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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

Christmas

Existe en format Kindle et Broché

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Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

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Africa Tour Challenge – 24 heures à Yamoussoukro

Vivre c’est être curieux, découvrir.

Vivre c’est voyager.

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Je trouve inadmissible de ne pas connaître les grandes villes de son pays. Avant de lancer la pierre aux autres, j’ai régularisé ma situation. Je suis enfin allée à Yamoussoukro !

J’ai voyagé à bord d’un car de la compagnie UTB. 3 heures de route. Voyage ni pénible, ni ennuyeux car le car climatisé diffuse des films. 

J’ai passé 24 heures à Yamoussoukro et je vous invite à visiter cette ville pour la quiétude qu’elle transporte. L’idéal pour se retirer du tumulte de la vie. 

Si un jour, vous disposez de 24 heures et désirez les dépenser généreusement à Yamoussoukro, voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter

les-10-commandements-du-touriste

  1. Tu séjourneras à l’hôtel Fanon

On m’avait recommandé le Royal Hôtel mais je n’ai pas assez vite effectué ma réservation. L’Hôtel Fanon a aussi de bonnes recommandations et le coût de la nuitée est abordable. J’ai payé 15 mille francs CFA (environ 22 euros). Chambre et salle d’eau propres, la climatisation marchait, la télévision également. La serviette de douche n’était pas immaculée mais bon je ne comptais pas vraiment sur elle.

escapade à Yamoussoukro

2. Tu déjeuneras au Quai

L’hôtel Fanon a un restaurant. Il s’appelle le Quai. Il offre une vue sur un lac.

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J’ai dégusté une soupe de poulet avec de l’attiéké pour seulement 3000 francs (environ 5 euros). C’était trop bon ! Le cuisinier est doué. 

déjeuner à l'hôtel fanon restaurant le quai

3. Tu t’émerveilleras à la Basilique Notre Dame de La Paix

Je l’apercevais de loin quand je partais à Daloa, Korhogo. Je l’ai enfin vue de près et elle est magnifique ! Imposante, sublime. C’est une charmante dame, une Doña. Elle garde précieusement son intimité. Les photos ne sont donc pas permises à l’intérieur.

Extérieur de la Basilique Notre Dame de La Paix

 

La visite m’a coûté 500 francs CFA (moins d’un euro). La superbe guide nous a livré tous les secrets de construction de cette magnifique Basilique bâtie sur 130 hectares. Les travaux ont duré 10 ans. L’intérieur de la Basilique peut accueillir 18 mille personnes, l’esplanade 150 mille personnes et les parvis 30 mille personnes.

C’est la Basilique la plus haute du monde grâce à sa coupole. 

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Au sommet de la coupole, figure une colombe, symbole  de la paix.  

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Je salue la finesse d’esprit du premier président de la République de Côte d’Ivoire et le travail de tous les ouvriers. Chaque disposition de vitrail, des sièges a un sens. Le vitrail du péché originel fait face au baptême de Jésus par exemple. 

Les sièges à l’intérieur de la Basilique sont disposés en cercle pour dire que le Christ est universel, il n’a ni commencement ni fin.

Intérieur de la basilique notre dame de la paix

Il y a un beau jardin inspiré des jardins de Versailles. 

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4. Un tour rapide au lac des caïmans tu feras

Il faut savoir que les transports en taxi dans la ville coûtent 200 francs, 500 francs et plus pour les longs trajets. J’ai donc payé 200 francs pour me rendre au lac des caïmans après la visite de la Basilique. Les caïmans sont assez dangereux alors j’ai observé l’un d’eux de très loin. Excusez-moi mais je tiens à ma vie. 

 

5. La paix, tu en feras ta quête 

Faites un tour à la fondation Houphouet Boigny pour la recherche de la paix. 

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La Fondation a pour principales missions :

  • l’établissement d’une culture de paix au niveau national et international ;
  • la préparation, la formation à la citoyenneté et à son exercice à tous les niveaux ;
  • la mise en place de mécanismes et institutions d’établissement et de renforcement de la paix ;
  • la création d’un cadre de dialogue, d’échanges entre les nations, les communautés, les générations, la société civile et les organisations non gouvernementales.

Elle a abrité le règlement de plusieurs conflits. La visite guidée m’a coûté 600 francs CFA (1 euro). J’ai pu visiter les différentes salles des conférences, le salon d’honneur qui a accueilli Nelson Mandela et Michael Jackson lors de leurs visites. Le décor est luxueux et discret. 

Un hall retrace le parcours et les idéaux de paix du président Houphouet Boigny en peinture, photographie.

