Publié dans Panaché

Errons de blog en blog #4

Montage créé avec bloggif

Contente de vous retrouver une 4ème fois pour une balade de blog en blog. Je suis allée en promenade et je ne suis pas revenue les mains vides; j’ai déniché plein de coups de cœur que je vous invite à découvrir.

Dimanche

J’ai été ravie d’apprendre que la Bande Dessinée de l’Attentat était disponible. J’ai beaucoup aimé ce roman de Yasmina Khadra. Merci Ju lit les mots pour la diffusion de cette bonne nouvelle.

Lundi

 Seulement si tu en as envie de Bruno Combes est un coup de cœur de Rose.

C’est un roman magnifique, qui dès les premières pages nous entraîne dans l’histoire de Camille pour ne plus pouvoir  lâcher le livre, avant d’avoir lu le mot fin. C’est écrit avec beaucoup de délicatesse et de douceur, j’ai beaucoup aimé la plume et le style de l’auteur.

Mardi

Que la lumière soit ! Que Justice  soit lu !

Qu’y-a-t-il de commun entre « rester vivant, les éleveurs de chèvres afghans, Bill Clinton et Kant » ?
Réponse : le philosophe Michael J. Sandel.
Professeur de philosophie à l’Université de Harvard, il excelle à interroger les questions contemporaines du droit, de la politique, de la moralité, de la liberté…
Si vous cherchez une réflexion sur la société humaine et le genre humain, butinez ce qui vous intéresse à travers les mille anecdotes et réflexions de ce livre…

Mercredi

Sandra Ganneval… J’ignorais ce nom jusqu’à ce jour. Kobo Writing Life a interviewé cette auteure et vous pouvez la lire ici.

Vendredi

Mamzelle Doc se livre à un récapitulatif de ces coups de cœur de l’année et elle le fait avec de jolis mots. 

N. Vogt Osli, Mon heure viendra

On pressent la fin dans le dernier tiers du roman mais elle reste tout de même saisissante et invite à réfléchir sur l’influence de l’enfance dans le devenir des hommes mais aussi sur tous ces petits riens du quotidien qui font déraper une vie … ou pas. Moi qui ne suis pas très adepte de science-fiction, j’ai dévoré ce livre ! Mon seul regret est que la couverture, même si elle prend tout son sens à la lecture du roman, n’est ni très jolie ni très attractive.

C.L. Marguier, Le faire ou mourir

J’ai surtout aimé que la fin soit très originale et qu’elle nous fasse toucher du doigt la fragile frontière entre l’horreur et l’espoir, frontière qui peut décider de tout un destin. Le faire ou mourir est un premier roman étonnant pour une jeune romancière, c’est un roman à la fois sensible et sombre dont l’étrange titre prend tout son sens à la fin.

S. Germain, L’Inaperçu

Dans L’Inaperçu, tout est affaire de re-construction, au sens premier du terme : que ce soit après un deuil, ou après un drame comme seule la grande Histoire sait si bien en provoquer, ou tout simplement après  les ratés de la vie, chacun des personnages est mu par une quête de son Moi profond, indispensable à re-trouver, indispensable à « réparer » pour vivre encore, coûte que coûte.

L. Christopher, Lettre à mon ravisseur

J’ai adoré ce récit qui m’a fait vibrer avec les deux protagonistes. L’auteur, Lucie Christopher, réussit le tour de force de nous plonger en quelques mots dans ce désert dont, a priori, nous lecteurs occidentaux ne connaissons pas grand chose mais dont nous ressentons presque l’écrasante chaleur. Ainsi, on se retrouve dans le même désarroi que Gemma, à devoir apprendre de manière empirique comment on (sur)vit et à surmonter nos peurs les plus enfouies. Le dispositif narratif mis en place (une longue lettre de Gemma à Ty) nous place dans le plus intime d’une relation complexe entre deux êtres seuls au monde que tout oppose et que tout relie en même temps. Lettre à mon ravisseur est un  texte organique, vibrant, qui dépeint la pire des horreurs dans le plus époustouflant des paysages.

Journée coup de cœur également  pour Hammaily avec IN THE AFTER de  DEMITRIA LUNETTA

J’ai beaucoup aimé ce livre. Non. Je l’ai même adoré ! J’ai trouvé que l’intrigue était bien menée, que la plume de l’auteure était agréable, légère et facile à lire. L’histoire est totalement addictive et on ne voit absolument pas les pages passer ! A chaque fin de chapitre je voulais commencer le suivant !

J’espère que cette promenade vous a plu. Lequel de ces livres allez-vous certainement acheter ? 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les anges meurent de nos blessures.

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Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l’Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant.

Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l’argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d’une femme.

De Nora à Louise, d’Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie.

Mais dans un monde où la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l’amour se met parfois en grand danger, l’amitié aussi…

Avec des phrases percutantes, Yasmina Khadra déballe une profonde réflexion sur le genre humain.

