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Nouvelles du monde #11 : Pérou

Couverture Nouvelles du Pérou

L’Eldorado ou le pays de l’or a longtemps fait rêver les Européens. Peut-être le plus secret, en tout cas l’un des plus méconnus des pays d’Amérique du Sud, le Pérou actuel fut l’épicentre de la fascinante civilisation inca qui, du xiie au xvie siècle, se déploya dans la cordillère des Andes, avant d’être annexé par les conquistadors espagnols. Les six cuentos (nouvelles) de ce volume, tous traduits de l’espagnol, reflètent subtilement les singularités de ce monde andin. Dans ce pays de sangs mêlés, la grande majorité de la population des campagnes andine et amazonienne, des montagnes, de villes comme Cusco, est très nettement amérindienne. Par ailleurs, ce pays est marqué par la conscience intrinsèque d’un « avant » et d’un « après » la colonisation, conscience qui a inévitablement modelé une identité, complexe, pleine de contradictions, laquelle résulte du mélange de philosophies et de valeurs opposées. Le Pérou d’aujourd’hui – urbain, rural – est dans chacune des nouvelles de ce volume.

De la glace pour les martiens de Claudia Ulloa Donoso

Une mère s’apprête à recevoir sa fille et le fiancé de celle-ci qui est norvégien. La mère découvre via Internet le pays de son futur gendre. Elle est chagrinée par les différences de développement entre la Norvège et le Pérou. Une nouvelle qui m’a au moins permis de découvrir les mets péruviens.

Les rois de la forêt de Karina Pacheco Medrano

Une femme est la seule touriste dans un hôtel. Là elle revit son passé : son engagement pour la 1ère fois dans la selva profonde, ses voyages dans les lagunes amazoniennes vingt ans plus tôt, ses réunions avec les autochtones qui vivaient sur les terrains pétrolifères, les dénonciations des communautés relatives aux fuites et dérèglements causés par les entreprises pétrolifères et ce terrible jour où elle a dû être évacuée. Je ne suis pas sûre d’avoir saisi la chute du récit.

Ici-là-bas de Grecia Caceres

Un jeune homme qui tombe sous le charme d’une femme plus âgée que lui. Une histoire qui le hante. Une histoire captivante mais je suis restée sur ma faim.

De courageux garçons de Félix Terrones

Un groupe de garçons rêvent de pouvoir être écrivains à Paris mais ce rêve c’est leur ami Antonio qui va le vivre. Quand il revient des années plus tard, ils lui réservent un accueil triomphant mais l’Antonio Carneiro qu’ils avaient côtoyée durant leur jeunesse n’existe plus. Que lui est-il donc arrivé à Paris ?

On était nombreux à vouloir être écrivains, mais seule une poignée d’élus peuvent l’être vraiment, une race exceptionnelle à laquelle Antonio appartenait depuis toujours.

Une sympathique lecture même si elle me laisse avec une énigme non résolue sur la vie d’Antonio à Paris.

Les climats étranges de Carlos Yushimito

Le narrateur a 50 ans et il vit avec une jeune fille de 30 ans sa cadette et qui s’imagine être une autre personne ou en dehors de lui. Un récit bien étrange pour moi.

L’art ancien de la fauconnerie de Paul Baudry

De quoi ont pu mourir les pigeons dans la volière de l’Apra (l’Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine) ? Sandro Sandoval, expert du ministère de la Santé préfère se concentrer sur la recherche des causes plutôt que sur les mauvais souvenirs de l’incident avec le faucon et son père qui accordait plus de temps à son ami, Víctor Raúl Haya de la Torre (fondateur de l’APRA) qu’à son fils. Une amitié ensorcelante, prioritaire qui a l’allure d’un sentiment amoureux.

Il n’y a pas que Don Gaetano Sandoval qui vouait une admiration exclusive au fondateur de l’Apra. Il y a également Roberto Amaya, vigile de la maison du peuple qui veille jalousement sur la mémoire du fondateur et semble-t-il sur ses dernières volontés. Une seule phrase m’est venue à l’esprit à la lecture du dernier paragraphe: tout excès nuit, la loyauté n’est pas une exception.

Dans le cœur d’un homme d’Etat, il n’y a jamais de place pour deux amours.

De ce recueil de nouvelles, j’en ressors avec une appréciation mitigée. J’ai découvert un peu Lima, l’histoire politique du pays, la selva mais je ressens pour 80% des nouvelles un sentiment d’inachevé. J’aurais voulu des histoires plus percutantes.

