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Throwback Thursday Livresque 34 – Cycle 2 – Bleu

Coucou par ici ! Oui, vous avez bien lu le titre. Ceux qui suivent ce rendez-vous hebdomadaire doivent sûrement se dire que je me suis trompé de semaine car les couleurs à l’honneur cette semaine sont le marron, le vert, l’ocre. 

N’ayant pas de lecture non récente sur ces couleurs et ne pouvant réaliser le rendez-vous la semaine prochaine, j’ai décidé de prendre de l’avance 😛

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Bleu comme…

J’ai immédiatement pensé au tome 1 de Marquer les ombres de Veronica Roth. 

 

Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, et Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables.
Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables.

Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

 

Le bleu est assez présent dans ce roman. La couverture du livre, l’une des neuf planètes, Pitha, est également connue sous le nom de « planète océane » à cause de l’eau qui la recouvre. 

Le bleu est la couleur préférée des Shotet, ils suivent le ruban-flux à travers la galaxie jusqu’à ce qu’il vire au bleu.

Maintenant que je vous ai exposé les raisons de mon choix, je devrais peut-être vous dire ce que j’ai pensé du livre non ?

N’étant pas une adepte de la Science-Fiction, j’ai eu beaucoup de mal à me représenter l’univers du roman. J’ai dû durant la première partie du roman faire des allers-retours entre la carte de la galaxie et le glossaire car il y a bon nombre de choses à assimiler : les noms des planètes, leurs spécificités, les liens qu’ils ont les uns avec les autres, etc…

L’écriture est fluide et marquée par une alternance de narrateurs : Cyra et un narrateur externe qui nous donne le point de vue d’Akos.

Les personnages ont une personnalité bien particulière que leur confèrent leurs don-flux (pouvoir unique à chaque personne). Akos annule le don-flux des autres, Vas ne ressent pas la douleur, Cyra inflige la douleur, Cisi, la grande sœur d’Akos a le don d’apaiser, de mettre en confiance.

J’ai apprécié les notions de don-flux et de destin qui ne sont pas très loin de la réalité. Le destin est-il tout tracé, peut-on le modifier ?

Veronica Roth

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Ma lecture a été intéressante…

Une fois la moitié de l’ouvrage passée, il y a plus d’action: manigances, manipulations. Il y a également une romance prévisible qui se tisse progressivement.

…mais pas addictive. Je ne lirai sûrement pas le second tome mais je salue l’imagination de l’auteure. Je n’imagine pas tout le travail qu’il y a derrière pour dresser une telle histoire sans s’emmêler les pinceaux.

 

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Quel livre auriez-vous associé aux couleurs de cette semaine ?

fleur v1

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Cœur à cœur – Sandra Kitt

Le monde est fou. Je me réfugie donc dans la lecture. Je veux de l’évasion, de l’émotion, des cœurs qui se cherchent. Je veux de la tendresse, des couples au cœur de la mixité.

J’ai déjà lu deux romances de Sandra Kitt et il m’était impossible de passer à côté de cette histoire d’amour mixte !

Résumé de l'oeuvre

Une nuit avec son ex-mari, qui semble plus amoureux d’elle que jamais… c’était idiot. Inutile de lui laisser espérer que tout peut recommencer.

À quatre heures du matin, Carol demande à Matthew de partir et en profite pour sortir le chien.

Mal lui en prend. Au bout de la rue, la police tend une embuscade à une bande de dealers. Des coups de feu fusent. Carol s’effondre, touchée par une balle perdue.

Lorsqu’il est établi que c’est un policier qui l’a blessée, les autorités s’affolent. Les journaux vont faire leurs choux gras de cette bavure. D’autant plus que la victime est une jeune Noire. Va-t-elle intenter un procès ?

Mais ce n’est pas ce qui préoccupe le plus Lee Grafton, auteur présumé du tir. Inquiet, il rend visite à Carol à l’hôpital. Peu à peu, d’étranges liens se tissent entre le policier et la jeune femme…

l'Afrique écrit

Sandra Kitt aime bien les histoires d’adoption apparemment car il est également question d’adoption dans ce roman. Carol, afro-américaine a été adoptée en bas-âge par un couple blanc qui a adopté d’autres enfants blancs. Carol a souffert au cours de son adolescence, s’est interrogée sur la façon de vivre sa vie : comme une noire, une noire élevée par des blancs ou vivre tout court ?

