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Nouvelles du monde #15: Singapour

Singapour, en Occident, évoque d’abord les riches heures de l’époque coloniale, puis l’insolent succès, depuis les années 1960, d’une place financière et commerciale devenue incontournable. En deux générations, l’indépendance acquise en 1965 sous l’impulsion de Lee Kuan Yew, a profondément transformé l’identité du « Gibraltar d’Extrême-Orient ». Le melting pot singapourien (Européens, Chinois, Malais et Indiens), ayant en partage la langue anglaise et sa culture, ne pouvait pas ne pas en venir au « storytelling ».

Car cette cité-Etat est riche d’histoires individuelles. Quand on pense Singapour et littérature d’hier, l’image d’Hemingway, sirotant un Singapore Sling au bar de l’hôtel Raffles sous les pales des ventilateurs, s’impose. Mais si l’on pense Singapour et littérature d’aujourd’hui, pour mieux la comprendre, alors il faut lire les auteurs de ce recueil, représentants d’une culture mosaïque en plein devenir.

Six nouvelles écrites par trois hommes et trois femmes. Trois nouvelles qui ont réellement été captivantes.

L’homme qui avait peur des DAB par Wena Poon

Chang vit avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille à Toronto depuis deux ans. D’origine chinoise, il a passé toute sa vie à Singapour.

A Singapour, il y a deux communautés, celle qui avait reçu une éducation anglophone et celle qui allait dans les écoles chinoises traditionnelles. Chang a reçu une éducation chinoise, son fils et sa petite-fille ont quant à eux reçu une éducation anglaise. Il constate donc le fossé entre lui et sa petite-fille qui se considère comme une anglaise. Chang a le mal du pays, le manque de son identité chinoise. Alors, il se rend à Chinatown, là-bas il est heureux…

Ce texte évoque l’expatriation qu’on n’a pas choisie, l’expatriation qui provoque le vague à l’âme. Une nouvelle très intéressante.

Franchir les distances par Tan Mei Ching

Un retour au pays qui nous a vus naître le temps d’un voyage. Passer du Singapour à la Chine, comparer les habitudes de vie.

Amarjit a le whisky amer par Kirpal Singh

Le narrateur évoque un fait passé il y a 7 ans. Il vient tout juste d’arriver à New York en provenance de Singapour pour passer un entretien d’embauche à l’université Columbia et est en compagnie un soir d’autres amis dont Amarjit, ingénieur fraîchement diplômé, ayant quitté l’Indiana pour New York dans l’espoir d’y trouver de meilleures perspectives d’avenir. Le frère d’Amarjit, en provenance de Singapour, est arrivé à New York dans l’espoir de persuader son frère de retourner à Singapour.

Le rêve américain et les difficultés pour le vivre sont évoquées. L’immigration, les conditions de travail parfois non valorisantes en tant qu’étranger sont également évoquées. Si certains veulent persévérer quelque soit les embûches, d’autres préfèrent retourner à une vie moins frustrante que celle vécue aux USA.

J’aurais voulu que le narrateur évoque ce que ses amis et lui sont devenus. Histoire de voir si ceux qui ont voulu persévérer dans le rêve américain ont eu gain de cause. 🙂

Les 3 autres nouvelles du recueil Vidéo par Alfian bin Sa’at, L’élève Lee Geok Chan par Catherine Lim et L’expatrié par Lim Thean Soo m’ont laissée indifférente tant au niveau du style que de l’intrigue. Il m’est même impossible de vous faire un résumé de ces nouvelles.

Je pense qu’il est temps pour moi de faire une longue pause avec cette collection Miniatures où mes lectures les plus intéressantes jusqu’ici sont Nouvelles du Soudan et Nouvelles de Taiwan.

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Nouvelles du monde #12 : Israël

Je continue mon tour du monde littéraire grâce à Youscribe. Aujourd’hui, halte en Israël. Une nation à laquelle je suis spirituellement attachée.

