Publié dans Interviews

Marina Niava, l’écrivaine superwoman au style 2.0

Jeudi 23 Mars 2017, galerie LouiSimone Guirandou 

Dans une ambiance intimiste, une remarquable jeune femme nous présente son premier roman. 

Je l’entends parler de son parcours, de la génèse de son roman, j’en écoute quelques extraits et un flot d’interrogations investit mes pensées.

Elle y répond avec grand plaisir et accepte que je vous les dévoile.

Rencontre avec Marina Niava, une jeune femme pétrie de talents. 

Marina Niava dedicace officielle American Dreamer

  1. Si Marina Niava devait se définir en trois mots, lesquels choisirait-elle ?

Africaine – Loyale – Créative

  1. Si vous ne deviez retenir qu’un mot de la langue française, lequel ce serait ?

Transsubstantiation. C’est un mot que j’ai appris à l’enseignement religieux au lycée dans le cadre d’un échange autour du mystère de l’Eucharistie. Je suis chrétienne catholique. C’est le mot qui m’est venu à l’esprit.

  1. Vous êtes journaliste, communicatrice, cinéaste, auteure… Etait-ce vos rêves d’enfant ?

On peut le dire. Je ne savais pas avec précision ce que je voulais faire mais je voulais un métier qui me permette de cultiver et exprimer ma créativité. Une chose est certaine cependant, j’ai toujours voulu être écrivain même si cela ne serait pas ma profession première. La sortie de mon premier roman, c’est donc un rêve qui se réalise.

  1. Parlons maintenant de votre premier roman American Dreamer. Est-ce un livre engagé, une biographie ou juste une fiction qui offre un moment de détente ? 

C’est une fiction qui offre un moment de détente, de découverte, une expérience riche en surprises et en émotions. L’histoire de Saliou, jeune ivoirien vivant à New York transporte le lecteur dans un autre univers à plus d’un titre. J’espère juste faire passer à chaque lecteur un bon moment à travers un récit de qualité et j’ai hâte de savoir ce que chacun en aura tiré comme message ou leçon.

 

  1. Voici un groupe de mots : original, dramatique, humoristique, romantique, conventionnel, accessible, pittoresque, concis, inattendu, passionnant, fantaisiste, réaliste. Lesquels choisiriez-vous pour qualifier votre roman ?

Original, romantique, passionnant, inattendu sont les mots qui correspondent le plus à American Dreamer. J’ajouterais accessible parce qu’il mélange allègrement le parler ivoirien au français soutenu. Et peut-être réaliste aussi car malgré l’aspect science-fiction de l’histoire, je me suis attelée à décrire l’environnement de Saliou et son quotidien à New York de la façon la plus fidèle possible.

  1. Comment qualifierez-vous votre style d’écriture ?

Urbain. Ou peut-être 2.0 (rires)

  1. Y a-t-il des auteurs qui vous ont influencée ?

Celle qui m’a redonné l’envie d’écrire et m’a montré la voie d’un style urbain, imagé et décomplexé c’est une jeune auteure française du nom de Rose Emilien avec son roman « Journal d’une michetonneuse ». Sinon, j’admire les plumes de Maurice Bandaman, Camara Nangala, Any K. Roger et Awaba pour ne citer que ces auteurs.

  1. Avez-vous déjà été victime de la fameuse page blanche ?

Bien sûr.

  1. Quel est votre regard sur la littérature africaine en général, la littérature ivoirienne en particulier ?

Nous avons en Afrique une littérature fabuleuse qui me fascine et des livres excellents. La littérature ivoirienne a de grands noms et de grands titres mais cela remonte à une certaine génération. On n’assiste pas à une percée de jeunes auteurs. Il y a à mon sens une fracture générationnelle, un peu comme avec le cinéma. Et malgré leur qualité, les romans ivoiriens que je suis amenée à lire ne sont plus mon miroir. Ils ne reflètent pas mon époque, mon style de vie. Peut-être ai-je tenté de pallier cela avec American Dreamer.

  1. Avez-vous d’autres projets de roman ?

Oui mais chut ! Je  n’en dis pas plus. On espère que le premier soit un succès et ensuite on verra.

Si vous le voulez bien, parlons maintenant de vos sept péchés capitaux en lecture

avarice

Quel est le livre le moins cher dans votre bibliothèque ?

Never Trust A Man (Ne fais jamais confiance à un homme) un tout petit livret de lecture facile que mon père avait dû acheter au Ghana.

gourmandise

Quel livre avez-vous dévoré ?

La révolution des fourmis de Bernard Werber.

paresse

Quel livre avez-vous mis du temps à lire ?

Fortune carrée de Joseph Kessel. Roman fascinant mais je ne l’ai jamais terminé.

Luxure

Quel livre érotique vous a marquée ?

Peut-être « Cœurs piégés » de la collection Adoras. Ça a fait rêver l’ado romantique que j’étais. J’aimerais bien l’adapter au cinéma.

orgueil

Quel personnage avez-vous trouvé orgueilleux ?

Le policier dans le roman La revanche de Bozambo de Bertène Juminer. Le nom du personnage m’échappe. Une histoire drôle et insolite que je recommande.

envie

Quel livre vous fait envie en ce moment ?

Americanah de Chimamanda Adichie.

 

colère

Quel livre vous a mis en colère ?

Pourquoi je suis devenu rebelle.

 

Terminons en beauté. A quoi ressemble votre portrait chinois ?

Si vous étiez

  1. Un épice, ce serait… ? La cannelle
  2. Un dessert, ce serait… ? Un fondant au chocolat
  3. Une pièce de la maison, ce serait… ? Le patio
  4. Un personnage Disney, ce serait… ? Mulan
  5. Un signe de ponctuation, ce serait… ? Trois points de suspension
  6. Une langue, ce serait… ? L’égyptien antique
  7. Un jeu de société, ce serait… ? Le Scrabble

 

 

Propos recueillis par 

GM signature

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un moment privilégié avec soi-même

Célyne est une française de 32 ans, célibataire depuis mai 2014. Curieuse, franche et ambitieuse, elle nous confie sa vision du célibat. 

 

 

célibataire epanouie

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Indépendante ou Autonome.

Te retrouver seule, c’est…

Une bulle d’oxygène, pas une finalité.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Hum, je ne sais pas si on peut appeler cela des complexes, mais bon, parlons-en … Physiquement, je n’en ai pas. Je n’ai jamais eu de complexes concernant mon physique. Sur ce point, je dois être une des femmes hors norme à ne pas avoir de problème avec son physique …

Mentalement, c’est ma timidité : jusqu’à ce qu’il y a peu de temps, c’était le fait d’aborder un homme qui me plaît, qui était impossible pour moi. Dire à un homme qui m’intéresse mentalement et physiquement que je voudrais quelque chose de sérieux avec lui est impossible.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Il n’y en a pas eu un, mais trois.

Une déchirure inexplicable. Je n’arrive toujours pas à l’expliquer même après trois ans de séparation … De toute ma vie, il n’y a eu que deux hommes avec qui je n’avais ce sentiment de bien-être, de liberté, d’être moi à 100%, de ne pas avoir à anticiper mes propos, mes gestes et habitudes.

Il y a eu également ce vide … là aussi c’était inexplicable, car je ne comprenais pas moi-même ce qui s’était passé … ma moitié m’avait abandonnée, trahie, menti. J’ai eu l’impression d’être seule au monde.

Enfin, il y a eu ce sentiment de culpabilité : si j’avais fait, si j’avais dit, des si qui n’en finissaient pas. Ce n’était jamais de sa faute mais de la mienne. J’avais oublié que le couple était composé de deux personnes pour répondre de son succès ou échec.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Un seul : la culpabilité sur certains points. Entre-temps j’ai analysé la situation. J’ai compris certaines choses et surtout déculpabiliser. On est deux dans une histoire d’amour alors les deux ont leur part de responsabilité dans le succès ou l’échec de cette relation. Du coup, certains sentiments de culpabilité sont partis et d’autres sont restés, car je sais que c’est en partie de ma faute si on en est arrivé là.