Carol a souffert d’avoir été abandonnée, exclue de sa communauté naturelle. Son ex-mari, afro-américain, avait voulu la réinsérer dans sa communauté d’origine. Lui rendre son identité. Son accident lui a permis de se rendre compte qu’elle en avait toujours eu une et qu’elle avait laissé ses origines déterminer sa vie entière.

Cette réflexion m’a beaucoup intéressée. Les questions sur l’identité, les origines nourrissent mes pensées de citoyenne du monde et d’écrivaine.

Passons maintenant à cette fameuse nuit où Carol a été blessée. Un fait qui rappelle les bavures policières qui secouent les Etats-Unis. Plusieurs afro-américains, souvent non armés, sont tués par la police. Les relations raciales sont tendues dans le pays et l’auteur s’en sert pour dresser le décor de l’histoire de Carol et Lee.

J’ai apprécié leur rencontre originale, l’évolution de leur relation et le réalisme avec lequel ils l’entament. Le couple est conscient des difficultés d’une vie en couple surtout interraciale, ils ne formulent pas des attentes disproportionnées.

Ils se regardaient intensément, comme s’ils avaient été en train de vivre le dernier moment de la vie qu’ils avaient toujours connue. D’un instant à l’autre, ils allaient s’embarquer pour une aventure qui dépassait mythes et légendes, bon sens et leçons de l’histoire. Leur instinct, plus fort que toute raison, les y poussait.

 

Lee est prévenant, attentionné, protecteur. Il a toutes les qualités de l’ami amant amoureux.

Les instants charnels sont variés et narrés avec sobriété, tendresse. J’ai apprécié cette lecture fluide mais il m’a manqué plus de moments tendres. J’en voulais un peu plus, je sais, je suis trop gourmande. 🙂

L’auteure nous sert également un roman à suspense avec ces dealers à débusquer. Il y a de l’action, quelques scènes violentes.

Si vous voulez une romance dans un univers policier, pensez à ce livre.

 

Pour l’acheter ou en savoir plus sur le livre, cliquez ICI

PS : j’ai choisi de mettre en avant la couverture du livre en anglais plutôt que celle de l’édition française car cette dernière ne représente pas à mon sens l’histoire.

 

Bon dimanche à tous ! 

signature coeur graceminlibe

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Throwback Thursday Livresque 33 – Cycle 2 – Rose, violet

Attention, les amis ! Le second cycle du Throwback Thursday Livresque fait son entrée !

NOUVEAU CYCLE : COULEURS 

Cette semaine, le rose et le violet sont à l’honneur. 

Rose pour l’innocence, la douceur, le romantisme, le sucré.
Violet pour le mystère, le romantisme, l’idéalisme, la mélancolie.

A la signification de ces deux couleurs, j’ai voulu associer L’aigle solitaire de Danielle Steel

 

1940. La belle Kate Jamison rencontre au bal des débutantes Joe Allbright, célèbre pilote d’avion poussant toujours plus loin les records de vitesse. Elle ne le sait pas encore, mais cet homme réservé et élégant sera au centre de sa vie pendant plus de trente ans… Dès le début de leur relation, Kate ne rêve que d’une chose : épouser Joe alors que ce dernier est plutôt réticent au mariage et que la perspective d’avoir des enfants le terrifie. Malgré son amour pour Kate, il la néglige et passe la plupart de son temps à tenter de nouvelles expériences aériennes, sa grande passion. Kate finit par rompre et fonder une famille elle semble heureuse, comblée par un mari attentionné. Mais un jour, Joe réapparaît dans sa vie… Pour le meilleur ou pour le pire

J’ai lu ce roman en 2010 à Nantes, je l’ai trouvé dans la bibliothèque de ma tante. C’est mon 1er Danielle Steel si mes souvenirs sont intacts.

