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Le défi de Gemma Westmoreland – Brenda Jackson

En apprenant qu’elle a été choisie pour décorer l’immense propriété australienne de Callum Austell, Gemma Westmoreland a du mal à contenir son excitation. Certes, elle se méfie un peu de ce séduisant milliardaire qu’elle juge arrogant et bien trop sûr de lui, mais n’est-ce pas là l’occasion idéale pour faire décoller sa carrière ? Cependant, sa joie est de courte durée, car, très vite, elle s’aperçoit que Callum ne l’a pas recrutée seulement pour ses qualités professionnelles…

 

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L’auteure nous met dans la confidence dès le prologue. On découvre les intentions louables de Callum envers Gemma. Il l’aime depuis trois ans en silence et veut la conquérir…

Dans les ouvrages de Brenda Jackson que j’ai lus jusqu’ici, l’attirance sexuelle vient avant l’amour. Dans ce tome 19 de la série Westmoreland, l’amour vient avant. J’ai apprécié l’envie de Callum de faire de Gemma sa femme sans l’avoir connu sexuellement. Il l’aime, il veut son bonheur, il veut la combler. Il le répète sans se lasser tout au long du roman et en ces temps moroses, ça fait du bien de lire tant d’amour ressenti. 

A part cette nouveauté si je peux l’appeler ainsi, on retrouve le schéma classique de Brenda Jackson : hommes beaux à couper le souffle avec un compte en banque bien fourni et l’héroïne vierge.

C’est assez lassant que ce schéma revienne sur plusieurs tomes. Et surtout quand on veut bien faire les choses, autant perdre sa virginité à la nuit de noces, non ? 😀

Le récit se déroule entre Denver et Sydney. Les descriptions de la ville de Sydney m’ont donné l’envie de l’inscrire dans mes souhaits de voyage.  

La série Westmoreland met un accent non négligeable sur l’importance de la famille. Nos deux héros sont très attachés à leurs familles, je me suis retrouvée à travers eux. 

Ce tome a été l’occasion d’avoir des nouvelles de ma chère Delaney et de Durango.

Je me suis attachée à Callum et Gemma mais leur douce histoire était trop courte à mon goût. Ils m’ont donné l’envie de lire d’autres romances du coup j’ai enchaîné sur une autre.

Laquelle ? Ça c’est une autre histoire…

signature coeur graceminlibe

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Les détectives sauvages de Roberto Bolaño

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Le jeune Juan García Madero abandonne ses études de droit pour déambuler dans les bas-fonds de Mexico.
Avant de partir, moderne Don Quichotte, en compagnie de la prostituée Lupe, en quête de Cesárea Tinajero, poétesse mythique dont la trace se perd dans le désert… La littérature et la vie sont-elles deux choses différentes ? Ce roman polyphonique, d’une richesse et d’une drôlerie rares, marque le début d’une nouvelle ère dans la littérature latino-américaine. La critique internationale l’a comparé aux grandes oeuvres de Cortázar, de Borges et de Kerouac.
De Barcelone à Paris, d’Israël à la Californie, Roberto Bolano nous offre l’épopée lyrique, tragi-comique, d’hommes en quête de la vraie vie,  » le voyage infini de gens qui furent jeunes et désespérés mais ne s’ennuyèrent jamais » (Enrique Vila-Matas).

l'Afrique écrit

 

Comment ce roman est arrivé dans ma PAL ?

Il y a deux ans, je voulais découvrir la littérature sud-américaine. J’ai fouiné sur le net, repéré des livres qui avaient des avis positifs sur les forums de lecture.

Les détectives sauvages m’avait fortement intéressée car le résumé m’invitait au voyage, à la poésie.

Etant un pavé, j’ai repoussé sa lecture jusqu’au mois dernier où je me suis retrouvée avec une PAL vide. 

 

Ce pavé de 900 pages se divise en trois parties. La première intitulée « Mexicains perdus à Mexico » est le journal intime de l’orphelin Juan Garcia Madero et s’étend de novembre au 31 décembre 1975. Ce jeune homme de 17 ans nous raconte ses errances dans les bas-fonds de Mexico, sa vie sexuelle en plein ébullition, sa désertion de la fac de droit, son adhésion au groupuscule poétique des réal-viscéralistes dirigé par Arturo Belano et Ulises Lima.  

 

La seconde partie intitulée « Les détectives sauvages » est la plus longue. Elle s’étend de 1976 à 1996 et évoque de façon fragmentaire les vies d’Arturo Belano et Ulises Lima. Près de 47 personnes qui les ont croisés une fois ou l’autre nous racontent le bout de chemin qu’ils ont partagés avec ces deux personnages. Certains personnages ont réellement existé comme Octavio Paz.

A part quelques personnages dont j’ai apprécié l’intervention (Naki Echavarne ou encore Joaquim Font), j’ai traversé ce roman fleuve avec ennui. La plupart des anecdotes racontées étaient sans intérêt pour moi.

Certains personnages n’interviennent qu’une fois, d’autres plusieurs fois. Leurs interventions sont disséminées dans les différents chapitres. Je pense que cette partie aurait été moins confuse et plus élaborée si les interventions avaient été classées de manière chronologique. 
Amadeo Salvatierra intervient notamment à 8 reprises. Son récit concerne la période de janvier 1976 mais ses interventions sont disséminées dans plusieurs chapitres. De ce fait, on perd le fil de ce qu’il a dit précédemment.