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Sculpture du président Houphouet Boigny. Son nom Boigny signifie bélier dans sa langue

 

La fondation dispose d’une bibliothèque et d’une librairie. J’y ai acheté deux œuvres que vous verrez plus bas. 

 

6. Tu goûteras au Mimosa 

A défaut de ne pas pouvoir séjourner à l’hôtel Président, vous pouvez au moins déguster des cocktails à leurs bars. Je vous recommande le Mimosa. C’est un cocktail sans alcool, il est hyper bon !

 

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7. A Lavikam, tu dîneras

Lavikam est un maquis situé à quelques mètres de l’hôtel Fanon. J’y ai mangé un bon poisson braisé avec de l’attieke. J’ai dépensé 3000 francs (environ 6 euros)

 

8. Les parlementaires, tu éviteras

Il n’est pas possible de visiter l’intérieur. Ne perdez pas votre temps à y aller vu qu’il est excentré. 

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9. Les centres du savoir, tu découvriras

Yamoussoukro forme l’élite de demain. Il y a le lycée scientifique, le lycée Mamie Adjoua et l’Institut National Polytechnique Houphouet Boigny (INPHB). J’ai failli ne pas visiter l’INPHB mais une amie, ancienne étudiante, m’a dit que c’était un sacrilège de visiter Yamoussoukro sans passer à l’INPHB. J’y suis donc allée et ai été éblouie par la grandeur de l’INPHB. Il y a l’INP Nord, Sud, Ouest, Centre. J’ai visité de long en large le Centre, fait un rapide tour au Nord, vu de loin le Sud.  

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INP Centre qui abrite l’ESCA. On aperçoit l’INP SUD 

 

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INP NORD – Section Agronomie

 

 

10. Chez Facebook, tu prendras un verre

Ce bar n’a rien d’extraordinaire. C’est juste son nom qui m’a interpellée. Connaissez-vous des bars qui s’appellent Facebook ?

Posez-vous là et likez la musique zouglou, likez votre verre de Coca, partagez le si vous le voulez.

 

Maintenant que vous avez vos 10 commandements en poche, et si je vous montrais le portrait chinois de cette belle ville ?

 

portrait-chinois-1

 

Si Yamoussoukro était…

 

Un animal

La colombe, symbole de paix, de pureté. 

 

Une couleur ?

Le marron. Yamoussoukro est rassurant, on s’y sent bien. C’est une ville pleine de douceur.

 

 

Un signe de ponctuation ?

Le point d’exclamation. Les édifices sont majestueux, il n’ y a pas d’embouteillage ! 

 

Un des 7 péchés capitaux ?

La paresse. La ville nous donne l’envie de paresser. 

 

Un des cinq sens ?

La vue pour capter tous les endroits magnifiques.

 

Une pièce de la maison ?

Une salle de bains relaxante. 

 

Un moyen de transport ?

Le vélo. Découvrir le monde autour de soi en prenant son temps.

 

Une partie du corps humain ?

La tête. Yamoussoukro est un centre de réflexion. Des écoles prestigieuses y sont. Les autorités gagneraient à rendre effective cette capitale politique. Cela désengorgerait Abidjan. 

 

Un type de nage ?

La brasse. Accessible mais complexe.

Une forme géométrique ?

Le cercle. La Préfecture fait face à la

                         Fondation pour la recherche pour la paix

                     L’Hôtel Président fait face à 

                  La Basilique Notre Dame de la paix

Ces édifices forment un cercle et leurs premières lettres rappellent le Président Félix Houphouet Boigny.

 

J’espère que vous avez apprécié l’escapade. Avez-vous voyagé récemment ? Où étiez-vous ?

GM signature

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L’île sous la mer : la soif de liberté

Mon challenge littérature sud-américaine se poursuit. Honneur à une auteure chilienne aujourd’hui.

L'île sous la mer par Allende

1770, Saint-Domingue.
Zarité Sedella, dite Tété, a neuf ans lorsqu’elle est vendue comme esclave à Toulouse Valmorain, jeune français tout juste débarqué pour prendre la succession de son père, propriétaire terrien mort de syphilis. Zarité va découvrir la plantation, avec ses champs de canne à sucre et les esclaves courbés sous le soleil de plomb, la violence des maîtres, le refuge du vaudou. Et le désir de liberté. Car entre soldats, courtisanes mulâtres, pirates et maîtres blancs, souffle le vent de la révolte. Lorsque Valmorain, réchappé de l’insurrection grâce au courage et à la détermination de son esclave, parvient à embarquer pour La Nouvelle-Orléans, Tété doit le suivre.
Mais la lutte pour la dignité et l’émancipation ne peut être arrêtée…

 

l'Afrique écrit

Parfois, j’ai envie de penser que l’esclavage n’a jamais existé, que des humains n’ont jamais infligé les pires souffrances physiques et morales à d’autres êtres humains. Je ferme les yeux, imagine ce monde sans esclavage. Puis, la réalité me frappe en plein visage. Les chants des morts en mer, des femmes violées, humiliées, des rebelles torturés résonnent.