Je ne me souviens plus exactement des rebondissements de l’oeuvre ni du dénouement final mais je me rappelle avoir ressenti de la mélancolie au fil de ma lecture. J’ai en mémoire les désillusions de Kate, l’idéal de vie de Joe et sa détermination à le conserver. C’est une belle histoire d’amour mais en dents de scie. Nos héros vont s’aimer, se blesser, se séparer, se retrouver…

 

Quel livre auriez-vous associé aux couleurs de cette semaine ?

fleur v1

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Le bal des scorpions – Manuel Bénétreau

Roman concourant au Prix des Auteurs Inconnus 2019, catégorie « littérature blanche »

 

 

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Alron Gems est le chasseur de pierres précieuses le plus célèbre, mais aussi le plus… mystérieux de la planète. Il n’en est pas moins un baroudeur prêt à jouer du coup de poing ou à utiliser les armes pour satisfaire ses riches et exigeants clients. Alors, quand on lui confie la mission de retrouver le fameux collier du Bal des Scorpions et ses rubis inestimables, de réconcilier deux familles ennemies et de donner un avenir au Rajasthan, une des régions les plus pauvres de l’Inde, son sang ne fait qu’un tour… Surtout qu’il prend pour nouvelle assistante, une jeune femme aux capacités hors normes, choisie depuis longtemps pour des raisons secrètes, et qui va vivre là une première expérience très mouvementée. Entourés par une « drôle » d’équipe, ils vont se confronter à des forces politiques, économiques et religieuses prêtes à tout pour les arrêter. Et nous permettre d’entrer dans les coulisses d’un monde envoûtant mais souvent impitoyable, celui des gemmes et de la joaillerie de luxe !

 

 

l'Afrique écrit

Séduite par le résumé lors des présélections, j’avais hâte de débuter ma lecture. Je suis heureuse de vous annoncer que le résumé a tenu ses promesses en termes d’action, d’aventure, de voyage et d’humour.

Alron Gems et son équipe nous font voyager de la France en Inde en passant par l’Angleterre, la Turquie et Hong Kong. Des escales loin d’être monotones. On découvre des régions, des cultures ancestrales, des légendes ainsi que le monde de la joaillerie et du luxe.

Les voyages sont rythmés par les bagarres, courses poursuite, fusillades et embuscades. Il n’y a aucun temps mort. Certaines péripéties sont extravagantes mais n’entachent pas le voyage.

Les personnages tant principaux que secondaires sont décrits avec précision. Alron, Lia et Carter pour ne citer que ceux-là sont attachants.  En fouinant sur le site de l’auteur, j’ai découvert que ce roman est le premier tome de la série Alron Gems ! J’ai apprécié les liens tissés entre les trois personnages cités plus haut. J’ai hâte de savoir comment leur relation va évoluer et quelle sera leur prochaine mission. 

 

En conclusion

Avec un style fluide, accessible, alerte, le bal des scorpions offre un moment de lecture divertissant. Il est à mettre dans les mains de tous les amateurs d’aventure.

Je n’ai noté qu’un bémol au niveau du style. Je l’ai trouvé assez ordinaire. J’aurais voulu être éblouie, trouver de l’originalité, de la poésie tant dans le vocabulaire utilisé que dans la construction des phrases. 

 

 

Christmas

Éditeur : Manuel Bénétreau

Date de publication : Juin 2018

Existe en version kindle et broché.

Lien d’achat : ICI

GM signature

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Throwback Thursday Livresque 32 – Cycle 2 – les chaudes

Attention, les amis ! Le second cycle du Throwback Thursday Livresque fait son entrée !

NOUVEAU CYCLE : COULEURS 
Pour l’interprétation, vous êtes totalement libres à nouveau. Il peut s’agir de la couleur de la couverture, de celle dont le personnage se revêt toujours, d’une couleur qui revient sans cesse dans l’histoire (exemple le rouge de roses… ), la couleur d’un lieu d’action qui ressort… Pas de limites ! À noter que vous pouvez aussi vous baser sur la signification de la couleur pour votre choix. Facile, non ?

Cette semaine, le jaune, l’orange et le rouge sont à l’honneur. J’ai immédiatement pensé à Championne l’enjailleuse d’Alafé Wakili. 

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Championne est une femme. « Ce que femme veut, Dieu veut » : dit-on pour magnifier la mère, l’épouse, la génitrice, socle de la famille, du peuple et de l’humanité. Cependant, « Ce que vaut DIEU ne vaut pas femme ». Dieu est Éternel, la femme est éphémère. Dieu est partout, la femme moderne n’aime pas aller là où il y a la précarité, le risque, la déception, l’incertitude, le manque d’assurance, de sécurité et de protection. 
Championne est l’amie des jours heureux et des jours malheureux par Calcul, Ambition et Plaisir (CAP). De nos jours, le CAP est l’arme de destruction massive de la femme jeune, adulte ou vieille. Les erreurs du passé servent d’enseignements au présent qui trace le cap pour l’avenir. 