 

La troisième partie intitulée « Les déserts de Sonora » est à nouveau le journal de Juan de janvier jusqu’à mi-février 1976. Il nous raconte leur fuite pour échapper au mac de Lupe, fuite qui se double de la recherche de l’égérie dans les années 20 des réal-viscéralistes à savoir la poétesse Cesarea Tinajero. 

 

Le sexe est assez présent dans le récit. Les personnages en usent de manière libre et plutôt vulgaire, j’ai trouvé. Le sexe est errance, plaisir, souffrance à l’instar du chemin de vie des personnages. 

Il y a dans ce roman une affirmation de l’homosexualité. Certaines réflexions attribuent à la littérature une orientation sexuelle. J’aurais voulu que cette réflexion soit plus développée.

San Epifanio a dit qu’il existait une littérature hétérosexuelle, une homosexuelle et une bisexuelle. Les romans, en général étaient hétérosexuels, la poésie, par contre était absolument homosexuelle, et les nouvelles, j’en déduis qu’elles étaient bisexuelles…

Je lui ai dit alors que je croyais que les poètes étaient des hermaphrodites et qu’ils ne pouvaient se comprendre qu’entre eux.

 

J’ai apprécié le chapitre 23 pour l’intérêt de l’histoire que raconte chaque personnage mais aussi pour la façon dont chaque personnage achève ses propos.

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« Tout ce qui commence en comédie s’achève en tragi-comédie » Aurelio Baca

 

« Tout ce qui commence en comédie s’achève indéfectiblement en comédie » Père Ordonez

 

« Tout ce qui commence en comédie s’achève en exercice cryptographique » Julio Morales

 

« Tout ce qui commence en comédie finit en film de terreur » Pablo del Valle

 

« Tout ce qui commence en comédie s’achève en marche triomphale, non ? » Marco Palacios

 

« Tout ce qui commence en comédie s’achève en mystère » Hernando Garcia

 

« Tout ce qui commence en comédie s’achève comme un répons dans le vide » Pelayo Barrendoain

 

« Tout ce qui commence comme comédie finit comme monologue comique mais nous ne rions plus » Felipe Müller

 

Dans ce roman, il y a de l’humour, des réflexions intéressantes sur la poésie et la littérature…

 

Il y a une littérature pour les moments où on s’ennuie. Elle est abondante. Il y a une littérature pour les moments où on est calme. C’est la meilleure littérature, je crois. Il y a aussi une littérature pour les moments où on est triste. Et il y a une littérature pour les moments où on est joyeux. Il y a une littérature pour les moments où on est avide de connaissances; Et il y a une littérature pour les moments où on est désespéré. 

 

Le poème est une plaisanterie qui recouvre quelque chose de très sérieux.

 

La vie nous a tous mis à notre place ou à la place qui lui a convenu et ensuite elle nous a oubliés, comme il se doit. 

 

….mais un trop-plein de longueurs, de répétitions et d’ennui. J’ai été heureuse de terminer ce livre. Une chose est sûre : c’est l’unique oeuvre de l’auteur que je lirai.

 

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Throwback Thursday Livresque 51: Raid-emption

Thème de cette semaine : SPORT

 

J’ai reçu ce livre reçu suite à ma participation à Vendredi Lecture. Merci encore à Vendredi Lecture qui envoie des lots à l’étranger. 😀

J’ai choisi ce livre pour ce Throwback Thursday à cause de la biographie de l’auteur.

l'auteur du mois

David Nguyen est passionné de rollers et d’écriture depuis son plus jeune âge. Il est devenu un homme accompli, en partie grâce au sport

Connu pour ses raids à rollers, il a relié de nombreuses villes comme Paris-Amsterdam, Le Havre-Montpellier, Marseille-Milano, Lausanne-Lyon, Paris-Marseille, Lyon-Bordeaux et sillonné les routes à travers toute la France. 

Devenu éducateur sportif, il utilise son passé sportif pour enseigner à ses publics les valeurs du sport et celle du dépassement de soi.

 

Raid-Emption par Nguyen

 

Dévasté par les événements, David se laisse envahir par la haine et voit sa vie devenir un enfer. La force des choses lui impose une solution : fuir Paris et avec elle les démons qui le hantent. Quoi de mieux que de revenir dans sa ville natale, Marseille ? Afin de se reconstruire et retrouver sa fierté, David embarque dans un raid à rollers et s’apprête à défier la route au bout de laquelle il espère prendre un nouveau départ.

C’est avec ce témoignage intense et authentique que l’auteur nous entraîne dans une véritable immersion physique, philosophique et poétique saisissante. Nul doute que cet ouvrage ne manquera pas d’inspirer aussi bien les lecteurs qui, confrontés à une brutale perte de repères, pourront effectuer ce même voyage initiatique et salvateur que ceux qui aiment les récits de vie et d’aventure hors du commun.

 


 

Cette autobiographie est le témoignage émouvant d’un homme accusé à tort par son ex-compagne et qui a été victime d’un viol collectif. Un homme qui se sent souillé et va se laisser engloutir par cette souillure.

En une réponse à une question sur ses occupations de vacances, il annonce qu’il va faire Paris-Marseille à rollers.

Il va relever le défi et nous livrer un journal de bord à travers ce roman écrit dans un langage simple, mêlant prose et poème en vers.

 

A quoi bon vivre sans savoir ce qu’est la souffrance,

Puisqu’il n’ y a que d’elle que naît l’espérance

J’ai gravé sur mon corps ses plus belles caresses

Et sur chacune de mes feuilles lui ai dévoué ma tendresse

Parce que j’ai rêvé un jour rendre ses lettres d’or à l’amour,

Mais c’est au prix du mien qu’il s’est envolé ce jour…

Un pied devant l’autre et ainsi de suite.