L’île sous la mer relate ce crime contre l’humanité. A travers les yeux de Tété, on imagine ce qu’ont dû vivre les milliers de noirs déportés, réduits en esclavage. On salue leur révolte, leur combat pour la restauration de leur dignité.

J’ai beaucoup appris sur la hiérarchisation de la société en fonction du degré de sang blanc qui coule dans les veines, les origines de Haiti et Toussaint Louverture, la Louisiane. C’est un roman  fort sur la révolution des esclaves, leur soif de liberté, leur désir de rester attaché à leur culture malgré la domination occidentale.

Plusieurs portraits de femmes sont faits  :

  • Adèle, femme timide qui accepte de vivre son amour avec un homme blanc dans l’ombre puisqu’elle est noire
  • Violette, femme sensuelle, courtisane mulâtresse avide de richesse qui désire les hommes plus qu’elle ne les aime
  • Tété, l’esclave, femme-objet pour son maître, qui vit pour connaître un jour la liberté. 

 

A travers elles, on suit la condition des femmes à cette époque comme l’indique cet extrait de dialogue :

– Tout le monde veut être libre

– Les femmes ne le sont jamais, Tété. Elles ont besoin d’un homme qui prenne soin d’elles. Lorsqu’elles sont célibataires, elles appartiennent à leur père et lorsqu’elles se marient, à leur époux. 

 

J’ai apprécié la diversité des profils psychologiques des personnages : femme timide, femme sensuelle, femme cupide, homme lâche, violent, courageux, compatissant, combattant.

Ce roman est une ode à l’amour passion. Divers couples se forment au fil du récit. J’ai été touchée par celui de Gambo et Tété et celui qu’a éprouvé Etienne pour Violette. Il l’a aimée et épousée malgré son statut de courtisane mulâtresse. 

C’est aussi un hymne à l’amour maternel, que l’enfant soit issu de nos entrailles ou non.

Il y a une chose qui m’a fait grincer les dents :  l’inceste qui se déroule dans le dernier quart du roman. 

J’ai lu un roman riche tant par les thèmes qu’il aborde que par les sentiments qu’il fait naître. Le lecteur passe de la haine à l’amour, de la joie à la tristesse, de la peur à la sérénité, de la lâcheté au courage, de la détermination à la résignation. 

J’ai passé un bon moment de lecture. Nul doute qu’il en sera de même pour vous. 

 

La citation à méditer 

Je n’aime pas l’esclavage, je vous l’assure, et j’aime encore moins vivre ici, mais il faut bien que quelqu’un dirige les colonies pour que vous puissiez sucrer votre café et fumer un cigare. En France, on profite de nos produits, mais personne ne veut savoir comment on les obtient. Je préfère l’honnêteté des Anglais et des Américains […]

 

Que lisez-vous en ce mercredi ?

Quel roman sur l’esclavage vous a fortement remué ?

 

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Voyageuse, sélection romance – Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance

 

À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université.
Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude.
Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma.
Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver les terres de l’Afrique dans un roman ! L’Afrique et ses chaleurs excessives, ses mets, ses animations.

Au Bénin, l’auteure nous construit un univers fantastique. Avec un style fluide, un ton dynamique, une maîtrise de la langue française et de la culture chinoise, elle nous convainc de participer à l’aventure de Kanyin. On se coupe donc du monde réel, se laisse transporter jusqu’à la prison des âmes.

Là-bas, Kanyin retrouve son ami et amoureux secret Jun. Il n’est pas le seul prisonnier. Comment libérer toutes ces âmes perdues ? Kanyin parvint à trouver la solution. On est plongé dans l’astrologie chinoise, initié à l’art des runes. N’ayant jamais entendu parler des runes, j’étais un peu perdue au début.

Les turbulences s’annoncent. Il y a de l’action. Impossible de fermer l’œil avec de telles secousses. Tout ne se passe pas comme prévu. La tristesse pointe le bout de son nez lorsque des compagnons de Jun disparaissent.

L’histoire se focalise sur l’héroïne principale : Kanyin qui d’ailleurs est une fille forte, déterminée. J’aurais voulu en savoir plus sur Jun, Kaido, Xin Yi, Alisha. Vu qu’on en est qu’au premier tome, je pense que mon envie sera satisfaite dans la suite.