Grand merci à Youscribe qui m’a permis de lire ce recueil de nouvelles gratuitement sur sa plateforme. J’aurais été bien embêtée si je l’avais acheté.

J’ai six autres recueils de cette collection à découvrir via Youscribe. J’espère avoir des lectures aussi plaisantes que celles de Nouvelles du Soudan et de Taïwan.

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Mama’s Boys, Book 1 : The Look of Love de Crystal B. Bright

Queen Elisabeth est une femme noire en Virginie qui dirige trois entreprises dont un salon de coiffure. Elle a adopté trois enfants blancs : Gunnar, Gideon et Thane. Ils deviennent tous des stars du sport. The look of love est le premier de la série et raconte l’histoire de Gunnar qui est le frère aîné.

Gunnar est un champion de MMA et rentre à la maison pour s’occuper de sa mère et par ricochet du salon de beauté de sa mère. Il n’était pas revenu depuis dix ans et ça sonne comme une incohérence pour un fils qui est très attaché à sa mère.

Il revoit son amour d’adolescence, Eboni qui travaille dans le salon de beauté. L’ancienne flamme va-t-elle se rallumer ?

Le récit est assez ennuyeux jusqu’à la 2nde moitié du livre. En parlant d’ennui, je fais plutôt référence à la romance car il ne se passe rien d’étincelant entre les héros. Gun et Eboni n’ont pas encore réglé leurs comptes avec le passé et l’on ressent dans leurs propos qu’ils s’en veulent énormément. Leur brusque rupture a laissé des déchirures.

Quand ils parviennent enfin à communiquer comme de vrais adultes, quand ils se rapprochent davantage et tissent leur toile d’amour, le récit devient encore plus plaisant. J’ai apprécié leur alchimie, ils ont réussi à transmettre au lecteur leur amour. Ma scène préférée ? La coupe de cheveux dans la salle de bains.

Ce premier tome de la série offre une lecture plaisante avec des personnages principaux et secondaires intéressants à suivre. Queen Elisabeth et les coiffeurs du salon de beauté donnent de l’attrait au récit avec leur humour.

Néanmoins, il existe quelques bémols dans la construction de l’intrigue notamment l’adoption de Gun et ses frères qui n’est pas très explicite. Où et quand Queen Elizabeth a-t-elle rencontré ces trois frères ? Comment s’est passée l’adoption ? Il ne faut surtout pas oublier que c’est une femme noire qui adopte trois garçons blancs.

Dans ce premier tome, on rencontre le frère cadet de Gunnar et j’avoue que je suis tombée sous son charme. Le second tome, qui lui est dédié, est dans ma PAL mais avant de le lire, il faut que je découvre J. J. Murray, celui qui écrit des romances et des comédies romantiques BWWM depuis la naissance du genre dans les années 1990.

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TTL 98: Témoin muet – Agatha Christie

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: H comme…

Hercule... prénom du célèbre détective belge d’Agatha Christie.

H comme Hastings, ami d’Hercule Poirot.

Et puisqu’il faut parler de livres, je vous présente l’une de leurs enquêtes.

Miss Arundell à déjà échappé une première fois à la mort, lors d’une chute dans les escaliers. La raison : la balle de Bob, le chien, l’a fait glisser. Mais cette deuxième fois, elle n’y échappa pas. Des accidents ? Hercule Poirot n’en est pas si sûr, car ce gentil toutou est trop bien dressé pour laisser sa balle en haut des marches…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

Emily Arundell, vieille demoiselle, a eu un accident dans sa maison de campagne. Tout le monde l’attribue à la balle en caoutchouc laissée dans l’escalier par Bob, son terrier turbulent. Mais plus elle réfléchit à sa chute, plus elle est convaincue que l’un de ses neveu/nièces cherche à la tuer. Le 17 avril, elle écrit ses soupçons dans une lettre à Hercule Poirot. Mystérieusement, il ne reçoit la lettre que le 28 juin… alors qu’Emily est morte le 1er mai.

Pourquoi cet envoi tardif ? Emily Arundell est-elle morte de façon naturelle, accidentelle ? S’est-elle suicidée ou a-t-elle été assassinée ?

Quel serait le mobile du meurtre ? La vieille demoiselle roulait sur l’or.

Les suspects sont vite identifiés. Reste à découvrir qui est le coupable.

Hercule Poirot et son cher ami Hastings (ou plutôt les cellules grises d’Hercule Poirot) tentent de découvrir la vérité.

Si mes souvenirs sont bons, c’est la 2e fois que je lis une enquête d’Hercule Poirot où ce cher Hastings est le narrateur.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que le rythme était bien trop lent. Il me manquait des rebondissements.