Qu’importe la douleur, aucune n’était plus forte que celles qui m’avaient transpercé cette nuit-là

Qu’importe l’état de la route, c’était toujours plus propre que mon corps sali

 

On écoute ses doutes, ses angoisses. On participe aux rencontres qu’il fait et on se rend compte que les bonnes âmes sont encore dans ce monde. 

On est fier de lui lorsqu’il arrive enfin à Marseille. On a envie de le prendre dans nos bras et de lui souhaiter des lendemains meilleurs.

 

Vous pouvez écouter l’auteur ICI

 

Quel livre auriez-vous choisi ? Faites-moi sortir des sentiers battus ! 

 

 

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Africa Tour Challenge – 48 heures à Man

Vivre c’est être curieux, découvrir.

Vivre c’est voyager.

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J’ai profité de ma période de congés pour découvrir l’une des grandes villes de l’ouest de mon cher pays la Côte d’Ivoire. La région des 18 montagnes, je ne la voyais qu’à travers les livres. Vous n’imaginez pas ma joie de la découvrir en vrai.

Si un jour, vous disposez de 48 heures et désirez les dépenser généreusement à Man, situé à plus de 500 km d’Abidjan, voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter :

 

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1. Entre l’avion et le trajet en car, tu privilégieras…

Celui qui ne fera du mal ni à tes fesses, ni à ton portefeuille. 😀 

Le trajet en car dure plus de 9 heures via la compagnie de transport UTB et le trajet coûte 8100 francs CFA.

Le trajet en avion coûte 100000 francs CFA et les départs se font uniquement les jeudis et les dimanches.

J’ai opté pour le trajet en car parce que je suis fan de l’économie 😀 Le trajet était long mais non pénible. Il y a des escales et le car diffuse des films. J’avais également des livres à lire. Assise à la fenêtre, j’ai vu défiler campements et villages.

 

2. Entre l’hôtel les cascades et l’hôtel CAA tu privilégieras…

Celui qui ne fera ni du mal à ton besoin de confort, ni à ton portefeuille.

J’ai passé une nuit à l’hôtel les cascades et une autre nuit à l’hôtel CAA. Les deux hôtels sont côte à côte. 

L’hôtel les cascades est un hôtel confortable, calme avec un cadre sympathique. Il est à proximité des sculpteurs, des tisserands et du marché. 

La chambre a été à la hauteur de mes attentes. Il y a la télé avec les chaînes câblées sauf Trace TV.

Ma nuitée m’a coûté 35000 francs, petit-déjeuner compris.

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L’hôtel a un restaurant. Idéal quand on est épuisé après un long voyage et qu’on n’a pas envie d’aller à la recherche d’un restaurant. J’ai pris un plat de rissolade de poulet provençale qui m’a coûté 4500 francs. Ce n’était pas un plat exquis mais il a su apaiser ma faim. 

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Ma nuitée à l’hôtel CAA quant à elle m’a coûté 12 mille francs. L’hôtel est en rénovation mais quelques chambres étaient disponibles. Ce n’est pas le haut standing mais le lit est confortable. Il y a une télé avec les chaînes câblées. J’ai passé une bonne nuit mais j’ai pris une douche froide. Il n’ y avait pas d’eau chaude.

Hôtel CAA à MAN
Hôtel CAA à MAN

 

L’hôtel n’a pas de restaurant. Tant mieux, il m’a permis de me délecter de la cuisine du restaurant le Pacifique.

 

3. Au restaurant Le Pacifique, tu te délecteras

Google m’a donné une liste de restaurants à Man. J’ai appelé le Pacifique et j’ai été agréablement surprise de savoir qu’ils font des livraisons. 

Confortablement installée à l’hôtel, j’ai reçu mon plat de kedjenou poulet épicé. J’ai fait honneur à ce plat qui m’a coûté 2500 francs CFA. 

 

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4. Un guide, tu auras

C’est la moindre des choses quand on ne connaît personne dans la ville et que les lieux à visiter sont assez éloignés de la ville. Mon guide m’a été recommandé par la réception de l’hôtel les cascades. Il m’a menée aux cascades, à la forêt de Gbêpleu, la cathédrale de Man. Nous avons également fait un tour de la ville de Man à moto. 

Il est sympathique et à l’écoute. On se sent en sécurité avec lui. Le seul hic, je l’ai trouvé trop cher. 20 mille francs pour la journée! Il n’a pas voulu aller en deçà. 

 

5. Aux cascades de Man, tu te rafraîchiras

les petites cascades de man

A Man, il y a les petites cascades et les grandes cascades. Ces dernières étant fermées pour réhabilitation, je suis allée aux petites cascades. Comme dirait quelqu’un Visiter Man sans voir sa cascade c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel. 

Les cascades sont à une demi-heure de marche à pied d’un village dont j’ai oublié le nom. 😀 J’ai été fascinée par la beauté et le calme du lieu. Arrêtez-vous un instant et admirez la nature.

En retournant au village, j’ai découvert une carrière qui m’a fait penser à Photo de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala.

Carrière à Man

 

6. A la forêt sacrée des singes de Gbêpleu, tu iras

Mon guide de la journée m’a demandé d’acheter des bananes, nous les avons découpées en petits morceaux. Des cascades, il nous a fallu une quinzaine de minutes pour rejoindre la forêt sacrée. Les singes n’ont pas hésité à sortir de la forêt en nous voyant arriver les bras chargés.

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J’ai eu beaucoup de chance selon mon guide, le chef des macaques ne sort pas souvent.

