Publié dans Interviews

A la rencontre de Carole Boucly

Hello my world !

Après avoir lu la formule du Nez, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Elle a gentiment accepté de se prêter au jeu de mes questions. 

 

Carole Boucly est-il votre vrai nom ou un pseudonyme ?

Carole Boucly est mon véritable nom. Je n’ai jamais souhaité prendre un pseudonyme, et c’est également une façon de rendre hommage à mon père qui est décédé quand j’étais enfant.

Si vous deviez vous définir en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Imagination, douceur et maladresse.

 

Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Je lis énormément depuis mon enfance, et chaque auteur s’inspire bien sûr de ses lectures, de ce qu’il voit, ressent, expérimente. Cela dit, je ne saurais citer des auteurs en particulier. Même si j’aime beaucoup Christelle Dabos, Mathias Malzieu, Yoko Ogawa ou encore Carole Martinez dont j’ai découvert les œuvres récemment, mon univers reste différent des leurs.

Sur quels thèmes auriez-vous du mal à écrire ?

Sans aucun doute, la violence, la brutalité, le viol… Je peux écrire des scènes sombres, mais traitées à ma façon et en évitant d’être crue, d’entrer dans le sordide.

 

Dévoilez-nous les coulisses du roman : quand avez-vous commencé à l’écrire ? Pourquoi ce focus sur l’odorat, les parfums ? Le choix des personnages ? Des difficultés rencontrées pendant l’écriture ?

J’ai écrit ce roman en 2015 pendant une période de chômage. Je voulais me lancer depuis longtemps mais sans trouver le temps et le recul nécessaire. J’avais notamment le personnage du Nez en tête et c’est autour de lui que j’ai pu construire toute l’histoire de mon roman.

J’ai toujours été fascinée par les créateurs de parfums, un métier qui s’apparente un peu à de la magie pour moi. Les odeurs ont un pouvoir très puissant, celui de vous plonger instantanément dans des souvenirs, précieux ou terribles.

En ce qui concerne Zoé, j’admire les longues chevelures rousses, c’est une couleur si lumineuse, bien que longtemps décriée. J’ai moi même été rousse un moment, et il faut bien avouer que les auteurs mettent une part d’eux-mêmes dans leurs personnages.

Je m’attendais à des difficultés durant l’écriture, mais finalement j’en ai affronté moins que ce que je pensais. J’ai simplement du faire face à une période un peu compliquée une fois arrivée à la moitié du roman, à peu près. Je me sentais comme essoufflée, bloquée, sans comprendre pourquoi. Et ça a duré le temps que je réalise que je devais changer une partie de la fin que j’imaginais. A partir de là, j’ai pu reprendre l’écriture sans aucun souci !

Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ? 

Je n’ai jamais vraiment été confrontée à ce problème. Le plus dur est effectivement de trouver la première phrase, mais ensuite les mots s’enchaînent assez naturellement.

 

Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, je suis en train de travailler sur mon second roman. Il est d’un genre différent, une enquête à la frontière du réel et l’imaginaire, mais plus sombre que « La formule du Nez ».

 

On vous propose d’écrire un roman à quatre mains. A quel auteur diriez-vous oui sans hésiter ?

Si je ne devais en citer qu’une, ce serait Christelle Dabos. Son travail est tout simplement extraordinaire !

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

  1. L’avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Je ne saurais pas en citer un en particulier, mais j’ai de nombreux livres de poche dans ma bibliothèque, ils sont tellement plus abordables que les grands formats !

 

  1. La gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

« La maîtresse des épices » de Chitra Banerjee Divakaruni. J’ai été fascinée par cette histoire à l’imaginaire envoûtant.

 Résultat de recherche d'images pour "La maîtresse des épices"

  1. La paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

 « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Un livre magnifique mais qui nécessite de la concentration et du recul.

Dans les forêts de Sibérie par Tesson

4.La luxure

Quel livre érotique vous a marqué ?

C’est un genre que j’avoue ne pas lire. Cela dit, j’ai été séduite par le résumé du « Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan » et je l’ai lu sans savoir qu’il n’était pas seulement un roman fantastique, mais aussi érotique ! Et comme l’histoire était vraiment bonne, j’ai passé outre ma surprise et au final, c’était un bon roman.

Le manuscrit proscrit de Nur Jahan par Correia

5. L’orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

C’est une question difficile ! Le personnage qui me vient en tête est Lord Asriel, de la saga « A la croisée des mondes ».

6. L’envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

« Les filles de l’astrologue » de Laurence Schaack et Françoise de Guibert. Je trouve l’histoire originale.

Les filles de l'astrologue, tome 1 par Schaack

7.  La colère

Quel livre vous a mis en colère ?

« Un bûcher sous la neige » de Susan Fletcher. Ce n’est pas le livre en lui même qui a suscité cette colère, mais bien de penser à toutes ces femmes assassinées pour sorcellerie, alors qu’elles étaient juste des femmes libres, fortes, avec pour toute magie des connaissances médicinales ! Des femmes qui faisaient peur à l’époque.

 Un bûcher sous la neige par Fletcher

Merci pour toutes ces belles découvertes, Carole. Dressons maintenant votre portrait chinois

 

Si vous étiez

Un épice, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "La vanille"Pour sa douceur.

 

Un arbre fruitier, ce serait… ? 

Image associée

 

Un dessert, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "Les crêpes Suzette"

Un délice !

 

Une heure de la journée, ce serait… ?

Image associée

L’heure magique où tout est possible.

 

Un personnage Disney, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "belle personnage disney en train de lire"

Pour son amour de la lecture.

 

Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "Les pyramides de Gizeh"

J’ai toujours été attirée par la mythologie égyptienne.

 

Merci Carole ! 😉 Avez-vous déjà lu les livres qu’elle a cités ?

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Interviews

Ndeye Fatou Kane, lectrice compulsive, jeune écrivaine

A jour exceptionnel, femme exceptionnelle.

Ce 8 Mars, j’aimerais vous présenter une femme inspirante : Ndèye Fatou Kane, 31 ans, célibataire depuis quelques mois, lectrice compulsive, jeune écrivaine qui s’essaie à l’écriture depuis quatre ans, supply chain manager. La lecture fait tellement partie d’elle, qu’elle a arrêté de compter le nombre de livres qu’elle lit par an. Les livres occupent une place centrale dans sa vie. 

Elle a bien voulu se prêter au jeu de mes questions sur le célibat, le monde du livre et des femmes. 

A quoi pourrais-tu associer ton célibat ?
Mon célibat du moment pourrait être associé à une volonté de mettre en place certains projets… Entre le travail et l’écriture, je n’ai presque pas de temps pour les loisirs, donc pas le temps à consacrer à une relation digne de ce nom … Mais j’ai espoir que le moment venu, les choses se mettront en place d’elles-mêmes. Ne dit-on pas que tout vient à point à qui sait attendre ?
Je ne me mets aucune pression, je crois au destin et quand celui-ci aura décidé d’activer ses forces invisibles, tout se fera …

Peut-on être célibataire et heureuse ? 
Il faut sortir du paradigme – imposé malheureusement par la société – qui stipule que pour les femmes, être heureuse et épanouie passe nécessairement par le couple. Je crois qu’avant de chercher le bonheur, il faut d’abord le trouver en soi. Et une fois que cela est fait, tout ce qui arrive par la suite ne sera que bonus. Donc oui, on peut être célibataire et heureuse !