Dans les années 20-30, une race se disait ouvertement supérieure aux autres. Il est dommage de voir qu’en 2015, les choses n’ont pas vraiment changé…

L’auteur peint la vie de misère qui s’attache à nos pas, ces circonstances fâcheuses qui ne nous lâchent pas.  A travers tous ces visages en souffrance qu’il nous fait voir, on lit ceci : le pauvre ne demande rien de mirobolant, il veut juste une vie décente

La quête sentimentale de Turambo nous fait explorer les différents obstacles que rencontre l’amour. Avec Nora, notre héros connaît l’amour pubère, un amour qui lui est arraché par sa famille car il ne peut pas offrir à sa belle le destin qu’elle mérite.

Avec Louise c’est le coup de foudre, un amour qu’on lui interdit de développer parce qu’il n’appartient pas à la classe de la jeune demoiselle.

Avec Aïda c’est l’amour délicat; une affection mal interprétée, un amour qui n’est pas réciproque. C’est un amour que Turambo doit également abandonner car la jeune dame dont il s’est épris ne veut pas dépendre d’un homme, ne veut pas d’une autre vie que ce qu’elle a.

Avec Irène c’est l’amour passion, un amour qu’on lui demandera de mettre de côté parce que carrière et vie de famille ne font pas bon ménage…

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L’auteur décrit des personnes  qui aveuglées par la cupidité et le vice ont perdu leur humanité.  Il nous interpelle sur notre quête de l’ascension sociale, met l’accent sur l’importance d’une famille.

Tu peux avoir autant de patries que tu veux, si tu n’as pas de famille tu n’es personne.

Encore une fois, je n’ai pas été déçue de Yasmina Khadra et je m’apprête à lire une autre de ses œuvres.

J’hésite entre l’Equation africaine et la Part du mort. Quel titre attire votre curiosité?

Grâce Minlibé,

Auteure de Chimères de verre

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’attentat – Yasmina Khadra

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Subjuguée par «Ce que le jour doit à la nuit », j’ai voulu découvrir une autre œuvre de Yasmina Khadra. Mon choix s’est porté sur «l’attentat » vu sa quatrième de couverture très alléchante et l’avis positif de plusieurs passionnés de lecture.

Il y a des livres qui ne lisent pas mais qui se vivent et Yasmina Khadra a cette facilité à faire vivre les histoires qu’il raconte. Est-ce parce qu’elles ont un fond historique, traitent de sujets d’actualité, de rapports humains ou est-ce dû au langage poétique de l’auteur?

Je dirais que c’est un condensé de tout cela.

A travers ce livre, j’ai été plongée dans un conflit que je regarde souvent de loin parce que je ne suis ni juive ni palestinienne. Combien de fois sommes-nous indifférents à ce qui nous entoure parce qu’on ne s’y reconnait pas…

J’ai été bouleversée par la perte d’Amine,  son amour inachevé,  la vision de la vie de tous ceux qui se considèrent comme des martyrs; j’ai vu jusqu’où la perte de dignité, la rancœur, l’incompréhension, l’ignorance de l’essentiel de l’autre peuvent mener.

Je me suis rendue compte que rien, absolument rien ne peut arrêter la détermination d’un homme ou une femme.

La mort est dans chaque recoin de ce livre mais j’y ai perçu cet appel à protéger notre vie et  à considérer la valeur de celle de l’autre.

J’aurais voulu une autre fin, plus heureuse mais bon vouloir une autre fin c’est fermer la porte à la réalité…

Avez-vous lu ce livre ? Dites-moi ce que vous en avez pensé

Si vous ne l’avez pas encore lu, inscrivez-le dans votre liste. Vous ne serez pas déçus.

Le résumé du livre ci-dessous

Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. Le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, est appelé d’urgence pour examiner le corps de la kamikaze : il découvre avec stupeur qu’il s’agit de sa propre femme. Comment admettre l’impossible, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel ?

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Ce que le jour doit à la nuit

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

Quand un livre fait partie du Top 10 d’une écrivaine talentueuse, il faut chercher à savoir pourquoi…

Quand un livre traite de l’un de vos thèmes préférés, il est indispensable d’aller à sa rencontre.

Je suis donc allée à la rencontre de «Ce que le jour doit à la nuit » et je ne suis pas revenue bredouille.

L’histoire débute en Algérie dans les années 30, l’époque est lointaine, le pays nous est étranger mais les réalités que le livre décrit ne me sont pas inconnues.

La fatalité, la pauvreté, le fait d’espérer fortement quelque chose et de ne récolter que tristesse et tourment.

Espérer, croire en un futur meilleur, persister puis abandonner parce qu’à bout de force.

J’ai soupiré à chaque page tournée parce que les tourments du père de Younes (le narrateur) m’ont ramenée à mon propre vécu. Comme Younès j’ai eu à dire : «Ce n’était pas une vie; on existait, et c’est tout »

Lire cette tristesse et cette incapacité à changer son destin m’auraient épuisée s’il n’y avait pas eu l’apparition du premier amour contrarié par une curiosité sexuelle, un amour innocent qu’il faut cependant taire parce qu’il a le goût de l’interdit.

J’aurais voulu réécrire la vie de Younes et d’Emilie mais hélas il y a des choses que l’on ne peut point changer…

Ce livre est entré dans mes favoris. Fait-il partie du vôtre ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner votre avis.

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