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Le chef des macaques

 

7. La dent de man tu escaladeras

Enfin si tu es assez sportif. Il faut compter environ deux heures pour escalader et deux heures pour descendre. La Dent de Man culmine à 891 mètres d’altitude. Je n’étais pas prête physiquement à le faire alors je l’ai contemplée de loin.

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8. Une vue panoramique de Man, tu t’offriras

Tu peux l’avoir en escaladant la dent de Man. Si tu n’as pas l’âme d’un alpiniste, tu peux admirer la ville du sommet de l’hôtel les cascades. Le sommet de la cathédrale de Man offre également une vue panoramique.

 

9. Devant le travail des tisserands tu t’éblouiras

 

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Pour accéder à l’hôtel les cascades, il faut monter une pente. Pour accéder aux tisserands, il faut également gravir un mont. Les tisserands exercent en hauteur.

Une pelote en coton en bas nous indique le chemin à suivre pour retrouver les tisserands. Tout en haut, on les observe, chacun sur sa machine de travail. C’est un travail manuel qui demande beaucoup d’adresse, de patience. Les bobines tissées sont ensuite revendues à des couturiers. J’ai admiré leur travail. Oui, j’ai un profond respect pour eux car leur tâche n’est pas aisée.

 

10. Un souvenir des sculpteurs de bois rouge tu garderas

A Man, il y a un bois que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Il s’agit du bois rouge. J’ai pu assister quelques minutes au travail d’un sculpteur. J’ai ensuite acheté une clé taillée dans ce bois.

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Maintenant que vous avez vos 10 commandements en poche, et si je vous montrais le portrait chinois de cette belle ville ?

 

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Si Man était…

 

Un type d’art ?

La sculpture. En regardant les différentes montagnes, j’ai eu l’impression qu’on les avait sculptées.

 

Une couleur ?

Le vert pour la végétation abondante de la ville.  

 

Un signe de ponctuation ?

La virgule. A Man, il faut faire une pause pour admirer sa nature verdoyante. 

 

Une partie du corps humain ?

Le pied

 

Un métal ?

Le cuivre. Sa couleur me fait penser aux routes non bitumées de Man.

 

Un des 7 péchés capitaux ?

La paresse. La vie tourne au ralenti à Man.

 

Un des cinq sens ?

Le goût. Goûter au calme de la nature et capter tous les endroits magnifiques.

 

 Une pièce de la maison ?

La terrasse pour le grand bol d’air frais, le calme.

 

J’espère que vous avez apprécié l’escapade. Avez-vous voyagé récemment ?

 

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La parisienne et le highlander, sélection romance – Prix des auteurs inconnus

Roman concourant au Prix des auteurs inconnus 2017, catégorie romance.

Anaïs de Malincourt, jeune femme de 24 ans, vient de perdre son grand-père, l’unique famille qui lui restait. Entourée de sa bande d’amis, la tribu du 54 Ter, ces habitants de l’immeuble situé dans la rue du Cherche-midi à Paris, elle essaie de ne pas broyer du noir. Côté amour, c’est le néant. Elle n’a connu que des flirts.

Iain Mac Kelloch’, jeune homme de 32 ans, aîné d’une dynastie écossaise, est heureux en affaires, en amour par contre c’est autre chose. Une passion a refroidi ses rapports avec les femmes. Il est le maître de Thuata, l’un des plus beaux et des plus mystérieux domaines écossais.

Une femme et un homme, deux mondes distincts qui vont s’entremêler pour une mission commune : retrouver le Stùr Rionnag, la vie sur Terre en dépend. Une mission qui n’est pas sans embûches puisqu’une société secrète, la SEO le recherche également. D’après la légende, le Stùr Rionnag aurait des vertus thérapeutiques insoupçonnables. La société aimerait l’analyser et faire breveter leurs recherches. 

Anaïs et Iain vont alors devoir déchiffrer des mystères pour découvrir des secrets vieux de plusieurs siècles, remonter leurs arbres généalogiques, décrypter les armoiries et biens rares de leurs familles, exercer leurs dons singuliers pour localiser le Stùr Rionnag. Le lecteur est embarqué dans une folle aventure et il ne s’en plaint pas. On remonte le temps, on découvre des faits historiques. Ésotérisme et fantastique se joignent. Mélange intéressant mais on se perd un peu dans les mystères et les longueurs.

Ce roman obéit docilement aux clichés de la romance. Notre héros est riche et beau comme un dieu, il n’a qu’un léger défaut physique, notre héroïne n’est pas en reste. Elle est belle comme une sirène. Elle a des courbes voluptueuses. Homme comme femme salivent à leur passage. La jalousie va d’ailleurs être leur compagne attitrée. Les crises de jalousie du highlander m’ont un peu agacée. 

L’attirance est palpable dès leur première rencontre. On assiste à un coup de foudre “sexuel”, l’amour vient par la suite. L’érotisme est très présent, rêves érotiques et ébats sensuels peuplent le récit et tombent parfois dans le vulgaire. Je déteste le mot « baiser » dans le sens d’ébats sexuels. Je ne le trouve pas poétique.

Je redoutais ma lecture vu que je déteste les gros pavés mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup apprécié le mélange romance / aventure. Le cliffhanger m’a légèrement ennuyée parce que c’est un vieux scénario des novelas. L’auteure a manqué d’originalité sur ce coup selon moi mais ça ne m’a pas ôté l’envie de découvrir le tome 2.  

Que dire de la forme de l’oeuvre ?