Voyageuse est classé dans la romance. Il y a effectivement une relation d’amour mais elle n’est pas très développée. Elle n’est restée qu’au stade des prémices. La relation n’est pas vécue. Le récit prend fin au moment où Kanyin et son amoureux se retrouvent. Je suis restée sur ma faim.

Voyageuse est un roman presque parfait tant sur le fond que sur la forme. Je n’ai noté en effet qu’une coquille, une faute de conjugaison : nous nous mirent (page 160/379)

Il aurait été un coup de cœur s’il avait rempli tous mes critères comme être submergé par les émotions, me séparer difficilement des personnages, ressentir un grand vide à la fin. 

C’est une lecture très divertissante, prenante. L’auteure a réussi à créer l’envie de lire le Tome 2. N’hésitez pas à réserver votre place sur le prochain vol !

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Éditeur : Createspace Independant platform
Date de parution : 12 Juillet 2017
Nombre de pages246 

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Enfin lu Le convoi de Marijosé Alie – Prix Ivoire 2016

Le convoi a remporté le Prix Ivoire 2016. J’ai attendu qu’il sorte en livre de poche pour pouvoir le lire et je trouve d’ailleurs que la couverture du format poche représente mieux le décor de l’oeuvre.

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À Campan, minuscule fin fond de l’Amazonie, il y a Marie qui marche et prie pour sa mère qui n’a jamais souri. Félicité qui tient son bazar, aime les hommes et s’occupe de tous les enfants du quartier. Tiouca, le guerrier blanc qui cherche l’oubli, Jonathan le fils révolté du procureur, Suzanne et son histoire. Il y a la vieille, un peu de monde et la vie indolente et chaotique au rythme du soleil, de la grande forêt, du tumulte du fleuve. Il y a aussi le signal de Lulla, fils de chaman. Julie la Parisienne qui n’a peur de rien sauf d’elle-même et Maïla, mannequin sur le déclin, qui arrivent. Et ce frémissement dans l’air, les rumeurs terribles et persistantes qui viennent de partout. D’un convoi qui se déplace dans la brousse avec le pressentiment des vies qu’il va bouleverser. 

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En fermant ce roman, je me suis demandé quoi écrire dans ma chronique. Le convoi est un récit fantastique étrange. Il n’est pas fait pour être raconté, plutôt pour être vécu… 

Le paysage du récit m’est inconnu, les personnages sont nombreux et s’expriment tous. Ils sont amérindiens, brésiliens, français… De prime abord cela déconcerte mais leurs singulières histoires captivent. Chacun porte un fardeau, a un manque à combler. Chacun a une tristesse qui chante au fond de son âme. Une tristesse qui émeut et qui nous lie d’une certaine manière à eux. 

L’intrigue du roman est axé sur le convoi qui se déplace. Un convoi mystérieux pensé par Alakipou qu’on appelle le Poète. C’est lui qui a rassemblé toutes ces personnes venant des quatre coins du monde dans cette jungle amazonienne. Quel est son but ? Fait-il du trafic de drogue ou du trafic humain ? Les indices sont flous, voire complexes mais je n’ai pas lâché le livre parce que la plume de Marijosé Alie est envoûtante. 

Elle a une maîtrise parfaite de la langue de Molière. Son style est riche, poétique. En tant que jeune auteure, j’ai beaucoup appris. Les escales (chapitres) dans ce voyage sont courtes et permettent de ne pas s’ennuyer. 

Elle fait chanter les mots. Elle exprime le désir sexuel féminin, souligne le brassage des cultures, appelle à l’acceptation des différences, à la connaissance, au respect de l’autre et de la nature. 

Ce qui fait la force de cette oeuvre c’est la diversité des personnalités. Chaque personnage apporte un ingrédient indispensable : Alakipou apporte le mystère, Félicité apporte l’amour, Jonathan apporte la rébellion, etc…

J’ai beaucoup apprécié les personnages en particulier Félicité et Tiouca.

J’ai été un peu déçue par le contenu du convoi. Je m’attendais à quelque chose de plus grandiose.

Le convoi est un sympathique roman. Une lecture idéale pour ceux qui aiment l’étrangeté, les romans d’aventures, les histoires peu communes. 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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  • Broché: 392 pages
  • Editeur : HC éditions (7 janvier 2016)
  • Collection : ROMAN

 

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Pocket (5 janvier 2017)
  • Collection : BEST

 

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La cueilleuse de thé, portrait d’une femme forte

Couverture Cueilleuse de thé

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

l'Afrique écrit

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Pokonaruya, cueilleuse de thé, victime d’un mariage arrangé. Elle est brimée par sa belle-mère et son époux de pacotille Datu-Guemi, un homme détestable au plus haut point. J’ai adoré la punition qu’a réservé Shemlaheila à ce dernier. Cet homme méritait le pire, il a humilié tant de femmes !