Aujourd’hui, je regrette encore fortement certaines de ces erreurs et me suis promis de tout faire pour ne pas les recommencer à l’avenir si un nouvel Amour se présente.

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Cela dépend des personnes avec qui je suis. Avec certaines, j’ai l’impression parfois d’appartenir  à une « espèce bizarre ». Celles-ci pensent que c’est un choix de ma part d’être célibataire depuis longtemps. 

Du coup, j’ai droit à toutes sortes de questions. Mais avec elles, les questions tournent rarement au sujet des sentiments. Elles me questionnent plus généralement sur ma sexualité que sur mes sentiments. Je trouve cela étrange d’ailleurs. Comme si être célibataire signifiait être accro au sexe, être une personne qui « enchaîne » non-stop les histoires sans lendemain sans aucun sentiment.

Selon mon humeur, je réponds en jouant le jeu … ou pas …

Avec d’autres femmes, je suis considérée comme une personne  « normale » qui n’a tout simplement pas encore trouvé son âme-sœur. Discuter avec elle, devient alors facile, (même lorsque je suis de mauvais poil) et me rassure également parfois. Eh oui, en tant que célibataire, j’ai également parfois besoin d’être rassurée. D’ailleurs, quel que soit le statut,  nous en avons besoin, car rien n’est jamais acquis …

De mon point de vue personnel, je ne me sens pas différente des autres femmes, car j’ai également des sautes d’humeur, je crie, je pleure, je rigole, je taquine, mes hormones m’en font également voir de toutes les couleurs, … donc non pour moi je suis comme toutes les femmes ! Seul mon statut est différent.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Il y en a deux : mon indépendance et le fait d’être actrice de ma vie. Ma mère m’a appris très tôt à devenir indépendante ! En tant que mère célibataire, travaillant le soir, elle n’a pas eu le choix et cela m’a énormément servi !

Enfin, depuis que j’ai réalisé un bilan de compétences, tout est clair. Il y a eu comme un déclic, une évidence. C’était comme si j’étais en hibernation et que je n’arrivais pas à me réveiller. Grâce à ce bilan de Compétences, j’ai réussi à sortir de ce long sommeil pour prendre les choses en main. Ce réveil m’a pris 6 ans, mais depuis je ne rêve plus : je vis mes rêves. Pas tous, certes, mais je me donne tous les moyens pour les vivre et ça me fait un bien fou.

 

Comment tes proches perçoivent ton célibat ? 

La majorité d’entre eux n’est pas choquée. Pour eux, l’important c’est que je sois heureuse, avec ou sans conjoint !

Il y a bien évidemment une ou deux personnes qui ne comprennent pas, mais elles n’arrivent pas à m’atteindre, car j’ai un point de vue bien arrêté sur le sujet. Être en couple ou avoir un enfant n’est pas une finalité en soi. Selon eux, je dois impérativement avoir un enfant à 35 ans. Je réponds généralement qu’en 2017, on peut avoir des enfants jusqu’à 42 ans. Il faut simplement se renseigner sur le sujet. Et faire un enfant, parce que la société essaye de nous l’imposer n’a pas de sens selon moi. Je leur explique également que pour l’important est que je sois heureuse et bien dans mes baskets. Le reste suivra naturellement et ça j’en reste persuadée.

J’ai également l’exemple de ma mère : une femme autonome, indépendante et très heureuse !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

Que j’étais capable de monter des meubles IKEA en solo, que j’étais également capable de faire de la peinture by myself et que j’étais également une bonne cuisinière 

Sérieusement (mais le début était également sérieux), je dirais que je suis devenue plus sûre de moi. Je sais ce que je veux, mais également ce que je ne veux pas. Je suis devenue plus ambitieuse et plus investie dans mes actions qui étaient inachevées et imprécises.

En y réfléchissant bien, j’ai le sentiment d’être une version améliorée de moi et qui s’améliore de jour en jour !

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Avoir accepté la réalité du statut de célibataire : ce n’est pas la fin de notre vie. Au contraire, c’est un moment privilégié avec moi-même que j’ai pris plaisir à analyser et à comprendre. Je suis convaincue que si à 80 ans (si Dieu veut bien que j’aille jusque-là) je suis toujours célibataire, je ne serai pas pour autant malheureuse, mais accomplie dans ce qui était prévu pour moi.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ce n’est pas une fin en soi (je me répète, mais c’est ce que je pense), c’est une étape de la vie, de SA vie. Un peu comme le mariage, la naissance d’un enfant, le décès d’un proche, …

Qu’il faut qu’elle profite de cette période pour apprendre à mieux se connaître afin d’y voir plus clair pour la prochaine étape.

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Pourquoi as-tu mis tant de temps à te réveiller ?

 

Une question que tu aurais envie que je te pose ? 

Selon toi, quel sera ton prochain statut dans un futur plus ou moins proche ?

 

Et tu répondrais… 

Maintenant que je me connais mieux, je suis prête pour n’importe quel statut (sauf la polygamie, non, non, non) : mère célibataire, en couple avec au moins deux enfants, célibataire accomplie et heureuse 🙂

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

GM signature

Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Le célibat : un nouveau départ dans la quête de l’élu

Née en France mais d’origine réunionnaise/italienne, Nina a 25 ans et est célibataire depuis 2 ans et demi, bientôt  3 ans. Mystérieuse, drôle et passionnée, elle nous confie sa vision du célibat.      

 

A quoi pourrais-tu associer le célibat ? 

Une solitude positive.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Seule.

 

Te retrouver seul(e), comment l’as-tu ressenti ? 

Je dirais que je suis passée par plusieurs étapes. D’abord, un saut dans le vide, source d’angoisse ensuite une bulle d’oxygène, pas une finalité enfin un nouveau départ dans ma quête de l’élu.

 

Comment gères-tu tes complexes ? 

Oui, j’ai des complexes, j’essaie parfois de les ignorer mais ce n’est pas le bon moyen alors je fais du sport, je me rassure auprès de mes amies, je fais du shopping, j’essaie de me regarder dans le miroir et de me dire des choses positives sur moi-même. Je vais à mon cours de cabaret qui m’aide physiquement et psychologiquement à me décomplexer petit à petit, à être plus sûre de moi et de mon pouvoir de séduction, je me sens bien et plus libre, plus apaisée et je fais quelque chose que j’adore faire : DANSER.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Les premiers jours sont sans doute les pires , je suis passée par différentes émotions comme la tristesse, le désespoir, le dégoût, on a l’impression d’être anéantie et que l’on ne pourra jamais se remettre de « cette rupture, cet amour perdu » ; tout devient confus , on cherche une cause à tout ce chagrin, on remet tout en question, on broie du noir , à l’époque je passais en boucle pendant des semaines cette « fameuse scène de rupture ».

Je n’avais plus confiance en moi puis une fois cette période passée, on pense différemment, on réfléchit beaucoup sur soi-même. On recommence à se recentrer sur soi et nos projets personnels, faire des choses pour soi, s’entourer de ses proches plus que jamais, profiter davantage de nos amis, on retrouve petit à petit la joie de vivre même si l’on sait que notre cœur ne va pas guérir avant longtemps, on retrouve quand même de l’espoir et l’envie d’avancer. On sait à ce moment là que notre vie est très loin d’être finie et que de meilleures choses nous attendent. (On ne pense pas comme ça du jour au lendemain, pour moi cela a pris de nombreux mois).