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu n’es pas encore
mariée ?
Pas du tout … Comme je l’ai dit plus haut, la pression est forte au niveau des femmes pour se caser. Les questions toutes plus indiscrètes les unes que les autres, ne cessent de fuser, surtout lorsqu’on atteint la trentaine. J’ai 31 ans, je suis bien dans ma peau, j’ai des objectifs à atteindre, alors je ne me sens pas différente d’une femme qui est mariée et qui n’est peut-être pas heureuse … Les apparences sont souvent trompeuses.

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 
J’ai la chance d’avoir des parents et un entourage qui m’encouragent et me boostent dans toutes mes entreprises …. Je crois que si je n’avais pas eu cette chance, j’aurai été une toute autre femme, alors je remercie Dieu de les avoir à mes côtés.

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ?
A aimer ma personne, à faire preuve d’indulgence envers moi–même, et à mener à bien mes projets …

Quel mot d’encouragement adresserais-tu aux femmes qui souffrent
de la solitude, du célibat ?
A ne pas se mettre la pression et surtout à faire confiance au temps, qui résout tout.

Ton grand-père est un monument de la littérature africaine et tu es aussi écrivain. As-tu eu peur que l’on te compare à lui ?

La comparaison est inéluctable. Je suis fière de l’admiration qui émane des personnes découvrant qu’il est mon grand-père et qui me parlent souvent de l’impact qu’a eu son oeuvre dans leurs vies. C’est le but recherché par un écrivain, que ses œuvres transcendent le temps et les générations.
Au-delà du fait que nous soyons apparentés, il est une personne humble, généreuse, au parcours exceptionnel.
Cette comparaison me pèse parfois, car l’on s’attend à ce que je fasse la même chose que lui, ce qui est bien sûr impossible … Mais j’espère tracer ma route, et ne plus être vue comme une « petite-fille de … »

Ndeye Fatou Kane, petite-fille de Cheikh Hamidou Kane ou préfères-tu Ndeye Fatou Kane, tout simplement ?
Pourquoi pas Ndèye Fatou Kane, tout simplement ? Si je suis amenée aujourd’hui à pratiquer la même activité que lui, c’est juste un extraordinaire concours de circonstances. Donc Ndèye Fatou Kane, ça ira. 

Si Emmanuel Macron te propose de contribuer aux travaux de réflexion qu’il souhaite engager autour de la langue française et de la Francophonie accepterais-tu ?
La francophonie telle que je la conçois, devrait d’abord être culturelle, en ce sens où les pays partageant des locuteurs francophones devraient s’engager à promouvoir leurs cultures et procéder à un échange interculturel entre eux. Ces pays, pour la plupart africains, sont encore – reconnaissons le – sous le joug de la puissance colonialiste qu’est la France.

Tant que l’on ne revient pas aux fondamentaux de la francophonie et intégrer les pays africains qui ont la langue française en partage à l’évolution de cette francophonie, le débat sera faussé selon moi.
Ahmadou Kourouma disait bien qu' »Il a planté une case dans la cour de Molière… » Cette phrase résume tout. 
Alors non, je me vois mal collaborer pour une réflexion autour de la francophonie …

Tu es très engagée dans le monde du livre. Prévois-tu d’ouvrir à moyen terme une bibliothèque, librairie, maison d’édition ?
La lecture est ma passion il est vrai. Entre la pléthore de livres que je lis par mois, mon blog et le groupe Nous aimons lire que j’administre sur Facebook, sans oublier mes autres activités en dehors du livre, j’ai fort à faire … Il ne faut jamais dire jamais, mais je me donne le temps pour voir si je mettrai sur pied un projet ayant trait au livre.

Ta première œuvre date de 2014. Une autre œuvre est-elle en cours ?
Mon premier roman le Malheur de vivre est sorti en 2014. Je viens de publier Vous avez dit féministe?, un essai autour de la question du féminisme.

 

couv

 

Quelles sont les femmes qui t’inspirent ?
Il y a trois femmes que j’admire énormément, tant pour leurs trajectoires de vie que pour leur carrière : Mariama Bâ, Chimamanda Ngozi Adichie et ma mère …

 

Y a-t-il des auteures africaines dont tu aimes la plume et qui ne sont
pas assez médiatisées ? C’est le moment de leur faire de la pub 😀
Je pourrais citer à cet effet Soxna Benga, auteure sénégalaise qui n’est pas assez sous les feux de la rampe selon moi, Lola Shoneyin et Buchi Emecheta.

 

Petit instant détente, dessinons ton portrait chinois 

Si tu étais

Un prix littéraire, ce serait… ?

Le Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone

Un épice, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "piment"

Une maison d’édition, ce serait… ?

Les Nouvelles Editions Ivoiriennes – NEI

Un dessert, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "tarte à la fraise"
source Marmiton

 

Un sport collectif, ce serait… ?

Image associée
fox 47 News

Une heure de la journée, ce serait… ?

Image associée

Une pièce de la maison, ce serait… ?

Image associée
source ooreka

Un personnage Disney, ce serait… ? 

 

Image associée
source mercado livre

Une langue, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "english"

Un jeu de société, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "Monopoly "

 

Une couleur, ce serait… ? 

Image associée

Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "La pyramide de Khéops en Egypte"

Une matière enseignée à l’école, ce serait… ?

Les sciences naturelles

Un genre musical, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "Le jazz"
source 10 questions.net

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé -reproduction interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Interviews

Rencontre avec Lise Marcy

Après avoir lu trois œuvres de Lise Marcy, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure. Je vous invite à découvrir une épicurienne, une sentimentale, une survoltée.

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1. Vous vous définissez comme une romancière érotique. Pourquoi ce choix ?

La lecture de mon premier roman érotique a été le déclencheur qui m’a fait débuter
dans l’écriture. C’est un style qui m’a plu. Mes romans sont pour autant de moins en moins érotiques. J’estime avoir trouvé un équilibre dans cette romance. Du sexe oui, mais une ou deux scènes suffisent largement.

2. Des auteurs vous ont-ils influencée ?

De nombreux. Danielle Steele, Marie Higgins Clark, Anna Todd…

3. Dans vos romans, vos héroïnes refusent toutes l’idée de l’avortement. Pourquoi cette voix unique dans chacune de vos histoires ?

J’ai toujours été contre personnellement. Nous avons toutes le choix en France et je ne jugerai personne mais en ce qui me concerne, je serai incapable de le faire. Il m’est donc difficile d’aller à l’encontre de mes convictions.

4. Deux de vos histoires abordent également l’adoption. Pourquoi le choix de ce thème ?

Il s’agit d’un thème qui touche beaucoup de familles. Je connais aussi quelques parents qui ont eu la chance d’adopter des enfants. Je trouve qu’il vaut mieux faire adopter un enfant que de se faire avorter. Quand on sait le nombre de parents qui aimeraient enfanter et qui n’ont pas cette chance, c’est important de le faire à mon sens. Mais, je le répète encore ce n’est que ma façon de voir les choses et je ne juge aucunement les femmes qui font le choix d’avorter.

5. Black Pearl relate l’histoire d’un couple mixte, Alana est noire et grosse. Pourquoi ?

Je suis noire et j’ai des rondeurs. Je ne me retrouve pas dans de nombreuses histoires. Je voulais en écrire une dans laquelle les femmes comme moi pourraient s’identifier.