Comme toujours, Agatha Christie a réussi à me berner. Je n’ai à aucun moment suspecté le véritable meurtrier.

Témoin muet est une sympathique lecture mais pas mon meilleur H.P. Par ailleurs, je n’ai pas compris le choix du titre du livre. Je trouve que le titre américain sied mieux à l’histoire: Poirot Loses a Client.

Quelle lecture auriez-vous choisi pour ce thème de la semaine ?

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La petite question du lundi

#LaPetiteQuestionduLundi est une question posée chaque lundi par Vendredi Lecture depuis 2013.

J’y réponds de temps en temps sur Twitter et en ce beau lundi, je vous partage quelques unes de mes réponses à ce hashtag.

Quelle est votre plus grande déception littéraire ?

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier par [Patrick Modiano]

Ma chronique de ce livre se trouve ICI

Lisez-vous du théâtre ? Quelle est votre pièce favorite ?

J’en ai lu rarement ces dernières années. J’ai beaucoup aimé les pièces de Molière, de Musset. Difficile de choisir. Bon, je dirais l’avare de Molière.

Quel écrivain auriez-vous aimé avoir pour prof ? Et quelle matière aurait-il enseignée ?

Serge Bilé et la matière serait l’histoire du peuple noir.

Quel seul et unique mot associez-vous à votre lecture du moment ?

Mafia.

Quel auteur vous doit de sérieuses explications ? Et pourquoi ?

Monique Ilboudo pour le mal de peau. J’ai donné mes raisons lors du dernier Throwback Thursday Livresque

Avec quel roman pensez-vous avoir manqué un rendez-vous ?

Avec plusieurs romans mais celui que j’ai en tête est le voleur d’ombres de Marc Levy. Je suis passée à côté de ce livre.

Dans la peau de quel personnage aimeriez-vous passer 24 heures ?

Ellen Burns, une affranchie qui sert la cause abolitionniste, en mission d’infiltration dans le Sud.

Votre bibliothèque est sur le point de disparaître. Vous ne pouvez sauver qu’un seul livre, lequel est-ce ?

Photo de groupe au bord du fleuve. J’ai bien aimé l’histoire et en plus le grand Emmanuel Dongala me l’a dédicacé.

Quelle ville/pays avez-vous eu envie de découvrir grâce à une lecture ?

Le Gabon grâce aux chroniques sur Facebook de jeunes auteures gabonaises.

Si vous pouviez changer le destin d’un personnage, qui choisiriez-vous ? Et surtout, que changeriez-vous ?

Je choisirais Callum dans Entre chiens et loups et je le maintiendrai en vie.

Si je vous dis « soleil », à quelle lecture associez-vous ce mot ?

L’été d’Albert Camus.

Si vous deviez tirer une leçon de votre précédente lecture, quelle serait-elle ?

Ecrire tout en gardant à l’esprit qu’un récit doit être captivant dès les premières pages.

Quels sont les livres qui vous ont fait pleurer ?

Avec quel personnage littéraire auriez-vous aimé passer la Saint-Valentin ?

Avec mon bookboyfriend, Teagan.

Quel livre traîne dans votre pile à lire depuis le plus longtemps ?

La dernière reine reçue à la suite d’un concours estival organisé par Vendredi Lecture. Il fait plus de 600 pages et vous savez bien que les pavés et moi…

À quel/le auteur/trice souhaiteriez-vous confier votre biographie ?

A Frédéric Grah Mel. Je n’ai lu aucune de ses biographies mais il a invité de Livr’échange en fin d’année dernière et on sent bien qu’il maîtrise le genre.

Si vous deviez témoigner votre amour à quelqu’un en lui offrant un livre, lequel offririez-vous ?

Ce serait l’un de mes coups de cœur littéraires : Lagos Lady de Leye Adenle.

Une de vos lectures doit être envoyée dans l’espace à bord d’une capsule à l’attention des extraterrestres, laquelle suggérez-vous ?

Terre ceinte de Mbougar Sarr. Pour qu’ils découvrent le terrorisme et ses dégâts.

En veillant à ne pas trop en raconter, quel est le meilleur roman dont l’histoire se déroule à huis clos que vous ayez lu ?

Dix petits nègres d’Agatha Christie.

Aujourd’hui, c’est vous le chef ! Quel menu littéraire proposez-vous ? Entrée, plat, dessert, uniquement avec des titres de livres !

Si le lundi était un auteur.e de roman, ce serait…

Marie Ndiaye. Une auteure au style très complexe.