J’ai admiré la force de Shemlaheila, son NON catégorique face à la fatalité. Elle sait qu’elle a le pouvoir de changer son destin, celui qu’on colle par facilité aux femmes. Elle veut vivre sa vie, ses rêves et elle s’en donne les moyens même quand le parcours est difficile.

C’est une femme attachée à ses racines, forte, courageuse, une féministe comme on les appelle aujourd’hui. Elle est déterminée et non bornée. Elle réajuste ses ambitions quand il le faut. 

Avec elle, j’ai revu mon aventure d’immigrée, le bonheur des rencontres, la richesse d’une culture différente de la mienne. 

Plus tard, viendraient l’exaltation du retour, la joie de son enrichissement, la gratitude pour ce qu’elle était devenue. Elle n’avait pas seulement appris la langue, elle n’avait pas seulement engrangé des connaissances, elle avait appris la liberté d’être femme.

Son histoire d’amour n’était pas évidente. L’auteure m’a mise sur une fausse piste, a réussi à créer la surprise. Eh oui, une histoire d’amour peut en cacher une autre.

Par contre, je suis restée sur ma faim. Il y a quelques instants d’amour mais ils sont brefs. J’aurais voulu en savoir plus sur l’histoire d’amour de Shelma et D.

J’ai moins aimé la fin, je l’ai trouvé très précipitée.

Le livre est plutôt axé sur la quête d’indépendance de Shelma que sur l’amour. Ce n’est pas de la romance mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du romantisme. 

Cueilleuse de thé est très complet en terme de romantisme. Il en respecte les thèmes et principes à savoir la mélancolie, la nostalgie, le moi en souffrance, la nature, le désir de fuite, le voyage, le rêve et la spiritualité.

 

CONCLUSION : Ce livre nous rappelle les conditions des femmes dans le monde qui doivent être améliorées. Les femmes doivent pouvoir jouir de leurs droits, les hommes doivent arrêter de croire que le corps des femmes leur appartient, les jeunes filles doivent étudier et non se marier si tôt.

Ce roman est à lire et à faire lire à toutes les femmes qui luttent pour que d’autres femmes soient libres et heureuses. 

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SERVICE PRESSE: Némésis, Tome I la recrue

 

Némésis, Tome I la recrue par Pascalninot

 

Quarantenaire divorcé avec une passion pour l’écriture, Hugo trouve sur un site de rencontres Emmanuelle, son évidence. Mais autour de leur nid d’amour aux Cévennes se multiplient les incidents étranges : des vols répétés chez la propriétaire de l’immeuble, la disparition d’une résidente de la maison de retraite où travaille Emmanuelle … Quand le couple se retrouvera mêlé à une nouvelle disparition tragique en Tunisie, Hugo devra utiliser toutes les ressources disponibles pour résoudre une affaire d’envergure mondiale. Et alors que les mystères impliquant son aimée affluent, une rencontre avec un agent spécial pourrait bien changer leur vie.

l'Afrique écrit

 

Grand merci à Publishroom pour ce service presse et pour cette 4e de couverture qui donne envie. Sans cela, je n’aurais jamais ouvert ce livre.

Je m’attendais à dévorer une histoire intense, palpitante, originale.

Le récit débute par la rencontre du couple que forment Emmanuelle et Hugo. Ils s’apprivoisent rapidement, ne se privent  pas l’un de l’autre, conjuguent l’amour au présent. C’est un couple assez banal, rien de transcendant. Il m’a manqué de la passion, de l’intensité. Ils n’ont rien de particulier qui pourrait pousser à s’attacher à eux.

Comme tout couple normal, leur voyage à destination de l’amour ne se fait pas sans turbulence. Des circonstances dramatiques nous font douter d’Emmanuelle. Serait-elle une psychopathe, une amante jalouse qui n’hésite pas à tuer ses rivales ? J’ai été un peu déçue par la résolution des enquêtes. Je l’ai trouvée trop facile. Il m’a manqué un peu plus de suspens, de rebondissement, de complexité, de surprise.

A la fin du tome, on s’aperçoit que les choses ne font que commencer. Ce Tome 1 n’était qu’un prélude. Emmanuelle et Hugo vont intégrer une organisation secrète et réaliser des missions sensationnelles. J’espère de tout cœur que le tome 2 sera effectivement plus palpitant.  

 

 

Christmas

 

Maison d’édition : Publishroom, 2017.