6. Dans la série 3 Bastien de Seulement par amour, l’héroïne est une écorchée de la vie, elle n’est pas la princesse des contes de fée. Comment avez-vous dressé le portrait de cette héroïne ?

N’étant pas habituée à ce genre d’addictions, j’ai dû faire des recherches pour savoir en quoi elles consistaient et comment les combattre. Après ce travail préliminaire, j’ai imaginé comment faire évoluer Caroline.

8. Vous êtes plutôt prolifique. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Non et j’espère que cela ne m’arrivera jamais d’ailleurs.

9. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui, la dernière série de SPA Julian et Par amour pour Robin, l’histoire de Robin et de Shirley, devenus adultes.

10. Si vous deviez offrir un roman (le vôtre ou celui d’un autre) à votre écrivain préféré, lequel choisiriez-vous ?

Il m’est difficile de devoir choisir. Mais j’offrirais Pour l’amour de Robin. Celui d’un autre auteur, ce serait les Anges de Tina M.

Parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Des romans Harlequin.

Quel livre avez-vous dévoré ?

Les Anges de Tina M.

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Mille baisers pour un garçon. Je n’ai cessé de pleurer.

Quel livre érotique vous a marqué ?

Crossfire.

 

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Hardin dans After.

 

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

La série Beautiful mais je n’ai pas encore le temps de le lire.

 

Quel livre vous a mis en colère ?

Isaac Cole

 

Votre portrait chinois 

Si vous étiez

1. Un prix littéraire, ce serait… ?

Résultat de recherche d'images pour "prix goncourt"

2. Un épice, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "gingembre"

 

 

 

 

 

 

3. Un arbre fruitier, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "cerisier"

4. Un dessert, ce serait… ? 

Image associée
5. Un sport collectif, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "handball psg"

6. Une heure de la journée, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "horloge midi"
7. Une pièce de la maison, ce serait… ? 

Image associée

 

8. Un personnage Disney, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "pocahontas"

9. Un jeu de société, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "jeu d'échecs"

10. Une des sept merveilles du monde, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "la grande muraille de chine"

11. Un genre musical, ce serait… ? 

Résultat de recherche d'images pour "R&B"

 

Envie d’en savoir plus sur l’auteur ?

Vous pouvez lui poser des questions en commentant cet article. 

Bon week-end à tous !

signature coeur graceminlibe

 

Publié dans Interviews

Quand on est poète, on est peintre, scénariste, musicien

Mes amis bien le bonjour ! Ma douce mémoire m’a rappelé une situation énigmatique. Il y a deux ans, ça ne m’avait fait pas rire du tout. J’ai été tellement peinée que j’ai écrit un article sur le sujet.

J’avais contacté le magazine AMINA pour que Chimères de verre apparaisse dans leur magazine. Ils avaient accepté à ma grande surprise de lire l’oeuvre. M R, l’une des journalistes a apprécié l’oeuvre et m’a proposé une interview pour le magazine. J’avais sauté de joie ! Deux mois après l’envoi de l’interview, je n’avais toujours pas de retour du magazine. Où l’interview a-t-elle été publiée ?

J’avais envoyé des mails de relance, j’avais aussi appelé. M R m’avait dit que cela avait été publié en septembre 2015 et qu’elle m’enverrait le PDF. Nous sommes en 2017 et je n’ai toujours rien reçu. 

Ayant beaucoup aimé l’interview, je vous la partage. N’hésitez pas à me laisser vos impressions. 


Parlez-nous un peu de vous. 

Je suis une jeune femme rêveuse et romantique. A 17 ans, j’ai quitté mon pays, la Côte d’Ivoire, pour poursuivre dans un premier temps des études de sciences économiques et de gestion au Maroc puis des études en gestion des risques financiers et contrôle de gestion-audit en France.

Je suis une fervente lectrice depuis mon enfance. A l’adolescence, la lecture a dû partager sa place dans mon cœur avec une autre dame: l’écriture.


C’est avec talent que vous jouez avec la musicalité des mots. Pourriez-vous nous conter votre histoire avec la poésie ?

J’écrivais des chansons quand j’étais au collège mais elles ne comportaient pas de rimes. J’aimais bien les poèmes mais je n’avais jamais pensé en écrire.

A 15 ans, assise à mon poste de garde en tant que Scout lors d’un séminaire religieux à Divo (Côte d’Ivoire), des vers ont jailli de mon esprit. A la fois surprise et émerveillée, j’ai décidé d’écrire ces vers pour ne pas les oublier. En les écrivant, d’autres vers ont suivi; mon premier poème venait de voir le jour.

Au lycée, j’avais fait la connaissance de la poésie romantique et j’avais apprécié ce courant alors quand j’ai eu envie d’écrire pour me décharger des maux de la vie, la poésie s’est imposée comme le canal d’expression par excellence.  


Quelle est votre idée de ce genre littéraire ?

Il mérite d’être davantage promu dans la génération actuelle. C’est un genre riche et complet pour moi car il regroupe tous les arts. Quand on est poète, on est peintre, scénariste, chanteur, musicien et sculpteur à la fois.


Quels sont vos poètes préférés ?

Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset et Esther Granek.


Votre père semble avoir été au cœur de votre démarche artistique en vous insufflant la fibre littéraire. Avez-vous un souvenir ou une anecdote à nous raconter à ce sujet ?

Mon père est professeur de français et il a trois grandes bibliothèques où livres, dictionnaires et encyclopédies débordent. Il les consultait régulièrement et je me demandais ce que ces grands livres contenaient. Pour satisfaire ma curiosité, je les ai feuilletés et mon intérêt pour la littérature a débuté ainsi.

Mes frères et moi avions l’habitude de dire «truc» pour nommer des objets et à chaque fois, mon père nous réprimandait. Il disait que chaque objet avait un nom bien précis dans le dictionnaire et qu’on devait le nommer correctement. Cela m’a permis de désigner avec précision chaque chose et de faire attention aux mots que j’emploie…

Pourrait-on dire que l’enfance est l’élément fondateur de votre écriture ?
Si on fait référence à l’enfance en tant qu’innocence, je dirais oui.  

«Chimères de verre» s’ouvre par une citation de voltaire « Il est beau d’écrire ce que l’on pense, c’est là le privilège de l’homme». Aviez-vous eu des réserves quant au fait de vous dévoiler de la sorte ?

Oui, j’ai longtemps hésité avant de publier ce recueil parce qu’il est très intime. Je suis une introvertie, mes peines, mes peurs, mes luttes, je les garde pour moi. En me dévoilant de la sorte, j’ai eu peur de changer le regard que me portent mes amis, ma famille et de livrer une part de moi à des inconnus.

Alfred de Musset a dit: «On naît poète, on devient prosateur». Qu’en pensez-vous ?

 Je pense qu’on naît ce qu’on doit devenir. Après on peut refuser de devenir ce pour quoi on est né. (Sourire)

 

Y a-t-il des lieux ou des moments particulièrement propices à l’écriture ?

 Quand j’écris un roman, il y a des lieux ou des moments qui sont particulièrement propices à mon inspiration. Pour écrire un poème, ce sont plutôt des événements qui sont particulièrement propices.  

Bâtissez-vous vos poèmes avec une architecture prédéfinie ?

Oui. Le nombre de vers d’un poème et les rimes utilisées ne sont pas fortuits. La structure de mes poèmes dépend du sentiment que je veux mettre en exergue.

