Publié dans Périple

Africa Tour Challenge – 24 heures à Kumasi

Vivre c’est être curieux, découvrir,

Vivre c’est voyager.

 

Je rêve depuis quelques années  de connaître un peu plus mon continent africain, l’Afrique subsaharienne en particulier. Cette année, j’ai eu l’occasion de réaliser mon rêve. J’ai passé 24 heures à 471 km de chez moi dans la ville de…

KUMASI

Si par un heureux hasard vous débarquez à Kumasi pour quelques heures, voici quelques règles qu’il vous faudra respecter :

 

1. Tes affaires personnelles, tu protégeras.

Kumasi est une ville sécurisée mais on ne sait jamais, des esprits mal intentionnés peuvent se réveiller alors on fait attention à ses affaires quand on est dans des lieux publics.

 

2. Ton anglais, tu réviseras.

Oubliez la langue de Molière, le Ghana est un pays anglophone. Et à part l’anglais, les ghanéens parlent le Twi, une langue locale. Si vous ne parlez pas un mot d’anglais, soyez toujours accompagnés.

 

 

3. Te désaltérer, tu ne t’en lasseras pas

J’étais en février à Kumasi et il faisait hyper chaud. Ayez toujours une bouteille d’eau avec vous pour vous rafraîchir. 

source de vie

 

4. Aux maisons royales, tu ne feras point de photos

Kumasi est une ville royale (Le Ghana est un pays très attaché à ses traditions). Dans chaque quartier, vous trouverez une maison royale. Vous pourrez faire un tour au palais royal mais attention les photos sont strictement interdites. Vos souvenirs ne resteront que dans votre tête. 😦

 

5. Au Golden Tulip, tu iras 

L’état ghanéen a des structures privées. Il a construit des hôtels 4 étoiles Golden Tulip dans chacune des 10 régions du Ghana mais aussi des pubs. J’ai fait une petite halte au Golden Tulip de Kumasi pour voir à quoi l’hôtel ressemble de l’intérieur. 😀

Sous l’un des parasols du coin piscine, j’ai profité du calme en sirotant un verre de coca. J’y reviendrai un jour pour tester les chambres, le buffet à volonté du midi et la piscine. 

 

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6. Un tour au Baba Yaya Stadium, tu feras 

Pour les ivoiriens, ce stade rappelle beaucoup de choses. Pour ceux qui n’ont jamais eu vent de cette histoire, laissez-moi vous la conter.

1993. L’Asec et l’Asanté Kotoko s’affrontent en demi-finale retour à Kumasi. L’Asec se qualifie. Le début de l’enfer pour les supporters de l’Asec présents au stade. Certains sont tués.  En représailles, des Ghanéens vivant à Abidjan sont aussi tués. Le match de Kumasi s’est transformé en drame du football africain.

Je suis donc allée en pèlerinage. Non, je rigole. Le jour de ma visite, il y avait une compétition sportive inter-écoles au stade. Malheureusement, je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin. 

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7. Le sanctuaire Marial, tu visiteras

Le sanctuaire marial de Buoho, près de Kumasi, fut construit en 1949, et béni par le premier évêque de Kumasi.

Il a une reproduction de la grotte de Lourdes et il est devenu le centre d’un pèlerinage. Je ne suis pas catholique mais je saisis toujours les opportunités pour visiter les beaux endroits. J’ai été charmée par le silence qui règne dans cet endroit et ces sculptures faites par un prêtre. Ce sanctuaire a été le coup de cœur de ma journée.

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8.  Ton ventre tu réjouiras

Au Ghana, il y a des fast-food, des chop bars où on peut trouver de la cuisine traditionnelle et le fameux fried rice, il y a aussi des restaurants à l’occidental comme The View, Bar & Grill. 

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Source Tripadvisor

 

Source Ghanarising

 

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire un tour à Adanmowase, le village où se fait le kente. J’aurais dû le mettre en tête des choses à visiter. 😦

 

Image associée
Source : Ghana Travels

 

Kente village in Kumasi-Ghana, via Flickr
Source Pinterest

 

Je vous laisse découvrir maintenant le portrait chinois de cette ville royale

portrait-chinois-1

 

Si Kumasi était une couleur, ce serait …

Le marron. Kumasi c’est le calme et la chaleur, le rustique, la sérénité.

 

Si Kumasi était une des 7 merveilles du monde ?

Les pyramides de Gizeh.

 

Si Kumasi était un personnage Disney, ce serait …

 

Grimsby

 

Grimsby est le principal conseiller politique mais aussi le confident privilégié du Prince Éric (dans La petite Sirène). C’est un personnage très rigide et attaché au protocole comme aux traditions dans sa façon d’appréhender les choses…

 

Si Kumasi était un signe de ponctuation, ce serait…

Les points de suspension

 

Si Kumasi était un des cinq éléments fondamentaux, ce serait…

La terre. Terre des ancêtres Ashanti.

 

Si Kumasi était une partie du corps humain, ce serait…

La main qui effectue divers travaux.