Une petite fille apprend à nager avec grand-mère Reisel, dans le périmètre réservé aux croyances orthodoxes. Plus loin, Félix Silvane agent d’assurances, émerge d’un coma profond et réalise qu’il n’a jamais contracté d’assurance pour lui-même. Dans une maison de retraite, une vieille femme serre un oignon dans sa main pour le repas du shabbat alors qu’elle regarde ses enfants s’éloigner… Enfin, dans la bande de Gaza, Jacob Benhamoun, l’Israëlien, et Hani Elajrani, le Palestinien, shootent dans des canettes vides, à la lisière de la Terre promise…
Un recueil de nouvelles de la « jeune littérature » israélienne et palestinienne qui ne portent plus le même regard sur l’édification de la nation, de l’intégration des nouveaux émigrants ou des inquiétudes pour l’avenir du pays, mais s’interrogent sur le monde d’aujourd’hui, là où les réminiscences coulent à flots comme autant de pétales de roses…

Petite rose en méditerranée de Nava Semel

Une grand-mère apprend à sa petite-fille à nager dans le périmètre réservé aux croyantes orthodoxes. J’ai découvert grâce à cette nouvelle les rites liés au mariage juif. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la sagesse des phrases de la grand-mère.

L’honneur du Tout-Puissant, décréta grand-mère, exige que nous gardions une certaine pudeur, même à l’abri des regards.

Un mauvais karma d’Etgar Keret

Félix Sivane, agent d’assurances qui savait si bien convaincre n’a contracté aucune assurance pour lui-même. Alors quand un accident survient, il comprend que son histoire personnelle est plus efficace que toutes les autres.

De prime abord, on peut penser que l’histoire s’arrête là mais elle débouche sur la vie qu’on perçoit lorsqu’on est dans le coma, un endroit sans peur, où même la douleur, quand elle se produisait, ne faisait pas mal mais s’ajoutait aux autres sensations qu’on était heureux d’éprouver. Ca m’a fait drôle de lire cette phrase parce qu’un proche qui a été dans le coma, m’a dit à peu près la même chose de cet état.

Mes années de jachère d’Orly Castel-Bloom

Une femme qui imagine ce que sera sa vie quand elle sera vieille. Elle envisage de se libérer de la contrainte du comportement.

La dernière bougie de Mohammed Aldirawi

Jacob Benhanoun, juif vivant à Lyon, retourne sur la terre promise de ses ancêtres avec sa famille. Là, il devra faire son service militaire. Posté à la bande de gaza, il fera la connaissance d’Hani Alajrani, jeune homme palestinien, membre d’un groupe de résistants.

Ils avaient beau bondir comme de braves soldats face aux discours d’Ismael, ils étaient jusqu’ici, pour moi, les petits copains de classe qui imitaient le chant du coq quand le prof tournait le dos.

Sept histoires brèves d’Alex Epstein

Sept histoires qui tiennent sur quelques lignes. Sept histoires aux personnages étranges et drôles à la fois.

  • Le cauchemar des montres de Jung où le psychanalyste Carl Jung a peur que sa femme demande à sa maîtresse si elle a l’heure.
  • Sms en errance : des déclarations d’amour qui restent sans réponse.
  • Celle qui collectionnait les grilles de mots croisés remplies: Anna collectionne des grilles de mots croisés remplies. On apprend aussi que le bégaiement d’Anna a disparu dès qu’elle eut appris l’hébreu.
  • L’ange dont rêvèrent Brod et Kafka : L’un rêve d’un ange qui n’a plus que l’aile droite et qui se renseigne sur Kafka. L’autre rêve d’un ange sans ailes qui se renseigne sur Brod.
  • Celle qui rêvait de chansons imaginaires : Avez-vous déjà entendu parler de la chanson qui commence ainsi : « l’amour est un nouveau visa sur le passeport d’un mort » ?
  • De l’autre côté du mur: Un mur construit pour se séparer du fou. Mais que devient ce fou ?
  • De la concordance des temps entre la poésie et la prose : une rencontre entre un écrivain et un poète qui dure deux minutes et qui m’a arraché un sourire.

J’ai apprécié aller à la découverte de plumes israéliennes et palestinienne mais Nouvelles d’Israël ne fera sûrement pas partie des livres que je recommanderai pour qui veut découvrir la collection Miniatures. Je n’ai pas été emportée par les récits. Il n’y a que la nouvelle d’Etgar Keret qui se démarque du lot selon moi.

Je ne désespère pas. Je continue ma découverte de la collection en espérant que la prochaine halte soit une excellente lecture. J’ai le choix entre la Malaisie et Singapour pour mon prochain voyage littéraire. Lequel d’entre les deux, choisiriez-vous pour moi ?

