Publié dans Périple

Africa Tour Challenge – 48 heures à Man

Vivre c’est être curieux, découvrir.

Vivre c’est voyager.

le-voyage-cest-la-part-du-reve-2

J’ai profité de ma période de congés pour découvrir l’une des grandes villes de l’ouest de mon cher pays la Côte d’Ivoire. La région des 18 montagnes, je ne la voyais qu’à travers les livres. Vous n’imaginez pas ma joie de la découvrir en vrai.

Si un jour, vous disposez de 48 heures et désirez les dépenser généreusement à Man, situé à plus de 500 km d’Abidjan, voici les 10 commandements qu’il vous faudra respecter :

 

les-10-commandements-du-touriste

 

1. Entre l’avion et le trajet en car, tu privilégieras…

Celui qui ne fera du mal ni à tes fesses, ni à ton portefeuille. 😀 

Le trajet en car dure plus de 9 heures via la compagnie de transport UTB et le trajet coûte 8100 francs CFA.

Le trajet en avion coûte 100000 francs CFA et les départs se font uniquement les jeudis et les dimanches.

J’ai opté pour le trajet en car parce que je suis fan de l’économie 😀 Le trajet était long mais non pénible. Il y a des escales et le car diffuse des films. J’avais également des livres à lire. Assise à la fenêtre, j’ai vu défiler campements et villages.

 

2. Entre l’hôtel les cascades et l’hôtel CAA tu privilégieras…

Celui qui ne fera ni du mal à ton besoin de confort, ni à ton portefeuille.

J’ai passé une nuit à l’hôtel les cascades et une autre nuit à l’hôtel CAA. Les deux hôtels sont côte à côte. 

L’hôtel les cascades est un hôtel confortable, calme avec un cadre sympathique. Il est à proximité des sculpteurs, des tisserands et du marché. 

La chambre a été à la hauteur de mes attentes. Il y a la télé avec les chaînes câblées sauf Trace TV.

Ma nuitée m’a coûté 35000 francs, petit-déjeuner compris.

dav

dav

L’hôtel a un restaurant. Idéal quand on est épuisé après un long voyage et qu’on n’a pas envie d’aller à la recherche d’un restaurant. J’ai pris un plat de rissolade de poulet provençale qui m’a coûté 4500 francs. Ce n’était pas un plat exquis mais il a su apaiser ma faim. 

nfd

 

 

Ma nuitée à l’hôtel CAA quant à elle m’a coûté 12 mille francs. L’hôtel est en rénovation mais quelques chambres étaient disponibles. Ce n’est pas le haut standing mais le lit est confortable. Il y a une télé avec les chaînes câblées. J’ai passé une bonne nuit mais j’ai pris une douche froide. Il n’ y avait pas d’eau chaude.

Hôtel CAA à MAN
Hôtel CAA à MAN

 

L’hôtel n’a pas de restaurant. Tant mieux, il m’a permis de me délecter de la cuisine du restaurant le Pacifique.

 

3. Au restaurant Le Pacifique, tu te délecteras

Google m’a donné une liste de restaurants à Man. J’ai appelé le Pacifique et j’ai été agréablement surprise de savoir qu’ils font des livraisons. 

Confortablement installée à l’hôtel, j’ai reçu mon plat de kedjenou poulet épicé. J’ai fait honneur à ce plat qui m’a coûté 2500 francs CFA. 

 

nfd

 

4. Un guide, tu auras

C’est la moindre des choses quand on ne connaît personne dans la ville et que les lieux à visiter sont assez éloignés de la ville. Mon guide m’a été recommandé par la réception de l’hôtel les cascades. Il m’a menée aux cascades, à la forêt de Gbêpleu, la cathédrale de Man. Nous avons également fait un tour de la ville de Man à moto. 

Il est sympathique et à l’écoute. On se sent en sécurité avec lui. Le seul hic, je l’ai trouvé trop cher. 20 mille francs pour la journée! Il n’a pas voulu aller en deçà. 

 

5. Aux cascades de Man, tu te rafraîchiras

les petites cascades de man

A Man, il y a les petites cascades et les grandes cascades. Ces dernières étant fermées pour réhabilitation, je suis allée aux petites cascades. Comme dirait quelqu’un Visiter Man sans voir sa cascade c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel. 

Les cascades sont à une demi-heure de marche à pied d’un village dont j’ai oublié le nom. 😀 J’ai été fascinée par la beauté et le calme du lieu. Arrêtez-vous un instant et admirez la nature.

En retournant au village, j’ai découvert une carrière qui m’a fait penser à Photo de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala.