 

Si Kumasi était un des 7 péchés capitaux, ce serait…

L’orgueil. Kumasi est une ville fière de son sang royal.

 

Si Kumasi était un des cinq sens, ce serait…

Le goût.

 

Si Kumasi était une pièce de la maison, ce serait …

Un salon royal pour recevoir des nobles. 

 

Si Kumasi était une heure de la journée, ce serait …

5 heures. La ville s’éveille tôt.

 

Si Kumasi était un épice, ce serait …

Le piment d’Espelette.

 

Si Kumasi était un type de café, ce serait …

Un Mokaccino.

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Vous avez déjà visité cette ville ? Vous avez de bonnes adresses à partager ?

 

GM signature

 

 

Publié dans Panaché

Throwback Thursday Livresque 20 : Summer Party

Le jeudi sur le blog c’est le jour du Throwback Thursday Livresque créé par BettieRose !

 

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Le thème de cette semaine est : Summer Party, un roman qui se déroule en été ou parfait à lire en été

 

 

J’ai lu un livre un hiver en France et en le lisant j’ai eu l’impression d’avoir pris un aller simple, direction la Côte d’Ivoire, mon beau pays. J’ai retrouvé ma patrie chaude et accueillante, la joie éternelle de Yopougon et ses maquis, les commérages, le nouchi (l’argot ivoirien), nos proverbes ivoiriens, notre bonne bouffe si chère à mon cœur, les histoires cocasses, la solidarité, la place importante de la famille, l’insouciance, l’optimisme ivoirien. Il y a d’ailleurs un proverbe ivoirien qui dit : « Découragement n’est pas ivoirien ».

Ce livre ou plutôt ces livres, c’est la saga….

 

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. 

 

Fin des années soixante-dix, à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan rebaptisé Yop City « pour faire comme dans film américain », vivent Aya et ses deux amies, Adjoua et Bintou. Elles ont dix-neuf ans, l’âge où tout est possible, mais si Aya souhaite devenir médecin, les deux autres sont plus versées dans les soirées au maquis et la chasse au mari. Autour de ce trio choc on croise des personnages aux destins divers, comme Ignace, le père volage d’Aya qui jongle entre plusieurs « bureaux », Moussa, le fils du puissant Bonaventure Sissoko, qui compte sur sa Toyota pour emballer les filles, Fanta et Koro, les mamans qui s’efforcent de protéger leurs filles ou Grégoire, le « Parisien », qui flambe son magot au fameux hôtel Ivoire…

Couverture Aya de Yopougon, tome 1

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 2

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 3

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 4

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 5

 

Couverture Aya de Yopougon, tome 6

L’album est parfait pour une lecture d’été. C’est un album ensoleillé, rafraîchissant comme un verre de gnamakoudji, plein d’énergie, divertissant, comique. Avec lui, aucune prise de tête, on se laisse porter par les aventures palpitantes des personnages truculents, pleins de vie. 

L’album traite de sujets sérieux comme la condition féminine, la sexualité mais ils sont évoqués avec humour.

Bref ! Aya de Yopougon est un pur moment de détente, à savourer lentement…

 

BONUS : ma photo avec l’auteure Marguerite ABouet. Elle est hyper sympa ! 🙂

marguerite-abouet-et-grace-minlibe

 

Vous avez déjà lu la saga ? Pour ceux qui répondent non, j’aimerais bien savoir pourquoi 😀

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

 

signature coeur graceminlibe

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

L’Anté-peuple de Sony Labou Tansi

J’ai décidé de découvrir des livres qui ont reçu des prix littéraires en particulier des prix littéraires africains. J’ai débuté avec le Prix Ivoire et aujourd’hui je découvre le Grand prix littéraire d’Afrique noire.

Le Grand prix littéraire d’Afrique noire est attribué chaque année par l’association des écrivains de langue française, l’ADELF, reconnue d’utilité publique depuis le 19 juillet 1952, dont le but est de « promouvoir l’œuvre des écrivains qui, à travers le monde, s’expriment en français ». Le prix est ouvert aux « écrivains de langue française originaires de l’Afrique subsaharienne, ou à un ouvrage concernant cette zone géographique, en excluant les traductions »

J’ai donc lu le lauréat de 1983 : Sony Labou Tansi pour l’anté-peuple.

 

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Résumé de l'oeuvre

Époux et père modèle, fonctionnaire intègre, directeur adjoint de l’Ecole normale d’institutrices de Kinshasa, Dadou est, au Zaïre, un citoyen exemplaire. Mais les charmes de Yavelde, l’une de ses jeunes élèves, mettent sa vertu à rude épreuve… Comment résister à la tentation, en Afrique et ailleurs ? Ainsi recommence pour l’honnête, le tendre et lucide Dadou une aventure à la fois extraordinaire et terrible. Elle le conduira des geôles de son pays au maquis contre-révolutionnaire de l’Etat voisin dont il sera chargé d’exécuter le « Premier » représentant du pouvoir « anté-peuple ». Il s’apercevra alors que sous les régimes les plus différents la « mocherie » règne, identique et indéfiniment renouvelée.