Jaune pour l’opulence. 

Rouge pour la passion, la tentation, l’interdit, le pouvoir, la puissance, le luxe.

Orange pour l’audace, le rayonnement. 


L’auteur nous présente le portrait d’une jeune femme motivée par l’appât du gain, guidée par les plaisirs de la chair et qui en fait la source de son pouvoir. Cette jeune femme adore être désirée, elle aime le luxe et la luxure. Championne enjaille Babi, des dirigeants politiques aux guides religieux en passant par les bourgeois et journalistes : Mario, Almamy, Roméo, Christ.

Je m’attendais en ouvrant ce livre à un vrai bouleversement des cœurs et des esprits : que Championne détienne le pouvoir dans tous les sens du terme, que les têtes s’entrechoquent, tombent à cause d’elle. Mais Championne n’est pas si puissante que ça, elle n’est qu’une enjailleuse. Elle ne sait faire que ça…

C’est à votre tour de vous prêter au jeu. J’attends patiemment votre liste de livres en rapport avec ces couleurs. 

Rendez-vous la semaine prochaine pour le rose et le violet. 🙂

fleur v1

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La pluie a d’abord été gouttes d’eau

Ce recueil de poèmes, je l’ai acheté au dernier SILA. Il m’a fallu la validation d’une case pour le bingo littéraire hivernal pour le sortir de ma PAL.

Résumé de l'oeuvre

Écrivains en herbes et écrivains confirmés dans une formidable énergie, tirant le meilleur de leur calame inspiré, ont décidé de faire échec au désespoir et au pessimisme en sculptant La Pluie a d’abord été Gouttes d’eau. Ce recueil de poèmes, pluriel par la thématique et le style, traduit leur désir de mêler leur voix à la Parole primordiale de la fondation du monde.

l'Afrique écrit

La poésie n’est pas l’art en vogue en Côte d’Ivoire. Ignorée, mise à l’écart par les éditeurs et lecteurs. 

Cinquante poètes ont décidé de lui rendre ses lettres de noblesse à travers un ouvrage collectif. Chaque poète nous offre avec générosité trois poèmes à l’exception de la poétesse Ennemeya Queen qui en a six.

La matière des 153 textes poétiques est variée : sacerdoce de poète, amour, parentalité, réveil du peuple africain, guerre, mauvaise gouvernance, etc…

Des cinquante poètes, j’avais déjà lu Patricia Hourra, Emilie Tapé, Soro Benjamin, Macaire Etty, Soilé Cheick Amidou, Cedric Marshall Kissy, Placide Konan. J’ai donc découvert 43 plumes de poètes togolais et ivoiriens.

Les plumes de Enemeya Queen et Philippe Rygoh ont été de très belles découvertes.

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Les 153 poèmes sont agréables à lire mais il m’a manqué l’émerveillement. Je voulais être subjuguée, atteinte au plus profond de mon âme.

Je suis certaines publications d’auteurs de ce collectif sur Facebook et je trouve qu’ils n’ont pas inséré leurs textes les plus étincelants dans ce recueil. 😦

 

En hommage à Soilé Cheick Amidou qui nous a quittés l’an dernier (Paix à son âme), je vous partage l’un de ses poèmes issus du recueil.

 

 

La balade poétique s’achève ici mais n’oubliez pas de saupoudrer ce mois de poésie. A tous, je souhaite un excellent mois de mars !

 

fleur v1

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Throwback Thursday Livresque 31 – Cycle 2 – Nuances

Attention, les amis ! Le second cycle du Throwback Thursday Livresque fait son entrée !

NOUVEAU CYCLE : COULEURS 
Pour l’interprétation, vous êtes totalement libres à nouveau. Il peut s’agir de la couleur de la couverture, de celle dont le personnage se revêt toujours, d’une couleur qui revient sans cesse dans l’histoire (exemple le rouge de roses… ), la couleur d’un lieu d’action qui ressort… Pas de limites ! J’ajoute les nuances de gris, noir et blanc. À noter que vous pouvez aussi vous baser sur la signification de la couleur pour votre choix. Facile, non ?