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Aujourd’hui, J’ai enfin réussi après presque 3 ans, à laisser tous les mauvais sentiments que l’on peut éprouver les premiers mois après la rupture. Je sais que ces hommes n’étaient pas faits pour moi.

J’ai « en quelque sorte » fait «  le deuil » de cette relation et des autres qui avaient échouées, j’ai beaucoup appris sur moi même, sur les hommes et les relations hommes/femmes. Retrouver confiance en moi est un combat au quotidien mais j’y arrive et je continue d’y travailler !  Il ne faut pas perdre espoir et continuer de croire en l’amour, tout le monde y a droit !

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

J’aimerais dire que « NON » mais « OUI » je me sens différente des femmes « en couple ». Ayant plusieurs amies en couple depuis plusieurs années je peux dire que nous n’avons pas le même rythme de vie, parfois pas les mêmes préoccupations. Par exemple, je n’ai pas à me préoccuper de faire à manger à mon mec ou de le traîner dans les magasins contre sa volonté, ou d’organiser des surprises et weekend ou voyages en amoureux (même si j’aimerais pouvoir m’en préoccuper). Cela n’empêche pas que l’on me demande souvent mon avis sur leurs relations. Mon « vécu » fait que je suis de « bon conseil » d’après mes amies.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Je dirais que je suis tout simplement « fière » d’être une femme car je donnerai la vie ! Comme beaucoup d’autres l’un de mes rêves est de trouver un bon partenaire et de fonder une belle famille. Donner la vie sera sans nul doute l’acte dont je serais le plus fière !

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Ma famille me voit parfois comme « un cas désespéré » n’ayant pas de chance en amour et c’est également comme ça que je me voyais auparavant mais je ne veux plus me considérer comme un « cas désespéré », on a tous droit au bonheur et à l’amour , je pense être quelqu’un de bien alors je pense vraiment mériter de trouver l’amour, le vrai.

Je préfère ne pas me laisser influencer par leurs avis, je m’écoute moi, ma tête et mon cœur. Certes je suis devenue plus méfiante, sélective en amour pour me protéger mais je garde l’esprit ouvert et je ne suis pas fermée à faire des rencontres. Concernant mes amies, elles sont positives, me disent que je suis belle, drôle… etc ; qu’il n’y a pas de raison que je ne trouve pas quelqu’un de bien qui me correspond. Je me dis alors que j’ai envie de les croire !

 

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’apprends à prendre encore plus de recul par rapport aux choses, me débarrasser des « personnes parasites » se disant être des « amies » mais qui n’en sont pas ! J’apprends  à me poser des questions sur moi, me recentrer sur moi même, me fixer sur des objectifs personnels/professionnels ou sportifs.

J’apprends à davantage m’affirmer et dire « MERDE » quand il le faut ! Hors de question de retomber dans les mauvais schémas d’avant ! J’apprends davantage  à être positif et me valoriser et à dévoiler mon caractère sans avoir peur de jugements ! Je sais ce que je vaux maintenant ! JE ME TROUVE BIEN PLUS FORTE QU’AVANT ET CA FAIT VRAIMENT DU BIEN !

 

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

J’essaie de trouver mais je ne trouve pas d’habitude que je n’avais pas quand j’étais en couple.

 

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Je m’occupe de moi, je vois aussi souvent que possible mes amies, je vis des moments privilégiés avec elles et ma famille, je fais pas mal de sport , une remise en forme qui fait autant de bien au moral qu’au corps ! Je me sens mieux dans ma peau petit à petit ! Je pratique également ma passion : La danse de Cabaret ! Je fais des choses que j’aime faire tout simplement !

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Ne vous renfermez pas dans votre bulle, entourez vous, vivez pour vous, amusez vous et riez avec vos amies, sortez, voyagez et profitez de la vie ! Et quand ça ne va pas, faites du sport, cela libère vraiment ! N’ayez plus peur d’être seule car vous ne serez jamais vraiment seules ! Faites des choses que vous aimez !

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que lui dirais-tu ?

Je lui dirais « REVEILLE TOI MA VIEILLE » !!! Sèche tes larmes, relève la tête, tout n’est pas fini ! Tu es belle, tu as tellement de personnes qui t’aiment et qui sont là pour toi !  Tu as de la chance !

 

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé. Copie interdite sans autorisation de l’auteure et l’interviewee.

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Le célibat est un état, pas une identité

Isabelle Moumié est une maman trentenaire camerounaise. Calme, rêveuse, et simple, elle est célibataire depuis 6 ans. J’ai découvert son blog grâce à sa puissante Lettre aux femmes célibataires.

 

Rencontre avec une femme dont « la passion est d’aider les personnes à être plus épanouies dans leurs vies spirituelles et émotionnelles, grâce au renouvellement de l’intelligence. »

L’image contient peut-être : texte

Isabelle, pour toi, c’est quoi la solitude ?

C’est me retrouver avec moi-même. C’est une bulle d’oxygène, pas une finalité.

A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive.

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Je ne sais pas,… Singulier ?

 Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Etre une femme inspirée et inspirante.

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Parfois. 

Comment gères-tu tes complexes ?

Quel complexe ? Celui d’être célibataire ? Déjà je ne le considère plus comme un complexe. J’essaie d’en tirer le maximum de profit.

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Le soulagement.

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

Parfois encore oui. Je désire me remettre en couple, mais parfois je suis soulagée de ne pas l’être !

Pourquoi ?

Peut-être un peu la peur de devoir réaménager ses habitudes en considérant la présence de l’autre. Car on finit par s’habituer au célibat !

Depuis que tu es célibataire, quel est ton plus grand regret ?

Ne pas m’être séparée plus tôt.

Vis-tu plus ta vie de mère que ta vie de femme ?

Il me semble que oui.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ?

Ils souhaitent que je rencontre un homme avec qui former un couple. Certains pensent que je rate ma vie en restant célibataire. D’autres veulent juste que je sois heureuse, célibataire ou pas. Alors je me confie en Dieu et me concentre sur ce qui m’épanouit et me rend heureuse.

Qu’apprends-tu  pendant cette période ?

J’apprends à mieux me connaître et à assumer pleinement qui je suis. Je gagne en assurance. J’ai compris que j’étais beaucoup plus forte que je ne le pensais, que je pouvais avoir confiance en mes idées, et que je pouvais être fière de qui je suis.

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Lire et écrire.

Quel est ton secret pour être une célibataire heureuse ?

Faire ce qui m’épanouit et me permet d’exprimer ma véritable personnalité.

Et qu’est-ce qui t’épanouit ?

Ecrire, écouter pour conseiller, chanter et danser !

Je suppose que la chair veut reprendre le dessus parfois. Comment fais-tu pour ne pas vivre dans la fornication ?

Ma relation avec le Seigneur est devenue vitale ! Donc je bannis déjà de mon cœur l’option fornication. Ça aide énormément d’être très claire avec soi-même sur ce point. Quand mon corps se réveille trop là, faire de l’exercice physique m’aide à évacuer la tension !

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Je leur dirai que tant qu’elles se focalisent sur le célibat, il restera à leurs yeux un problème. Le célibat est un état, celui d’une personne qui n’est pas marié, pas une identité ! On ne se définit pas par rapport à son statut matrimonial.

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue qu’est-ce que tu lui dirais ?

Epanouis toi, apprends à te connaître et à grandir. Découvre ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas. Sois libre d’être toi-même.

Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans son autorisation ou celle de l’interviewée.