 

 

l'Afrique écrit

Dadou est particulier dans son attitude, ses réflexions. Il pense différemment du commun des mortels, il a un penchant particulier pour le mot « moche », la mocherie. Dadou semble ne pas vivre, il existe tout simplement. Il s’est d’ailleurs marié parce que tout le monde se mariait.

C’est un homme ordinaire mais avec quelque chose de singulier. Cette singularité le rend attachant. Je l’ai encore plus admiré en le voyant lutter contre son attirance pour Yavelde. C’est un homme intègre, vertueux mais ce qu’il ressent pour cette belle jeune fille le ronge. Ne voulant pas succomber à la tentation, il se réfugie dans l’alcool. La gamine comme il aime l’appeler commet l’irréparable, un acte qui va priver Dadou  de sa liberté, sa famille.

Le peuple en effet, décide de faire justice à la jeune fille en privant Dadou des siens. La justice populaire est terrible et je l’ai encore vu ces derniers jours avec le meurtre de ce militaire ghanéen lynché par la foule.

Mais quel est donc ce pays où des citoyens croupissent en prison sans être jugés ? Quel est ce pays où la terreur hante le peuple, où les habitants surveillent chacun de leurs mouvements pour éviter de subir les humeurs du régime dictatorial ?

L’auteur à travers ce roman pointe du doigt l’abus du pouvoir, le chaos social.

J’ai apprécié ses phrases percutantes, philosophiques.

« Mais pourquoi donner un jour de paradis à quelqu’un qui a cent jours d’enfer? Pourquoi enseigner quinze minutes de bonheur à un malheureux à vie? »

 

Tu ne vas pas laisser quelque chose au fond de ta vie, faut tout vider. Il n’ y aura personne pour boire le reste. Chaque vie se doit de vider sa coupe

 

Elle était fort amoureuse de lui. Mais Dadou n’avait plus ce cœur qui aime. Il avait l’autre cœur : celui qui oublie.

 

Mais quoi qu’on dise du cœur, ce qu’est le cœur, seul, le cœur le sait.

– Le cœur, répéta Dadou. C’est le coeur qui peut-être nous trahit. Tout le reste nous est fidèle. […] Oui, le coeur, c’est lui qui nous bouleverse. Le reste est obéissant. Le reste nous comprend, mais pas le coeur.

 

C’était en ces temps troubles où les grandes amours traversent le pont des réalités. Et sur l’autre rive, la tempête, les crises, le sang.

 

J’ai apprécié son langage imagé, l’usage des figures de style comme la personnification, les métaphores :

Dans ce temps, les choses abstraites se personnifient : le temps l’avait trahi et continuait à le trahir ; Le temps lui avait toujours menti, sans vergogne.

 

Avant, je comptais sur le temps. Mais le temps devient impuissant. Le temps ne bande plus.

 

L’attention de l’auteur est focalisée sur le corps. Chair, viande, sang, on ne compte pas le nombre de fois où ces mots apparaissent dans le texte. Ils m’ont fait penser aux sacrifices. Peuple sacrifié, amour sacrifié, dignité sacrifiée ?

 

J’ai également apprécié les notes d’humour :

– Vous, un pêcheur, qu’est-ce que vous iriez faire là-bas ? Pourquoi demandez-vous le chemin de l’enfer ?

– Je connais un démon.

 

J’ai été touchée par l’amour fidèle de Yealdara pour Dadou. Cette jeune femme amoureuse de Dadou s’est donnée à lui corps et âme. Si une femme a causé la perte de Dadou, eh bien une femme lui a offert la rédemption.

J’ai apprécié l’univers présenté par Sony Labou Tansi. C’est un livre à décortiquer, à mâcher…

Christmas

Maison d’édition : Editions Seuil
Nombre de pages : 190

Date de publication : Septembre 1983

 

 

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Je remporte un point grâce à ce livre pour la nouvelle édition du CHALLENGE GOURMAND de titepomme sur Livraddict et 5 points pour le challenge des petits livres organisé par Liliaza sur Livraddict.

 

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Vous connaissiez l’auteur ? Que lisez-vous en ce moment ?

 

GM signature

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Throwback Thursday Livresque 19 : Fête des pères

Ravie de vous retrouver pour le Throwback Thursday Livresque ! Pour ceux qui ont déjà oublié, ce rendez-vous permet de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres, de se faire plaisir à parler de livres !

 

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Le thème de cette semaine est : Fête des pères (un père dans la littérature, tous genres acceptés)

 


 

Je vous assure que j’ai trituré mes méninges pour trouver un livre qui colle au thème et dont je n’ai pas encore parlé sur le blog. Vous savez bien que j’aime vous offrir du neuf, de l’exclusivité 😀

Malheureusement, ma mémoire n’a pas obéi à mon désir. J’en ai lu des œuvres mais je ne me rappelle pas exactement de l’une d’entre elles qui a abordé le thème du jour. J’ai aussi cherché dans les chroniques africaines lues mais je vous avais déjà présenté certaines chroniques dans le Top Ten Tuesday.