ISBN de l’édition numérique 979-10-236-0535-8
Numérisé en avril 2017 par : Nicolas Faucheron

Nombre de pages : 290

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Africa Tour Challenge – 24 heures à Kumasi

Vivre c’est être curieux, découvrir,

Vivre c’est voyager.

 

Je rêve depuis quelques années  de connaître un peu plus mon continent africain, l’Afrique subsaharienne en particulier. Cette année, j’ai eu l’occasion de réaliser mon rêve. J’ai passé 24 heures à 471 km de chez moi dans la ville de…

KUMASI

Si par un heureux hasard vous débarquez à Kumasi pour quelques heures, voici quelques règles qu’il vous faudra respecter :

 

1. Tes affaires personnelles, tu protégeras.

Kumasi est une ville sécurisée mais on ne sait jamais, des esprits mal intentionnés peuvent se réveiller alors on fait attention à ses affaires quand on est dans des lieux publics.

 

2. Ton anglais, tu réviseras.

Oubliez la langue de Molière, le Ghana est un pays anglophone. Et à part l’anglais, les ghanéens parlent le Twi, une langue locale. Si vous ne parlez pas un mot d’anglais, soyez toujours accompagnés.

 

 

3. Te désaltérer, tu ne t’en lasseras pas

J’étais en février à Kumasi et il faisait hyper chaud. Ayez toujours une bouteille d’eau avec vous pour vous rafraîchir. 

source de vie

 

4. Aux maisons royales, tu ne feras point de photos

Kumasi est une ville royale (Le Ghana est un pays très attaché à ses traditions). Dans chaque quartier, vous trouverez une maison royale. Vous pourrez faire un tour au palais royal mais attention les photos sont strictement interdites. Vos souvenirs ne resteront que dans votre tête. 😦

 

5. Au Golden Tulip, tu iras 

L’état ghanéen a des structures privées. Il a construit des hôtels 4 étoiles Golden Tulip dans chacune des 10 régions du Ghana mais aussi des pubs. J’ai fait une petite halte au Golden Tulip de Kumasi pour voir à quoi l’hôtel ressemble de l’intérieur. 😀

Sous l’un des parasols du coin piscine, j’ai profité du calme en sirotant un verre de coca. J’y reviendrai un jour pour tester les chambres, le buffet à volonté du midi et la piscine. 

 

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6. Un tour au Baba Yaya Stadium, tu feras 

Pour les ivoiriens, ce stade rappelle beaucoup de choses. Pour ceux qui n’ont jamais eu vent de cette histoire, laissez-moi vous la conter.

1993. L’Asec et l’Asanté Kotoko s’affrontent en demi-finale retour à Kumasi. L’Asec se qualifie. Le début de l’enfer pour les supporters de l’Asec présents au stade. Certains sont tués.  En représailles, des Ghanéens vivant à Abidjan sont aussi tués. Le match de Kumasi s’est transformé en drame du football africain.

Je suis donc allée en pèlerinage. Non, je rigole. Le jour de ma visite, il y avait une compétition sportive inter-écoles au stade. Malheureusement, je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin. 

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7. Le sanctuaire Marial, tu visiteras

Le sanctuaire marial de Buoho, près de Kumasi, fut construit en 1949, et béni par le premier évêque de Kumasi.

Il a une reproduction de la grotte de Lourdes et il est devenu le centre d’un pèlerinage. Je ne suis pas catholique mais je saisis toujours les opportunités pour visiter les beaux endroits. J’ai été charmée par le silence qui règne dans cet endroit et ces sculptures faites par un prêtre. Ce sanctuaire a été le coup de cœur de ma journée.

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8.  Ton ventre tu réjouiras

Au Ghana, il y a des fast-food, des chop bars où on peut trouver de la cuisine traditionnelle et le fameux fried rice, il y a aussi des restaurants à l’occidental comme The View, Bar & Grill. 

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Source Tripadvisor

 

Source Ghanarising

 

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire un tour à Adanmowase, le village où se fait le kente. J’aurais dû le mettre en tête des choses à visiter. 😦

 

Image associée
Source : Ghana Travels

 

Kente village in Kumasi-Ghana, via Flickr
Source Pinterest

 

Je vous laisse découvrir maintenant le portrait chinois de cette ville royale

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Si Kumasi était une couleur, ce serait …

Le marron. Kumasi c’est le calme et la chaleur, le rustique, la sérénité.

 

Si Kumasi était une des 7 merveilles du monde ?

Les pyramides de Gizeh.