Carrière à Man

 

6. A la forêt sacrée des singes de Gbêpleu, tu iras

Mon guide de la journée m’a demandé d’acheter des bananes, nous les avons découpées en petits morceaux. Des cascades, il nous a fallu une quinzaine de minutes pour rejoindre la forêt sacrée. Les singes n’ont pas hésité à sortir de la forêt en nous voyant arriver les bras chargés.

dav

J’ai eu beaucoup de chance selon mon guide, le chef des macaques ne sort pas souvent.

les singes de Gbêpleu chef des macaques
Le chef des macaques

 

7. La dent de man tu escaladeras

Enfin si tu es assez sportif. Il faut compter environ deux heures pour escalader et deux heures pour descendre. La Dent de Man culmine à 891 mètres d’altitude. Je n’étais pas prête physiquement à le faire alors je l’ai contemplée de loin.

hdr

8. Une vue panoramique de Man, tu t’offriras

Tu peux l’avoir en escaladant la dent de Man. Si tu n’as pas l’âme d’un alpiniste, tu peux admirer la ville du sommet de l’hôtel les cascades. Le sommet de la cathédrale de Man offre également une vue panoramique.

 

9. Devant le travail des tisserands tu t’éblouiras

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour accéder à l’hôtel les cascades, il faut monter une pente. Pour accéder aux tisserands, il faut également gravir un mont. Les tisserands exercent en hauteur.

Une pelote en coton en bas nous indique le chemin à suivre pour retrouver les tisserands. Tout en haut, on les observe, chacun sur sa machine de travail. C’est un travail manuel qui demande beaucoup d’adresse, de patience. Les bobines tissées sont ensuite revendues à des couturiers. J’ai admiré leur travail. Oui, j’ai un profond respect pour eux car leur tâche n’est pas aisée.

 

10. Un souvenir des sculpteurs de bois rouge tu garderas

A Man, il y a un bois que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Il s’agit du bois rouge. J’ai pu assister quelques minutes au travail d’un sculpteur. J’ai ensuite acheté une clé taillée dans ce bois.

dav

 

 

Maintenant que vous avez vos 10 commandements en poche, et si je vous montrais le portrait chinois de cette belle ville ?

 

portrait-chinois-1

 

Si Man était…

 

Un type d’art ?

La sculpture. En regardant les différentes montagnes, j’ai eu l’impression qu’on les avait sculptées.

 

Une couleur ?

Le vert pour la végétation abondante de la ville.  

 

Un signe de ponctuation ?

La virgule. A Man, il faut faire une pause pour admirer sa nature verdoyante. 

 

Une partie du corps humain ?

Le pied

 

Un métal ?

Le cuivre. Sa couleur me fait penser aux routes non bitumées de Man.

 

Un des 7 péchés capitaux ?

La paresse. La vie tourne au ralenti à Man.

 

Un des cinq sens ?

Le goût. Goûter au calme de la nature et capter tous les endroits magnifiques.

 

 Une pièce de la maison ?

La terrasse pour le grand bol d’air frais, le calme.

 

J’espère que vous avez apprécié l’escapade. Avez-vous voyagé récemment ?

 

fleur v1

Publicités
Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Sombres bourreaux de Serge Bilé : mon avis

Serge Bilé, le nom d’auteur cité au moins une fois par mois par un collègue. Il m’a souvent conseillé ses livres, m’a incité à aimer sa page d’auteur, participer à ses dédicaces.

J’ai repoussé l’échéance mais au SILA 2018 impossible de me défiler surtout que l’auteur est très sympathique. 😀

Serge Bilé

Serge Bilé est l’auteur de seize ouvrages sur le monde noir, africain, antillais et sud-américain. Il se concentre sur l’Histoire des Noirs. Pourquoi ?

Parce qu’il manque des chapitres dans l’histoire qu’on nous a racontée jusqu’ici. (Source : Interview de Serge Bilé, Jeune Afrique, 18 mars 2018)

 

Sombres bourreaux comporte 134 pages. Rendez-vous quelques lignes plus bas pour savoir ce que j’en ai pensé.

l'Afrique écrit

 

Je savais l’existence des Tirailleurs sénégalais, ces colonisés se battant pour l’honneur du colon lors des guerres mondiales. A l’école, j’ai appris les grandes lignes de ces guerres mais j’ignorais qu’il y avait eu des noirs collabos, des fascistes. J’ignorais que des Noirs travaillaient aux côtés des Allemands. L’enseignement ivoirien n’a pas jugé utile de l’inclure dans ses programmes. Je remercie Serge Bilé pour le travail accompli.