Le registre soutenu est utilisé et convient bien au contexte de l’oeuvre. On croise quelques mots familiers et désuets. J’ai ajouté de nouveaux mots à mon dictionnaire personnel.  Les descriptions sont nombreuses et lassent par moment.

Quelques coquilles ont résisté avec force et détermination à l’épreuve de la correction :

  • Si tu tiens à garder ton job dans ton journal, saches que je suis prêt – page 218
  • Tes yeux lancent des éclairs vert – page 389
  • Tu as été notre raison de survivre, ne l’oublies jamais -page 656
  • Ne la perd pas – page 764

 

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Existe en format Kindle et Broché

Lien d’achat : ICI

 


 

Avez-vous des recommandations  de romans qui mêlent aventure et romance à me faire ?

Merci d’avance.

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Africa Tour Challenge – 24 heures à Yamoussoukro

Vivre c’est être curieux, découvrir.

Vivre c’est voyager.

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Je trouve inadmissible de ne pas connaître les grandes villes de son pays. Avant de lancer la pierre aux autres, j’ai régularisé ma situation. Je suis enfin allée à Yamoussoukro !

J’ai voyagé à bord d’un car de la compagnie UTB. 3 heures de route. Voyage ni pénible, ni ennuyeux car le car climatisé diffuse des films. 

J’ai passé 24 heures à Yamoussoukro et je vous invite à visiter cette ville pour la quiétude qu’elle transporte. L’idéal pour se retirer du tumulte de la vie. 

Si un jour, vous disposez de 24 heures et désirez les dépenser généreusement à Yamoussoukro, voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter

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  1. Tu séjourneras à l’hôtel Fanon

On m’avait recommandé le Royal Hôtel mais je n’ai pas assez vite effectué ma réservation. L’Hôtel Fanon a aussi de bonnes recommandations et le coût de la nuitée est abordable. J’ai payé 15 mille francs CFA (environ 22 euros). Chambre et salle d’eau propres, la climatisation marchait, la télévision également. La serviette de douche n’était pas immaculée mais bon je ne comptais pas vraiment sur elle.

escapade à Yamoussoukro

2. Tu déjeuneras au Quai

L’hôtel Fanon a un restaurant. Il s’appelle le Quai. Il offre une vue sur un lac.

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J’ai dégusté une soupe de poulet avec de l’attiéké pour seulement 3000 francs (environ 5 euros). C’était trop bon ! Le cuisinier est doué. 

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3. Tu t’émerveilleras à la Basilique Notre Dame de La Paix

Je l’apercevais de loin quand je partais à Daloa, Korhogo. Je l’ai enfin vue de près et elle est magnifique ! Imposante, sublime. C’est une charmante dame, une Doña. Elle garde précieusement son intimité. Les photos ne sont donc pas permises à l’intérieur.

Extérieur de la Basilique Notre Dame de La Paix

 

La visite m’a coûté 500 francs CFA (moins d’un euro). La superbe guide nous a livré tous les secrets de construction de cette magnifique Basilique bâtie sur 130 hectares. Les travaux ont duré 10 ans. L’intérieur de la Basilique peut accueillir 18 mille personnes, l’esplanade 150 mille personnes et les parvis 30 mille personnes.

C’est la Basilique la plus haute du monde grâce à sa coupole. 

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Au sommet de la coupole, figure une colombe, symbole  de la paix.  

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Je salue la finesse d’esprit du premier président de la République de Côte d’Ivoire et le travail de tous les ouvriers. Chaque disposition de vitrail, des sièges a un sens. Le vitrail du péché originel fait face au baptême de Jésus par exemple. 

Les sièges à l’intérieur de la Basilique sont disposés en cercle pour dire que le Christ est universel, il n’a ni commencement ni fin.

Intérieur de la basilique notre dame de la paix

Il y a un beau jardin inspiré des jardins de Versailles. 

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4. Un tour rapide au lac des caïmans tu feras

Il faut savoir que les transports en taxi dans la ville coûtent 200 francs, 500 francs et plus pour les longs trajets. J’ai donc payé 200 francs pour me rendre au lac des caïmans après la visite de la Basilique. Les caïmans sont assez dangereux alors j’ai observé l’un d’eux de très loin. Excusez-moi mais je tiens à ma vie. 

 

5. La paix, tu en feras ta quête 

Faites un tour à la fondation Houphouet Boigny pour la recherche de la paix. 

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La Fondation a pour principales missions :

  • l’établissement d’une culture de paix au niveau national et international ;
  • la préparation, la formation à la citoyenneté et à son exercice à tous les niveaux ;
  • la mise en place de mécanismes et institutions d’établissement et de renforcement de la paix ;
  • la création d’un cadre de dialogue, d’échanges entre les nations, les communautés, les générations, la société civile et les organisations non gouvernementales.

Elle a abrité le règlement de plusieurs conflits. La visite guidée m’a coûté 600 francs CFA (1 euro). J’ai pu visiter les différentes salles des conférences, le salon d’honneur qui a accueilli Nelson Mandela et Michael Jackson lors de leurs visites. Le décor est luxueux et discret. 

Un hall retrace le parcours et les idéaux de paix du président Houphouet Boigny en peinture, photographie.

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Sculpture du président Houphouet Boigny. Son nom Boigny signifie bélier dans sa langue

 

La fondation dispose d’une bibliothèque et d’une librairie. J’y ai acheté deux œuvres que vous verrez plus bas. 

 

6. Tu goûteras au Mimosa 

A défaut de ne pas pouvoir séjourner à l’hôtel Président, vous pouvez au moins déguster des cocktails à leurs bars. Je vous recommande le Mimosa. C’est un cocktail sans alcool, il est hyper bon !