On débute ce cycle avec les nuances de gris, noir et blanc. J’ai immédiatement pensé à BIS ?  d’Alex Akah. Les héros sont noirs, le noir domine la photo de couverture.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et gros plan

Humiliée, trompée, meurtrie, brisée. C’est ainsi que Paule sort de son mariage. En représailles, elle choisit de fermer son cœur à l’amour et de ne vivre que pour elle. C’est sans compter Charles, un bel homme qui n’a pas froid aux yeux. Charles Traoré est tout ce que Paule abhorre ; beau, trop sûr de lui, franc à l’excès et… Sénégalais musulman par dessus le marché ! Faisant fi de son attirance pour lui, elle le repousse brutalement, préférant un cœur froid mais intact à une relation inter religieuse difficile. Mais Charles n’est pas homme à baisser les bras, il veut Paule-Emmanuelle Kipré et rien ni personne ne l’empêchera de l’avoir, surtout pas elle !

Ce roman s’inscrit dans la « Chick lit « , le ton de narration est désinvolte, habillé d’effets comiques. L’atmosphère familiale et amicale règne dans le roman.
Jusqu’aux 70 premières pages, j’avais l’impression de lire un journal d’infos, n’eut été la touche d’humour de Paule-Emmanuelle, j’aurais décroché. C’était un peu linéaire pour moi.
Heureusement l’auteur a pressenti ma pensée, la suite de l’histoire a été beaucoup plus dense. L’histoire d’amour en elle-même est banale, deux êtres qui se rencontrent, s’apprivoisent, s’aiment, des éléments perturbateurs qui mettent des freins à cette histoire, on en rencontre dans toutes les histoires d’amour.
Alex Akah apporte une touche de singularité en misant sur sa facilité à apporter une touche de comédie, à créer une atmosphère familiale et bon enfant.
« Bis ?  » offre une lecture légère, sans prise de tête et vous savez quoi ? 

Il ne faut pas craindre un « bis » lorsqu’on entre dans une nouvelle relation et que la précédente a capoté.

 

Quel livre auriez-vous choisi ?

Rendez-vous la semaine prochaine pour les couleurs chaudes. 🙂

 

fleur v1

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Lu: Tar Baby de Toni Morrison

Après avoir lu Délivrances de Toni Morrison et trouvé complexe son écriture, j’ai remis la lecture de ses œuvres à plus tard. Il m’a fallu la validation d’une case du bingo hivernal sur Livraddict pour prendre mon courage à deux mains et sortir Tar Baby de ma PAL.

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Nous sommes à la fin des années 70. Deux couples, l’un blanc et l’autre noir, cohabitent dans la somptueuse demeure de l’Isle des Chevaliers en Dominique. Le premier couple emploie le second.

Valerian Street, le milliardaire et sa femme Margaret ne sont plus un couple amoureux. Ils font chambre à part, se disputent souvent. Margaret attend impatiemment l’arrivée de son fils Michael, ce qui ne semble pas être le cas de son époux.

Valerian vit en bonne intelligence avec ses deux domestiques Ondine et Sydney. Ondine, elle, semble détester Margaret, la maîtresse de maison. Les raisons demeurent un mystère au début.

Ondine et Sydney ont une nièce : Jadine. Ses études ont été gracieusement payées par les Street. Elle a 25 ans lorsque débute le récit et est mannequin à Paris. 

Le récit est linéaire jusqu’à l’arrivée d’un fugitif en vagabondage depuis huit ans : Fils.

Les langues vont se démêler lors d’un dîner. L’apparente harmonie va voler en éclats. Des secrets sont dévoilés et l’on s’aperçoit que blancs et noirs dans cette maison ne faisaient que se tolérer.

Ce roman met en exergue la difficulté de vivre ensemble, la complexité des rapports entre les races et l’héritage psychologique laissé par le passé esclavagiste. 

 

Un troisième couple va se former. Une idylle sensuelle, violente, naît entre Jadine et Fils. Ils sont tous deux afro-américains mais viennent d’univers différents.

Jadine est une bounty : noire à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Elle est plus à l’aise avec la culture blanche. Elle préfère l’Ave Maria au gospel.
Fils est fortement attaché à ses racines et à la communauté noire. Les propos qu’il tient sont très durs.