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Pour aller plus loin avec Isabelle,

http://lesnotesdisa.com/dans-ma-detresse-il-ma-secourue/

http://lesnotesdisa.com/comment-etre-liberee-dune-dependance-affective/

http://lesnotesdisa.com/la-guerison-des-coeurs-brises/

http://lesnotesdisa.com/ote-ta-carapace-d-invulnerabilite/

 

 

Pour vous procurer l’e-book d’Isabelle, c’est par ICI

 

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Publié dans Interviews, Quand on est célib'

Mère célibataire : le statut qui dérange

Alexandra est une working maman solo française et trentenaire. Séparée du père de ses enfants depuis 2 ans, elle se décrit comme une femme libre, positive et sensible. Son blog et sa page Facebook sont une véritable source d’inspiration, de détente et d’encouragement pour les célibataires et les parents célibataires en particulier.

Rencontre avec une femme indépendante et actrice de sa vie.  

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A quoi pourrais-tu associer le célibat ?

Une solitude positive

Te retrouver seule, c’est un peu comme …

Retourner sur le champ de bataille, à la conquête d’un nouveau territoire : le mien

Comment gères-tu tes complexes ?

Ce n’est pas facile d’accepter son corps après une grossesse. Je les accepte car ils font partie de moi, de l’histoire de mon corps, celle d’une maman de 2 enfants. Sans eux, je ne serais pas celle que je suis. Même si j’aimerais me débarrasser de vergetures, en revanche, ça ne m’empêche pas de vivre. Et surtout je ne me sers pas de mes complexes comme excuses pour être malheureuse. Je pense que c’est triste de conditionner son bonheur en fonction d’un complexe.
Par exemple dire : je serais heureuse quand j’aurais perdu 10 kg. Je dis non à ça.
Sois heureuse maintenant. La vie est belle et courte. Ca ne t’empêche pas de commencer un régime. Commence à être heureuse sans attendre.

 

Quel est le sentiment qui t’a animée les premiers jours après t’être retrouvé célibataire ?

Je me suis sentie soulagée, légère car j’ai réalisé que je me retrouvais, que je redevenais moi.

 

Ces sentiments t’habitent-ils aujourd’hui ?

De plus en plus, oui. Avec le temps, je me connais mieux et sais ce que je veux, ce
qui me rend heureuse.

 

 

Te sens-tu différente des autres femmes parce que tu es célibataire ?

Non, je ne me compare pas aux autres. Nous sommes toutes différentes par nature. Après, le célibat, ça reste hors norme et la société nous le fait sentir avec les images de bonheur qu’elle véhicule pour les couples, les fêtes comme la saint-valentin…
Et je pense que nous passons toutes par des phases de célibat dans une vie.
Ca arrive à tout le monde et ce n’est pas la fin du monde.

 

Quelle est ta fierté en tant que femme ?

Penser par soi-même. Cela paraît facile mais non car nous sommes beaucoup influencées par les médias, la religion, notre entourage, nos collègues, nos amis, la famille. Etre une femme qui vit en fonction de ses opinions, ce n’est pas si simple car la société impose sa vision de ce que doit être une femme (belle avant tout par exemple) et aussi une maman (altruiste, qui se sacrifie pour ses enfants). Agir à contre-courant des normes demande parfois du courage.
Je suis mère célibataire et même en Europe, où les séparations se multiplient, c’est un statut qui dérange.

 

Comment ta famille ou tes amis perçoivent ton célibat ? 

Le célibat pour une maman ça fait peur car ça pose des questions, des inquiétudes : va-t-elle s’en sortir financièrement ? Physiquement ? Va-t-elle souffrir de solitude ? Je me protège des énergies négatives de certaines personnes en ne les fréquentant pas car mon temps est précieux et je ne veux pas le perdre à écouter des paroles inutiles pour mon bien-être.

Qu’apprends-tu pendant cette période de célibat ? 

J’ai appris qu’on s’en sort toujours avec de la volonté et du courage. Je ne dirais pas que j’ai changé mais que je suis devenue plus moi-même, plus vraie.
J’incarne les valeurs qui me sont chères comme la liberté d’être soi-même, la fidélité à ses projets de vie.

Quelle est ta fidèle habitude depuis que tu es célibataire ?

Prendre du temps pour moi pour faire ce que j’aime : écrire dans mon blog http://www.lanouvellemamansolo.com,

animer ma page facebook pour célibataires, parents et parents célibataires https://www.facebook.com/lanouvellemamansolo/
faire du sport, etc…

Vis-tu plus ta vie de mère que ta vie de femme ?

Je suis plus maman que femme, ce n’est pas vraiment un choix mais une nécessité car mes enfants ont 3 et 5 ans et ont donc besoin de moi dans leur quotidien. Cela dit, plus les enfants grandissent et plus la femme que je suis s’exprime. Je pense que la femme qu’on est ne doit jamais disparaitre mais s’épanouir. C’est important pour notre équilibre.

 

As-tu un secret pour être une célibataire heureuse ?

Je n’ai pas de secret et je ne crois pas au bonheur permanent. Dans le célibat, il y a des moments de bonheur et de peine, des hauts et des bas. Comme dans un couple, où les partenaires peuvent être heureux ou en froid. Il n’y a pas de situation parfaite où tout va bien tout le temps.

 

Que dirais-tu aux femmes qui vivent mal leur célibat ?

Que c’est le signe qu’elles ne s’aiment pas assez. Qu’un couple n’est pas la solution miracle pour être heureuse. Le bonheur passe par le bonheur d’être seule, la connaissance de soi, de ce qu’on aime, de ce qui nous fait vibrer. Aimez-vous suffisamment avant d’espérer être en couple. Car aimer c’est donner. Et on ne peut pas donner de l’amour quand on en a pas pour soi. Il faut que le vase déborde d’amour pour pouvoir le partager avec un autre. S’il est vide, il n’y a rien à donner. Bref avant de penser à recevoir de l’amour, pensez à en donner, à vous-même d’abord puis aux autres.

 

Nouvelle réforme de l’orthographe : le mot célibat est banni. Par quoi le remplacerais-tu ?

Temps pour soi

 

 

Si tu croisais la femme que tu étais hier dans la rue que  lui dirais-tu ?

Je lui dirais d’écouter, son coeur, son intuition. De se faire confiance parce qu’elle est
beaucoup plus forte et douée qu’elle ne le croit. Ou qu’on veut lui faire croire.

 

Propos recueillis par Grâce Minlibé – copie interdite sans son autorisation ou celle de l’interviewée.

Pour aller plus loin avec Alexandra,

La double culpabilité de la maman solo

Maman solo: comment ne pas déprimer ?

Lettre à toutes les femmes qui se sont oubliées derrière la maman

Publié dans Interviews, Ma poésie

Rencontre avec … Grâce Minlibé

Si j’étais contée…
J’aime les interviews encore plus quand c’est moi qu’on interviewe. 🙂
Grand merci à Afro Plumes d’avoir permis que je m’exprime sur son blog. Si vous voulez en savoir plus sur moi, n’hésitez pas à lire mon interview.

Afro plumes

Jeune poétesse bien malheureusement méconnue de beaucoup, Grâce Minlibé, se livre aux lecteurs d’Afro Plumes sur sa passion pour l’écriture, à travers cet interview que j’ai eu l’honneur de mener il y a quelques mois. Rencontre …

1. Bonsoir Grâce, comme il est de coutume sur AP, je vais te demander de te présenter.
Je suis une jeune femme d’origine ivoirienne rêveuse et introvertie qui a plongé dans la mer de la lecture en enfance et dans celle de l’écriture dans l’adolescence. Je suis l’auteure enchantée du recueil de poèmes Chimères de verre et co-auteur du recueil de nouvelles Une nuit avec Baker.