 

En Allemagne et en Italie, où les Noirs étaient menacés, certains ont également joué le jeu des nazis et des fascistes, par instinct de survie ou patriotisme.

J’ai découvert comment des africains ont embrassé le fascisme italien à l’instar de Peter, l’ex-prisonnier africain converti au fascisme en 1943 et l’ingénieur métis Adolfo qui a intégré l’armée italienne et participé à l’invasion de l’Ethiopie en octobre 1935. Il l’a fait  sans état d’âme malgré le sang éthiopien qui coule dans ses veines.

L’auteur nous livre des micro-récits d’afro-allemands qui ont souffert des lois raciales : enrôlement dans les zoos humains, stérilisations; des micro-récits d’espion surinamais, milicien martiniquais et gestapiste réunionnais comme le tortionnaire René Hoareau mais le personnage qui sert de fil conducteur au livre est Norbert Désirée.

Résultat de recherche d'images pour "norbert désirée"
Norbert Désirée au milieu

Né en 1909 à Pointe-à-Pitre, il va en 1941 rejoindre la légion des volontaires français (LVF). On le décrit comme un brave soldat. On suit son évolution, ses exploits, son expédition au Stutthof non pour avoir refusé de devenir SS, mais pour avoir au contraire cherché à l’être avec force, malgré sa couleur de peau.

Ma lecture a été intéressante mais il m’a manqué quelque chose que j’ai eu du mal à décrire. Je crois que je suis restée sur ma faim.

Multiples personnages et plusieurs expériences du fascisme, de la Gestapo, de l’espionnage sont présentés mais j’ai eu l’impression de ne pas être allée en profondeur.

Il y a assez de zones d’ombre sur le parcours de Norbert Désirée notamment. J’aurais voulu lire davantage sur lui mais vu les rares archives le concernant et l’absence de ses mémoires, ce serait demander l’impossible à l’auteur.

Un passage a retenu vigoureusement mon attention, c’est une phrase dite par Henry Lémery :

La France ne se négrifie pas, Monsieur le chancelier. L’humanité noire se francise.

Une phrase qui ne ferait plaisir ni aux kemites ni aux panafricanistes…

 

A bientôt les amis, j’ai encore deux livres de Serge Bilé dans ma PAL.

 

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Sagesse contée de Attita Hino

Au SILA 2018, j’ai rencontré Attita Hino, une auteure ivoirienne qui chérit sa culture. J’ai pris plaisir à me faire dédicacer la suite de Le grand masque a menti.

Attita Hino a également écrit un recueil de contes Sagesse contée divisé en deux tomes. J’avoue être tombée sous le charme de la couverture du premier tome : cette couleur ambre et cet éléphant si bien dessiné. Il me semble qu’il ait été gravé au sable.

Petite, j’avais les contes du Père voilà pourquoi.

Contes du père voilà pourquoi

 

Adulte, j’ai la sagesse contée d’Attita Hino.

Sagesse contée c’est 10 contes, 10 situations différentes qui révèlent pourquoi le crapaud est laid, sautillant,

sagesse contee attita hino

pourquoi la chauve-souris dort tête en bas, le margouillat tête rouge rampe, comment l’abeille a appris à faire le miel, etc…

L’auteure nous fait assister à une bataille hors du commun : celle de l’éléphant et la fourmi.

Sagesse contée Attita Hino

Ce premier tome est un joli recueil de contes moraux qui véhiculent des messages importants : saisir la chance qu’on nous donne, user du pouvoir avec sagesse, ne pas encourager les enfants à la paresse, ne pas se laisser guider par nos envies, etc…

J’ai passé un bon moment de lecture. Il n’y a que 3 contes qui ne m’ont pas totalement éblouie.

 

 

Attita Hino ne nous surprend pas uniquement à travers le contenu de ses contes, la forme est également source d’étonnement.

Chaque conte est composé de vers avec des rimes ce qui donne une allure de poème aux différents contes. J’ai trouvé que certaines rimes étaient faciles (la rime entre les mots voisins, rime entre les mots souvent associés, ce qui la prive de son caractère imprévu) mais ce n’était peut-être pas l’intention de l’auteur de faire des effets de style.

Aujourd’hui, c’est la fête d’indépendance de la Côte d’Ivoire. Si vous avez envie de découvrir le pays à travers l’un de ses auteurs, pensez à Attita Hino 🙂

 

GM signature

 

Publié dans Quand on est célib'

La maîtrise de soi : la force du célibataire

Coucou les gens ! Aujourd’hui, point de lecture. La section « Célib à terre » en jachère me réclame. 

