Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’été – Albert Camus

Pour mon bingo littéraire de l’été, je devais lire un livre où il y a le mot été dans le titre.

Une brève recherche m’a conduite à l’été d’Albert Camus, un roman qui fait moins de 150 pages. Que demander de plus ?

Couverture L'été

Qu’il suive le fil d’Ariane sur les traces du Minotaure pour évoquer Oran et ses alentours, qu’il revisite le mythe de Prométhée à la lumière de la violence du monde moderne, ou qu’il rêve à la beauté d’Hélène et de la Grèce, Albert Camus nous entraîne tout autour de la Méditerranée et de ses légendes.

Un court recueil de textes lyriques et passionnés pour voyager de l’Algérie à la Grèce en passant par la Provence.

 

l'Afrique écrit

Un livre pour voyager au cœur de l’été, voici comment je pourrai L’été d’Albert Camus en une phrase.

De l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui je ne connais pas grand chose. Albert Camus m’a fait découvrir Oran, Alger et Tipasa. Il décrit avec adresse ces villes de caractère.

Les références à la mythologie m’ont un peu perdue mais j’ai apprécié cette balade qu’offre la captivante plume de Camus.

J’ai apprécié ses réflexions sur l’écrivain

Un homme, si j’en crois un de mes amis, a toujours deux caractères, le sien, et celui que sa femme lui prête. Remplaçons femme par société et nous comprendrons qu’une formule, rattachée par un écrivain à tout le contexte d’une sensibilité puisse être isolée par le commentaire qu’on en fait et présentée à son auteur chaque fois qu’il a le désir de parler d’autre chose

 

Un écrivain écrit en grande partie pour être lu (ceux qui disent le contraire, admirons-les, mais ne les croyons pas).

 

L’idée que tout écrivain écrit forcément sur lui-même et se peint dans ses livres est une des puérilités que le romantisme nous a léguées.

 

D’autres citations à méditer

 

Il y a ainsi une volonté de vivre sans rien refuser de la vie qui est la vertu que j’honore le plus en ce monde.

 

Nous vivons pour quelque chose qui va plus loin que la morale.

 

Ce jour-là, je compris qu’il y avait deux vérités dont l’une ne devait jamais être dite.

 

 

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