Du coup, j’ai décidé d’interpréter le thème à ma façon. J’aimerais aujourd’hui rendre hommage à un écrivain hors pair que je considère comme l’un de mes pères dans la littérature : Alfred de Musset.

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

Alfred de Musset est un poète et dramaturge français de la période romantique, né le 11 décembre 1810 à Paris, où il est mort le 2 mai 1857. Alfred de Musset est  l’un des grands écrivains romantiques français, dont le théâtre et la poésie lyrique montrent une sensibilité extrême, une exaltation de l’amour et une expression sincère de la douleur. 

Il est une source constante d’inspiration pour moi, j’aimerais comme lui laisser une empreinte indélébile dans l’univers de la poésie romantique. 

Pour rester dans le Throwback Thursday, je vous partage l’un de ses poèmes que j’ai découvert il y a bien longtemps et que j’ai publié sur ma page Facebook, le jeudi 9 avril 2015.

C’est un extrait de son recueil Poésies nouvelles. 

poésie dici et dailleurs

 

Se voir le plus possible…

Se voir le plus possible et s’aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son cœur à tout moment ;

 

Respecter sa pensée aussi loin qu’on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d’un songe,
Et dans cette clarté respirer librement –
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.


Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
C’est vous, la tête en fleurs, qu’on croirait sans souci,
C’est vous qui me disiez qu’il faut aimer ainsi.
Et c’est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,

 


Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l’on vit autrement, mais c’est ainsi qu’on aime.

 

Vous avez apprécié l’instant poésie ? Je ne vous propose que pour seule réponse : OUI 😛
Quel livre proposeriez-vous pour ce thème ?
GM signature
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« Challenge un peu con mais pas trop » saison 1 épisode 3

Voici le « Challenge un peu con mais pas trop » imaginé par une connasse parisienne.

Wouhou ! Ça faisait longtemps, n’est-ce pas ?

Le principe pour ceux qui l’auraient oublié ou qui sont nouveaux sur le blog c’est écrire des textes fous, pleins d’humour. 300 mots minimum et c’est encore mieux si on peut accompagner son texte d’une photo. 

La 2e saison a été lancée début juin mais je préfère terminer mes deux derniers épisodes du challenge du mois de mars avant de passer à autre chose. Je suis trèssssss en retard mais vaut mieux tard que jamais, n’est-ce pas ? 😛

Pour ce 3eme épisode, j’ai choisi le thème :

Vous gagnez 5 millions d’euros, vous faites quoi avec ?

 

5 millions d’euros ? Vous avez dit 5 millions d’euros ?!

 

 

 

Mais avec ces 5 millions d’euros, je refais toute ma vie de A à Z !

 

Pitaing ! Je suis milliardaire en francs CFA (3 milliards 279 millions et 785 mille francs CFA) !!!!! C’est un beau pactole et je ne cracherai pas dessus.

Je prie immédiatement pour que le Père de Gloire me garde en vie. Je veux profiter à fond de ces milliards !

En bonne chrétienne, je paye ma dîme qui s’élève à 327 millions 978 mille 500 francs. Je donne la totalité de la somme, je ne tricherai pas. Je n’ai pas envie de finir comme Ananias et Saphira.

 

ne pas mourir comme saphira

Après avoir donné à Dieu ce qui est à Dieu, il me reste 2 milliards 951 millions 806 mille 500 francs.

Je pète le meilleur champagne avec ma famille !

 

Je m’achète un chic appartement à Abidjan où je pourrai avoir ma bibliothèque de rêve, une belle villa à Yamoussoukro quand je voudrai m’évader de la vie trépidante d’Abidjan. Ces beaux cadeaux me coûteront approximativement 40 millions.

Je suis toujours milliardaire ! J’y crois pas !

 

Je profite des largesses de mon compte en banque pour réaliser l’un de mes rêves. Ne comptez pas sur moi pour vous livrer ma brillante idée. Non, non, je ne vous rendrai pas riche. Ma famille et moi d’abord !

Et en parlant de famille, j’assure la retraite de mes parents et je les fais voyager à chaque fois qu’ils éternuent. Ils feront le tour de l’Afrique. Je laisse le soin à mes sœurs de leur organiser le tour de l’Amérique, mes frères le tour de l’Europe et tous les enfants qu’ils ont aidés leur feront faire le tour de l’Asie. Il faut bien qu’ils soient un peu reconnaissants, non ?

Je fais construire de belles maisons d’hôte dans les principales villes de la Côte d’Ivoire : Abidjan, Korhogo, Yamoussoukro, Bouaké, Man, San-Pedro. Je fais construire un immeuble avec de superbes appartements que je ferai louer. Les bénéfices assureront le reste de mes jours et vont me permettre d’éviter de travailler pour autrui. 

