Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Pourvu que la nuit s’achève…

Lorsque Zeba est retrouvée devant chez elle, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu’elle l’a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal était devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette épouse et mère de famille dévouée est-elle vraiment capable d’un tel crime ? Présumée coupable, Zeba est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants.
C’est à Yusuf, fraîchement revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d’origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l’exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Quel terrible secret cache-t-elle ? Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour braver un système judiciaire corrompu et faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court.

l'Afrique écrit

 

Un livre nous permet de nous retrouver mais aussi de découvrir l’autre. Je découvre ailleurs en lisant. Aujourd’hui, cap sur l’Afghanistan.

L’auteure nous décrit une société où c’est un fardeau de naître femme. La femme a toujours tort, sa parole n’a aucune valeur, elle est condamnée avant d’être jugée. En lisant l’histoire de Zeba et toutes celles de ces femmes incarcérées à Chill Mahtab, le cœur saigne parce que la fiction n’est pas très loin de la réalité.

Victimes de violence conjugale, de tragédie, d’emprisonnement abusif. Ces femmes ne s’appartiennent pas, l’autorité religieuse et familiale décide pour elle. Le pire c’est de constater qu’elles sont bien souvent plus en sécurité en prison qu’à l’extérieur.

Les hommes chérissent leur virilité comme un cadeau du ciel /

Car sans ces attributs, la justice est rapide et cruelle

J’ai apprécié ces femmes courageuses qui se soutiennent notamment Zeba qui endosse le rôle du suspect pour soutenir une autre femme. J’ai été vraiment touchée par le destin de Layli, cette petite fille à qui un homme a volé l’innocence.

Il y a encore tant de choses à faire pour que les femmes ne soient plus traitées en êtres inférieurs…

Pourvu que la nuit s’achève est un roman sombre et révoltant. J’ai apprécié ma lecture et la plume poétique de l’auteure. Je trouvais le roman long (54 chapitres), je l’ai lu à petites doses mais je pense que c’est le silence de Zeba qui m’agaçait. Mon rythme de lecture s’est accru lorsque j’en ai découvert la raison.

Quelques adorables citations ❤ ❤

Le mariage était un sport. Un match opposant l’amour à la haine. Le cœur comptait les points.

 

Tous ceux qui ont le cœur lourd peuvent devenir poètes, dit Zeba avant de fermer les yeux.

 

L’avez-vous déjà lu ? Si oui, j’aimerais bien connaître vos impressions. 

Si ce n’est pas encore fait, vous pouvez l’acheter en cliquant ICI

 

GM signature

 

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

7 commentaires sur « Pourvu que la nuit s’achève… »

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