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Tsippora de Marek Halter : un coup de cœur ?

 

Exode 2 versets 20 à 22

Et il dit à ses filles: Où est-il? Pourquoi avez-vous laissé cet homme? Appelez-le, pour qu’il prenne quelque nourriture. Moïse se décida à demeurer chez cet homme, qui lui donna pour femme Séphora, sa fille. Elle enfanta un fils, qu’il appela du nom de Guerschom, car, dit-il, j’habite un pays étranger.

 

Exode 4 versets 24 à 26

Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l’Eternel l’attaqua et voulut le faire mourir. Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant: Tu es pour moi un époux de sang ! Et l’Éternel le laissa. C’est alors qu’elle dit: Époux de sang ! à cause de la circoncision.

 

Exode 18 verset 2 

Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, femme de Moïse, qui avait été renvoyée.

Séphora… prénom mentionné trois fois dans la Bible.

De la femme de Moïse, on sait très peu de choses. La société patriarcale juive n’accorde pas assez de place à la femme surtout lorsqu’elle n’est pas juive.

Adepte de la romance, j’ai déjà imaginé les histoires d’amour des hommes et femmes de la Bible notamment Isaac et Rebecca, Joseph et Asnath, Esther et le roi Assuérus, Moïse et Séphora (Tsippora) mais je n’avais jamais imaginé que cette dernière était noire !

Comment aurais-je pu alors qu’elle a la peau blanche dans toutes les adaptations cinématographiques ?

Dans Nombres 12, il est fait mention d’une femme éthiopienne, épouse de Moïse. J’ai toujours pensé que Moïse avait pris une deuxième femme vu que Tsippora était blanche.

Non, mais quelle ignorance ! Sans Marek Halter, j’aurais probablement vieilli avec cette fausse idée de Tsippora. 

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Tsippora, la Noire, la Kouchite, a joué un rôle capital dans la vie de Moïse, Marek Halter en est convaincu. Grâce à son imagination, il nous relate la vie quotidienne de Tsippora, fille de Jethro. On découvre une jeune femme sage, déterminée, courageuse face au racisme, à l’ostracisme qu’elle subit.

Sa personnalité est admirable. Elle est persuadée de la destinée exceptionnelle de Moïse et fera tout son possible pour qu’il en soit convaincu. La priorité de Tsippora c’est l’accomplissement de la destinée de l’élu de son cœur.

 

Ce roman historique permet de s’imaginer ce que cette femme a dû ressentir face au sacerdoce de son mari et aux sacrifices qu’ils ont dû faire l’un et l’autre.

L’auteur fait une description très précise de leurs sentiments, leurs états d’âme. Moïse n’apparaît pas seulement comme l’homme de Dieu, c’est un humain avec de l’amour à donner et à recevoir.

Mais comment ai-je fait pour ne pas lire ce roman dès qu’il est entré dans ma PAL ?

 

know saints and sinners GIF by Bounce

 

Ah oui, j’avais lu la Reine de Saba du même auteur en 2017. Lecture sympathique mais sans plus j’ai rangé Tsippora dans le même canevas.

Grande erreur car Tsippora est une pépite. C’est une lecture captivante, addictive.

J’ai adoré le couple formé par Moïse et Tsippora. Marek Halter décrit de manière poétique et sensuelle leur amour.

roman historique

 

C’est presqu’un coup de cœur. Je dis presque car j’ai vraiment été contrariée par la tragédie de la fin.

Je recommande vivement la lecture de ce roman.

Pour en savoir plus, cliquez ICI

 

 

 

Un amour interdit Alyssa Cole

 

Moïse n’était pas un dieu, seulement un homme de chair et d’os qui s’éteignait en contemplant son rêve. Un homme qui demeurera à jamais dans l’immense mausolée des mots et de la mémoire.

Mais de Tsippora, la Noire, la Kouchite, qui s’en souviendra ? Qui se souviendra de ce qu’elle a accompli et qui prononcera encore son nom ?

Que ce livre soit pour elle un modeste tombeau.