 

Si Kumasi était un personnage Disney, ce serait …

 

Grimsby

 

Grimsby est le principal conseiller politique mais aussi le confident privilégié du Prince Éric (dans La petite Sirène). C’est un personnage très rigide et attaché au protocole comme aux traditions dans sa façon d’appréhender les choses…

 

Si Kumasi était un signe de ponctuation, ce serait…

Les points de suspension

 

Si Kumasi était un des cinq éléments fondamentaux, ce serait…

La terre. Terre des ancêtres Ashanti.

 

Si Kumasi était une partie du corps humain, ce serait…

La main qui effectue divers travaux.

 

Si Kumasi était un des 7 péchés capitaux, ce serait…

L’orgueil. Kumasi est une ville fière de son sang royal.

 

Si Kumasi était un des cinq sens, ce serait…

Le goût.

 

Si Kumasi était une pièce de la maison, ce serait …

Un salon royal pour recevoir des nobles. 

 

Si Kumasi était une heure de la journée, ce serait …

5 heures. La ville s’éveille tôt.

 

Si Kumasi était un épice, ce serait …

Le piment d’Espelette.

 

Si Kumasi était un type de café, ce serait …

Un Mokaccino.

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Vous avez déjà visité cette ville ? Vous avez de bonnes adresses à partager ?

 

GM signature

 

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Rencontre avec Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand… J’ai vu ce nom défiler plusieurs fois dans mes groupes de lecture sur Facebook et sur les blogs que je suis. J’ai voulu voir pourquoi certaines étaient fan de sa plume et pourquoi d’autres refusaient de la compter parmi les grands noms de la littérature française.

Mon voyage découverte a commencé par « la vie est facile, ne t’inquiète pas ». Dès les premières lignes, ayant senti que ce livre était la suite d’une autre, je suis allée à la rencontre du prédécesseur : les gens heureux lisent et boivent du café.

 

 

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

l'Afrique écrit

L’histoire commence par un voile de tristesse, un deuil qui n’arrive pas à être fait. Diane souffre de l’absence de son homme et de sa fille. Cette double perte la consume. C’est triste mais ce deuil ne m’émeut pas. En tout cas pas comme il le devrait. L’empathie me manque.

Les 200 pages vont-elles tourner autour de Diane, son deuil étouffant et son meilleur ami Félix qui a un pass illimité débauche ? Je n’ai pas envie de lire une histoire sombre. J’aimerais lire autre chose. J’aimerais la voir aller de l’avant. 

Quand elle décide de quitter Paris et d’aller en Irlande, je suis soulagée. Là-bas, elle rencontre Edward. Ce mec est un rustre ! J’ai partagé le ressenti de Diane. Je n’aurais pas eu envie de respirer le même air que lui.

Leur rapprochement assez prévisible est d’abord brutal avant de se muer en douceur. 

Comme dans toute romance qui se respecte, il y a des éléments perturbateurs. Mégan  l’ex d’Edouard joue parfaitement son rôle. Elle est détestable au plus haut point.

J’aurais aimé un protagoniste plus doux, une femme aimable qui rendrait difficile le choix entre elle et Diane.

J’ai été frustrée par la suite des événements. Elle était loin d’être celle que je m’imaginais. La romance ne se termine pas comme je l’aurais souhaité, elle m’a laissée sur ma faim. J’ai eu un pincement au cœur pour Edward.

Heureusement, il y a une suite à cette histoire alors j’espère… pour lui.

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux  » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

l'Afrique écrit

Diane a repris sa vie en main, elle s’occupe comme il faut de son café littéraire. Elle honore les rendez-vous amoureux que lui arrange Félix, son meilleur ami, sans grande conviction. Mulranny lui manque surtout la famille d’Edward. Elle a décidé de faire une croix sur ce dernier.

Dans son café littéraire, elle rencontre Olivier. Il est charmant, très prévenant. Il semble ne pas avoir de défaut et ce caractère lisse rend leur relation insipide. Quand Edward débarque à Paris, j’ai le sourire aux lèvres, j’entends les oiseaux chanter.

Les sentiments que Diane avait enfouis se réveillent. Au début, elle lutte, s’accroche à sa vie à Paris.

Puis, des événements douloureux surviennent, ils lui permettent de réfléchir, d’arrêter de fuir et de saisir le cadeau, la famille que la nature veut lui donner.

J’avais une fois de plus l’impression de devenir adulte, de grandir. Chaque décision imposait des pertes, d’abandonner des morceaux de sa vie derrière soi.

Bon nombre de couples se séparent non pas parce qu’ils ne s’aiment plus mais parce qu’ils se sont rencontrés trop tôt. J’ai apprécié que l’auteure le souligne implicitement.

J’ai beaucoup aimé cette suite parce qu’elle a répondu à mes espérances.