Alors tu pourras faire exactement ce que les putes de ton genre ont toujours fait : tu pourras élever les enfants des Blancs. Tu pourras nourrir, aimer et prendre soin des enfants des Blancs. Tu es née pour ça ; c’est ce que tu attends depuis que tu es née. Alors, tu n’as qu’à avoir l’enfant de ce Blanc, c’est ton boulot. Tu le fais depuis deux cents ans, tu peux encore le faire pendant deux cents ans de plus. Il n’y a pas de mariages “ mixtes ”. Ça y ressemble, c’est tout. On ne mélange pas les races ; on les abandonne ou on les choisit.

« Cela veut dire, répondit-il en parlant la bouche dans ses cheveux, que les Blancs et les Noirs ne devraient jamais s’asseoir à la même table pour manger ensemble.

— Oh, Fils. » Jadine leva les yeux vers lui et eut un petit sourire.

« C’est vrai, dit-il. Ils devraient travailler ensemble parfois, mais ils ne devraient pas manger ensemble, vivre ensemble, coucher ensemble. Ils ne devraient faire aucune de ces choses personnelles de la vie. »

Toni Morrison avec son écriture imagée et dense expose une société oublieuse de ses racines, nous fait réfléchir sur ce qui compose notre identité.

Que peut-on considérer comme une trahison de sa communauté ? Qu’est-ce qui doit primer : l’individu ou la race ? L’identité personnelle ou communautaire ?

Toutes les femmes noires doivent-elles avoir la même logique de pensée, la même perception de la vie ? 

 

Le récit est plus fluide que Délivrances, il y a plus de dialogues mais la profusion de descriptions des lieux m’a lassée.

De ce roman, on pourrait faire une longue étude de texte tant il est chargé de symboles. Je ne vais pas me prêter à l’exercice. Je vous invite à le lire et on en discutera. 🙂

 

 

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Throwback Thursday Livresque 30 – Cycle 1 – Peur

Le Throwback Thursday Livresque est de retour sur le blog, vêtue de sa nouvelle robe. 

Chaque mois nous tournerons autour d’un concept et de quatre de ses déclinaisons. Le challenge sera pour nous de ne pas reprendre le même livre pour les déclinaisons du concept (exemple : émotions, leçons de vie, amour, pays imaginaire…). Aussi un genre littéraire pourrait être exploité et aussi dériver vers nos styles de prédilection à nous.

 

CYCLE 1 : LES ÉMOTIONS

 

Cette semaine, le thème initial est un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surprise. N’ayant pas de livre précis en tête, j’ai opté pour la première émotion de ce cycle, la peur

 

Avez-vous déjà lu  Histoires à lire lumières toutes allumées de Hitchcock ?

Aucune description de photo disponible.

Un habile stratagème permet à un homme d’exiger des rançons pour des otages imaginaires.
Après un double meurtre commis à New York, un tueur s’enfuit sur l’autoroute. Il tue encore et enlève une jeune serveuse pour faciliter sa fuite alors que la police est lancée à ses trousses.
Une femme commandite à des tueurs l’assassinat de son mari, mais pouvait-elle prévoir que son cadavre « parlerait » pour la démasquer ?
Pour se venger de l’infidélité de sa femme, un homme entraîne son rival dans une fatale partie de chasse sous-marine, sans savoir qu’il sera pris à son propre piège.
Un photographe restaure des clichés anciens mais le voici mêlé à des scènes d’un temps révolu qu’ils représentent.
Une toile de maître est remplacée dans un musée par un faux, à moins que le faux ne devienne le vrai..
Des histoires terrifiantes, pleines de mystère et d’angoisse, sous l’égide d’un maître du suspense.

Si vous aimez le vin qui date de 1900 et le suspense, ce livre d’Hitchcock est fait pour vous. J’ai oublié le contenu des histoires mais je me souviens d’une chose : elles distillent la peur. 

 

Quel livre auriez-vous choisi pour le thème initial ou celui que j’ai choisi ?

Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir le cycle 2. 🙂

 

fleur v1

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Le livre de Memory de Petina Gappah

Ce roman de plus de 300 pages comporte trois parties : 1468 Mharapara Street, Summer Madness, Chikurubi.