Quel roman vous a inspiré pour une activité, une autre lecture…

La lecture d’une romance me donne toujours l’envie d’en lire d’autres qu’elle soit excellente ou à la limite de l’ennui. La dernière romance qui a entraîné une autre lecture : Ancien feu. Je vous en parlerai prochainement.

Imaginons que vous êtes habillés à la façon du personnage principal de votre lecture du moment. Décrivez-nous cette tenue.

Un tailleur-pantalon noir Yves Saint Laurent.

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Nouveautés littéraires – Editions Eburnie

Aujourd’hui, focus sur les nouvelles parutions des éditions Eburnie. 

Etant membre de l’Association les Amis du Livre, j’ai reçu un exemplaire de ce recueil. Il ne me reste plus qu’à l’insérer dans ma PAL.

Etant membre de l’Association les Amis du Livre, j’ai reçu un exemplaire de ce recueil. Il ne me reste plus qu’à l’insérer dans ma PAL.

Bande-dessinée

Bande-dessinée

Ces œuvres sont disponibles sur la boutique en ligne des éditions Eburnie. Cliquez ICI

Il est sûr que je vais lire les bandes-dessinées avant la fin de l’année. Et vous, lesquelles de ces œuvres vous intriguent ?

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La rentrée littéraire 2021 de Vallesse Editions

Vous avez dit rentrée littéraire 2021 ? Eh bien ! Vallesse Editions propose, au lectorat ivoirien et du monde, 21 œuvres à savourer. J’aime beaucoup le dynamisme de cette maison d’édition ivoirienne.

Poésie

Peut être une image de une personne ou plus, ciel et texte

Le 13 mars 2016, la ville de Grand-Bassam connaissait une attaque terroriste qui a couté la vie à plusieurs personnes. C’est ce drame inédit en Côte d’Ivoire, au large des plages de cette ville historique ivoirienne, qui a mis en route ce chant de deuil. A travers Grand Bassam, c’est le deuil de Bamako, Ouagadougou, Ankara, Bruxelles, Paris… en somme, toutes les villes du monde qui ont versé leur sang du fait du terrorisme, que le poète exorcise.

Ce texte est un hymne d’espoir par-delà les horreurs tissées par le terrorisme ; un plaidoyer pour un monde de tolérance.

Prix de vente : 2000 francs CFA


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Prix de vente: 3000 francs CFA


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Prix de vente: 2990 francs CFA

Théâtre

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“Je suis une racine. Et je porte en silence la robustesse des arbres, la densité des feuilles et l’harmonie des lianes. Les passants remercient les feuilles pour leur ombre, révèrent les arbres pour leur tronc et bénissent les fruits pour leur succulence. Mais seuls savent verser des libations les initiés, car conscients de ce que l’arbre ne bourgeonne qu’à la force de ses racines.”

Par un usage subtil du mythe, le dramaturge nous mène ici au cœur d’une réflexion féconde sur les problématiques de la tradition, de l’environnement et du pouvoir.

Prix de vente: 2000 francs CFA

Conte

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Prix de vente: 2000 francs CFA


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Prix de vente: 2000 francs CFA

Nouvelles

Magloire Abale (@MagloireAbale) | Twitter

A l’ombre de l’heur est une œuvre miroir, un livre rétroviseur qui nous projette le vrai visage de notre société engluée dans les vices liés à l’argent, véritable destructeur des valeurs morales. Toutes les sphères de notre existence sont entachées. Des hommes en soutane, garant de l’équilibre spirituel de la société, aux dirigeants politiques, leaders d’opinion, en passant par les agents du service public nourris avec l’argent du contribuable, personne n’est jamais épargné par cette gangrène qui s’est installée en l’homme par un seul vecteur : l’argent. Comment s’en sortir ?”

Prix de vente : 3000 francs CFA

Roman

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Anthai et Alice sont de meilleures amies. Mais les épreuves ont cette particularité de toujours surgir là où tout va pour le mieux ; où la vie semble être un fleuve tranquille. Leur amitié inconditionnelle pourra t-elle résister aux écueils de la vie ?

La saison des regrets est un récit où le pardon se frotte abruptement à des amours démesurées, où la naïveté et la prudence rivalisent. ici, la passion perd les âmes et la trahison ose se coucher dans le lit feutré de la confiance. Et la vie, au delà des bancs de l’école, dévoile de lourds secrets…

Prix de vente: 2500 francs CFA

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Alidou Blondé, jeune instituteur de modeste condition sociale, s’est épris d’amour pour Aurore, la fille du richissime Timothée Yobouè. Malgré la farouche opposition de sa génitrice qui lui préfère la docile Philomène de son rang social, Alidou se mettre obstinément en ménage avec la sublime et sulfureuse Aurore. Mais dans un monde rongé par des considérations insanes, un monde où l’importance et la valeur d’un individu se jugent à l’aune de sa puissance financière, Alidou Blondé parviendra t-il, en raison de ses squelettiques revenus mensuels, à mener à bon port l’hétéroclite embarcation de sa relation amoureuse avec sa dulcinée ?