Des jeunes femmes m’ont demandé comment je faisais pour être autant épanouie dans un célibat sans flirt/ plaisir sexuel. Mon secret c’est….

La maîtrise de soi

Je ne vous apprends rien en vous disant que la maîtrise de soi est la capacité qu’a un être humain de dominer, ou de contrôler ses émotions, ses sentiments et ses réactions dans différentes circonstances de la vie.

La maîtrise de soi est tellement importante quand on est célibataire. Avec la pression morale qu’on peut subir de notre entourage, l’impatience qui s’attache à notre désir de sortir du célibat, des pulsions de notre corps qui réclame souvent son dû, ne pas être capable de se maîtriser face aux situations fâcheuses peut nous porter préjudice.

Mais maîtriser ses émotions, ses pensées est difficile. Encore plus pour la maîtrise du corps. On aime souvent répéter que la chair est faible. La quasi présence des scènes de sexe dans les films ne nous facilite pas la tâche.

Apprendre à maîtriser ses émotions, ses désirs, pensées et sens ne s’acquiert pas en un jour. C’est un long processus qui nous demande deux choses : la volonté et la discipline.

C’est un processus qui demande de la détermination, il est tellement facile de se laisser aller, de se laisser contrôler par ses humeurs et désirs de son corps.

Nous sommes comme une maison dont il faut savoir ouvrir et fermer les portes et les fenêtres en fonction des circonstances.

 

Apprenez à maîtriser :

  1. Votre esprit 

Notre esprit est le siège de nos facultés mentales, la pensée, la réflexion. 

Notre pensée est toujours en mouvement et se porte sur de nombreuses choses. Nous pouvons avoir de bonnes ou de mauvaises pensées qui surgissent à l’improviste.  Quelqu’un a  dit au sujet des pensées : 

« Nous ne pouvons pas empêcher les oiseaux de voler au dessus de nos têtes, mais nous pouvons les empêcher de faire leur nid dans nos cheveux. » 

Des pensées négatives, des pensées de découragement, j’en ai chaque jour. Depuis que j’ai compris le pouvoir de la parole et de la pensée, je ne gère plus ces pensées de la même manière et j’aimerais que vous arriviez à le faire également.

Un exemple

Quand dans votre esprit surgit cette pensée : « aucun homme ne voudra de moi. Je finirai ma vie seule. « Ne laissez pas cette pensée vivre, se répandre, contaminer votre âme. 

Neutralisez cette pensée. Ayez le dernier mot. Comment ? En disant une parole positive. Dites à haute voix : je ne vais pas me laisser influencer par cette pensée. Je ne vais pas lui accorder plus de valeur. Je ne finirai pas seule. 

 

2. Votre âme

Souvent nous nous laissons influencer par nos sentiments et nous donnons libre cours à nos émotions. Il nous faut certainement apprendre la modération dans l’expression de nos sentiments, de nos émotions et de nos désirs.

Quand on voit autour de nous des gens se délecter du pain de l’amour alors qu’on n’a même pas une seule miette le chagrin peut surgir et affecter notre humeur. Dans ces moments accompagnez-vous d’un MAIS. 

Un exemple

Une femme penserait sûrement : J’aimerais tellement avoir quelqu’un dans ma vie ! Elle ne doit pas s’arrêter à cette phrase, elle est incomplète.

Voici la suite de la phrase :  MAIS je ne vais pas en faire un sujet de tristesse. Je ne laisserai pas ce que j’ai vu ou entendu me voler ma joie, ma stabilité. Je suis le capitaine de mon âme et non l’inverse.

 

3. Votre corps

Notre corps est la partie la plus fragile de notre être, parce que la plus exposée à cause de nos facultés sensorielles. Nos sens subissent toutes sortes de sollicitations venant de l’extérieur. Ils sont autant d’accès, de portes et de fenêtres, par lesquelles entrent et sortent des choses bonnes et mauvaises.

Quand le corps réclame son dû, il est important de lui rappeler qu’on n’est pas un animal et qu’on est le capitaine.

Oui, la chair est faible mais elle peut être disciplinée.

Trop souvent, nous sommes esclaves des désirs de nos facultés sensorielles et nous cédons à leurs désirs. Tout n’est pas bon à regarder et écouter. 

Avant, j’avais cette manie d’identifier mon futur époux à travers tous les hommes que je croisais et qui me plaisaient. Dans mes pensées c’était : est-ce que c’est lui ? C’est peut-être lui, qui sait ?