 

La toute-puissance d’Horeb est d’accomplir ce que l’on n’attend pas de lui. Il nous surprend et, dans cette surprise, il nous corrige, nous encourage et nous montre où porter nos pas. Laisse-le te surprendre. Ne te précipite pas. Les jours seront nombreux devant toi.

 

Avez-vous déjà lu des œuvres de Marek Halter ? Laquelle avez-vous apprécié ?

 

 

signature coeur graceminlibe

 

 

 

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Throwback Thursday Livresque #8 : Coup de coeur absolu

 

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Voici le Throwback Thursday Livresque ! Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Chaque semaine Bettierose books fixe un thème et il faudra partager la lecture correspondante (une seule) à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est : 

 

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Et le livre qui est une illustration parfaite du coup de coeur est

On ne badine pas avec l’amour, une pièce de théâtre d’Alfred de Musset

 

 

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La pièce se déroule au château du Baron et a pour principaux personnages Camille, sa nièce, une jeune fille de 18 ans qui sort du couvent, et son fils de 21 ans, Perdican, récemment titulaire d’un doctorat. Les deux jeunes gens se retrouvent après dix ans de séparation dans ce château si cher à leurs cœurs, où ils ont grandi, joué, et où ils se sont aimés. Le Baron projette de marier les deux cousins.

Perdican et Camille s’aiment depuis toujours, mais cette dernière, endoctrinée par les sœurs du couvent toutes victimes d’amours malheureuses, a appris à ne pas avoir confiance en les hommes. Elle a donc pris la décision d’y retourner et de vouer sa vie à Dieu.

Camille continue malgré tout de cacher ses sentiments pour Perdican, par pur orgueil. Elle envoie donc une lettre à Louise, une religieuse de son couvent qui l’a fortement influencée par l’exemple de ses propres malheurs pour la dissuader de quitter ce lieu où elle « est en sécurité », lettre où elle explique qu’elle a tout fait pour se faire détester de Perdican, et où elle affirme que ce dernier est au désespoir à cause de son refus de mariage.

Au cours d’une dispute entre Dame Pluche et Maître Blazius, Perdican tombe sur cette lettre. Touché dans son amour-propre, il laisse l’orgueil et la vanité le dominer, et décide de la détromper en séduisant Rosette, une jeune paysanne, sœur de lait de Camille…

Cette pièce m’a impressionnée par sa beauté, sa vivacité, sa qualité, sa puissance, sa vérité. J’ai aimé ces réflexions sur l’amour, le mariage, elles ont inspiré l’écriture de mes romances. 

 

CAMILLE

L’amitié ni l’amour ne doivent recevoir que ce qu’ils peuvent rendre.

 

CAMILLE

Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d’un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas. Voilà mon amant. (Elle montre son crucifix.)

PERDICAN

Cet amant-là n’exclut pas les autres.

 

CAMILLE

Je vous demandais tout à l’heure si vous aviez aimé ; vous m’avez répondu comme un voyageur à qui l’on demanderait s’il a été en Italie ou en Allemagne, et qui dirait : Oui, j’y ai été ; puis qui penserait à aller en Suisse ou dans le premier pays venu. Est-ce donc une monnaie que votre amour pour qu’il puisse passer ainsi de main en main jusqu’à la mort ? Non, ce n’est pas même une monnaie ; car la plus mince pièce d’or vaut mieux que vous, et dans quelques mains qu’elle passe, elle garde son effigie.

 

PERDICAN

Sais-tu ce que c’est que des nonnes, malheureuse fille ? Elles qui te représentent l’amour des hommes comme un mensonge, savent-elles qu’il y a pis encore, le mensonge de l’amour divin ?

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueuilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueuil et mon ennui.

 

 

Quel livre est votre coup de coeur absolu ? 

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La seconde chance : lu et approuvé ?