 

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7. A Lavikam, tu dîneras

Lavikam est un maquis situé à quelques mètres de l’hôtel Fanon. J’y ai mangé un bon poisson braisé avec de l’attieke. J’ai dépensé 3000 francs (environ 6 euros)

 

8. Les parlementaires, tu éviteras

Il n’est pas possible de visiter l’intérieur. Ne perdez pas votre temps à y aller vu qu’il est excentré. 

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9. Les centres du savoir, tu découvriras

Yamoussoukro forme l’élite de demain. Il y a le lycée scientifique, le lycée Mamie Adjoua et l’Institut National Polytechnique Houphouet Boigny (INPHB). J’ai failli ne pas visiter l’INPHB mais une amie, ancienne étudiante, m’a dit que c’était un sacrilège de visiter Yamoussoukro sans passer à l’INPHB. J’y suis donc allée et ai été éblouie par la grandeur de l’INPHB. Il y a l’INP Nord, Sud, Ouest, Centre. J’ai visité de long en large le Centre, fait un rapide tour au Nord, vu de loin le Sud.  

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INP Centre qui abrite l’ESCA. On aperçoit l’INP SUD 

 

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INP NORD – Section Agronomie

 

 

10. Chez Facebook, tu prendras un verre

Ce bar n’a rien d’extraordinaire. C’est juste son nom qui m’a interpellée. Connaissez-vous des bars qui s’appellent Facebook ?

Posez-vous là et likez la musique zouglou, likez votre verre de Coca, partagez le si vous le voulez.

 

Maintenant que vous avez vos 10 commandements en poche, et si je vous montrais le portrait chinois de cette belle ville ?

 

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Si Yamoussoukro était…

 

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La colombe, symbole de paix, de pureté. 

 

Une couleur ?

Le marron. Yamoussoukro est rassurant, on s’y sent bien. C’est une ville pleine de douceur.

 

 

Un signe de ponctuation ?

Le point d’exclamation. Les édifices sont majestueux, il n’ y a pas d’embouteillage ! 

 

Un des 7 péchés capitaux ?

La paresse. La ville nous donne l’envie de paresser. 

 

Un des cinq sens ?

La vue pour capter tous les endroits magnifiques.

 

Une pièce de la maison ?

Une salle de bains relaxante. 

 

Un moyen de transport ?

Le vélo. Découvrir le monde autour de soi en prenant son temps.

 

Une partie du corps humain ?

La tête. Yamoussoukro est un centre de réflexion. Des écoles prestigieuses y sont. Les autorités gagneraient à rendre effective cette capitale politique. Cela désengorgerait Abidjan. 

 

Un type de nage ?

La brasse. Accessible mais complexe.

Une forme géométrique ?

Le cercle. La Préfecture fait face à la

                         Fondation pour la recherche pour la paix

                     L’Hôtel Président fait face à 

                  La Basilique Notre Dame de la paix

Ces édifices forment un cercle et leurs premières lettres rappellent le Président Félix Houphouet Boigny.

 

J’espère que vous avez apprécié l’escapade. Avez-vous voyagé récemment ? Où étiez-vous ?

GM signature

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L’île sous la mer : la soif de liberté

Mon challenge littérature sud-américaine se poursuit. Honneur à une auteure chilienne aujourd’hui.

L'île sous la mer par Allende

1770, Saint-Domingue.
Zarité Sedella, dite Tété, a neuf ans lorsqu’elle est vendue comme esclave à Toulouse Valmorain, jeune français tout juste débarqué pour prendre la succession de son père, propriétaire terrien mort de syphilis. Zarité va découvrir la plantation, avec ses champs de canne à sucre et les esclaves courbés sous le soleil de plomb, la violence des maîtres, le refuge du vaudou. Et le désir de liberté. Car entre soldats, courtisanes mulâtres, pirates et maîtres blancs, souffle le vent de la révolte. Lorsque Valmorain, réchappé de l’insurrection grâce au courage et à la détermination de son esclave, parvient à embarquer pour La Nouvelle-Orléans, Tété doit le suivre.
Mais la lutte pour la dignité et l’émancipation ne peut être arrêtée…

 

l'Afrique écrit

Parfois, j’ai envie de penser que l’esclavage n’a jamais existé, que des humains n’ont jamais infligé les pires souffrances physiques et morales à d’autres êtres humains. Je ferme les yeux, imagine ce monde sans esclavage. Puis, la réalité me frappe en plein visage. Les chants des morts en mer, des femmes violées, humiliées, des rebelles torturés résonnent.

L’île sous la mer relate ce crime contre l’humanité. A travers les yeux de Tété, on imagine ce qu’ont dû vivre les milliers de noirs déportés, réduits en esclavage. On salue leur révolte, leur combat pour la restauration de leur dignité.

J’ai beaucoup appris sur la hiérarchisation de la société en fonction du degré de sang blanc qui coule dans les veines, les origines de Haiti et Toussaint Louverture, la Louisiane. C’est un roman  fort sur la révolution des esclaves, leur soif de liberté, leur désir de rester attaché à leur culture malgré la domination occidentale.

Plusieurs portraits de femmes sont faits  :

  • Adèle, femme timide qui accepte de vivre son amour avec un homme blanc dans l’ombre puisqu’elle est noire
  • Violette, femme sensuelle, courtisane mulâtresse avide de richesse qui désire les hommes plus qu’elle ne les aime
  • Tété, l’esclave, femme-objet pour son maître, qui vit pour connaître un jour la liberté. 