En utilisant une rime en «an» par exemple, je fais allusion à mes gémissements de douleur.

Vous évoquez la fragilité du temps qui passe et les échecs que vous avez vécus. L’écriture vous a-t-elle conféré une force pour aller de l’avant ?

Oui, écrire a été pour moi une thérapie. Aujourd’hui, j’entrevois un avenir radieux parce qu’en écrivant, je me suis débarrassée de tous les ressentiments qui étaient en moi. Ecrire m’a permis de faire cette introspection qui était nécessaire, de laisser mon passé derrière moi et de me porter vers l’avant.

Toute femme a connu un jour dans sa vie une déception amoureuse. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?

Je souhaiterais leur dire d’éviter de sacraliser l’objet de leur amour, de tirer les leçons de leurs déceptions amoureuses et d’éviter de reprendre le chemin qui a conduit à la déception.  Comme a dit Einstein, il ne faut pas faire la même chose encore et encore et en attendre de différents résultats.

 

Dans le joli poème intitulé « Afrique noire », on ressent votre culpabilité d’avoir tourné le dos à l’Afrique mais également la peur d’en être rejeté. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 J’ai quitté l’Afrique noire parce que son instabilité politique, ses lacunes en matière d’éducation ne m’offraient pas les bases solides pour la construction de mon avenir. Je voulais le meilleur et l’Afrique ne me le donnait pas. En partant, je me disais que je reviendrais pour les vacances mais pas pour m’y établir. Mon retour définitif en Afrique noire, je le prévoyais dans les années 2020.

J’ai éprouvé de la culpabilité parce que ces pensées me donnaient l’impression d’avoir honte de celle qui m’a engendrée, de laisser l’Afrique noire à son triste sort et de mépriser tout ce qu’elle m’avait donné.  

J’ai acquis de nouvelles habitudes de vie, j’ai changé et j’ai peur que mon Afrique noire ne se reconnaisse pas à travers moi. J’ai peur qu’elle me considère comme une  étrangère, différente d’elle.

A travers ce poème, je m’interroge aussi sur ce qui caractérise un Africain. Est-on Africain parce que la couleur de notre peau est noire, qu’on décide de valoriser ses cheveux crépus ou qu’on s’habille en pagne?

Le thème central de votre recueil repose sur l’inconstance des hommes et leur capacité à vous laisser des stigmates au cœur. « Ne te confie pas à un homme. Garde toi de cette idole » « des autres n’attends rien tu seras déçue » Que répondriez-vous aux lecteurs qui vous taxerait de cynique ?

(Rires) J’ai foi en l’humanité mais cette foi n’est pas aveugle ou du moins elle ne l’est plus. J’ai été très naïve et cette naïveté a fait de moi une victime de la fourberie. A travers le récit poétique de mes mésaventures, je veux interpeller, dire qu’il faut user de vigilance, faire preuve de discernement dans nos rapports avec les autres. J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas accorder sa confiance au premier venu.

On dit souvent que le vague à l’âme et la nostalgie sont roi et reine de l’inspiration…

Effectivement, ils sont mes principales sources d’inspiration.  

 

A plusieurs reprises vous qualifiez la femme de « sexe faible ». Pourquoi de tels propos?
Je qualifie la femme de «sexe faible» quand elle cède à la tentation de la facilité, quand elle manque d’audace et laisse une tierce personne décider à sa place.

Quelle est votre idée du féminisme ?

Le féminisme c’est voir la femme comme un être indépendant, libre de pensée, libre d’agir, libre de se mouvoir ; c’est reconnaître la valeur de la femme, son potentiel et lui attribuer ce qu’elle est en droit d’avoir et de recevoir.  

Le féminisme est cette dynamique qui défait ce que j’appelle «l’homméisation», cette croyance ancrée dans les esprits qui fait croire à la femme que son épanouissement dépend strictement d’un homme et qu’elle est l’être qui doit sacrifier le maximum de son bien-être pour celui des autres.

Le féminisme ce n’est pas transformer une femme en un homme, c’est tout simplement valoriser sa féminité et tout ce qui s’y rattache.


Seriez-vous tentée de vous lancer dans l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle ?
Oui, mon prochain projet de publication est un roman.

Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française?

Grâce (cela n’a rien à voir avec le fait que je m’appelle ainsi. Rires)

Un seul objet sur une île déserte ?

Un livre.



Un petit mot de fin ?

Une vie sans poésie est une cellule de prison sans fenêtre…

Merci infiniment au Magazine Amina pour cette interview.

Merci aux actuelles et futures lectrices de Chimères de verre.


Envie de prendre la place de M R ? Posez-moi toutes vos questions les amis 😉

 

GM signature

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

L’amitié: une ressource pour vivre le célibat au quotidien

Attendre l’homme de sa vie… Et si l’on traversait les années sans le trouver ? Et si l’on se retrouvait seule jusqu’au dernier soir de la vieillesse ? Le célibat… et si c’était pour la vie ?

J’imagine déjà certaines femmes s’évanouir en lisant cela, d’autres toucheraient sûrement du bois. Le célibat, personne ne veut y rester mais… et si pour certaines c’était pour la vie ?

J’ai lu un article de Chantal en mai dernier sur TopChretien.

Chantal est une française de 61 ans et elle a toujours été célibataire. Son article sur ce thème m’a touchée et j’ai eu envie qu’elle partage avec nous son expérience de célibataire. Elle a accepté et je lui suis reconnaissante pour ce bout de chemin de vie qu’elle partage avec nous.

questions liebster awards

Quels sont les 3 mots qui te décrivent parfaitement ?

Patiente, sociable, très ordonnée.

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?
Une gestion à mettre en place.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?
Solibataire.

Te retrouver seule, c’est… :
Un mode de vie épanouissant.

 

Peut-on être célibataire et heureuse ? 
Oui, sans aucun doute, on peut être célibataire et heureux(-se), en voyant les bons côtés de la solitude (grande liberté, plus grande disponibilité spirituelle, on est à l’abri des aléas du mariage).

Comment gères-tu le poids de la solitude ?
Pour moi, la solitude n’a jamais été un poids trop lourd à porter, même si j’ai parfois des regrets quand je vois des couples heureux d’être ensemble.

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?
Il m’arrive d’envier les femmes heureuses en ménage, mais la plupart du temps, je ne me sens pas différente des autres.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent-ils ton célibat ? 
Je n’ai pas eu l’occasion de leur poser la question, mais je sais qu’ils voient en moi « une femme au cœur joyeux », et je pense que ça les étonne.

 

Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es célibataire ?
Mes longues années de solitude ont fait que je suis beaucoup plus introvertie que quand j’étais jeune, mais ça me convient bien, car j’ai découvert chez moi un côté contemplatif que je ne soupçonnais pas.

Qu’est-ce que tu apprends pendant cette période de célibat ?
À mieux goûter l’instant présent, à être reconnaissante de tout ce que Dieu me donne, à apprécier l’amitié à sa juste valeur.

Quel mot d’encouragement adresserais-tu aux femmes qui souffrent de la solitude, du célibat ?
Je suis convaincue que le mariage aussi comporte sa part de souffrances, elles sont seulement différentes de celles du célibat, pas forcément plus faciles à vivre. Souvenons-nous aussi qu’on sort du célibat plus facilement et plus agréablement que du mariage !

Y a-t-il une question que tu aurais envie que je te pose ? 
Oui : Y a-t-il quelque chose qui t’a aidée à bien vivre ton célibat ?