Et je vous assure que j’ai eu une cinquantaine de futurs époux en ne maîtrisant pas mon sens qu’est la vue. 😀

C’était terrible et à chaque fois j’étais dépassée par ce manque de contrôle.

Un jour, cette phrase a résonné dans ma tête :

« Tu ne te connais pas assez, tu ne te connais pas tout simplement. Si tu savais qui tu étais réellement, Grâce tu n’identifierais pas ton futur mari de cette façon. Si tu te reconnaissais, tu n’aurais pas de mal à reconnaître ton autre. »

Cette pensée a été un catalyseur, un moteur pour me connaître davantage et discipliner ma vue. Parce que je sais qui je suis, je ne laisse pas aller mes yeux aller n’importe où, mes pensées franchir la zone de danger, je me contrôle.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet article que j’ai trouvé fort utile : Comment contrôler son esprit 

 

Et si vous avez des astuces, suggestions, remarques ou questions n’hésitez pas à les inscrire en commentaire.

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

HOMICIDES 241, Tome 1: Meurtre à Tahiti

La découverte du corps sans vie d’un expatrié Français à son domicile au quartier Tahiti, sème l’émoi dans les salons feutrés de Libreville. Qui a tué le célèbre restaurateur Pierre Corsini ? Le capitaine de police Mandy Rose Nguema mène l’enquête. Le talon toujours aiguille, le vêtement chic et la silhouette glamour, on l’imagine exercer un métier dans l’industrie de la mode. Mais c’est au sein de la brigade criminelle du commissariat central qu’elle dirige, que Mandy Rose Nguema a décidé de faire carrière. Cette enquête nous entraîne dans les vertiges de la violence urbaine tout en faisant le portrait de la vie sentimentale d’une femme qui, au-delà du métier qu’elle exerce, a les mêmes désirs et espoirs que toutes les autres. « Meurtre à Tahiti » est la première affaire criminelle de la série « HOMICIDES 241 »

 

mon-avis-de-lecture

Je désirais découvrir la plume d’Alban Désiré Afene après avoir lu ses récits sur Facebook, c’est chose faite avec ce roman policier.

L’enquête policière est intéressante. Quel est le mobile du crime : un cambriolage qui a mal tourné, une vengeance, une menace exécutée, un motif de jalousie ?

Qui est le coupable : l’ex-femme, le meilleur ami, l’homme d’affaires, le cuisinier ?

Les profils des suspects sont variés. On raisonne avec Mandy Rose Nguema, note tous les indices. L’auteur nous met sur de fausses pistes et nous révèle un coupable auquel je n’avais pas du tout pensé. 

J’ai beaucoup aimé le fait que le policier en charge de l’enquête soit une femme. Elle fait un métier d’homme mais assume sa féminité. Elle est glamour et chic. Meurtre à Tahiti étant le 1er tome de la série Homicides 241, j’espère la retrouver dans les prochains tomes.

Quid de la forme du roman ?

J’ai trouvé la taille de la police d’écriture très petite.

Quant à la plume de l’auteur, je l’ai trouvée accessible, les descriptions sont très brèves. L’auteur se concentre sur les sentiments des personnages. 

 

Pour conclure ?

J’ai apprécié ma lecture, une lecture très rapide puisque le roman ne fait que 125 pages. J’aurais aimé que le mobile du crime soit plus surprenant, corsé. Oui, je sais, je suis trop exigeante 😀

 

Pour tenter l’expérience, cliquez ICI

Sinon, vous lisez quoi en ce moment ?

fleur v1

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Serial Coureur de Pascal Burq: polar ou thriller ?

Aujourd’hui c’est un roman reçu dans le cadre du concours estival organisé l’an dernier qui sera exposé : SERIAL COUREUR de Pascal Burq.

Résultat de recherche d'images pour "serial coureur amazon"

Quand l’obsession du meurtre se conjugue à celle du sport… Il avait organisé sa vie autour de la course à pied. Au hasard d’une épreuve, il goûte au plaisir du crime et trouve là un substitut à ses obsessions sportives, un nouveau rituel. Dès lors, il va s’imposer une épreuve par mois, un meurtre dans une course, avec un mode opératoire implacable qu’il reproduira sur tout le territoire et même en Outre-mer, jusqu’au jour où il est obligé de disparaître. Il rencontre alors son alter ego. Une névrose qui croise la perversité. Deux vies qui se mêlent, deux dégringolades qui s’entre choquent avec la mort pour raison de vivre.

 

l'Afrique écrit

Soyons francs : un tel résumé ne vous fait-il pas envie ? Bravo à l’équipe qui s’en charge au niveau de Publishroom.