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Il n’ y a pas assez de bibliothèque en Côte d’Ivoire. Que voulez-vous, chez moi on n’a pas assez compris l’importance de la lecture. Dans mon élan de générosité, je vais y remédier et créer d’immenses bibliothèques dans les principales villes du pays. Je les équipe d’abord avec les livres que j’ai écrits et ceux que j’aime bien. 

Je vais également mettre le temps et l’argent mis à ma disposition par les forces célestes pour voyager. Je m’offre des voyages à Tahiti, au Cap-Vert, aux USA, en Afrique du Sud, Ethiopie, Kenya, Egypte. Je dors dans les meilleurs hôtels, je dîne toute seule dans les plus grands restaurants.  

Je vais spécialement en Colombie pour rencontrer Christian Meier. Cet homme a marqué mon adolescence avec sa classe, son charisme dans la telenovela colombienne Luna, la heredera. 

Nous allons dîner ensemble et faire le plein de photos qui seront disposées dans toutes les pièces de mon appartement. ❤ ❤ ❤

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Je vais également créer un immense parc d’attractions. Je dois diversifier mes sources de revenus parce que je veux rester milliardaire à vie. Pas question de rétrograder. Je vais payer des gens assez intelligents pour me créer un concept de ouf ! Ça va cartonner !

Je refais ma garde-robe, j’achète un ou deux tableaux comme La nuit étoilée de Van Gogh. J’achète tous les livres qui me font envie, je fais des prêts aux particuliers. Bref, je fais du bien autour de moi sans m’oublier.

 

DIEU du Ciel, quand est-ce que j’aurai ces 5 millions ?!

Et une voix du Ciel se fit entendre : « Jamais ma fille, contente toi de ce que tu as actuellement. »

 

Et vous, vous ferez quoi avec 5 millions d’euros ?

 

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Throwback Thursday Livresque 18: Ce n’est pas ce que j’attendais…

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Ravie de vous retrouver pour le Throwback Thursday Livresque ! Pour ceux qui ont déjà oublié, ce rendez-vous permet de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Le thème de cette semaine est : Ce n’est pas ce que j’attendais… (un livre qui vous a laissé une jolie surprise ou au contraire une amère déception)

 

Throwbackthursday Livresque

On continue avec la découverte des chroniques africaines sur Facebook et je vous présente cette fois-ci une chronique d’une auteure ivoirienne, Maylyn Karba : YELE, LUMIERE DE MA VIE

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Cette histoire relate celle d’une jeune femme qui a eu le malheur -que dis-je !- le bonheur de naître différente des autres enfants de sa famille, d’être une enfant choisie et envoyée par le Bon Dieu avec la lourde et merveilleuse mission de venir ensoleiller la vie de tous ceux qu’elle approcherait sur cette terre.

Yélé a échappé à un kidnapping. C’est une jeune fille albinos et dans certaines parties de l’Afrique, les albinos sont utilisés comme des « animaux de sacrifice ». On les utilise pour des rituels. Elle est retrouvée par Pierre-Marie un soir dans les rues d’Abidjan et est adoptée par la famille de ce dernier. 

Yélé et Pierre-Marie se considèrent comme des frères et sœurs mais au fil des années, leur relation évolue et l’amour loin d’être platonique commence à naître. Pierre-Marie va t-il assumer cet amour ? 

L’histoire démarre en douceur. Il n’ y a pas de rebondissement, pas de tension. On peut croire que c’est une histoire banale mais détrompez-vous. C’est une belle fresque familiale, une tendre romance avec ses hauts et ses bas, une histoire qui captive. 

Au début, je pensais que cette histoire ne serait pas à la hauteur de mes attentes mais j’ai été agréablement surprise. J’ai été séduite par la belle plume de l’auteure qui je l’espère sera comptée parmi les grandes voix de la littérature africaine contemporaine.

 

Quel livre auriez-vous proposé pour le thème de cette semaine ? Quel livre venez-vous de terminer ?

 

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Comme le bon pain de Mariama Ndoye

« Je dédie ce livre à toutes les « Dames pâtes », qu’elles soient pétries par des mains pures ou moins pures ; qu’importe, le levain fera monter la pâte et le bon pain nourrira le monde. Paraphrasant Térence, j’affirme : « Je suis femme, je veux que rien de ce qui est féminin ne me soit étranger. »
Toute femme, à la lecture de ce livre, se retrouvera à l’une ou l’autre page, ce n’est pas un hasard… J’ai donc peint un panneau de l’immense fresque que constitue l’éternel féminin. »

l'Afrique écrit

Ce roman est arrivé dans ma wishlist après l’avoir vu dans la liste des coups de cœur d’Isaïe Biton Koulibaly l’un des auteurs les plus célèbres de mon pays. J’ai voulu savoir pourquoi il avait adoré ce roman.

J’ai déjà lu une biographie de Mariama Ndoye et j’avais apprécié sa plume. La douceur émane de ses écrits, chose commune aux auteures sénégalaises que j’ai lues.

Dans ce roman, Bigué est la narratrice. Elle m’a fait sourire dès les premières lignes. avec sa forte confiance en elle. Elle est consciente de ses atouts et elle les égrène sans en oublier aucun.