En 2002, j’ai participé à un camp chrétien pour les solos. Nous étions une trentaine et il s’est passé entre certains d’entre nous quelque chose qui tient du miraculeux : nous avons vécu une sorte de « coup de foudre collectif », si bien que des liens d’amitié très forts se sont tissés entre nous. Grâce au courrier électronique, un petit noyau est resté en contact. La composition du groupe s’est un peu modifiée au fil des ans : les uns sont partis (décès, mariage, etc…), d’autres se sont ajoutés. Seulement deux se sont mariés (en dehors du groupe, d’ailleurs) mais une est restée attachée à notre petite communauté et revient avec son mari chaque fois qu’elle le peut. Nous sommes très dispersés géographiquement mais, quinze ans plus tard, nous continuons à nous réunir une à deux fois par an : au moins une semaine l’été et quelques jours au Nouvel An.
La plupart d’entre nous sont (encore ? ou de nouveau) seuls, mais cette amitié nous aide à vivre le célibat au quotidien : nous nous soutenons moralement et prions les uns pour/avec les autres. Sans eux, je pense que ma solitude serait beaucoup plus difficile à supporter. Je remercie Dieu de les avoir mis sur ma route.

 

As-tu déjà pensé à avoir un enfant juste pour ne pas être vieille fille ?

Non, jamais ! En plus de transgresser la loi de Dieu (Deutéronome 22.21), il aurait fallu que j’élève un enfant toute seule… non merci !

 

Est-ce que tu as toujours en toi l’espérance du mariage ?

Le mariage ? Je ne sais pas. Le désir de connaître un jour un amour partagé est toujours là, mais j’envisage sans peine de finir ma vie seule.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – Reproduction interdite sans la permission de l’auteure et l’interviewée.

 

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Publié dans Interviews

Marina Niava, l’écrivaine superwoman au style 2.0

Jeudi 23 Mars 2017, galerie LouiSimone Guirandou 

Dans une ambiance intimiste, une remarquable jeune femme nous présente son premier roman. 

Je l’entends parler de son parcours, de la génèse de son roman, j’en écoute quelques extraits et un flot d’interrogations investit mes pensées.

Elle y répond avec grand plaisir et accepte que je vous les dévoile.

Rencontre avec Marina Niava, une jeune femme pétrie de talents. 

Marina Niava dedicace officielle American Dreamer

  1. Si Marina Niava devait se définir en trois mots, lesquels choisirait-elle ?

Africaine – Loyale – Créative

  1. Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française, lequel ce serait ?

Transsubstantiation. C’est un mot que j’ai appris à l’enseignement religieux au lycée dans le cadre d’un échange autour du mystère de l’Eucharistie. Je suis chrétienne catholique. C’est le mot qui m’est venu à l’esprit.

  1. Vous êtes journaliste, communicatrice, cinéaste, auteure… Etait-ce vos rêves d’enfant ?

On peut le dire. Je ne savais pas avec précision ce que je voulais faire mais je voulais un métier qui me permette de cultiver et exprimer ma créativité. Une chose est certaine cependant, j’ai toujours voulu être écrivain même si cela ne serait pas ma profession première. La sortie de mon premier roman, c’est donc un rêve qui se réalise.

  1. Parlons maintenant de votre premier roman American Dreamer. Est-ce un livre engagé, une biographie ou juste une fiction qui offre un moment de détente ? 

C’est une fiction qui offre un moment de détente, de découverte, une expérience riche en surprises et en émotions. L’histoire de Saliou, jeune ivoirien vivant à New York transporte le lecteur dans un autre univers à plus d’un titre. J’espère juste faire passer à chaque lecteur un bon moment à travers un récit de qualité et j’ai hâte de savoir ce que chacun en aura tiré comme message ou leçon.

 

  1. Voici un groupe de mots : original, dramatique, humoristique, romantique, conventionnel, accessible, pittoresque, concis, inattendu, passionnant, fantaisiste, réaliste. Lesquels choisiriez-vous pour qualifier votre roman ?

Original, romantique, passionnant, inattendu sont les mots qui correspondent le plus à American Dreamer. J’ajouterais accessible parce qu’il mélange allègrement le parler ivoirien au français soutenu. Et peut-être réaliste aussi car malgré l’aspect science-fiction de l’histoire, je me suis attelée à décrire l’environnement de Saliou et son quotidien à New York de la façon la plus fidèle possible.

  1. Comment qualifierez-vous votre style d’écriture ?

Urbain. Ou peut-être 2.0 (rires)

  1. Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Celle qui m’a redonné l’envie d’écrire et m’a montré la voie d’un style urbain, imagé et décomplexé c’est une jeune auteure française du nom de Rose Emilien avec son roman « Journal d’une michetonneuse ». Sinon, j’admire les plumes de Maurice Bandaman, Camara Nangala, Any K. Roger et Awaba pour ne citer que ces auteurs.

  1. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Bien sûr.

  1. Quel est votre regard sur la littérature africaine en général, la littérature ivoirienne en particulier ?

Nous avons en Afrique une littérature fabuleuse qui me fascine et des livres excellents. La littérature ivoirienne a de grands noms et de grands titres mais cela remonte à une certaine génération. On n’assiste pas à une percée de jeunes auteurs. Il y a à mon sens une fracture générationnelle, un peu comme avec le cinéma. Et malgré leur qualité, les romans ivoiriens que je suis amenée à lire ne sont plus mon miroir. Ils ne reflètent pas mon époque, mon style de vie. Peut-être ai-je tenté de pallier cela avec American Dreamer.

  1. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui mais chut ! Je  n’en dis pas plus. On espère que le premier soit un succès et ensuite on verra.

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Never Trust A Man (Ne fais jamais confiance à un homme) un tout petit livret de lecture facile que mon père avait dû acheter au Ghana.

gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

La révolution des fourmis de Bernard Werber.

paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Fortune carrée de Joseph Kessel. Roman fascinant mais je ne l’ai jamais terminé.

Luxure

Quel livre érotique vous a marquée ?

Peut-être « Cœurs piégés » de la collection Adoras. Ça a fait rêver l’ado romantique que j’étais. J’aimerais bien l’adapter au cinéma.

orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Le policier dans le roman La revanche de Bozambo de Bertène Juminer. Le nom du personnage m’échappe. Une histoire drôle et insolite que je recommande.

envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

Americanah de Chimamanda Adichie.

 

colère

Quel livre vous a mis en colère ?

Pourquoi je suis devenu rebelle.

 

Terminons en beauté. A quoi ressemble votre portrait chinois ?

Si vous étiez

  1. Un épice, ce serait… ? La cannelle
  2. Un dessert, ce serait… ? Un fondant au chocolat
  3. Une pièce de la maison, ce serait… ? Le patio
  4. Un personnage Disney, ce serait… ? Mulan
  5. Un signe de ponctuation, ce serait… ? Trois points de suspension
  6. Une langue, ce serait… ? L’égyptien antique
  7. Un jeu de société, ce serait… ? Le Scrabble

 

 

Propos recueillis par 

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un moment privilégié avec soi-même

Célyne est une française de 32 ans, célibataire depuis mai 2014. Curieuse, franche et ambitieuse, elle nous confie sa vision du célibat. 

 

 

célibataire epanouie

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Indépendante ou Autonome.