 

A travers elles, on suit la condition des femmes à cette époque comme l’indique cet extrait de dialogue :

– Tout le monde veut être libre

– Les femmes ne le sont jamais, Tété. Elles ont besoin d’un homme qui prenne soin d’elles. Lorsqu’elles sont célibataires, elles appartiennent à leur père et lorsqu’elles se marient, à leur époux. 

 

J’ai apprécié la diversité des profils psychologiques des personnages : femme timide, femme sensuelle, femme cupide, homme lâche, violent, courageux, compatissant, combattant.

Ce roman est une ode à l’amour passion. Divers couples se forment au fil du récit. J’ai été touchée par celui de Gambo et Tété et celui qu’a éprouvé Etienne pour Violette. Il l’a aimée et épousée malgré son statut de courtisane mulâtresse. 

C’est aussi un hymne à l’amour maternel, que l’enfant soit issu de nos entrailles ou non.

Il y a une chose qui m’a fait grincer les dents :  l’inceste qui se déroule dans le dernier quart du roman. 

J’ai lu un roman riche tant par les thèmes qu’il aborde que par les sentiments qu’il fait naître. Le lecteur passe de la haine à l’amour, de la joie à la tristesse, de la peur à la sérénité, de la lâcheté au courage, de la détermination à la résignation. 

J’ai passé un bon moment de lecture. Nul doute qu’il en sera de même pour vous. 

 

La citation à méditer 

Je n’aime pas l’esclavage, je vous l’assure, et j’aime encore moins vivre ici, mais il faut bien que quelqu’un dirige les colonies pour que vous puissiez sucrer votre café et fumer un cigare. En France, on profite de nos produits, mais personne ne veut savoir comment on les obtient. Je préfère l’honnêteté des Anglais et des Américains […]

 

Que lisez-vous en ce mercredi ?

Quel roman sur l’esclavage vous a fortement remué ?

 

signature coeur graceminlibe

 

 

 

 

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Voyageuse, sélection romance – Prix des Auteurs Inconnus

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2017 dans la catégorie romance

 

À 18 ans, Kanyin vient de terminer son lycée avec brio et ne tient plus en place à l’idée d’entrer enfin à l’université.
Toutefois, lorsque sa mère lui annonce qu’elle doit passer ses vacances au Bénin, auprès de son père, sa bonne humeur s’évapore. Ce dernier étant constamment accaparé par son métier de chirurgien, la jeune fille s’attend à deux mois d’ennui et de solitude.
Elle ne prévoyait certainement pas retrouver un vieil ami d’enfance dans une situation plus qu’inattendue : dans le coma.
Et elle s’attendait encore moins à ce qu’en le touchant, elle se retrouve projetée dans un endroit des plus étranges…

 

l'Afrique écrit

Quel plaisir de retrouver les terres de l’Afrique dans un roman ! L’Afrique et ses chaleurs excessives, ses mets, ses animations.

Au Bénin, l’auteure nous construit un univers fantastique. Avec un style fluide, un ton dynamique, une maîtrise de la langue française et de la culture chinoise, elle nous convainc de participer à l’aventure de Kanyin. On se coupe donc du monde réel, se laisse transporter jusqu’à la prison des âmes.

Là-bas, Kanyin retrouve son ami et amoureux secret Jun. Il n’est pas le seul prisonnier. Comment libérer toutes ces âmes perdues ? Kanyin parvint à trouver la solution. On est plongé dans l’astrologie chinoise, initié à l’art des runes. N’ayant jamais entendu parler des runes, j’étais un peu perdue au début.

Les turbulences s’annoncent. Il y a de l’action. Impossible de fermer l’œil avec de telles secousses. Tout ne se passe pas comme prévu. La tristesse pointe le bout de son nez lorsque des compagnons de Jun disparaissent.

L’histoire se focalise sur l’héroïne principale : Kanyin qui d’ailleurs est une fille forte, déterminée. J’aurais voulu en savoir plus sur Jun, Kaido, Xin Yi, Alisha. Vu qu’on en est qu’au premier tome, je pense que mon envie sera satisfaite dans la suite.

Voyageuse est classé dans la romance. Il y a effectivement une relation d’amour mais elle n’est pas très développée. Elle n’est restée qu’au stade des prémices. La relation n’est pas vécue. Le récit prend fin au moment où Kanyin et son amoureux se retrouvent. Je suis restée sur ma faim.

Voyageuse est un roman presque parfait tant sur le fond que sur la forme. Je n’ai noté en effet qu’une coquille, une faute de conjugaison : nous nous mirent (page 160/379)

Il aurait été un coup de cœur s’il avait rempli tous mes critères comme être submergé par les émotions, me séparer difficilement des personnages, ressentir un grand vide à la fin. 

C’est une lecture très divertissante, prenante. L’auteure a réussi à créer l’envie de lire le Tome 2. N’hésitez pas à réserver votre place sur le prochain vol !

des-details-sur-loeuvre

Éditeur : Createspace Independant platform
Date de parution : 12 Juillet 2017
Nombre de pages246 

Lien d’achat : ICI

 

signature coeur graceminlibe

 

 

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Enfin lu Le convoi de Marijosé Alie – Prix Ivoire 2016

Le convoi a remporté le Prix Ivoire 2016. J’ai attendu qu’il sorte en livre de poche pour pouvoir le lire et je trouve d’ailleurs que la couverture du format poche représente mieux le décor de l’oeuvre.