3 lieux qui ont été l’avant, le pendant et l’après d’une jeune zimbabwéenne : Memory.

Memory est enfermée dans le couloir de la mort, depuis deux ans, trois mois, sept jours et treize heures pour un crime qu’elle n’a pas commis.

Vernah Sithole, son avocate lui a demandé de relater son histoire à Melinda Carter, une journaliste américaine. Elle lui a dit d’écrire tout ce dont elle pouvait se souvenir dans les moindres détails, de consigner tout ce qui pourrait rendre sa cause sympathique.

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Memory écrit donc et se souvient de son enfance joyeuse à Mukafose. Elle vit dans un quartier précaire avec ses parents, frères et sœurs. Memory nous fait découvrir le quartier et les habitudes de ses habitants. Les pays d’Afrique se ressemblent car l’ambiance décrite n’est pas différente des quartiers populaires de la Côte d’Ivoire, du Nigéria…

Memory nous confie les préjugés et brimades qu’elle subit parce qu’elle est albinos. L’albinisme est mal perçu en Afrique.

Mais, dans mon cas, même les gens qui avaient l’air étrange crachaient chaque fois qu’ils me croisaient. MaiTafadzwa, qui parvenait seulement à procurer à sa famille du lait caillé Lacto et du matemba, marmonnait quelque chose et crachait. La famille Phiri qui faisait généralement la risée de tout le monde parce qu’ils étaient malawi, me regardaient avec des yeux pleins de pitié.

Et quand ma famille faisait de rares visites en dehors du township avec moi, les enfants des autres townships me rappelaient en criant que j’étais une murungudunhu.

J’aurais pris les yeux de Whizi, la claudication de Lavinia, j’y aurais ajouté la cicatrice de Nhau et le bredouillement d’Ivrogne, si seulement j’avais pu, en échange, avoir un peu de couleur sur ma peau. Je priais, chaque fois que je pouvais, pour que Dieu veuille bien assombrir mon teint.

J’ai passé l’essentiel de ma vie à essayer d’être invisible. Mais je n’ai jamais véritablement réussi. Même à Londres ou à Sydney où j’aurais dû me fondre dans la foule, le regard du monde se faisait insistant. Au premier coup d’œil, ma peau ressemblait à celle de n’importe qui, mais à regarder de plus près, mes traits n’ont rien de ceux d’une femme blanche. Je sentais la confusion sur les visages pendant que l’esprit tentait de comprendre ce qui était différent.

Memory nous relate également l’univers carcéral et les terribles conditions de vie des femmes à Chikurubi.

Nous vivons rationnées. Chaque femme dispose d’un demi-rouleau de papier hygiénique, au mieux, de vingt-cinq millilitres de dentifrice par semaine et de quatre serviettes hygiéniques et demie par mois. Et il s’agit bien d’une demi-serviette, avec sa fixation latérale.

Elle décrit également sa vie avec Llyod, l’homme blanc à qui elle a été vendue. Un homme mystérieux, érudit, généreux qui lui a donné une éducation et l’amour des livres. J’ai beaucoup été touchée par cet homme.

Des sujets capitaux sont abordés dans ce roman avec beaucoup de sensibilité : mauvaises conditions de détention, traitement des albinos en Afrique, mariage forcé…

L’auteure nous appelle au respect des différences, nous exhorte à ne pas rester insensible à ce qui se passe dans les prisons. 

 

L’histoire est assez linéaire, l’auteure fait des allers-retours entre le passé et le présent. Il y a énormément de descriptions souvent inutiles, des questions qui restent en suspens mais on ne referme pas le livre sans être émue.

 

Un amour interdit Alyssa Cole

Dans ce pays indépendant, cent pour cent responsabilisé, pleinement indigène et plus noir que noir, une éducation supérieure est ce que les Blancs estiment avoir de la valeur. Comme les Blancs n’accordent pas de valeur aux langues locales, ceux qui ont été le mieux éduqués parmi nous ont dû sacrifier nos langues sur l’autel de ce que les Blancs jugent suprême. Il en était ainsi à l’époque coloniale et il en est de même plus de trente ans après.

 

Christmas

 

Existe en format kindle, broché et livre de poche.

Broché: 352 pages

Editeur : JC Lattès (24 août 2016)

Collection : Littérature étrangère

Pour acheter, cliquez ICI

 

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