Te retrouver seule, c’est…

Une bulle d’oxygène, pas une finalité.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Hum, je ne sais pas si on peut appeler cela des complexes, mais bon, parlons-en … Physiquement, je n’en ai pas. Je n’ai jamais eu de complexes concernant mon physique. Sur ce point, je dois être une des femmes hors norme à ne pas avoir de problème avec son physique …

Mentalement, c’est ma timidité : jusqu’à ce qu’il y a peu de temps, c’était le fait d’aborder un homme qui me plaît, qui était impossible pour moi. Dire à un homme qui m’intéresse mentalement et physiquement que je voudrais quelque chose de sérieux avec lui est impossible.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Il n’y en a pas eu un, mais trois.

Une déchirure inexplicable. Je n’arrive toujours pas à l’expliquer même après trois ans de séparation … De toute ma vie, il n’y a eu que deux hommes avec qui je n’avais ce sentiment de bien-être, de liberté, d’être moi à 100%, de ne pas avoir à anticiper mes propos, mes gestes et habitudes.

Il y a eu également ce vide … là aussi c’était inexplicable, car je ne comprenais pas moi-même ce qui s’était passé … ma moitié m’avait abandonnée, trahie, menti. J’ai eu l’impression d’être seule au monde.

Enfin, il y a eu ce sentiment de culpabilité : si j’avais fait, si j’avais dit, des si qui n’en finissaient pas. Ce n’était jamais de sa faute mais de la mienne. J’avais oublié que le couple était composé de deux personnes pour répondre de son succès ou échec.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Un seul : la culpabilité sur certains points. Entre-temps j’ai analysé la situation. J’ai compris certaines choses et surtout déculpabiliser. On est deux dans une histoire d’amour alors les deux ont leur part de responsabilité dans le succès ou l’échec de cette relation. Du coup, certains sentiments de culpabilité sont partis et d’autres sont restés, car je sais que c’est en partie de ma faute si on en est arrivé là.

Aujourd’hui, je regrette encore fortement certaines de ces erreurs et me suis promis de tout faire pour ne pas les recommencer à l’avenir si un nouvel Amour se présente.

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Cela dépend des personnes avec qui je suis. Avec certaines, j’ai l’impression parfois d’appartenir  à une « espèce bizarre ». Celles-ci pensent que c’est un choix de ma part d’être célibataire depuis longtemps. 

Du coup, j’ai droit à toutes sortes de questions. Mais avec elles, les questions tournent rarement au sujet des sentiments. Elles me questionnent plus généralement sur ma sexualité que sur mes sentiments. Je trouve cela étrange d’ailleurs. Comme si être célibataire signifiait être accro au sexe, être une personne qui « enchaîne » non-stop les histoires sans lendemain sans aucun sentiment.

Selon mon humeur, je réponds en jouant le jeu … ou pas …

Avec d’autres femmes, je suis considérée comme une personne  « normale » qui n’a tout simplement pas encore trouvé son âme-sœur. Discuter avec elle, devient alors facile, (même lorsque je suis de mauvais poil) et me rassure également parfois. Eh oui, en tant que célibataire, j’ai également parfois besoin d’être rassurée. D’ailleurs, quel que soit le statut,  nous en avons besoin, car rien n’est jamais acquis …

De mon point de vue personnel, je ne me sens pas différente des autres femmes, car j’ai également des sautes d’humeur, je crie, je pleure, je rigole, je taquine, mes hormones m’en font également voir de toutes les couleurs, … donc non pour moi je suis comme toutes les femmes ! Seul mon statut est différent.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Il y en a deux : mon indépendance et le fait d’être actrice de ma vie. Ma mère m’a appris très tôt à devenir indépendante ! En tant que mère célibataire, travaillant le soir, elle n’a pas eu le choix et cela m’a énormément servi !

Enfin, depuis que j’ai réalisé un bilan de compétences, tout est clair. Il y a eu comme un déclic, une évidence. C’était comme si j’étais en hibernation et que je n’arrivais pas à me réveiller. Grâce à ce bilan de Compétences, j’ai réussi à sortir de ce long sommeil pour prendre les choses en main. Ce réveil m’a pris 6 ans, mais depuis je ne rêve plus : je vis mes rêves. Pas tous, certes, mais je me donne tous les moyens pour les vivre et ça me fait un bien fou.

 

Comment tes proches perçoivent ton célibat ? 

La majorité d’entre eux n’est pas choquée. Pour eux, l’important c’est que je sois heureuse, avec ou sans conjoint !

Il y a bien évidemment une ou deux personnes qui ne comprennent pas, mais elles n’arrivent pas à m’atteindre, car j’ai un point de vue bien arrêté sur le sujet. Être en couple ou avoir un enfant n’est pas une finalité en soi. Selon eux, je dois impérativement avoir un enfant à 35 ans. Je réponds généralement qu’en 2017, on peut avoir des enfants jusqu’à 42 ans. Il faut simplement se renseigner sur le sujet. Et faire un enfant, parce que la société essaye de nous l’imposer n’a pas de sens selon moi. Je leur explique également que pour l’important est que je sois heureuse et bien dans mes baskets. Le reste suivra naturellement et ça j’en reste persuadée.

J’ai également l’exemple de ma mère : une femme autonome, indépendante et très heureuse !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

Que j’étais capable de monter des meubles IKEA en solo, que j’étais également capable de faire de la peinture by myself et que j’étais également une bonne cuisinière 

Sérieusement (mais le début était également sérieux), je dirais que je suis devenue plus sûre de moi. Je sais ce que je veux, mais également ce que je ne veux pas. Je suis devenue plus ambitieuse et plus investie dans mes actions qui étaient inachevées et imprécises.

En y réfléchissant bien, j’ai le sentiment d’être une version améliorée de moi et qui s’améliore de jour en jour !

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Avoir accepté la réalité du statut de célibataire : ce n’est pas la fin de notre vie. Au contraire, c’est un moment privilégié avec moi-même que j’ai pris plaisir à analyser et à comprendre. Je suis convaincue que si à 80 ans (si Dieu veut bien que j’aille jusque-là) je suis toujours célibataire, je ne serai pas pour autant malheureuse, mais accomplie dans ce qui était prévu pour moi.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ce n’est pas une fin en soi (je me répète, mais c’est ce que je pense), c’est une étape de la vie, de SA vie. Un peu comme le mariage, la naissance d’un enfant, le décès d’un proche, …

Qu’il faut qu’elle profite de cette période pour apprendre à mieux se connaître afin d’y voir plus clair pour la prochaine étape.

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Pourquoi as-tu mis tant de temps à te réveiller ?

 

Une question que tu aurais envie que je te pose ? 

Selon toi, quel sera ton prochain statut dans un futur plus ou moins proche ?

 

Et tu répondrais… 

Maintenant que je me connais mieux, je suis prête pour n’importe quel statut (sauf la polygamie, non, non, non) : mère célibataire, en couple avec au moins deux enfants, célibataire accomplie et heureuse 🙂

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un nouveau départ dans la quête de l’élu

Née en France mais d’origine réunionnaise/italienne, Nina a 25 ans et est célibataire depuis 2 ans et demi, bientôt  3 ans. Mystérieuse, drôle et passionnée, elle nous confie sa vision du célibat.      

 

A quoi pourrais-tu associer le célibat ? 

Une solitude positive.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Seule.

 

Te retrouver seul(e), comment l’as-tu ressenti ? 