La 4e de couverture a piqué ma curiosité. Je m’attendais à lire un thriller palpitant.

Tout avait très bien commencé. Un passionné de sport devenu obsédé de meurtre. Il prend plaisir à découvrir de nouveaux procédés d’empoisonnement et à les administrer à ses victimes. J’ai admiré sa science, me suis demandé jusqu’où il arriverait, quand on l’attraperait.

Abordons l’enquête policière. La science du tueur en série semble dépasser Boisripeaux et ses collègues. L’enquête tourne au ralenti. Le récit a commencé à perdre de son intensité. L’identité du criminel est connue mais il réussit à échapper à la police. J’avoue, je les ai traités d’incapables, ces policiers.

Lorsque l’alter ego de notre tueur est entré en scène, je m’attendais à quelque chose d’explosif. Plus de tension, de suspense, de frayeur. J’avais le désir ardent de lire un thriller. Hélas, je n’ai pas ressenti les émotions que procure le genre.

Le cas de l’alter ego est plus facile à traiter pour Boisripeaux. Heureusement, sinon je me serais inquiétée des compétences de ce nouveau commissaire.

 

Serial Coureur s’inscrit dans l’époque des attentats de Paris. L’auteur fait un clin d’oeil à l’actualité française : montée du FN, mariage pour tous, attaques terroristes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi l’auteur a situé les attentats en 2014  et non en 2015.

J’ai apprécié à moitié ma lecture. La maison d’édition dit que c’est un thriller mais ça n’en est pas un selon moi. C’est un roman policier qui ne me laissera pas un souvenir indélébile.

Je vous laisse en espérant trouver une lecture plus palpitante.

Pour vous faire votre propre idée du roman, cliquez ICI

 

GM signature

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Volcaniques, une anthologie du plaisir interdite aux moins de…

Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s’écrivent aujourd’hui le corps, la sensualité, la sexualité ?

« Volcaniques : une anthologie du plaisir » est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique. D’autres séduiront par le ton, le phrasé, l’humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l’ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d’où quelles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin.

Collectif : Léonora Miano, Hemley Boum, Nafissatou Dia Diouf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaël Octavia, Gisèle Pineau, Marie-Laure Endale & Elizabeth Tchoungui.

mon-avis-de-lecture

Après le désir, place au plaisir !

Nos narratrices ne sont pas des prudes. Ce sont des femmes sexuellement expérimentées, libres, à l’aise avec leurs corps et leur sexualité. Ce sont des femmes avides de plaisir qui n’attendent pas l’homme pour jouir. Cunnilingus, masturbation, coït. Tous les chemins mènent à Rome, pardon au plaisir.

La première nouvelle aborde la sensation du plaisir à travers les livres et les mots.

Certains ont besoin d’images pour nourrir leurs fantasmes, films, photos, gros plans de nus. Depuis toujours, seuls les mots nourrissent mon imaginaire.

Me croiriez-vous si je vous disais qu’une mamie de 85 ans, mariée, a eu plusieurs amants mais n’a connu que le plaisir du cunnilingus ?

Me croiriez-vous si je vous disais que le plaisir peut être donné par un djinn ?

Le plaisir explose. Certaines femmes ne veulent que caresse, sensation. Peu importe s’il vient d’une femme ou d’un homme

Page 78 : ni déesse, ni maitresse. Point de verge intrusive, juste quatre seins à nous deux

 

Les femmes fantasment. L’une désire fortement un homme qu’elle ne peut avoir. Elle tente de le retrouver dans d’autres hommes.

Une autre non comblée avec son mari cherche la jouissance ailleurs.

“Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…”

Le plaisir c’est deux solitudes qui se rencontrent. Plaisir cicatrisant, plaisir violent.

Le plaisir c’est deux désirs qui se conjuguent.

Ces nouvelles sont très sensuelles, érotiques. J’ai beaucoup apprécié la plume de Silex. Langue habile, style captivant. Si j’ai apprécié la forme, je ne suis pas sûre d’avoir compris le fond. La narratrice a-t-elle été violée ?

J’ai apprécié l’humour de Fabienne Kanor, le langage châtié de Marie Dô. La plume d’Axelle Jah Njiké a été une belle découverte. Elle a décrit le plaisir à petite goutte. C’est très cru mais joliment écrit. 

