité par les personnages.

J’ai apprécié revisiter mon pays et ses belles couleurs, j’ai éprouvé de la peine  et un fort sentiment d’injustice à l’évocation des pertes en vies humaines et des meurtriers toujours en liberté.

L’épicurisme est très présent dans ce roman, d’André à Vandy en passant par Sosthène de Mérignac.

extrait tchat sous un toit brûlant

Parlant des personnages, j’aurais aimé que le détail de la vie des enquêteurs Tiburce et Sosthène de Mérignac prennent plus de place dans le roman que celles de Paterne et ses amis.

L’auteur utilise le nouchi (langage ivorien) à certains moments du récit. A certains endroits, je l’ai senti comme un morceau de vieux tissu raccommodé sur une pièce de tissu neuve.

 

En résumé, j’ai apprécié ma lecture de Tchat sous un toit brûlant mais j’aurais aimé lire une histoire plus épicée, plus intense. Contrairement à ce que dit la 4ème de couverture, je n’ai pas trouvé la narration très cinématographique.

C’est le premier livre de la « Collection Enigmas«  des Editions NEI-CEDA que je lis.

Visitez la page et déterminez ma prochaine lecture. 🙂

Jean-Pierre Tardavel
Jean-Pierre Tardivel à l’une de ses dédicaces à Abidjan

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Saint Valentin – BYNF CHALLENGE

En ce doux mois de février, la sympathique communauté des blogueuses/youtubeuses noires francophones a choisi comme thème  pour le  BYN French Challenge : «Saint Valentin». 

La Saint Valentin est la fête des amoureux. Je ne participe donc pas à l’ effervescence populaire puisque je suis célibataire.

Mais être célibataire veut-il dire qu’on n’a personne à aimer ou personne qui nous aime ? Le célibataire manque-t-il d’amour ? Je ne le crois pas. Il donne et reçoitde l’amour de ses proches.

Le célibataire apprend à s’aimer soi-même parce qu’il a compris qu’il faut pouvoir s’aimer avant de pouvoir aimer l’autre.

En cette Saint–Valentin, j’aimerais célébrer une personne : moi. J’aimerais dire à mon être que je l’aime. 

 « Non, l’amour de soi, n’est ni de l’égoïsme, ni du nombrilisme, ni de la prétention, mais l’indispensable condition pour être à l’aise dans la vie et … aimer les autres. »

Ma Grâce,

Je t’ai vue ce matin et j’ai failli ne pas te reconnaître tant tu dégageais de l’assurance. Tu n’es plus l’adolescente naïve et frêle que j’ai connue, tu as grandi.

Je suis fière de la femme que tu es devenue, je suis émerveillée par tes aspirations, ta détermination, tes convictions. Tu n’as pas peur de ramer à contre-courant.

Cette jeune femme qui veut être un modèle, a envie d’être éternelle à travers ses écrits et ses actes me fascine.

Mille et une douleurs ont transpercé ton âme mais tu as décidé de ne pas être l’ éternelle victime, tu t’es relevée, tu as continué ton chemin de vie. Tu ne gémis plus sur ces choses que tu espérais et qui ne sont toujours pas venues. Tu as compris qu’il faut de la patience, de la persévérance et que toute chose se fait au bon moment.

La femme menue que tu es apprend à ne plus gémir sur son corps, à ne plus en avoir honte. Tu as appris à rire des remarques déplacées, tu as pris de la hauteur concernant les moqueries. Tu as appris à t’accepter. Je me rappelle encore de toutes ses paroles positives que tu disais devant le miroir de ta salle de bains. Tu n’as pas tout mais tu as quelque chose. Ce quelque chose, tu le mets en valeur.

J’oublie un truc, laisse moi quelques instants… Ah oui, je me souviens ! Comment ai-je fait pour oublier l’essentiel : tous ces moments de qualité que tu passes en Sa Présence ? Tu le cherches et tu ne t’arrêteras pas tant que tu ne l’auras pas trouvé. Tu sais que « la beauté est vaine, la grâce trompeuse, seule la femme qui craint l’Éternel sera louée ».

J’ai tant de choses à célébrer en toi mais je m’arrêterai là. Dire « je t’aime » c’est bien, le montrer par les actes c’est encore mieux.

Je t’offre donc :

  • Une escapade impériale au Spa Odena
  • 10 boîtes de chocolat
  • Un week-end à Praia.
  • Une Bague en or blanc et diamants poire et diamants Signé Constant

Profite au maximum de cette journée et à chaque instant sois consciente de mon amour pour toi.

Laisse-moi te dire une dernière chose : je t’estime, je t’admire, je t’aime. Je suis heureuse d’être toi.

SAINT VALENTIN

Retrouvez les participations des autres membres de la communauté ci-dessous :

Chacha

NuellaSource

MllePaker

Lilirose

Madebymechristelle

Be Black’N’Pretty

Des fleurs et des fraises

Amsapourelles

Les mignonneries de Malika

Publié dans Ma poésie

Femme nouvelle

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Deux catégories de femmes sont présentées.

La première catégorie regroupe les victimes de la vie, la deuxième les leaders.

La première catégorie regroupe celles qui parlent de leurs faiblesses, la deuxième celles qui parlent de leurs forces.

D’un côté, il y a des femmes qui subissent,

De l’autre des femmes qui agissent.

De quel côté vous retrouvez-vous vraiment ?

Disponible en format papier et numérique, le recueil de poèmes est en vente sur Amazon.fr  http://www.amazon.fr/Chimeres-Verre-Grace-Minlibe/dp/2332813047

Sur le site de l’éditeur

http://www.edilivre.com/chimeres-de-verre-grace-minlibe.html#.VIhjg_l5PGE

et sur Fnac.com

http://livre.fnac.com/a7942586/Grace-Minlibe-Chimeres-de-verre

Je serais ravie de recevoir vos commentaires sur le poème et sur le recueil dans sa totalité.

Grâce Minlibé

Auteure de Chimères de verre