“Hum !…” n’est-il pas ce soupir de désarroi et d’amertume que n’importe quelle mère au coeur lacéré de peines émet lorsqu’elle voit son fils bien-aimé s’engager dans une relation amoureuse sans lendemain ?

“Hum !…” ne constitue-t-il pas la seule réponse quand se dresse devant nous, dans ses plus beaux atours, une injustice sociale ?

Prix de vente: 3000 francs CFA


Peut être un dessin animé de 2 personnes et texte qui dit ’Ferdinand KADJANÉ L'escabeau royal Roman Yenian Vallesse’

Prix de vente: 3000 F CFA


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Prix de vente: 3000 F CFA

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Prix de vente: 2500 F CFA

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“Je compte beaucoup exploiter la frustration de tous ces ignares et misérables qui croient que la vie est un conte de fées, qu’un pur politicien a pour eux de purs et angéliques projets et qu’il est en ce bas monde, un démocrate. Ils ignorent que la démocratie est la plus belle des prisons que nos sociétés civilisées aient bâties (…) Tu sais évidemment que les médias sont des prisons et les journalistes de libres prisonniers ne s’exprimant librement que dans les lianes éditoriales (…) Tout comme dans les partis politiques, nul n’a le droit d’y enfreindre  le dogme du maître…”

Prix de vente: 3500 francs CFA


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Réédition de ce roman publié par la Doxa éditions en 2017.

Prix de vente: 3000 francs CFA


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Prix de vente: 7000 francs CFA

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Prix de vente : 5000 F CFA

Publié au Canada par Mémoire d’Encrier et en France par les éditions Seuil.

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Sarita, la mère d’Arjun, pressent le malheur lorsque surgit dans le village de Rivière des Anguilles, à l’île Maurice, un enfant à six doigts. Un seul mot traverse encore les lèvres de ce garçon esseulé, frêle et muet : « Misère ». Arjun, le prodige joueur de vînâ le recueille. Tandis que la musique tisse d’étranges liens entre eux, les femmes du village dansent au rythme des convictions ancestrales et des désirs inavouables. Sur une île hantée par les spectres de la colonisation et de l’indépendance, le destin des habitants aux cœurs affamés de liberté se noue autour de cet être mystérieux…

Prix de vente: 3500 francs CFA

Publié en France par Atelier des Nomades.


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Moussa est « balanceur » sur un gbaka à Abidjan, une fourgonnette qui chaque jour fait la liaison entre la commune d’Abobo et le centre commercial d’Adjamé. Accroché à la portière, il sillonne la ville. Mais il ne voit presque rien de ce qui l’entoure. Ses rêves sont ailleurs. Il les porte depuis son enfance dans le quartier de Marley. Moussa veut aller à Bengue, en Europe. Peu importe le prix à payer, il veut partir, et que sa réussite là-bas profite aux siens ici. Il sera cireur de chaussures, apprenti mécanicien, chauffeur de taxi, soldat de la rébellion, chef de bande, avant de réunir assez d’argent et tenter l’aventure. Pour quelle vie ?

Prix de vente : 3000 francs CFA

Publié en France par JC Lattès.


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Surgi au cœur de l’Afrique, Ebola a mis les hommes et le monde face au danger de l’extinction. Dans le silence après la tourmente, trois voix s’élèvent : Baobab, confident et mémoire essentielle des êtres, Ebola, qui n’est pas le mal mais un organisme luttant pour sa survie, et Chauve-souris, porteur sain du virus et initiatrice du dialogue. Témoins ou acteurs de la tragédie, ils devisent sur la place de l’Homme, son rôle et ses responsabilités à l’égard du Monde dont il est le gardien. Sur le prix de sa vie aussi. Le palabre est ouvert….

Prix de vente: 3000 francs CFA

Publié en France par Don Quichotte Editions

Récit

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Comme des centaines de milliers de famille à travers le monde, celle de Philippe Di Nacera a été touchée par surprise, de plein fouet, par la pandémie à coronavirus : le papa, patriarche de la famille, âgé de 80 ans, atteint par la Covid 19, a passé 45 jours dans un service de réanimation, entre la vie et la mort.