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Nouvelles du monde #11 : Pérou

Couverture Nouvelles du Pérou

L’Eldorado ou le pays de l’or a longtemps fait rêver les Européens. Peut-être le plus secret, en tout cas l’un des plus méconnus des pays d’Amérique du Sud, le Pérou actuel fut l’épicentre de la fascinante civilisation inca qui, du xiie au xvie siècle, se déploya dans la cordillère des Andes, avant d’être annexé par les conquistadors espagnols. Les six cuentos (nouvelles) de ce volume, tous traduits de l’espagnol, reflètent subtilement les singularités de ce monde andin. Dans ce pays de sangs mêlés, la grande majorité de la population des campagnes andine et amazonienne, des montagnes, de villes comme Cusco, est très nettement amérindienne. Par ailleurs, ce pays est marqué par la conscience intrinsèque d’un « avant » et d’un « après » la colonisation, conscience qui a inévitablement modelé une identité, complexe, pleine de contradictions, laquelle résulte du mélange de philosophies et de valeurs opposées. Le Pérou d’aujourd’hui – urbain, rural – est dans chacune des nouvelles de ce volume.

De la glace pour les martiens de Claudia Ulloa Donoso

Une mère s’apprête à recevoir sa fille et le fiancé de celle-ci qui est norvégien. La mère découvre via Internet le pays de son futur gendre. Elle est chagrinée par les différences de développement entre la Norvège et le Pérou. Une nouvelle qui m’a au moins permis de découvrir les mets péruviens.

Les rois de la forêt de Karina Pacheco Medrano

Une femme est la seule touriste dans un hôtel. Là elle revit son passé : son engagement pour la 1ère fois dans la selva profonde, ses voyages dans les lagunes amazoniennes vingt ans plus tôt, ses réunions avec les autochtones qui vivaient sur les terrains pétrolifères, les dénonciations des communautés relatives aux fuites et dérèglements causés par les entreprises pétrolifères et ce terrible jour où elle a dû être évacuée. Je ne suis pas sûre d’avoir saisi la chute du récit.

Ici-là-bas de Grecia Caceres

Un jeune homme qui tombe sous le charme d’une femme plus âgée que lui. Une histoire qui le hante. Une histoire captivante mais je suis restée sur ma faim.

De courageux garçons de Félix Terrones

Un groupe de garçons rêvent de pouvoir être écrivains à Paris mais ce rêve c’est leur ami Antonio qui va le vivre. Quand il revient des années plus tard, ils lui réservent un accueil triomphant mais l’Antonio Carneiro qu’ils avaient côtoyée durant leur jeunesse n’existe plus. Que lui est-il donc arrivé à Paris ?

On était nombreux à vouloir être écrivains, mais seule une poignée d’élus peuvent l’être vraiment, une race exceptionnelle à laquelle Antonio appartenait depuis toujours.

Une sympathique lecture même si elle me laisse avec une énigme non résolue sur la vie d’Antonio à Paris.

Les climats étranges de Carlos Yushimito

Le narrateur a 50 ans et il vit avec une jeune fille de 30 ans sa cadette et qui s’imagine être une autre personne ou en dehors de lui. Un récit bien étrange pour moi.

L’art ancien de la fauconnerie de Paul Baudry

De quoi ont pu mourir les pigeons dans la volière de l’Apra (l’Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine) ? Sandro Sandoval, expert du ministère de la Santé préfère se concentrer sur la recherche des causes plutôt que sur les mauvais souvenirs de l’incident avec le faucon et son père qui accordait plus de temps à son ami, Víctor Raúl Haya de la Torre (fondateur de l’APRA) qu’à son fils. Une amitié ensorcelante, prioritaire qui a l’allure d’un sentiment amoureux.

Il n’y a pas que Don Gaetano Sandoval qui vouait une admiration exclusive au fondateur de l’Apra. Il y a également Roberto Amaya, vigile de la maison du peuple qui veille jalousement sur la mémoire du fondateur et semble-t-il sur ses dernières volontés. Une seule phrase m’est venue à l’esprit à la lecture du dernier paragraphe: tout excès nuit, la loyauté n’est pas une exception.

Dans le cœur d’un homme d’Etat, il n’y a jamais de place pour deux amours.

De ce recueil de nouvelles, j’en ressors avec une appréciation mitigée. J’ai découvert un peu Lima, l’histoire politique du pays, la selva mais je ressens pour 80% des nouvelles un sentiment d’inachevé. J’aurais voulu des histoires plus percutantes.

Grand merci à Youscribe qui m’a permis de lire ce recueil de nouvelles gratuitement sur sa plateforme. J’aurais été bien embêtée si je l’avais acheté.

J’ai six autres recueils de cette collection à découvrir via Youscribe. J’espère avoir des lectures aussi plaisantes que celles de Nouvelles du Soudan et de Taïwan.