Bigué nous fait des confidences. Des confidences qui lui appartiennent et celles des femmes de son entourage.

On le dit souvent dans mon pays : si ton homme croise le chemin d’une sénégalaise, tu es foutue ! Les femmes sénégalaises savent s’occuper des hommes et ce que Bigué nous confie dans ce livre ne font que confirmer ces dires. Les femmes sénégalaises sont dangereuses ! (rires)

Avec Bigué, on en apprend beaucoup sur l’art conjugal. Les femmes sénégalaises sont aux petits soins de leurs hommes, on leur inculque ces valeurs dès l’enfance. On leur apprend qu’elles doivent lutter pour garder leur mari près d’elle et être la préférée si elles sont dans un foyer polygame. Elles sont donc prêtes à tout pour assurer la stabilité de leur foyer. A la guerre, comme à la guerre !

Bigué nous livre ses états d’âme de femme qui aura bientôt une co-épouse. Elle nous livre les peines des femmes mariées, ces femmes mariées aux hommes volages, polygames.

Ce qu’elle a enduré dans son ménage, le pain ne l’a pas enduré dans le four.

 

Le mot est lâché: la polygamie. Notre mal n’est pas ailleurs, nous ne sommes ni voilées, ni dévoilées d’ailleurs, contre notre gré. Nous ne sommes ni excisées, ni infibulées, ni vendues, ni violées. Non ! Pire que cela ! Nous n’avons pas le droit d’aimer et d’être aimées en paix.

 

Elle nous dresse aussi le portrait de la société sénégalaise :

La vie dans ma société consiste en cela, sauvegarder les apparences au mépris parfois de son propre équilibre mental. Cela s’apprend. Comme tout dans la vie, cela se maîtrise petit à petit puis cela devient une seconde nature, puis une vraie nature, entre-temps on est devenu une autre. La maturité accouche aussi dans la douleur. On mûrit en perdant un être cher, une situation sécurisante, une bonne santé. Moi, j’étais appelée à mûrir en perdant mes certitudes.

 

J’ai bien aimé ce livre qui raisonne sur l’amour. J’ai souri en lisant certains proverbes et réflexions.

Au bout d’un certain temps, il ne reste rien d’un amour, si grand fût-il. Il aura pu se muer en amitié, en tendresse apitoyée, en fraternité, voire se dénaturer en indifférence, haine ou mépris.

 

“Le cœur est un tombeau” nul ne doit voir ce qui s’y trame, ce qui s’y joue, ce qui s’y passe réellement.

 

Aussi dans la famille, notre miroir préféré est-il devenu le regard des hommes. Il est presque plus flatteur que le vrai et pour cause, souvent intéressé.

 

L’intrigue est assez linéaire, du coup je me suis un peu ennuyée à la moitié de l’ouvrage. Heureusement le livre ne compte pas plus de 200 pages. J’ai compris pourquoi Isaïe Biton Koulibaly a aimé ce livre, il aborde son sujet de prédilection : les relations conjugales.

CONCLUSION : Comme le bon pain est une douce lecture. Si vous avez envie d’avoir quelques astuces pour “pimenter” votre vie de couple ou rire des mésaventures conjugales, n’hésitez pas à  lire ce roman.

ATTENTION : Ce livre est fortement déconseillé aux féministes. Elles vont péter une durite ! 

Christmas

Editions : Nouvelles Editions Ivoiriennes

Nombre de pages : 190

Date de publication : 2001

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Throwback Thursday livresque 17: ce livre que j’aurais voulu écrire

Ravie de vous retrouver pour le Throwback Thursday Livresque ! Pour ceux qui ont déjà oublié, ce rendez-vous permet de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres, de se faire plaisir à parler de livres !

 

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Je n’ai pas participé depuis très longtemps pour deux raisons principales :

  1. Les thèmes proposés ne m’inspiraient pas.
  2. Je ne me souviens plus des livres lus bien avant la création du blog et je tiens à vous présenter que des livres dont je n’ai pas encore parlé sur le blog.

Vu que ce rendez-vous hebdomadaire me plaît bien, j’ai décidé de trouver une solution alternative. J’ai donc pensé aux chroniques africaines que j’ai lues de 2012 à 2015 sur Facebook.

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Les chroniques africaines ce sont des histoires écrites par des jeunes africains. L’histoire se déroule souvent en Afrique et les personnages sont majoritairement africains.

Ces histoires ont d’abord été publiées sur des pages Facebook et maintenant elles sont publiées sur plusieurs plateformes comme Muswada.

Revenons à notre Throwback Thursday Livresque. Le thème du jour est :  Dans la poche (un livre lu en version poche)

Il ne m’inspire pas du tout du coup je vous ramène dans un ancien Throwback, celui du Jeudi 11 mai 2017 que je n’ai pas eu le temps de faire : ce livre que j’aurais voulu écrire.

 

 

 

La chronique africaine que j’ai eu envie d’écrire est : JE T’AI DANS LA PEAU de LEILA  MARMELADE.