Je dirais que je suis passée par plusieurs étapes. D’abord, un saut dans le vide, source d’angoisse ensuite une bulle d’oxygène, pas une finalité enfin un nouveau départ dans ma quête de l’élu.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Oui, j’ai des complexes, j’essaie parfois de les ignorer mais ce n’est pas le bon moyen alors je fais du sport, je me rassure auprès de mes amies, je fais du shopping, j’essaie de me regarder dans le miroir et de me dire des choses positives sur moi-même. Je vais à mon cours de cabaret qui m’aide physiquement et psychologiquement à me décomplexer petit à petit, à être plus sûre de moi et de mon pouvoir de séduction, je me sens bien et plus libre, plus apaisée et je fais quelque chose que j’adore faire : DANSER.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Les premiers jours sont sans doute les pires , je suis passée par différentes émotions comme la tristesse, le désespoir, le dégoût, on a l’impression d’être anéantie et que l’on ne pourra jamais se remettre de « cette rupture, cet amour perdu » ; tout devient confus , on cherche une cause à tout ce chagrin, on remet tout en question, on broie du noir , à l’époque je passais en boucle pendant des semaines cette « fameuse scène de rupture ».

Je n’avais plus confiance en moi puis une fois cette période passée, on pense différemment, on réfléchit beaucoup sur soi-même. On recommence à se recentrer sur soi et nos projets personnels, faire des choses pour soi, s’entourer de ses proches plus que jamais, profiter davantage de nos amis, on retrouve petit à petit la joie de vivre même si l’on sait que notre cœur ne va pas guérir avant longtemps, on retrouve quand même de l’espoir et l’envie d’avancer. On sait à ce moment là que notre vie est très loin d’être finie et que de meilleures choses nous attendent. (On ne pense pas comme ça du jour au lendemain, pour moi cela a pris de nombreux mois).

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Aujourd’hui, J’ai enfin réussi après presque 3 ans, à laisser tous les mauvais sentiments que l’on peut éprouver les premiers mois après la rupture. Je sais que ces hommes n’étaient pas faits pour moi.

J’ai « en quelque sorte » fait «  le deuil » de cette relation et des autres qui avaient échouées, j’ai beaucoup appris sur moi même, sur les hommes et les relations hommes/femmes. Retrouver confiance en moi est un combat au quotidien mais j’y arrive et je continue d’y travailler !  Il ne faut pas perdre espoir et continuer de croire en l’amour, tout le monde y a droit !

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

J’aimerais dire que « NON » mais « OUI » je me sens différente des femmes « en couple ». Ayant plusieurs amies en couple depuis plusieurs années je peux dire que nous n’avons pas le même rythme de vie, parfois pas les mêmes préoccupations. Par exemple, je n’ai pas à me préoccuper de faire à manger à mon mec ou de le traîner dans les magasins contre sa volonté, ou d’organiser des surprises et weekend ou voyages en amoureux (même si j’aimerais pouvoir m’en préoccuper). Cela n’empêche pas que l’on me demande souvent mon avis sur leurs relations. Mon « vécu » fait que je suis de « bon conseil » d’après mes amies.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Je dirais que je suis tout simplement « fière » d’être une femme car je donnerai la vie ! Comme beaucoup d’autres l’un de mes rêves est de trouver un bon partenaire et de fonder une belle famille. Donner la vie sera sans nul doute l’acte dont je serais le plus fière !

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Ma famille me voit parfois comme « un cas désespéré » n’ayant pas de chance en amour et c’est également comme ça que je me voyais auparavant mais je ne veux plus me considérer comme un « cas désespéré », on a tous droit au bonheur et à l’amour , je pense être quelqu’un de bien alors je pense vraiment mériter de trouver l’amour, le vrai.

Je préfère ne pas me laisser influencer par leurs avis, je m’écoute moi, ma tête et mon cœur. Certes je suis devenue plus méfiante, sélective en amour pour me protéger mais je garde l’esprit ouvert et je ne suis pas fermée à faire des rencontres. Concernant mes amies, elles sont positives, me disent que je suis belle, drôle… etc ; qu’il n’y a pas de raison que je ne trouve pas quelqu’un de bien qui me correspond. Je me dis alors que j’ai envie de les croire !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’apprends à prendre encore plus de recul par rapport aux choses, me débarrasser des « personnes parasites » se disant être des « amies » mais qui n’en sont pas ! J’apprends  à me poser des questions sur moi, me recentrer sur moi même, me fixer sur des objectifs personnels/professionnels ou sportifs.

J’apprends à davantage m’affirmer et dire « MERDE » quand il le faut ! Hors de question de retomber dans les mauvais schémas d’avant ! J’apprends davantage  à être positif et me valoriser et à dévoiler mon caractère sans avoir peur de jugements ! Je sais ce que je vaux maintenant ! JE ME TROUVE BIEN PLUS FORTE QU’AVANT ET CA FAIT VRAIMENT DU BIEN !

 

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

J’essaie de trouver mais je ne trouve pas d’habitude que je n’avais pas quand j’étais en couple.

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Je m’occupe de moi, je vois aussi souvent que possible mes amies, je vis des moments privilégiés avec elles et ma famille, je fais pas mal de sport , une remise en forme qui fait autant de bien au moral qu’au corps ! Je me sens mieux dans ma peau petit à petit ! Je pratique également ma passion : La danse de Cabaret ! Je fais des choses que j’aime faire tout simplement !

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ne vous renfermez pas dans votre bulle, entourez vous, vivez pour vous, amusez vous et riez avec vos amies, sortez, voyagez et profitez de la vie ! Et quand ça ne va pas, faites du sport, cela libère vraiment ! N’ayez plus peur d’être seule car vous ne serez jamais vraiment seules ! Faites des choses que vous aimez !

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Je lui dirais « REVEILLE TOI MA VIEILLE » !!! Sèche tes larmes, relève la tête, tout n’est pas fini ! Tu es belle, tu as tellement de personnes qui t’aiment et qui sont là pour toi !  Tu as de la chance !

 

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat est un état, pas une identité

Isabelle Moumié est une maman trentenaire camerounaise. Calme, rêveuse, et simple, elle est célibataire depuis 6 ans. J’ai découvert son blog grâce à sa puissante Lettre aux femmes célibataires.

 

Rencontre avec une femme dont « la passion est d’aider les personnes à être plus épanouies dans leurs vies spirituelles et émotionnelles, grâce au renouvellement de l’intelligence. »

L’image contient peut-être : texte

Isabelle, pour toi, c’est quoi la solitude ?

C’est me retrouver avec moi-même. C’est une bulle d’oxygène, pas une finalité.

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Je ne sais pas,… Singulier ?

 Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Etre une femme inspirée et inspirante.

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Parfois. 

Comment gères-tu tes complexes ?

Quel complexe ? Celui d’être célibataire ? Déjà je ne le considère plus comme un complexe. J’essaie d’en tirer le maximum de profit.

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Le soulagement.

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Parfois encore oui. Je désire me remettre en couple, mais parfois je suis soulagée de ne pas l’être !

Pourquoi ?

Peut-être un peu la peur de devoir réaménager ses habitudes en considérant la présence de l’autre. Car on finit par s’habituer au célibat !

Depuis que tu es célibataire, quel est ton plus grand regret ?

Ne pas m’être séparée plus tôt.

Vis-tu plus ta vie de mère que ta vie de femme ?