2. D’accord. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta plongées dans le monde de l’écriture? Qu’est-ce qui t’as fait faire le grand plongeon, passer de lecteur à écrivain ?
Je ne vais pas parler du journal intime que toute jeune fille introvertie tient de manière…

View original post 2 271 mots de plus

Publié dans Interviews

Muswada, plateforme de lecture et d’écriture africaine

J’aime les initiatives africaines surtout celles qui se développent dans le monde de la littérature. Anianou Gbo Adolphe, béninois de 26 ans, ingénieur en réseaux informatiques et télécoms et passionné d’écriture est le fondateur de Muswada, une application de rédaction et de partage de manuscrits dédiée exclusivement aux auteurs africains créée en décembre 2015. Rencontre avec l’auteur qui regorge d’idées innovantes pour le rayonnement de la littérature africaine. 

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Qu’est-ce que Muswada ? 

Muswada qui signifie manuscrit en swahili est un réseau social dédié à la littérature africaine. Il permet de mettre en contact (pour le moment) des auteurs, des lecteurs et des maisons d’édition dans le seul but d’offrir une autre vision à la littérature africaine. Notre cible c’est d’abord l’Afrique, ensuite sa diaspora et enfin le reste du monde.

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Muswada permet de mettre en contact auteurs, lecteurs et éditeurs. Des éditeurs vous-ont ils déjà contacté ? 

Oui.  Des éditeurs nous ont contacté pour une sorte de partenariat leur permettant de suivre les meilleurs auteurs de la plateforme via des statistiques. Ces fonctionnalités étaient déjà prévues sur Muswada, nous travaillons en collaboration avec quelques unes de ces maisons d’éditions pour leur mettre très vite ces fonctionnalités à disposition. Nous avons aussi mis en contact une maison de réalisation de film et un auteur de Muswada dont les écrits l’avaient fascinée.

 

 

Dans quel pays la plateforme est le plus utilisée ?

Au Premier semestre de l’année 2016 c’était la France qui comptait le plus d’utilisateurs sur Muswada, mais aujourd’hui nos utilisateurs viennent beaucoup de l’Afrique francophone.

Peut-on avoir quelques chiffres sur l’utilisation de Muswada ? 

Au premier trimestre de l’année, nous avons eu 15 000 visites sur la plateforme et 60 000 vues. Depuis, nous sommes passés à plus de 50 000 visites et plus de 300 000 pages vues par mois.

De qui est constituée l’équipe Muswada ?

Il y a l’équipe technique composée d’un développeur web, de deux développeurs mobiles, d’un designer, d’un community manager et l’équipe d’exploitation constituée d’un réseau d’auteurs qui testent constamment la plateforme et font un retour à l’équipe technique sur les améliorations à apporter où les bugs à corriger dans le but d’améliorer et de rendre unique l’expérience utilisateur.

Avez-vous rencontré des difficultés lors de la conception et de la mise en service de cette plateforme ?

Pas de difficultés particulières lors de la conception et de la mise en production de la plateforme. Les difficultés sont apparues bien plus tard quand beaucoup de nos utilisateurs pensaient à tort que les histoires publiées sur la plateforme étaient payantes. Lire sur Muswada est totalement gratuit et ça le restera.

Muswada a maintenant son application mobile. Est-elle payante, une application pour smartphone, tablette ou les deux ?

Comme je l’ai dit précédemment, Muswada est totalement gratuit, les applications mobiles sont téléchargeables gratuitement et sont compatibles sur tous les types d’appareils.

La version Android est déjà disponible, la version Iphone sera disponible en téléchargement avant la fin de ce mois. 

bonnes-nouvelles

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Oui, toujours dans le domaine de la littérature africaine. Ce sera beaucoup plus comme une extension de Muswada mais pour le moment je ne peux  en dire plus.

On dit que l’africain ne lit pas beaucoup. Le pensez-vous également ? Si oui, que faut-il faire pour qu’il lise davantage ?

L’Africain ne lit pas beaucoup ? Je ne pense pas. Les africains ne lisent juste pas beaucoup les histoires qui n’ont rien à voir avec leur réalité de tous les jours. Ils adorent les histoires dont les personnages sont des gens auxquels ils peuvent facilement s’identifier. Vous savez, lire c’est d’abord se laisser guider par l’imagination de l’auteur. Si le lecteur a du mal à se projeter quand il vous lit c’est clair qu’il dira que votre œuvre n’est pas intéressante (pour lui bien sûr). Si nous voulons que le nombre de lecteurs africains augmente, nous devons leur proposer plus de contenus auxquels ils peuvent facilement s’identifier. Et c’est là l’une des principales raisons d’être de Muswada. Si vous me demandez quel auteur m’a le plus marqué entre Chinua Achebe et Paulo Coelho … Y a même pas à réfléchir Paulo Coelho ne fait absolument pas le poids.

Quel est votre regard sur la littérature africaine actuelle ? Que faut-il faire selon vous pour améliorer sa visibilité à l’international ?

S’il  y a une chose que la littérature africaine a toujours eut de plus que celles des autres peuples c’est l’art de la narration. Les africains avant de mettre leurs récits sur papier avaient déjà l’art de conter des histoires avec un langage particulièrement imagé. Ils avaient déjà l’art de faire voyager les esprits avec des mots et ça je pense que c’est l’identité de la littérature africaine, c’est son ADN et ce qui la rend unique.
La littérature africaine actuelle souffre énormément de son cantonnement au livre papier comme seul support de distribution.
Pour l’internationaliser, il faut déjà commencer par diversifier les supports de distribution. Le livre papier c’est bien, mais le livre numérique n’est pas mal non plus. Aujourd’hui avec un smartphone, un auteur doit pouvoir écrire quand il veut et le lecteur lire où il veut.

Aujourd’hui avec un smartphone, un auteur doit pouvoir écrire quand il veut et le lecteur lire où il veut.

Les maisons d’éditions traditionnelles doivent comprendre que l’avenir de la littérature africaine est dans le digital.
Il faut également beaucoup plus de blogs littéraires africains. En Afrique, les gens bloguent sur tout sauf sur les livres qu’ils ont lu et c’est bien dommage.

Un petit mot de fin ?

La littérature africaine doit être accessible à tous, c’est le seul moyen par lequel nous bâtirons un écosystème prompt aux best-sellers de demain.

Propos recueillis par 

GM signature

Petit Bonus : un guide de navigation sur la plateforme.

 

Rejoignez la communauté et rencontrez vos prochaines lectures sur :  https://www.muswada.com/

Retrouvez Muswada sur Facebook : https://www.facebook.com/muswada/

Et si vous avez envie de soutenir financièrement cette start-up qui roule sur ses propres fonds, contactez l’équipe en écrivant à sponsoring@muswada.com

 

Publié dans Interviews

Les Déboires amoureux de Mady : rencontre avec l’auteure

Avec plus de 24000 abonnés sur sa page Facebook, « Les déboires amoureux de Mady » est un classique des chroniques africaines qui a emporté ses lecteurs dans de magnifiques aventures. Rencontre avec l’auteure.

 

Les déboires amoureux de Mady

Comment se définit la chroniqueuse de « Les Déboires amoureux de Mady » ?

 

J’aurais beaucoup de mal à me définir, mais si je dois nécessairement le faire, c’est que je suis difficile à cerner (même pour moi-même hein lol). Je suis une jeune gabonaise, passionnée d’écriture, de lecture, et de culture africaine… Ecrire est mon moyen d’expression favori, lire mon passe-temps préféré…

 

J’ai beaucoup apprécié la chronique les mirages de l’amour. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cette histoire ?

Disons que j’avais constaté qu’autour de moi, beaucoup de filles, moi y compris, passaient à côté de l’amour véritable, à cause d’un idéal, alors on a un mec idéal en tête, et c’est lui seul qu’on veut avoir. Dès qu’on trouve un qui s’en rapproche, on se fait aveugle même au fait qu’il n’a pas les mêmes sentiments que nous, on se fait des films, d’où les mirages de l’Amour… Au départ c’était cela, et au fil du temps j’ai développé l’histoire en abordant des thèmes comme les disparités culturelles, l’infidélité de la femme qui reste encore quelque peu taboue…Bref, j’ai laissé parler mon imagination en y ajoutant quelques anecdotes de mon « déjà vécu » et des expériences d’amies, de proches ou simplement de lectrices qui demandaient des conseils in box.