« La seconde chance, troisième œuvre de Marie Ella Kouakou, est tout ceci à la fois : un roman de l’amour passionné, un récit de la haine virulente, une tribune de la satire sociale, une parole de la soutane défroquée et donc, finalement ; un excellent compagnon de route, sachant tirer de la scène de ménage la plus commune, la question morale ou ontologique la plus profonde. Avec une régularité qui force l’admiration, Marie Ella Kouakou nous revient au bras d’une narration à rebondissements portée sur les ailes du rêve. Mais si l’auteur puise abondamment à la source onirique, c’est moins pour contourner la réalité, que pour rendre compte de ce que le réel est parfois un sommeil éveillé. » Extrait de la préface de Josué Guébo

La lecture de la préface de la seconde chance nous fait sauter à pieds joints dans le rêve éveillé de Ange-Marie Ossouba, prêtre qui semble ne plus partager la philosophie de l’église et préfère celle des plaisirs de la chair.

« Projeté dans un univers inconnu à la suite d’une chute, en un endroit sombre, lugubre, qui s’apparente à l’enfer, il va vivre une expérience extraordinaire : plus de trente ans de sa vie, comme à travers un diaporama, vont défiler devant lui et l’inviter à regretter sa vie d’égarement et saisir sa seconde chance. »

J’ai apprécié le ton humoristique avec lequel l’auteur a conté l’enfer. Son style vivant, concis et pittoresque rendent l’oeuvre agréable à lire. 

Aucun verbe, aucun mot ne filtra de la joute de leurs prunelles. Seuls Ange-Marie et Caramel entendirent les paroles que jetèrent leurs yeux.

– Tu sais, Caramel, je ne peux me permettre une telle infamie. Je ne peux t’embrasser.

Surtout en ce lieu. Je suis prêtre de Jésus-Christ, lâcha un bout de paupière du prêtre.

D’un cil résolu, se fit la réponse de la femme :

– Justement tu le peux. Ton rôle n’est-il pas de rendre l’espoir aux âmes en désespoir ?

Tu n’as eu envers moi aucune démarche de prédation. Cette étreinte que je te demande de tout mon être, ne serait que le gage de l’amour que devrait donner tout ministre de l’amour divin, l’amour infini.

– Ne blasphème pas mon enfant. Ce que disent tes yeux, ce dont vibre ton corps, je ne l’entends que trop. Tes yeux s’embuent d’amour sensuel. Mon rôle est de faire fleurir l’Amour dans toute sa pureté. Loin de toute allégeance au corps et à ses sombres passions.

Le regard cerné de Caramel répliqua aussitôt :

– Je partage entièrement ton avis. Je n’ai jamais souhaité te mettre en porte-à-faux avec ta dignité de prêtre. Mais avant de quitter ces lieux, vois dans chacune des larmes ruisselant de mes yeux, la profonde humiliation de la femme blessée, encore ce soir, par un énième refus d’amour. Qu’ai-je donc fait à Dieu, pour que tous bras se referment sur mon approche ? Qu’ai-je donc fait pour n’avoir en ce bas-monde nul nid où ranger mon âme chagrinée. Je ne mendiais qu’un peu de charité, mon père.

« Charité », le mot, comme un projectile, avait été lancé par un terrible battement de cil.

Les descriptions de l’atmosphère, des personnages sont suffisamment claires pour qu’on puisse se les représenter. 

Marie-Ella Kouakou aborde des problématiques sociales d’actualité comme l’infidélité conjugale, le matérialisme, l’hypocrisie religieuse… On se rend bien compte des sacrifices attachés au sacerdoce du prêtre.

Elle soulève des questions existentielles comme la vie après la mort, communique l’espérance. Il nous est toujours donné la possibilité de sortir des mauvais rêves, de se relever lorsqu’on est tombé. J’ai apprécié la trame spirituelle du récit. 

L’histoire est intéressante, bien construite. J’ai pris plaisir à la lire mais je n’ai pas été enchantée, la faute à quelques bémols. Il m’a manqué un certain attachement aux personnages. Est-ce dû à la focalisation externe ? Peut-être.

Autre bémol : on ne vit pas la passion entre Ossouba et Caramel, on la lit. Elle est racontée brièvement et c’est dommage. 

La fin du récit m’a laissée un peu perplexe. Elle est brusque, fragmentaire, a le reflet d’une toile inachevée.