Léonora Miano

 

volcaniques axelle jah njike

 

Volcaniques invite les femmes à être, à libérer leur volcan. Ça a été une sympathique séance de lecture. Merci à Léonora Miano pour ce projet qui a réuni des femmes noires. Pour tenter l’expérience, cliquez ICI

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Première nuit -Une anthologie du désir

Parlons du corps et de l’intimité avec Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Frankito, Julien Mabiala bissila, Jean-Marc Rosier, insa Sané, Felwine Sarr, Sunjata et Georges Yémy. L’initiative est signée Léonora Miano, romancière. Elle demande à dix hommes, écrivains des mondes noirs, de raconter une première nuit d’amour. Les auteurs sont invités à rompre le silence, à naviguer entre Éros et anatos. Ainsi naît cette anthologie du désir où la rencontre amoureuse, le plaisir et la sexualité subversive se déclinent sous une diversité de tons et de formes. Un ouvrage passionnant, tout en frémissements, pulsions et vibrations.

l'Afrique écrit

 

L’article de Essie Kelly sur ce recueil de nouvelles m’a donné envie de le lire. Encore une fois c’est grâce au SILA 2018 que j’ai pu l’acquérir.

Première nuit c’est le projet de Léonora Miano. Elle a fait plusieurs constats qu’elle étaye dans la préface du livre :

A quelques exceptions près, les écrivains subsahariens, afropéens semblent mettre un point d’honneur à éviter les questions relatives à l’intimité.

Le recueil aborde cette intimité, parle du couple et du désir en grande partie celui du désir masculin.

Ce sont des nouvelles qui surprennent, attendrissent, font rire.

anthologie du désir

 

dav

Langage courant pour certaines nouvelles, poétique, mélancolique presque inaccessible pour d’autres.

Dix hommes se livrent, se confessent :

Un homme aime comme Caïn. Il raconte sa première nuit avec la femme qui l’obsède, un désir malsain. C’est la femme d’un autre…

Aimer comme Caïn Insa Sané

Un homme raconte l’évolution de son désir. Le désir de l’enfant, celui de l’adolescent puis de l’homme adulte ne sont pas les mêmes.

Ce type banal, cet amant sans panache, ni drôle, ni membré étouffe son désir. Son désir devient souffrance.

Cet homme qui ne tient pas à accomplir ce désir qu’il ressent car le désir vaincu, assouvi n’est pas du désir.

Ce gigolo avec cet irrépressible besoin de copulation, payé pour livrer du sexe cru, brut, sauvage. On est ému lorsqu’il expérimente le sexe tendre.

Cet homme prêt à tout pour être le centre du désir de la femme qu’il convoite.

Cet homme explorateur qui entre ses jambes donne la vie ou la mort à la femme qu’il désire tant…

Au milieu de ces hommes, on entend une voix de femme, celle de Léonora Miano. Je n’ai pas compris cette « intrusion » mais j’ai apprécié son texte. Elle évoque le désir qui se libère, s’affirme, consent à dire ce qu’il est, ce qu’il attend.  

J’ai apprécié les angles d’approche des auteurs, certains plus que d’autres.

S’il y a une chose que j’adore dans les livres qui réunissent les collectifs d’auteurs c’est qu’ils nous donnent l’occasion de rencontrer  plusieurs auteurs en un seul endroit.

Première nuit m’a permis de découvrir la plume de Felwine Sarr.

J’ai noté le nom d’Insa Sané. J’aimerais bien lire ses œuvres. Il a ouvert le bal de manière remarquable. Touche d’humour, une chute appréciable. C’est l’une des nouvelles que je garderai en souvenir.

J’ai beaucoup apprécié la préface de Léonora Miano dont je vous partage un extrait. 

dav

 

La littérature africaine est-elle trop engagée selon vous ?

 

fleur v1

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Vous mourrez dans dix jours de Henri Djombo

Ce titre m’a intriguée et hantée durant un an. J’ai imaginé mille et un scénarios. Il me fallait ce roman.

Au SILA 2018, j’ai entendu le nom de son auteur. Il était présent sur l’un des stands. Henri Djombo, écrivain et ministre devait participer à la cérémonie de clôture du SILA 2018. Il n’y avait qu’un seul exemplaire du roman. Je n’avais plus de sous mais heureusement la monnaie électronique existe. J’ai donc tapé un sprint digne de celui de Marie José Ta Lou pour avoir cet unique exemplaire.

mon-avis-de-lecture

À l’annonce, par lettre anonyme, de sa mort dans dix jours, Joseph Niamo, un brillant chef d’entreprise, se coupe du monde et se recroqueville dans sa chambre à coucher. L’enquête intérieure, censée aboutir à l’identification de ses mystérieux détracteurs, se transforme en une véritable analyse de la nature humaine et des mœurs de la société contemporaine. Du fond de son «bunker secret», tel un spectre errant, Joseph Niamo pronostique minutieusement la réaction de sa femme, de ses enfants, du personnel domestique, des membres de sa famille, de ses employés, de ses détracteurs et de la société dans laquelle il vit.