 

Y a-t-il un passage de cette histoire que vous aimez particulièrement ?

A vrai dire j’aime toute l’histoire (lol) mais il y a bien un passage que je préfère, c’est celui où Ozy dit à Cléo « Je veux être son père », en parlant du bébé qu’elle vient d’avoir, alors même que pour tout le monde il s’agit du bébé conçu lorsque Cléo trompe Ozy avec Dan.

Vous voyez cette petite scène résume le message que je voulais faire passer aux hommes dans ce texte. Je ne voudrais pas m’étendre ici, la leçon se trouve dans l’histoire, mais juste leur dire qu’il y a une chose que les hommes doivent se dire, c’est qu’il ne faut pas confondre l’amour avec la faiblesse, la tolérance avec la lâcheté. C’est vrai que l’adultère d’une femme est une chose dure à surmonter pour l’égo d’un homme, pour toutes les raisons sociologiques et sociétales que nous connaissons, mais tout comme les femmes arrivent à pardonner l’infidélité, les hommes devraient réfléchir à deux fois avant de prendre des mesures radicales.

Je ne fais pas ici l’apologie de l’infidélité, je dis juste que, lorsqu’il y a encore des choses à sauver, il faut les sauver, si vous vous aimez et que vous êtes conscients que l’autre  a fait un faux pas, aidez-la à se relever, et surtout aidez-la à ne plus sentir le besoin de recommencer…

 

Laquelle de vos histoires avez-vous été fière d’écrire ou avez-vous adoré ? Pourquoi ?

En réalité j’ai aimé toutes les écrire, chacune pour des raisons différentes. Mais j’aime particulièrement deux de ces histoires : « Les Déboires de Mady » qui reflètent encore aujourd’hui mon immaturité dans la chronisphère, c’étaient mes débuts, mes premiers pas, je suis tombée parfois, j’ai rampé, j’ai marché, j’ai couru, puis j’ai pris mon envol…Quand je relis ce texte je me sens toujours un peu attendrie, attendrie de revoir mes débuts mais surtout mon inspiration de l’époque, un peu maladroite mais déjà assez riche. Et puis il y a « Dans les yeux de Kimia », je pense que mon imagination n’a jamais atteint un tel degré, c’est mon avis. J’étais inspirée, motivée, j’ai tout donné dans ce texte, jamais je n’avais écrit avec autant de passion…ce roman est de loin l’un de mes meilleurs écrits à mon avis…

 

Laquelle avez-vous écrit avec difficulté ? Pourquoi ?

 

Je crois que l’écriture en elle-même ne pose pas de problème, c’est surtout l’atmosphère de la chronisphère qui était assez difficile pendant la période où j’écrivais « Venir d’en bas » et surtout « Dans le cœur de Stéphane », j’avais pris assez sur moi et je supportais moins les remarques désobligeantes et les attaques parfois personnelles. J’avais de moins en moins de temps à consacrer à la page et je commençais à me lasser des guéguerres entre « chroliseurs » et entre chroniqueurs ou tout simplement entre les différents acteurs de la chronisphère. Cela me plaisait de moins en moins parce qu’écrire a toujours été pour moi source d’apaisement et bien-être et là ça devenait carrément source de stress, il fallait maintenir la barre haut, se surveiller, bref…cela ne m’apportait plus le plaisir et la joie que j’aime tant sentir lorsque j’aligne des mots pour en faire une histoire… C’est ce qui a été difficile à un moment. Sinon globalement, lorsque j’ai trouvé l’angle d’attaque et la trame principale, je n’ai aucun problème à écrire, cela va tout seul.

 

Sur quel thème vous n’écrirez sûrement jamais ?

J’aime penser que je n’ai pas de limite, mais pour le moment je ne saurais écrire sur l’homosexualité, du moins pas en faire le thème central de mon récit, je peux le mentionner ou le faire intervenir, mais surtout pas me focaliser dessus. Pourquoi ? Eh beh parce que j’ai encore du mal à en saisir les contours, et mon jugement, je déteste parler des choses que je ne maîtrise pas…Peut-être dans quelques années qui sait ?

 

 

Vous venez de publier Mon amour, ma destinée en toi. Pouvez-nous dire en quelques mots de quoi parle cette histoire ?

Oh comme d’habitude, une histoire d’amour à l’Odika (célèbre mets de la gastronomie gabonaise = sauce de chocolat indigène) comme je le dis souvent. Un amour de jeunesse qui s’est trouvé interrompu quelque part, et qui des années après se retrouve sur un même chemin…Rien de très compliqué, ce n’est pas aussi dense que les chroniques, mais bon il paraît que ça vaut le détour !

 

Vous avez publié essentiellement des romans et de la romance. Pensez-vous publier dans un autre genre ?

(Rires)

Je pourrais…

Mais je doute que je le ferai. Mady Remanda se veut romancière. C’est un auteur de la romance mais essentiellement des romances à l’africaine, je préfère en rester à la littérature sentimentale à l’africaine pour le moment.

 

Où vous voyez-vous l’année prochaine à la même date ?

Certainement au même endroit…

 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

Les voyages… la culture africaine…

 

Quels sont vos 3 livres préférés d’auteurs africains ?

Ouf !

Quel dilemme y’en a tellement !

Alors je pourrais citer :

« Les frasques d’Ebinto » d’Amadou Koné que je ne pourrais jamais oublier

« Une vie de bonne fortune » de Louisando N’dohou qui est un auteur ivoirien dont j’apprécie vraiment le style et l’inspiration

«  Essola » d’Alban Désiré Afene, un très bon auteur gabonais

Permettez-moi de citer « La mouche et la Glu » d’Okoumba Nkoghé un des piliers de la littérature gabonaise…

Y’en a beaucoup…d’autres

 

Quel est votre top 5 de chansons africaines qui évoquent l’amour ? 

  

  • L’amour d’une mère de Patience Dabany

 

 

 

  • Adia d’Oliver Ngoma

 

  • Odo de Raquel

 

  • Mutoto de Lokua Kanza

 

 

  • Kidiamfuka de Fally Ipupa

 

Là aussi y en a beaucoup, la musique est une de mes passions aussi.

 

Petit bonus pour nos lecteurs, nous allons établir votre portrait chinois

  • Si j’étais un parfum de glace, ce serait … Crème brûlée
  • Si j’étais un téléphone portable, ce serait … Sony Xperia
  • Si j’étais un support musical, ce serait … La cithare
  • Si j’étais une saison, ce serait … le Printemps
  • Si j’étais un épice, ce serait … Le persil
  • Si j’étais un philosophe, ce serait … Jean-Paul Sartre
  • Si j’étais une révolution, ce serait … Celle de Patrice Emery Lumumba
  • Si j’étais une invention, ce serait … Le téléphone
  • Si j’étais une des 7 merveilles du monde, ce serait … La muraille de Pékin
  • Si j’étais une île, ce serait … Mbagnié
  • Si j’étais un prix littéraire, ce serait … Ceux qui n’existent pas encore
  • Si j’étais un signe de ponctuation, ce serait … le point de suspension (j’adoorrre !)
  • Si j’étais une déesse grecque, ce serait … Athéna
  • Si j’étais un sport collectif, ce serait … Le hand-ball
  • Si j’étais un art martial, ce serait … Le Kung-Fu

 

 

Un petit mot de fin ?

Merci de m’avoir suivie et accompagnée dans l’aventure des « Déboires Amoureux de Mady » A nous revoir sur d’autres plateformes s’il plaît à Dieu.