J’ai beaucoup aimé la fin, l’annonce de cet événement heureux qui célèbre la vie.

Si vous êtes fan de romance moderne, ce roman est fait pour vous.

Le style non hermétique de l’auteure facilite la lecture de ces œuvres. La narration va à l’essentiel. Parfois, on reste sur notre faim. On aimerait avoir plus de description.

La plume d’Agnès Martin-Lugand est une belle découverte. J’ai hâte de pouvoir commencer Désolée, je suis attendue.

Avez-vous lu ses œuvres ? Laquelle avez-vous plus aimé ? Quels personnages avez-vous aimé, détesté ?

L’image contient peut-être : tasse de café et texte

Cet article est écrit dans le cadre du challenge d’écriture du café des blogueuses avec le thème : Chronique (lecture, série, film…)

Envie de découvrir trois blogueuses dont j’apprécie le travail ? Cliquez sur les liens suivants : Les chroniques de Tchonté –  Jeunesse Colibri – Les livres de Zélie.

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Un appartement à Paris offert par Guillaume Musso

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« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

 

l'Afrique écrit

Le dernier roman de Guillaume Musso  que j’ai lu date de 2012. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai débuté ce roman. Mon plaisir s’est décuplé quand j’ai retrouvé Madeline de l’appel de l’ange. Elle n’est plus avec Jonathan Lempereur et même si j’ai eu un pincement au cœur parce que j’avais apprécié leur couple, leur séparation est « réaliste ». La vie n’est pas toujours un conte de fées. Dans la vraie vie, les couples se font et se défont souvent à la vitesse de la lumière. Un jour on aime et l’autre plus du tout.

Avec sa rencontre avec Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!), on pense que l’auteur va lui donner une nouvelle chance en amour, nous servir une belle comédie romantique. On pense que tout va se jouer dans cet appartement qu’ils doivent partager mais l’auteur déjoue nos plans et de fort belle manière.

Tout va se jouer dans cet appartement mais pas pour les raisons auxquelles nous pensons. Madeline et Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) ne se retrouvent pas dans n’importe quel appartement. Il s’agit de celui d’un peintre mondialement connu : Sean Lorenz.

Un peintre mystérieux doté d’un génie déconcertant et dont la vie privée est une tragédie. Ce peintre va les reprocher, les mener vers un chemin sombre et faire d’eux un duo de choc. 

J’ai eu un peu de mal à trouver ma place dans les 200 premières pages. Il y avait trop de descriptions et de références à mon goût. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un cours d’initiation à la peinture ou un cours prétentieux de sciences. J’ai reçu trop d’informations culturelles et j’ignorais quoi en faire. Musso voulait-il faire étalage de sa culture ? 

La suite du récit est plus addictive. On découvre la vraie histoire derrière les trois tableaux disparus. Il y a des cadavres dans le placard… On plonge dans l’abîme, la noirceur de l’âme humaine. On cherche comme Gaspard (OMG ! Pourquoi ce prénom ?!) une lueur d’espoir.

L’intrigue est prenante. Des rebondissements, du suspense, des surprises, il y en a. On s’associe au duo de choc pour résoudre l’enquête policière, élucider les mystères, faire jaillir la vérité. L’auteur brouille les pistes et on adore ça. On ne s’ennuie pas du tout.

Un appartement à Paris évoque l’amour déçu, l’amour déchu, la trahison de l’être qu’on chérit, idéalise. Il évoque les souffrances qu’on endure, qu’on cache et qui se métamorphosent, faute de lumière, en ténèbres. 

Le récit est sombre mais il s’achève avec une belle note d’espoir. J’ai beaucoup aimé cette fin « ensoleillée » qui annonce un renouveau. 

J’ai apprécié ces réflexions sur la paternité et la maternité. Le désir de maternité de Madeline m’a touchée, l’amour inconditionnel que portait Sean Lorenz à son fils également. 

Le récit a un caractère rocambolesque, il y a en effet certaines invraisemblances comme l’effraction à l’école mais ça n’ôte pas le caractère plaisant de l’oeuvre. Je n’irai pas jusqu’à le recommander parce que ce n’est pas un coup de cœur mais il offre un bon moment d’évasion.  

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  • Broché : 484 pages
  • Editeur : XO
  • Date de publication : 30 mars 2017

Pour lire l’interview de Guillaume Musso, cliquez ICI

Extrait : Mais notre vie de famille m’a fait comprendre quelque chose. Avoir un enfant estompe toute la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L’absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d’une bonne moitié de l’humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d’un seul coup, tes étoiles s’alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard

Je me lance dans la fille de Brooklyn. A votre avis, est-ce une bonne idée ? 🙂

signature coeur graceminlibe