Une société  où la veuve est maltraitée

Vous mourrez dans dix jours

 

Une société où les orphelins sont spoliés de leur héritage.

Une société où celui qui prospère est jalousé, envié, escroqué.

dav

Joseph Niamo a de nombreux détracteurs. Ses affaires sont souvent l’objet de sabotage. Triste de voir combien l’homme est un loup pour l’homme.  

Les jours passent et on craint que la menace ne s’exécute. Le dixième jour, la mort, tant redoutée, finit par le surprendre. Mais…

 

Vous mourrez dans dix jours est une agréable lecture. Belle écriture fluide qui suscite de l’émotion. La lectrice gourmande et exigeante que je suis en attendait beaucoup plus de l’intrigue. 

Le roman s’attarde sur l’analyse de la nature humaine et des mœurs de la société contemporaine. J’ai apprécié mais espérais plus. L’émetteur de la lettre anonyme par exemple n’est pas démasqué. On a des soupçons tout au long de la lecture qui ne sont ni confirmés, ni infirmés. 

Je m’attendais à des rebondissements et quelques faits de suspense qui ne sont jamais venus. Ce livre ne s’est pas donné cette vocation…

 

GM signature

 

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les cris de l’innocente – Unity Dow

Résultat de recherche d'images pour "les cris de l'innocente"

Un polar écrit par une auteure botswanaise ? J’achète ! Il combine mes deux challenges personnels : lire un auteur de chaque pays africain et lire des polars africains.

Le récit débute par la description d’un homme. Au dire de tous, il était un honnête homme. M. Disanka, quarantenaire, était un bon mari, un bon amant, un bon père, un bon homme d’affaires. M. Disanka a tout mais il semble lui manquer quelque chose lorsqu’il contemple la petite fille.

 

Il ne lui voulait aucun mal. Simplement, il la voulait, avait besoin d’elle.

 

Le 2e chapitre est consacré à la description de l’arrogant sous-chef Motlabusa Bokae, l’homme qui aurait pu être chef. Le 3e chapitre au proviseur adjoint Sebaki. Trois hommes ambitieux, trois piliers de la communauté qui projettent d’accomplir une tâche. Laquelle ?

Le lecteur n’a pas le temps de s’interroger davantage car un autre personnage est présenté. Une jeune femme admirable, ambitieuse. Elle s’appelle Amantle et accomplit son service national dans un dispensaire de brousse, du côté des superbes paysages du delta de l’Okavango. Affectée à des tâches subalternes, elle découvre une boîte contenant les vêtements d’une petite fille, couverts de sang. Il s’avère que ce sont ceux de la jeune Neo, disparue cinq ans plus tôt. Un meurtre horrible.

 

Ils ne pouvaient savoir que les ténèbres n’ont pas toujours le courage de garder le mal pour elles.

 

Les villageois pensaient de toute évidence que la fillette avait été tuée pour ce que les Sud-Africains appelaient muti et que la langue setswana désignait sous le terme de dipheko. La police avait classé l’affaire. Véritable empêcheuse de danser en rond, Amantle va relancer l’enquête, au grand dam des autorités locales.

 

Les choses sérieuses commencent. Les crimes rituels perpétrés par des gens haut placés sont dénoncés.

Ces hommes recherchaient des parties du corps, surtout les seins, l’anus et le cerveau de jeunes enfants. Ils étaient connus sous de nombreux noms effrayants, dont les Borakoko : “les hommes du Cerveau”. Leurs pouvoirs étaient tels qu’on n’arrivait jamais à les attraper.  

Amantle aidée par une amie avocate va tenter de coincer les coupables du meurtre rituel de Neo. Leur enquête va tourner au ralenti, faute d’informations. C’est un peu agaçant quand on s’attend à de l’action. 

J’ai ressenti comme un goût d’inachevé au terme de ce roman. Si les coupables sont démasqués, jamais ils ne seront punis. J’ai ressenti de la peine pour la mère de Neo. Au Bostwana, ce sont les riches qui sont protégés…

Les cris de l’innocente est un polar ethnique où trahison, impuissance, injustice et silence se côtoient. Le portrait social du pays est largement décrit. Un pays corrompu où tout le monde profite du système. J’ai pris plaisir à découvrir les coutumes locales du pays mais j’ai déploré le manque de suspense. Il y a quelques effets de surprise mais pas assez de rebondissements à mon goût.

GM signature