Je ne vous en dis pas plus et vous souhaite un bon voyage dans la vie de Ange-Marie Ossouba. 

Pour avoir votre exemplaire, cliquez ici.

Extrait 

Près de sa case, vivait un mendiant dans une maison un peu plus spacieuse. Il avait arnaqué les passants dans la rue sur terre. Il se retrouvait donc dans le purgatoire, avec les autres membres de sa famille qui n’avaient pas fait preuve de foi en Dieu. Devant leur maison, une multitude de bouilloires et des chaussures. « Ah, ceux-là ! Toujours aussi fidèles à leurs prières », murmura Ossouba. La maison du mendiant paraissait plus grande que celle de la bourgeoise Mamie Adjoua. Quel terrible contraste !

Ossouba s’attendait à se voir accorder un peu de répit comme le lui avait promis son guide.

Hélas ! La conception du repos, en ces lieux, était aux antipodes des réalités humaines. Le repos consistait en réalité en une balade en enfer puis au paradis. C’était une manière de leur montrer les débouchés de leur séjour au purgatoire. Soit ils finissent leur pénitence pour vivre au paradis, soit ils deviennent « les souffleurs » du feu de l’enfer.

Il s’en alla donc avec son guide parcourir l’enfer. Tous les habitants munis de leur éventail soufflaient le feu du foyer de l’enfer, augmentant la chaleur dans leur circonscription mais apportant de l’air au paradis. Cette situation ne leur plaisait pas le moins du monde mais ils n’avaient pas le choix. Ils y étaient contraints !

N’ayant pu saisir cette deuxième chance qui leur avait été offerte dans le purgatoire, l’enfer serait leur ultime demeure. Ossouba remarqua que les damnés se disputaient quant aux positions à occuper. Certains refusaient de façon véhémente que les homosexuels les collent au train. Savait-on jamais !

Ils étaient tous nus et avaient la peau très sombre. Ossouba les regardait de loin et eut peur de les rejoindre. Soudain, il aperçut son père dans cette foule des damnés. Malheureusement, il n’eut même pas le droit de lui adresser la parole. Comme il aurait bien voulu le consoler.

Mais hélas ! La présence de son père en ce lieu n’était guère fortuite. Jamais Papa Ossouba n’avait voué de culte sincère au Seigneur. Baptisé le jour de sa naissance, cette entrée dans la famille de Dieu n’avait été pour lui qu’une formalité, un prétexte pour porter un prénom français : Emmanuel. De toute sa vie, il n’était allé à l’Église qu’aux occasions festives. Il trouvait les messes trop longues. Pour lui, un signe de croix suffisait comme acte d’adoration. Il priait rarement avant les repas. La prière qu’il rabâchait à volonté était : « Seigneur vois ces plats, bénis les poches qui les ont financés, les mains qui les ont cuisinés, les bouches qui vont les déguster, l’organisme qui va les digérer  et l’anus qui va les expulser ». Chaque instant de prière était pour lui, des lucarnes pour tourner la religion en dérision.

 

Ps : l’auteure célèbre sa 3ème année en tant qu’écrivain. Laissez-lui un gentil message ici.

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Mes larmes coulent en silence, l’amour interdit

Ce roman est le récit de la vie de l’abbé Briano et de sœur Dorisca, deux serviteurs entièrement dévoués, qui, ayant décidé de consacrer leur vie uniquement à l’œuvre de Dieu, font la fierté de leurs communautés respectives. Mais parviendront-ils à se soumettre à leur vocation faite de privations et d’interdits ? C’est une œuvre empreinte d’une « violence » inouïe où se mêlent amour et souffrance, amertume et mépris, irresponsabilité et lâcheté ; un véritable miroir de l’âme languissante dans la boue mortelle du péché.

 

 

« Si ma fille ! Tu es courageuse, je le sais. Mais c’est beaucoup plus sérieux que ce que tu as appris chez nous. C’est une vie de renoncement à tout. Ce n’est pas si facile qu’on peut l’imaginer, à cause des nombreuses exigences de notre chair… »

C’était donc cela. Il fallait renoncer à tout, à l’amour, aux désirs de la chair. Il fallait tenir ferme et ne pas céder un seul instant. Mais, était-il possible de résister aussi longtemps à ce sentiment insensé, lorsqu’il vous prend ? 