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Jenifer Elle Oyane moi est à la tête de l’une des plus grandes fondations du Gabon : la fondation Khan qui donne une seconde chance à celles qui veulent bien la saisir. Divorcée et mère de famille, elle se pose des questions sur le devenir de sa vie amoureuse. 
Elle est le pilier de sa famille, celle qui a toujours pris soin des autres mais dont personne ne prend jamais soin.

Sa vie n’a rien de très excitant jusqu’à l’instant qui précède sa rencontre avec Adrien, le docteur tatoué beau comme un dieu. Ils s’apprivoisent, luttent contre leurs sentiments, se laissent vaincre. 

Mais dans la vie, il y a des luttes bien plus féroces que celle de l’amour et Jenifer y sera confrontée…

J’ai lu cette histoire en 2014. A l’époque, je profitais de chaque instant de répit au boulot pour lire un chapitre. Je passais mes soirées sur mon téléphone à parcourir avec avidité les chapitres et à chaque fois j’étais émerveillée. Je me disais :  » waouh ! comment elle fait pour écrire comme ça ? Comment elle fait pour donner l’impression de ne pas lire une histoire mais de la vivre ?

Comment elle fait pour écrire avec tant d’élégance,  d’intensité, de profondeur ?

Comment elle fait pour mêler avec tact le romantisme à des sujets si durs comme le cancer ?

Cette histoire, j’aurais voulu l’écrire parce que je veux créer chez mes lecteurs cette intensité d’émotions.

Ce n’est qu’une histoire mais j’ai eu l’impression de regarder un film puissant, plein d’émotions. Cette chronique mérite d’être un livre et même d’être adaptée. 

Leila Marmelade est une auteure africaine à suivre. Si vous lui envoyez un message, rappelez-lui qu’elle me « doit » une interview. 😀

Et vous, quel livre auriez-vous voulu écrire ?

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Publié dans Arrêt sur une oeuvre

S’IL VOUS PLAÎT, SAUVEZ-MOI ! HELEN CALLAGHAN

 

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« Chère Amy, J’ai été enlevée, je ne sais pas où je suis retenue prisonnière. Mais s’il vous plaît, sauvez-moi… » Quand Margot, qui tient la rubrique du courrier des lecteurs dans un journal local, reçoit cette étrange lettre, elle n’en croit pas ses yeux. Le courrier est signé Bethany Avery, une jeune fille kidnappée vingt ans auparavant et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Est-ce une mauvaise plaisanterie ? Intrigué par l’affaire, le criminologue Martin Forester confirme que l’écriture de la lettre est bien celle de l’adolescente disparue il y a vingt ans. Plus effrayant encore : alors que les secrets du passé refont surface, une nouvelle adolescente disparaît dans des circonstances similaires.

Margot tente de comprendre ce qui est arrivé aux deux jeunes filles kidnappées. Mais en essayant de sauver ces deux vies, elle va aussi risquer la sienne…

l'Afrique écrit

Au départ, Katie Browne voulait fuguer, donner une leçon à sa mère et au copain de sa mère mais elle est enlevée et subit des outrages d’un homme torturé.
Margot Lewis, enseignante, tient une rubrique dans un journal. Elle reçoit une lettre de Bethan Avery qui réclame de l’aide. La jeune fille dit avoir été enlevée par un homme bizarre qui la retient prisonnière dans sa cave.
Chose étrange, la jeune fille a disparu depuis plus de 20 ans. On la croit morte. Est-ce Katie qui se fait passer pour elle ?
Le processus de réflexion commence. Les 200 premières pages, l’intrigue est assez linéaire, il y a peu de rebondissements. L’histoire se concentre sur Margot Lewis, son mariage qui s’achève sur une trahison, sa solitude et son rapprochement avec le beau Dr. Forrester. L’enquête pour retrouver Bethan ou Katie n’avance pas, je commence à m’ennuyer et je sermonne ma fée liseuse qui n’a pas su me guider vers un livre palpitant.
Soudain, un revirement, l’auteure semble avoir entendu mon soupir d’ennui. Des choses surprenantes se passent enfin !! Les morceaux du puzzle commencent à s’assembler. La vérité se dévoile à petites doses. J’ai pris une grosse claque en apprenant ce qu’était devenue Bethan. L’auteure s’est bien jouée de moi et j’ai adoré !
L’histoire devient très captivante. Elle distille un parfum de tension et de peur qui n’est pas déplaisant.

Ce récit est une belle lecture qui s’achève en douceur. Les vies volées sont remises à leurs places respectives.

J’ai apprécié le ton prude de l’auteure. Les fans de narration descriptive seront également ravis.

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Publié en Grande-Bretagne sous le titre Dear Amy par Michael Joseph, une division de Penguin Random House UK.

Traduit de l’anglais par Maryline Beury

© City Editions 2017 pour la traduction française
Dépôt légal : Mars 2017

L’extrait philosophique

Il m’écoutait sans rien dire.
– Notre esprit est futé, dis-je en regardant le paquet. Mais nos sens…, nos sens ont une mémoire, eux aussi, et ils sont plus durs à duper.