“La traversée”, ce bouleversant témoignage écrit dans l’énergie du moment, raconte, au jour le jour, cette descente aux enfers, puis la lente remontée du père, alors que la famille éclatée sur plusieurs continents, confinée et impuissante, tente de resserrer les liens pour surpasser l’épreuve. Une traversée qui en appelle deux autres : les souvenirs d’enfance et la quête d’identité du fils, faite d’immigration et d’exil, de nostalgie et d’amour pour un paradis perdu, le pays d’origine : l’Algérie.

Prix de vente: 3000 francs CFA


N’Zassa

Prix de vente: 2500 francs CFA


Prix de vente: 9500 francs CFA

6 de ces œuvres ont rejoint ma wishlist. Sauriez-vous deviner lesquelles ?

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TTL 97 : Le mal de peau – Monique Ilboudo

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est: Scolaire.

Ce thème m’a fait penser au mal de peau de Monique Ilboudo pour deux raisons. La première: l’un des personnages principaux part faire ses études universitaires en France, la vie estudiantine est évoquée. La seconde, vous la découvrirez dans mon avis.

Couverture Le mal de peau

Le Mal de peau met en parallèle le destin de deux femmes, Sibila, la mère, et Cathy, la fille. Ces deux femmes vont, chacune dans leur époque, se trouver confrontées au colonisateur blanc. A l’image de son peuple, Sibila sera violée par le commandant de cercle. Née de ce viol, Cathy a du mal à vivre sa différence, et n’a qu’un rêve : retrouver son géniteur. A vingt ans, elle traverse la mer et vient étudier en France. Elle découvre Paris et sa banlieue, l’université, et tombe amoureuse d’un jeune Blanc. Mais après la mère, le destin de la fille sera à son tour marqué par les forces sombres de la colonisation.

Deux femmes, une lignée. Le mal de peau c’est leur histoire commune et leurs parcours de vie. On suit de façon alternée la vie de Sibila, la mère de Cathy au Tinga et Cathy qui part faire ses études universitaires en France.

Alternance de lieux mais aussi d’époque. Le Tinga colonial et post-colonial.

Dressons d’abord le portrait de la mère. Une femme que la vie n’a pas épargnée. Son père tente de la marier de force, elle est ensuite violée par un colon. Ces événements ont-ils conditionné sa vie sentimentale ? C’est l’impression qu’on a car Sibila enchaîne les déboires sentimentaux. J’ai eu de la peine pour cette mère célibataire qui tente à travers les hommes qu’elle rencontre de trouver un père pour ses enfants.

Cathy est le fruit d’un acte sexuel non consenti. Métisse, elle subit des rejets à l’école. Elle rêve de connaître son père. Ses études universitaires la mènent en France et elle y rencontre un jeune homme blanc issu d’une famille où le mélange des races ne fait pas partie des vœux.

Dans ce pays qui n’est pas le sien, elle se frotte au racisme, au rejet. Le mal de peau refait surface.

Défis de mère célibataire, racisme dans les années post-coloniales, métissage et sentiment d’entre-deux sont les thématiques de ce roman.

Thématiques intéressantes mais j’ai eu du mal au bout d’un certain temps avec la narration académique, le ton didactique. J’ai hélas trouvé que certaines descriptions étaient inutiles à mon sens.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J’ai trouvé que l’histoire de Sibila était plus vivante que celle de sa fille.

Et que dire du dénouement ? Une véritable déception ! Quel était le but de l’auteur: choquer le lecteur, déclencher une avalanche de larmes, rendre son histoire inoubliable ? D’autres péripéties auraient été nettement judicieuses. Oui, une vie qui commence et s’achève dans le malheur, c’est un fait, mais qu’elle nous présente un clap de fin de ce genre, ça n’a aucun sens pour moi.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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Mrs Mac Ginty est morte – Agatha Christie

Couverture Mrs Mac Ginty est morte / Mrs McGinty est morte

L’assassin a frappé Mrs McGinty à la tête. Avec un hachoir. Puis il a fouillé la chambre et volé les trente livres que la vieille dame cachait sous une lame de parquet. C’est écœurant ! Comment l’illustrissime Hercule Poirot va-t-il occuper ses loisirs si les meurtres deviennent à ce point sordides ? Pas question de manger de ce pain-là. Et pourtant… Si la police avait fait fausse route dès le début ? Si les petites cellules grises de Poirot pouvaient éviter la corde à un innocent ? En ce cas, évidemment… Poirot condescendrait peut-être à examiner de plus près un fait divers bien vulgaire – en apparence du moins…

Agatha Christie étant une valeur sûre, je pense immédiatement à elle quand l’envie me prend de lire des romans policiers.