Il me semble que oui.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

Ils souhaitent que je rencontre un homme avec qui former un couple. Certains pensent que je rate ma vie en restant célibataire. D’autres veulent juste que je sois heureuse, célibataire ou pas. Alors je me confie en Dieu et me concentre sur ce qui m’épanouit et me rend heureuse.

Qu’apprends-tu  pendant cette période ?

J’apprends à mieux me connaître et à assumer pleinement qui je suis. Je gagne en assurance. J’ai compris que j’étais beaucoup plus forte que je ne le pensais, que je pouvais avoir confiance en mes idées, et que je pouvais être fière de qui je suis.

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Lire et écrire.

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Faire ce qui m’épanouit et me permet d’exprimer ma véritable personnalité.

Et qu’est-ce qui t’épanouit ?

Ecrire, écouter pour conseiller, chanter et danser !

Je suppose que la chair veut reprendre le dessus parfois. Comment fais-tu pour ne pas vivre dans la fornication ?

Ma relation avec le Seigneur est devenue vitale ! Donc je bannis déjà de mon cœur l’option fornication. Ça aide énormément d’être très claire avec soi-même sur ce point. Quand mon corps se réveille trop là, faire de l’exercice physique m’aide à évacuer la tension !

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Je leur dirai que tant qu’elles se focalisent sur le célibat, il restera à leurs yeux un problème. Le célibat est un état, celui d’une personne qui n’est pas marié, pas une identité ! On ne se définit pas par rapport à son statut matrimonial.

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue qu’est-ce que tu lui dirais ?

Epanouis toi, apprends à te connaître et à grandir. Découvre ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas. Sois libre d’être toi-même.

Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans son autorisation ou celle de l’interviewée.

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Pour aller plus loin avec Isabelle,

http://lesnotesdisa.com/dans-ma-detresse-il-ma-secourue/

http://lesnotesdisa.com/comment-etre-liberee-dune-dependance-affective/

http://lesnotesdisa.com/la-guerison-des-coeurs-brises/

http://lesnotesdisa.com/ote-ta-carapace-d-invulnerabilite/

 

 

Pour vous procurer l’e-book d’Isabelle, c’est par ICI

 

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Mère célibataire : le statut qui dérange

Alexandra est une working maman solo française et trentenaire. Séparée du père de ses enfants depuis 2 ans, elle se décrit comme une femme libre, positive et sensible. Son blog et sa page Facebook sont une véritable source d’inspiration, de détente et d’encouragement pour les célibataires et les parents célibataires en particulier.

Rencontre avec une femme indépendante et actrice de sa vie.  

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A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive

Te retrouver seule, c’est un peu comme …

Retourner sur le champ de bataille, à la conquête d’un nouveau territoire : le mien

Comment gères-tu tes complexes ?

Ce n’est pas facile d’accepter son corps après une grossesse. Je les accepte car ils font partie de moi, de l’histoire de mon corps, celle d’une maman de 2 enfants. Sans eux, je ne serais pas celle que je suis. Même si j’aimerais me débarrasser de vergetures, en revanche, ça ne m’empêche pas de vivre. Et surtout je ne me sers pas de mes complexes comme excuses pour être malheureuse. Je pense que c’est triste de conditionner son bonheur en fonction d’un complexe.
Par exemple dire : je serais heureuse quand j’aurais perdu 10 kg. Je dis non à ça.
Sois heureuse maintenant. La vie est belle et courte. Ca ne t’empêche pas de commencer un régime. Commence à être heureuse sans attendre.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Je me suis sentie soulagée, légère car j’ai réalisé que je me retrouvais, que je redevenais moi.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

De plus en plus, oui. Avec le temps, je me connais mieux et sais ce que je veux, ce
qui me rend heureuse.

 

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Non, je ne me compare pas aux autres. Nous sommes toutes différentes par nature. Après, le célibat, ça reste hors norme et la société nous le fait sentir avec les images de bonheur qu’elle véhicule pour les couples, les fêtes comme la saint-valentin…
Et je pense que nous passons toutes par des phases de célibat dans une vie.
Ca arrive à tout le monde et ce n’est pas la fin du monde.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Penser par soi-même. Cela paraît facile mais non car nous sommes beaucoup influencées par les médias, la religion, notre entourage, nos collègues, nos amis, la famille. Etre une femme qui vit en fonction de ses opinions, ce n’est pas si simple car la société impose sa vision de ce que doit être une femme (belle avant tout par exemple) et aussi une maman (altruiste, qui se sacrifie pour ses enfants). Agir à contre-courant des normes demande parfois du courage.
Je suis mère célibataire et même en Europe, où les séparations se multiplient, c’est un statut qui dérange.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Le célibat pour une maman ça fait peur car ça pose des questions, des inquiétudes : va-t-elle s’en sortir financièrement ? Physiquement ? Va-t-elle souffrir de solitude ? Je me protège des énergies négatives de certaines personnes en ne les fréquentant pas car mon temps est précieux et je ne veux pas le perdre à écouter des paroles inutiles pour mon bien-être.

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’ai appris qu’on s’en sort toujours avec de la volonté et du courage. Je ne dirais pas que j’ai changé mais que je suis devenue plus moi-même, plus vraie.
J’incarne les valeurs qui me sont chères comme la liberté d’être soi-même, la fidélité à ses projets de vie.

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Prendre du temps pour moi pour faire ce que j’aime : écrire dans mon blog http://www.lanouvellemamansolo.com,

animer ma page facebook pour célibataires, parents et parents célibataires https://www.facebook.com/lanouvellemamansolo/
faire du sport, etc…

Vis-tu plus ta vie de mère que ta vie de femme ?

Je suis plus maman que femme, ce n’est pas vraiment un choix mais une nécessité car mes enfants ont 3 et 5 ans et ont donc besoin de moi dans leur quotidien. Cela dit, plus les enfants grandissent et plus la femme que je suis s’exprime. Je pense que la femme qu’on est ne doit jamais disparaitre mais s’épanouir. C’est important pour notre équilibre.

 

As-tu un secret pour être une célibataire heureuse ?

Je n’ai pas de secret et je ne crois pas au bonheur permanent. Dans le célibat, il y a des moments de bonheur et de peine, des hauts et des bas. Comme dans un couple, où les partenaires peuvent être heureux ou en froid. Il n’y a pas de situation parfaite où tout va bien tout le temps.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Que c’est le signe qu’elles ne s’aiment pas assez. Qu’un couple n’est pas la solution miracle pour être heureuse. Le bonheur passe par le bonheur d’être seule, la connaissance de soi, de ce qu’on aime, de ce qui nous fait vibrer. Aimez-vous suffisamment avant d’espérer être en couple. Car aimer c’est donner. Et on ne peut pas donner de l’amour quand on en a pas pour soi. Il faut que le vase déborde d’amour pour pouvoir le partager avec un autre. S’il est vide, il n’y a rien à donner. Bref avant de penser à recevoir de l’amour, pensez à en donner, à vous-même d’abord puis aux autres.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Temps pour soi

 

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Je lui dirais d’écouter, son coeur, son intuition. De se faire confiance parce qu’elle est
beaucoup plus forte et douée qu’elle ne le croit. Ou qu’on veut lui faire croire.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans son autorisation ou celle de l’interviewée.

Pour aller plus loin avec Alexandra,

La double culpabilité de la maman solo

Maman solo: comment ne pas déprimer ?

Lettre à toutes les femmes qui se sont oubliées derrière la maman