GM signature

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

MÉFIEZ-VOUS DE VOS VŒUX – Ils pourraient se réaliser

méfiez-vous de vos voeux ils pourraient se réaliser

Comme toute citadine branchée qui se respecte je vais régulièrement chez mon psy. Et figurez-vous qu’il m’a demandé de réfléchir à ce que je voudrais changer dans ma vie en priorité. Exercice pas facile pour moi, car je veux TOUT changer ! Mais, surtout :

Transformer mon mari en prince charmant – après deux ans de mariage, il est plutôt télé-charentaise, que cadeaux surprise et week-end en amoureux !

Décrocher le poste de directrice dans la boîte où je travaille – donner des ordres, j’adore ça !

Faire disparaître coûte que coûte ma rivale Alexa – ce n’est pas une blonde à forte poitrine qui va me faire de l’ombre !

Tester mon sex-appeal sur Evan, mon collègue un peu trop mignon – il drague toutes mes collègues, alors, pourquoi pas moi ?

Croyez-vous que mon psy va pouvoir faire quelque chose ?

l'Afrique écrit

Abidjan, le 26 Mai 2017

Chère Laura Caldwell,

Il est écrit sur la couverture du livre epub que je viens d’achever que vous êtes l’auteure de ce roman. Je vous adresse donc cette lettre pour vous exprimer mon ressenti sur le fruit de votre imagination. Une femme avec sans doute de bonnes intentions a recommandé votre livre dans un groupe de lecture. Voulant satisfaire ma curiosité, je suis entrée dans l’univers de Billy.

Elle est malheureuse, la pauvre. Sa vie personnelle et professionnelle ne lui convient pas. Elle veut plus d’extase, plus de déraison. Elle veut que son mari soit un prince charmant et voudrait que son collègue de travail sur lequel elle flashe depuis si longtemps s’intéresse enfin à elle. Je vous ai retiré ici un point, chère Laura. Je n’apprécie pas ces personnes qui veulent le beurre et l’argent du beurre.

Tous les vœux de notre chère Billy se réalisent en une nuit après avoir reçu un objet assez particulier. J’ai bien noté ma chère Laura, votre désir de nous en mettre plein la vue mais ce retournement de situation ne m’a pas convaincue. Je trouve l’idée saugrenue et trop surréaliste.

Billy se plaignait de sa mère trop collante, de sa carrière professionnelle stagnante et de sa vie romantique  sans étincelles. 

Billy se plaint maintenant du trop-plein d’amour de son mari, du rentre-dedans d’Evan, son collègue et elle veut récupérer sa vie d’avant. Elle tente de se débarrasser de l’objet sans pouvoir y arriver. Je vous ai encore retiré un point, Laura. La tournure qu’a pris le récit a un côté grotesque qui m’a exaspérée.

Le seul aspect qui a satisfait ma curiosité c’est la rencontre de Billy avec son père. J’ai également apprécié savoir qui était vraiment Alexa, cette latino que Billy considérait comme une rivale.

J’ai aussi apprécié la moralité de votre récit : Il faut apprécier ce que l’on a et dans un couple, il faut apprendre à communiquer.

Chère Laura, je ne vais pas m’éterniser. Le roman que vous avez écrit se lit aisément, il y a de légères notes d’humour pas du tout désagréables mais il manque de la consistance, des effets de surprise, des rebondissements, une touche d’enchantement. 

Le titre de votre roman m’a fait penser à un poème de Chimères de verre : Desiderata.  

Fais attention à ton désir

Ne l’attends pas si vite, ne l’espère pas trop fort

Il viendra à toi comme un supplice

T’ôtera toute idée de délice.

J’ose espérer que vous le lirez bientôt. D’ici là, portez-vous bien et n’arrêtez pas d’écrire.

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Format :  eBook et poche 

Genre : Comédie romantiqueCollection Red Dress Ink

Date de publication : 1 novembre 2014 

L’extrait qui m’a fait sourire :

J’ai toujours pensé que s’imposer de ne pas boire une seule goutte d’alcool pendant la grossesse était un régime beaucoup trop draconien. Ma mère, par exemple, n’a su qu’elle était enceinte de Dustin qu’au quatrième mois, elle a donc passé les trois premiers à fumer et à boire des Campari avec mon père dans les clubs de jazz des environs de Chicago. Elle a aussi bu de l’alcool pendant qu’elle attendait Hadley. C’est quand elle a été enceinte de moi que les médecins ont commencé à mettre les femmes en garde. Alors elle s’est abstenue de boire, et apparemment, cette abstinence lui a posé un problème. C’est du moins ma vision des choses. Dustin et Hadley sont beaucoup plus intelligentes que moi, c’est évident, plus ambitieuses aussi et plus accomplies. Aurais-je été la même si ma mère ne s’était pas imposé ce sacrifice ?

signature coeur graceminlibe