22 novembre, date de l’assassinat de Mrs Mac Ginty. Cette veuve de 64 ans vivait seule, dans sa petite maison, avec un pensionnaire : James Bentley. Le commissaire Spencer, de la police de Kilchester, chargé de l’enquête a réuni les preuves qui, toutes, semblaient décider un même coupable: James Bentley. Ce dernier fut donc jugé, déclaré coupable du meurtre et condamné à mort. Mais ce verdict, le commissaire Spencer ne peut l’admettre. Pour lui, James Bentley n’a pas l’air d’un assassin et il se rend à Londres dans l’intention de demander à notre cher Hercule Poirot de trouver le véritable assassin.

Hercule Poirot accepte ce défi lancé à ses petites cellules grises.

Quel est le mobile de ce meurtre ? L’envie ? La vengeance ? La jalousie ? La crainte ? L’argent ?

Hercule Poirot s’installe à Broadhinny, le village dans lequel vivait la défunte et tente d’éliminer l’une après l’autre toutes les pistes pour ne conserver que la bonne.

Le déroulement de l’enquête a une allure ordinaire jusqu’à la révélation d’un élément qui soit dit en passant m’a rappelé la rumeur de Lesley Kara. Cette révélation a décuplé mon intérêt pour cette enquête. Feuille et stylo en main, j’ai recensé les pistes, les mobiles. Je pensais avoir trouvé le coupable mais les cellules grises d’Hercule Poirot m’ont encore surprise. J’ai été agréablement surprise par le dénouement de l’intrigue.

Cette enquête rejoint mes meilleures lectures de l’univers Hercule Poirot. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Si vous l’avez lu, j’aimerais bien avoir votre ressenti.

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Nouvelles du monde #10 : Suisse

Couverture Nouvelles de Suisse

Pour certains, la Suisse est un trait d’union entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, une sorte de balcon sur l’Italie et sur le monde méditerranéen. Pour d’autres, elle est la partie la plus à l’ouest de l’épine dorsale de la Mitteleuropa, s’inscrivant dans une succession de montagnes et de vallées séparées par le Danube, de la chaîne des Alpes à celle des Carpates, de Genève à Odessa. Derrière la carte postale, la Suisse est ce pays étonnant au centre de l’Europe, mais pas dans l’Union européenne. Comment devient-on écrivain dans un pays si singulier ? Comment écrit-on aujourd’hui au pays de Nicolas Bouvier, Ella Maillart, Robert Walser, Friedrich Durrenmatt, Charles-Ferdinand Ramuz, Albert Cohen ?

Dans les six nouvelles présentées ici, la question de l’identité suisse est omniprésente, elle court en filigrane. Un regard clinique, parfois sans concession, est posé. Avec humour, avec détachement. Société à la fois ultramoderne et traditionnelle, méconnue et exotique, la Suisse vaut un voyage littéraire.

Six nouvelles écrites à 67% par des femmes. Commençons par la nouvelle que j’ai le plus appréciée

Mon drôle de voisinMax Lobe

Un homme et ses amis descendent dans les rues de Genève pour dire haut et fort leur indignation et leur volonté d’accueillir ces gens, des familles entières, des hommes, femmes et gosses que les bombes et autres armes chimiques avaient chassés.

Nous sommes suisses, ou du moins nous y résidons. Et c’est bien connu, la Suisse est neutre. Elle n’a jamais fait de mal à personne. Bien au contraire, elle a toujours été une terre d’accueil.

Mais cet homme est-il réellement prêt à accueillir quelques migrants chez lui ? Cette nouvelle bien trop courte pour moi révèle l’ambivalence de l’accueil des migrants.

Ce que je veux, c’est avoir le choix. Je n’ai pourtant pas changé d’avis. Non, tant s’en faut. C’est vrai, je veux recevoir des migrants, moi. Oui, oui. Mais… Non. Pas question. Je veux choisir qui recevoir.

J’ai un avis plutôt mitigé pour les cinq autres nouvelles. Elles sont bien écrites mais…

Une heure et dix minutes d’Aude Seigne

La narratrice parle à une écrivaine qui vit à Genève et est en résidence d’écriture. Elle évoque l’image de Genève perçue par les autres (banques, assurances, boutiques de luxe, fric, fric, fric, ONG) et ce qu’elle perçoit en tant qu’habitante à Genève. Dans cette résidence, il y a d’autres écrivains et cette résidence devient un partage d’expériences sur les pays d’origine. Le coût de la vie en Suisse est notamment évoqué. Je suis restée sur ma faim avec cette nouvelle car elle est plus axée sur les interrogations d’écrivains que sur la découverte de la Suisse.