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À Campan, minuscule fin fond de l’Amazonie, il y a Marie qui marche et prie pour sa mère qui n’a jamais souri. Félicité qui tient son bazar, aime les hommes et s’occupe de tous les enfants du quartier. Tiouca, le guerrier blanc qui cherche l’oubli, Jonathan le fils révolté du procureur, Suzanne et son histoire. Il y a la vieille, un peu de monde et la vie indolente et chaotique au rythme du soleil, de la grande forêt, du tumulte du fleuve. Il y a aussi le signal de Lulla, fils de chaman. Julie la Parisienne qui n’a peur de rien sauf d’elle-même et Maïla, mannequin sur le déclin, qui arrivent. Et ce frémissement dans l’air, les rumeurs terribles et persistantes qui viennent de partout. D’un convoi qui se déplace dans la brousse avec le pressentiment des vies qu’il va bouleverser. 

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En fermant ce roman, je me suis demandé quoi écrire dans ma chronique. Le convoi est un récit fantastique étrange. Il n’est pas fait pour être raconté, plutôt pour être vécu… 

Le paysage du récit m’est inconnu, les personnages sont nombreux et s’expriment tous. Ils sont amérindiens, brésiliens, français… De prime abord cela déconcerte mais leurs singulières histoires captivent. Chacun porte un fardeau, a un manque à combler. Chacun a une tristesse qui chante au fond de son âme. Une tristesse qui émeut et qui nous lie d’une certaine manière à eux. 

L’intrigue du roman est axé sur le convoi qui se déplace. Un convoi mystérieux pensé par Alakipou qu’on appelle le Poète. C’est lui qui a rassemblé toutes ces personnes venant des quatre coins du monde dans cette jungle amazonienne. Quel est son but ? Fait-il du trafic de drogue ou du trafic humain ? Les indices sont flous, voire complexes mais je n’ai pas lâché le livre parce que la plume de Marijosé Alie est envoûtante. 

Elle a une maîtrise parfaite de la langue de Molière. Son style est riche, poétique. En tant que jeune auteure, j’ai beaucoup appris. Les escales (chapitres) dans ce voyage sont courtes et permettent de ne pas s’ennuyer. 

Elle fait chanter les mots. Elle exprime le désir sexuel féminin, souligne le brassage des cultures, appelle à l’acceptation des différences, à la connaissance, au respect de l’autre et de la nature. 

Ce qui fait la force de cette oeuvre c’est la diversité des personnalités. Chaque personnage apporte un ingrédient indispensable : Alakipou apporte le mystère, Félicité apporte l’amour, Jonathan apporte la rébellion, etc…

J’ai beaucoup apprécié les personnages en particulier Félicité et Tiouca.

J’ai été un peu déçue par le contenu du convoi. Je m’attendais à quelque chose de plus grandiose.

Le convoi est un sympathique roman. Une lecture idéale pour ceux qui aiment l’étrangeté, les romans d’aventures, les histoires peu communes. 

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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  • Broché: 392 pages
  • Editeur : HC éditions (7 janvier 2016)
  • Collection : ROMAN

 

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Pocket (5 janvier 2017)
  • Collection : BEST

 

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La cueilleuse de thé, portrait d’une femme forte

Couverture Cueilleuse de thé

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

l'Afrique écrit

J’ai éprouvé beaucoup de peine pour Pokonaruya, cueilleuse de thé, victime d’un mariage arrangé. Elle est brimée par sa belle-mère et son époux de pacotille Datu-Guemi, un homme détestable au plus haut point. J’ai adoré la punition qu’a réservé Shemlaheila à ce dernier. Cet homme méritait le pire, il a humilié tant de femmes !

J’ai admiré la force de Shemlaheila, son NON catégorique face à la fatalité. Elle sait qu’elle a le pouvoir de changer son destin, celui qu’on colle par facilité aux femmes. Elle veut vivre sa vie, ses rêves et elle s’en donne les moyens même quand le parcours est difficile.

C’est une femme attachée à ses racines, forte, courageuse, une féministe comme on les appelle aujourd’hui. Elle est déterminée et non bornée. Elle réajuste ses ambitions quand il le faut. 

Avec elle, j’ai revu mon aventure d’immigrée, le bonheur des rencontres, la richesse d’une culture différente de la mienne. 

Plus tard, viendraient l’exaltation du retour, la joie de son enrichissement, la gratitude pour ce qu’elle était devenue. Elle n’avait pas seulement appris la langue, elle n’avait pas seulement engrangé des connaissances, elle avait appris la liberté d’être femme.

Son histoire d’amour n’était pas évidente. L’auteure m’a mise sur une fausse piste, a réussi à créer la surprise. Eh oui, une histoire d’amour peut en cacher une autre.

Par contre, je suis restée sur ma faim. Il y a quelques instants d’amour mais ils sont brefs. J’aurais voulu en savoir plus sur l’histoire d’amour de Shelma et D.

J’ai moins aimé la fin, je l’ai trouvé très précipitée.

Le livre est plutôt axé sur la quête d’indépendance de Shelma que sur l’amour. Ce n’est pas de la romance mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du romantisme. 

Cueilleuse de thé est très complet en terme de romantisme. Il en respecte les thèmes et principes à savoir la mélancolie, la nostalgie, le moi en souffrance, la nature, le désir de fuite, le voyage, le rêve et la spiritualité.

 

CONCLUSION : Ce livre nous rappelle les conditions des femmes dans le monde qui doivent être améliorées. Les femmes doivent pouvoir jouir de leurs droits, les hommes doivent arrêter de croire que le corps des femmes leur appartient, les jeunes filles doivent étudier et non se marier si tôt.

Ce roman est à lire et à faire lire à toutes les femmes qui luttent pour que d’autres femmes soient libres et heureuses. 

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