A vos marques, Prêts, LISEZ ! LISEZ ! LISEZ les auteurs africains, ils ont besoin de vous, il faut que cette littérature fleurisse et s’épanouisse encore plus.

 

Propos recueillis par

 

GM signature

Publié dans Interviews

Escale au Sénégal : rencontre avec une slameuse

Yacine Niang

Yacine Niang est une jeune femme sénégalaise née à Saint-Louis.

Mélomane et cinéphile, elle adore l’écriture et particulièrement le slam,  art d’expression orale populaire.

 

Rencontre avec l’artiste. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment êtes-vous arrivée au Slam ?

En réalité, je n’ai jamais pensé faire du Slam. D’ailleurs, je n’ai jamais pensé écrire tout court. J’étais en classe de quatrième lorsqu’un concours de poésie a été lancé. Contre toute attente, mon poème a été retenu pour faire partie de la compilation. De là est venu mon amour pour l’écriture.

L’idée de faire du slam est arrivée lorsque j’étais en classe de 1ère.  C’était à l’occasion d’un autre concours qui a été organisé par l’institut français de Saint-Louis.  Les candidats devaient composer un poème de 20 vers avec les dix mots de la francophonie. J’ai tenté ma chance, je suis sortie troisième de ce concours. Je n’y croyais pas trop car le Slam était un terrain inconnu pour moi. Depuis ce fameux concours, je n’ai plus arrêté.

 

 

Qu’est-ce qui vous fascine dans le slam ? 

 

Ce qui me fascine dans le slam c’est la Liberté qu’on a. Dans le Slam on peut écrire ce que l’on veut sans tenir compte d’aucune règle. Mais ce qui me plait le plus, c’est le moment de la déclamation. Le rapport qu’on a avec le public. La sensation qu’on offre à ce même public et leur réaction sont juste magnifiques.  Ce qui me plait aussi dans le slam, c’est le fait de laisser exprimer ses émotions, le fait de les dire et de se mettre à nu devant tout un monde.  Mais surtout, la puissance que l’on donne aux mots qu’on utilise.

 

Y a-t-il des auteurs qui influencent votre écriture ?

Je ne dirai pas qu’il y a un auteur particulier qui influence mon écriture mais si je devais choisir, je dirai Grand Corps Malade. Je n’écris pas comme lui, cela est sûr. Nous n’avons pas le même style mais je l’écoute très souvent et il m’arrive parfois de vouloir adopter son style.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je puise mon inspiration partout et n’importe où. En fait, c’est le quotidien des gens qui fait mes textes. L’inspiration peut venir d’une dispute d’un couple, de la disparition de quelqu’un… Je n’ai pas une source d’inspiration précise, ce sont les faits quotidiens que traduisent mes pensées.

 Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Je suis plutôt un poète lyrique. Donc je parle autant de l’amour que de la haine. Autant de la vie que de la mort.  Mais il y a aussi beaucoup de moi dans mes écrits.

 

Vous avez publié récemment un recueil de slam. D’où vous est venue cette envie de publication ? 

 

En réalité, je n’avais jamais pensé sortir ce recueil. A la base, j’écrivais juste pour moi. Il m’était même difficile de montrer cela à mes proches tellement j’avais peur du jugement des autres mais au fur et à mesure que j’avançais dans mes écrits je ne pouvais plus les cacher. J’ai commencé à en montrer quelques uns à mes sœurs puis à ma mère et comme elles appréciaient, je me suis senti pousser des ailes. J’ai commencé à écrire chaque jour un peu plus de textes.

L’idée de faire un recueil est venue grâce à un ami. Il m’a toujours conseillé par rapport à mes écrits. Il a fait le projet sien, m’a donné l’envie de faire part de mes pensées à toute une communauté.

 

« Demande-le-moi » : pourquoi ce titre ? 

Ce titre pour faire savoir au lecteur qu’il peut me demander tout ce qu’il veut et qu’il trouvera la réponse en lisant le recueil. Ce titre contient aussi ma manière de penser la vie, de la concevoir.

De quoi parle l’oeuvre ? 

L’œuvre est faite de haut et de bas, de joie et de peines. Il y a des moments qui reflètent le côté obscur de la terre et des moments où je traduis et fais l’éloge de l’amour. Le contenu du recueil c’est moi. A travers ce recueil, je décris comment je perçois le monde.

 

 

Avez-vous une cible particulière ? 

Je n’ai pas de cible particulière.  Cela commence du tout petit au plus âgé. J’utilise des mots assez simples qui ne nécessitent pas l’utilisation d’un dictionnaire pour comprendre le sens des textes. C’est assez limpide et clair afin de permettre à tout un chacun de pouvoir s’y retrouver.

 

 

Quels sont vos prochains projets de publication ?

Un autre recueil mais pas du même style.  Je pense à faire un recueil audio afin de permettre aux personnes qui n’aiment pas lire d’écouter le recueil. D’autres projets sont aussi en attente mais sont plus liés à mon domaine de prédilection : Les arts et la Culture.

Quel est votre texte préféré ? 

Il s’intitule « Mon nouvel ange »

Je l’ai senti las, il grelottait

Ses yeux étaient vers le levant, fixant l’ange qui l’appelait

Il s’agrippait à mon bras, tirant très fort sur mon poignet

Et son souffle était si lourd, que pleurer, je n’ai su que m’y résigner

 

Il était là, allongé sur le lit,

Son corps abattu le lâchait, et fragile, il était devenu

Je n’avais qu’un souhait : lui rendre ses années vécuces

Hélas, cela n’était qu’une autre de ces illusions qui hantent mon esprit

 

Il était désormais trop tard

A présent je le vois comme un bébé

Un balbutié, qu’il essaie, mais échoue

Aucun son audible ne parvient à sortir de sa bouche

 

Il rumine ses pensées

Se collant à moi comme si j’étais sa destinée,

A son chevet, je voudrais loger

Pour lui réciter ses innombrables versets.

 

Ses dernières prières, il les a faites avant de s’en aller

Maintenant, il est l’un de ces beaux anges des cieux

De là haut, il nous fixe et bénit nos âmes

De lui on se souvient comme s’il était encore là

Il nous a ravi le bonheur de nous réveiller à ses cotés

Une boule me hante, elle est angoisse et j’en perds la tête

Mes nuits deviennent jour et le jour tout s’assombrit

Tout est fini car de lui, Il s’est emparé

 

Je me suis rendue à son ultime demeure

Et j’ai vu ses nouveaux compagnons à ses côtés

J’ai senti la courge dont il faisait jadis montre

Et cela m’a rassuré de savoir que sur nous il veille

 

Je frissonnais, je le sais,

Je ne me contenais hélas déjà plus,

J’ai revu le regard perçant qu’il projetait

Dans mon rêve le jour où il nous a quittés

 

Il n’est plus là, je n’arrive toujours pas à l’imaginer

Que vais-je devenir ? Qui de ses prières va me rassurer ?

Il est parti sans un seul mot de dit

Avec un sourire enfantin, comme pour dire : Rassurez-vous

 

C’est fini, j’en suis consciente

Dans sa nouvelle demeure, il se repose

Pour moi, il ne fait juste qu’un sommeil

Car son travail l’a beaucoup fatigué.

 

Je préfère ce texte parce que je l’ai dédié à mon grand-père. Un honnête homme que j’ai beaucoup apprécié. Il a marqué mon existence. 

 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

J’aime bien écouter de la musique ou regarder des films. Parfois je me mets à la lecture, j’ai une préférence pour la romance.