Hommage au Berbère de l’Arctique de Pascale Kramer

La nouvelle prend place en Russie. On découvre l’histoire d’un berbère tunisien à Salekhard. Quelles sont les motivations qui décident d’un enracinement dans un ailleurs lointain et perdu ?

Réflexion intéressante mais ce que je voulais c’était un voyage en Suisse, pas en Russie.

Un jeune homme qui part… de Noëlle Revaz

Des conseils adressés à un jeune homme qui part étudier dans un autre canton. Je m’attendais à des conseils qui montreraient par exemple les différences de culture ou d’habitude entre les cantons suisses mais ces conseils prodigués auraient très bien pu être adressés à un étudiant ivoirien qui part à Nantes.

Demande d’emploi de Matthias Zschokke

Un jour, un jeune homme originaire de Suisse sonne à la porte de l’appartement du narrateur et lui parle de son beau pays et de sa détresse. Il ne peut savourer son oisiveté alors qu’il devine autour de lui des regards méfiants et envieux. Idem pour les habitants de son pays

Une nouvelle qui avait bien commencé mais dont je n’ai pas saisi la chute.

Une Suisse intérieure de Ghislaine Dunant

La narratrice se retrouve par hasard dans une résidence d’écrivains en Suisse, près de Lausanne. J’ai eu l’impression de lire une autre version de la nouvelle d’Aude Seigne avec en plus les souvenirs d’enfance de la narratrice.

Ce recueil se lit très vite, il s’étale sur 115 pages. J’ai découvert des auteurs suisses mais pas assez la Suisse. A travers cette collection, je recherche un voyage au cœur du pays mais avec Nouvelles de Suisse, j’ai survolé le pays. Dommage.

Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Clean love, book 12: Ruth and Lucas

La vie et la carrière de Ruth se déroulent bien, sauf une chose : sa vie amoureuse !
Après que son fiancé l’ait plaquée, elle se retrouve au mariage d’une connaissance, demandant en plaisantant à un inconnu de l’épouser !
…Bien sûr, un mari serait bon pour son image, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il dise oui !
Les parents milliardaires de Lucas refusent de lui donner le contrôle de leur entreprise s’il ne se marie pas.
Alors quand la femme qu’il vient de rencontrer lui demande de l’épouser, bien sûr il en profite !
Pourtant, une vie de mariage est bien différente de ce qu’ils avaient prévu au départ !
Et bientôt, leur mariage devient bien plus qu’un simple compromis.
Mais alors que leurs sentiments grandissent, seront-ils capables de se faire confiance ?
Ou la jalousie aura-t-elle raison d’eux ?

Ruth Matthews a.k.a Veronica Beaumont n’a rien à envier professionnellement parlant. C’est une designer d’intérieur accomplie et reconnue. Côté sentimental, c’est autre chose. Elle a été larguée par son fiancé qui tentait de la transformer en une bimbo blonde. Il n’a d’ailleurs pas hésité à lui demander de s’éclaircir la peau. J’ai apprécié que l’auteure évoque ce fait de société dans la communauté noire: dépigmentation, colorisme, complexe de la peau blanche.

Ruth had nothing against white people, but what was up with these black men always going for white women? Were black women so undesirable

Ruth, lors d’un dîner de mariage, va suggérer au frère de la mariée, Lucas Ross de l’épouser. Ce dernier saute sur l’occasion car le mariage est une condition de ses parents pour qu’il puisse diriger l’entreprise.

Bon! Les mariages blancs ce n’est plus mon domaine de prédilection en romance mais je me suis laissée tenter par l’histoire.

J’ai apprécié la délicatesse du rapprochement entre Ruth & Lucas. J’ai apprécié ce mariage qui débute sur une note d’amitié. J’aurais d’ailleurs aimé que ce soit plus détaillé, mis en exergue. Leur couple est charmant et j’aurais aimé plus de détails sur les moments passés à deux. J’ai trouvé dommage qu’ils soient résumés. Et une fois les sentiments d’amour réciproques dévoilés, j’aurais également voulu des moments à deux.

Ce tome est une lecture sympathique mais ce n’est définitivement pas la romance de l’année. Il a manqué quelques ingrédients pour que ce soit une romance inoubliable.

Par ailleurs, certains faits semblent incongrus comme l’apparition du père de Ruth.