 

 

Mes larmes sont celles de la reconnaissance du mal, de mon infidélité, de ma rébellion contre le seul être qui m’a véritablement aimée, le seul ami bienveillant, celui qui ne méritait pas d’être trahi honteusement.

 

 

 

Elle pleura l’horrible trahison amoureuse, la première et la pire. C’était le résultat de la désillusion d’une jeunesse naïve sous l’empire d’un mal fou d’amour. 

 

L’amour est une magie irrésistible qui ignore le reste ; un courant enivrant qui emporte tout sur son passage, sans se soucier des affres qu’il peut laisser dans les cœurs fragiles. L’amour est fait d’infimes détails qui contrastent avec ce que l’on peut imaginer et en attendre. Il peut vous réussir comme il peut vous conduire à la ruine morale et physique, bref à la mort. 

Douce Dorisca, innocente Dorisca… Tout avait si bien commencé. Elle avait pendant des années su résister aux appels nombreux des prétendants. Elle était arrivée à garder les yeux fixés sur son maître, son Père, son Seigneur et à être fidèle au vœu de chasteté qu’elle avait prononcé en tant que sœur au couvent Sainte-Monique. Elle était sur le bon chemin jusqu’à ce que Briano, ce jeune prêtre fasse irruption dans sa vie. Ce prêtre éveille des sentiments d’amour en elle, les attise. Il fait fi de sa condition de prêtre, de modèle de l’église. Il veut aimer Dorisca, l’entraîne dans des chemins tortueux. 

Si seulement il l’aimait d’un amour sincère ! Si seulement ce qu’il ressentait pour Dorisca n’était pas que du désir ! Si seulement, il avait respecté la dignité de Dorisca ! Si seulement il n’avait pas considéré que sa réputation d’homme de Dieu, avait assumé les conséquences de ses actes  et sa paternité ! 

Si seulement il l’avait soutenue lorsque le couvent, sa famille l’ont rejetée ! Si seulement il l’avait défendue aux moments où le village la calomniait !

Briano est un lâche et je lui en ai voulu. Je déteste ces hommes qui n’assument pas le fruit de leur désir, laissent des femmes souffrir en silence sans les épauler !

J’ai été émue par la situation de Dorisca, sa bravoure, sa souffrance. J’ai admiré sa force, sa capacité  de pardonner, son attachement à DIEU. 

Ce récit aborde les phénomènes de société, les apparences trompeuses des hommes de Dieu.

Vous êtes pour ceux qui ne vous connaissent pas réellement le bon et excellent prêtre qui trouve son plaisir à prêcher la parole de Dieu. Seulement, je viens de découvrir l’homme. J’en conviens que l’habit ne fait pas le moine. 

Il met en lumière le quotidien des femmes à qui l’on a imposé l’exclusion, la solitude. Des femmes devenues des recluses par la faute de l’homme. 

La véritable misère d’un homme est sans nul doute de mépriser et d’humilier la femme ; sa pire malédiction est de détruire la vie de celle-ci, quelle qu’en soit la forme choisie. 

Il nous incite en tant qu’humain à toujours agir avec droiture,  reconnaître nos torts et en assumer les conséquences.

Il nous incite au pardon et nous rappelle que le pardon de Dieu est toujours offert à celui qui se repend.

C’est une belle leçon de vie. 

D’autres mots sur l’oeuvre

Nombre de pages : 186

Date de publication : 18 septembre 2014

Publié par Edilivre (réédition)

Pour en savoir un peu plus, cliquez ici 

Des mots sur l’auteur 

Cadre de Ressources humaines, Ludovic Julien Kodia est le directeur du Centre médico-social évangélique de Mayangui. Il a déjà publié Destin cruel en 2011 et De l’amour à la haine en 2014 aux Éditions Edilivre (France).

 

 

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