Petit bonus pour nos lecteurs, nous allons établir votre portrait chinois

 

Si j’étais une saison, ce serait été

Si j’étais une épice, ce serait poivre

Si  j’étais philosophe, ce serait Nietzsche

Si j’étais une révolution, ce serait la révolution française

Si j’étais une invention, ce serait un IPhone

Si j’étais une chanson, ce serait The Climb de Miley

Si j’étais une des 7 merveilles du monde, ce serait les jardins suspendus de Babylone

 

Un petit mot de fin ?

Je tenais à vous remercier de m’avoir accordé cette interview. Je vous remercie également d’avoir eu confiance en ce que je fais sans pour autant me connaitre. Je remercie aussi  Ibuka qui a permis cela et toutes les personnes qui m’ont soutenue et ont accordé de l’importance à ce que je fais.

Pour finir, je dis à ceux qui liront ceci de croire en leurs rêves. Peu importe ce que le monde dit ou dira, ce qui compte c’est ce que l’on pense de nous-même et de ce que nous faisons. Si tu as une passion, vis la et vis la profondément.

 

Propos recueillis par

signature coeur graceminlibe

 

 

 

Pour acheter le recueil, cliquez ici

Publié dans Interviews

Tout ce qui brille : rencontre avec l’auteure

Elle est ma « number one » dans le monde des chroniques africaines et vous partagerez mon avis quand vous aurez lu ses histoires. La narration est précise, fine ;  ses mots sont empruntés aux dieux et donnés aux hommes avec générosité, le fond des histoires savamment construit. 

Elle est « ma number one » et je me demande pourquoi elle n’a pas encore été repérée par les chasseurs de tête dans le monde de l’écriture, pourquoi elle n’est pas encore sortie de l’anonymat, n’a pas encore reçu de prix littéraires.  

Elle est « ma number one » et elle … elle… elle, c’est la chroniqueuse de Tout ce qui brille

Rencontre avec la délicate auteure qui me fait tressaillir comme l’a fait mon amour d’adolescence. 

tout ce qui brille
Source sunubiir.com

 

Comment se définit la chroniqueuse de Tout ce qui brille  en 4 # ?

#Tordue  #Passionnée  #Gauche  #Compulsive

Parlons de la chronique « Tout ce qui brille. » C’est un tourbillon émotionnel et au niveau de l’esprit. Où avez-vous appris à écrire comme ça ? (rires) Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 Lool, je devrais réellement apprendre, maintenant que vous le dites.

Alors. Tout ce qui brille. C’était vraiment écrit sur un coup de tête, une sorte de d’auto thérapie, puis c’est devenu  un peu plus réfléchi. Je ne m’attendais à ce que les lectrices aiment l’histoire… A vrai dire je ne m’attendais pas à en avoir beaucoup, de lectrices. Mais bon, je suppose qu’on aime toutes une romance un peu compliquée, qui finit bien, où on se dit des mots d’amour, où les méchants finissent seuls et mal et où des bébés naissent. Je ne suis pas une romantique. Vraiment. Mais je pense que pour un premier essai, la romance était le chemin à suivre, moins risqué. En plus, je venais de finir « Orgueil et préjugés ». Donc disons que j’étais encore un peu ivre de ce chef d’œuvre en écrivant.

 

Si vous deviez la résumer en une phrase, quelle serait-elle ?

 

L’amour malgré, en dépit de, de toute façon et parce que.

 

Imaginez que l’on vous demande de lire un seul passage, lequel choisiriez-vous ?

 

« Parce qu’il est des jours où tu es celle sur qui on compte. Et où tu dois être assez forte pour d’autres. Que ça soit ma famille ou Malik, je suis des fois, celle sur qui on compte. Et ces fois, comme maintenant, je le dois bien à Malik, de prendre ses armes lorsqu’il les baisse. »

 

 Sur quel thème vous n’écrirez sûrement jamais ?

 

Il ne faut jamais dire jamais. Et je ne pense pas qu’il existe un sujet que je ne voudrais pas traiter. Quand l’inspiration vient on ne fait que suivre. Mais si je peux dire, je suis sure de ne pouvoir écrire en  point de vue zéro : utiliser la troisième personne, raconter l’histoire en narration omnisciente. Je ne me vois pas écrire de cette façon là.  J’aime raconter les histoires par point de vue interne, utiliser la puissance du « je », entrer dans la peau des personnages, leur faire raconter leur propre histoire, leur faire s’adresser au lecteur sans intermédiaire.

 

Où vous voyez-vous l’année prochaine à la même date ?

 

Août 2017. J’espère être dans la paix où je suis maintenant par la grâce de Dieu. J’espère être en vie et être inspirée. Je devrais dire que j’espère avoir un boulot stable parce que j’aurais presque fini mes études à cette date et, bon, le chômage, ce n’est pas sympa… Mais j’espère juste être heureuse dans mon corps et dans mon esprit, chez moi (et en vacances j’espère !) et avoir les gens que j’aime heureux.

 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

 

Ma maman. Lire, évidemment. A ce stade, c’est bien plus qu’une passion. C’est quelque chose entre la nécessité et de la dépendance. J’aime aussi cuisiner, la poésie, la musique, regarder des séries télévisés et films longs et lents, refaire le monde dans ma tête… Oui je suis très ennuyeuse.

Présentez-nous une femme que vous lisez, ou que vous suivez, admirez, une femme avec laquelle vous auriez envie de collaborer ou que vous auriez envie de connaître personnellement.

 Tellement d’options que je ne saurais me résoudre à choisir. Je vais donc rester dans le monde des chroniques auquel j’appartiens et je vais dire : Sadjee ou Chrystel. Chroniqueuse de la page « Mille mots un amour » et auteur du merveilleux, du touchant « L’innocente ». Je l’adore. Avant même de savoir qui se cachait derrière ses histoires, je la dessinais dans ma tête, convaincue qu’elle avait des doigts fins que l’on regardait puis aussitôt  qui inspiraient la confiance, qui respiraient le talent pur. Je me connectais à ses mots, les parcourant avidement, n’arrivant pas à croire qu’elle écrive des chroniques sur Facebook et pas des Best Sellers. La première fois qu’elle a commenté ma chronique en cours, je me suis sentie toute chose, comment assumer ses écrits nouveaux et tâtonnants quand un tel génie vous lit ? J’adore Sadjee.

 

Quels sont vos 3 livres préférés d’auteurs africains ?

 

1 Une si longue lettre de Mariama Bâ.

2 Le monde s’effondre de Chinua Achebe.  

3 Mes hommes à moi de Ken Bugul.

 

Quel est votre top 5 de chansons africaines qui évoquent l’amour ? 

 

Viviane Ndour- Dekkore. Vieille chanson mais du Sénégal mais toujours aussi bien

Youssou Ndour- Chimes of Freedom.

Carlou D- Nene Galé. 

Daara J- Allah

2face – African queen

 

Petit bonus pour nos lecteurs, nous allons établir votre portrait chinois 

  • Si j’étais un parfum de glace, ce serait le café
  • Si j’étais un support musical, ce serait un piano
  • Si j’étais une saison, ce serait la saison des pluies
  • Si j’étais un épice, ce serait la cannelle
  • Si j’étais une révolution, ce serait la révolution des suffragettes
  • Si j’étais un prix littéraire, ce serait un Pulitzer
  • Si j’étais un signe de ponctuation ce serait une virgule
  • Si j’étais un dieu grec, ce serait Hermès

  

Un petit mot de fin ?

Ce fut un plaisir de répondre à vos questions, je vous remercie et je remercie mes lecteurs pour la patience, pour les encouragements et pour l’entrain. J’espère que les mots qu’on s’échange sur la page iront bien au-delà. Et vive Facebook (si seulement on pouvait écrire en italique aussi) … Lol. Merci à vous.

Propos recueillis par 

signature coeur graceminlibe

Vous pouvez vous enivrer des histoires de l’auteur sur sa page Facebook ou sur la superbe plateforme Sunubiir.com