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Nouvelles du monde #10 : Suisse

Couverture Nouvelles de Suisse

Pour certains, la Suisse est un trait d’union entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, une sorte de balcon sur l’Italie et sur le monde méditerranéen. Pour d’autres, elle est la partie la plus à l’ouest de l’épine dorsale de la Mitteleuropa, s’inscrivant dans une succession de montagnes et de vallées séparées par le Danube, de la chaîne des Alpes à celle des Carpates, de Genève à Odessa. Derrière la carte postale, la Suisse est ce pays étonnant au centre de l’Europe, mais pas dans l’Union européenne. Comment devient-on écrivain dans un pays si singulier ? Comment écrit-on aujourd’hui au pays de Nicolas Bouvier, Ella Maillart, Robert Walser, Friedrich Durrenmatt, Charles-Ferdinand Ramuz, Albert Cohen ?

Dans les six nouvelles présentées ici, la question de l’identité suisse est omniprésente, elle court en filigrane. Un regard clinique, parfois sans concession, est posé. Avec humour, avec détachement. Société à la fois ultramoderne et traditionnelle, méconnue et exotique, la Suisse vaut un voyage littéraire.

Six nouvelles écrites à 67% par des femmes. Commençons par la nouvelle que j’ai le plus appréciée

Mon drôle de voisinMax Lobe

Un homme et ses amis descendent dans les rues de Genève pour dire haut et fort leur indignation et leur volonté d’accueillir ces gens, des familles entières, des hommes, femmes et gosses que les bombes et autres armes chimiques avaient chassés.

Nous sommes suisses, ou du moins nous y résidons. Et c’est bien connu, la Suisse est neutre. Elle n’a jamais fait de mal à personne. Bien au contraire, elle a toujours été une terre d’accueil.

Mais cet homme est-il réellement prêt à accueillir quelques migrants chez lui ? Cette nouvelle bien trop courte pour moi révèle l’ambivalence de l’accueil des migrants.

Ce que je veux, c’est avoir le choix. Je n’ai pourtant pas changé d’avis. Non, tant s’en faut. C’est vrai, je veux recevoir des migrants, moi. Oui, oui. Mais… Non. Pas question. Je veux choisir qui recevoir.

J’ai un avis plutôt mitigé pour les cinq autres nouvelles. Elles sont bien écrites mais…

Une heure et dix minutes d’Aude Seigne

La narratrice parle à une écrivaine qui vit à Genève et est en résidence d’écriture. Elle évoque l’image de Genève perçue par les autres (banques, assurances, boutiques de luxe, fric, fric, fric, ONG) et ce qu’elle perçoit en tant qu’habitante à Genève. Dans cette résidence, il y a d’autres écrivains et cette résidence devient un partage d’expériences sur les pays d’origine. Le coût de la vie en Suisse est notamment évoqué. Je suis restée sur ma faim avec cette nouvelle car elle est plus axée sur les interrogations d’écrivains que sur la découverte de la Suisse.

Hommage au Berbère de l’Arctique de Pascale Kramer

La nouvelle prend place en Russie. On découvre l’histoire d’un berbère tunisien à Salekhard. Quelles sont les motivations qui décident d’un enracinement dans un ailleurs lointain et perdu ?

Réflexion intéressante mais ce que je voulais c’était un voyage en Suisse, pas en Russie.

Un jeune homme qui part… de Noëlle Revaz

Des conseils adressés à un jeune homme qui part étudier dans un autre canton. Je m’attendais à des conseils qui montreraient par exemple les différences de culture ou d’habitude entre les cantons suisses mais ces conseils prodigués auraient très bien pu être adressés à un étudiant ivoirien qui part à Nantes.

Demande d’emploi de Matthias Zschokke

Un jour, un jeune homme originaire de Suisse sonne à la porte de l’appartement du narrateur et lui parle de son beau pays et de sa détresse. Il ne peut savourer son oisiveté alors qu’il devine autour de lui des regards méfiants et envieux. Idem pour les habitants de son pays

Une nouvelle qui avait bien commencé mais dont je n’ai pas saisi la chute.

Une Suisse intérieure de Ghislaine Dunant

La narratrice se retrouve par hasard dans une résidence d’écrivains en Suisse, près de Lausanne. J’ai eu l’impression de lire une autre version de la nouvelle d’Aude Seigne avec en plus les souvenirs d’enfance de la narratrice.

Ce recueil se lit très vite, il s’étale sur 115 pages. J’ai découvert des auteurs suisses mais pas assez la Suisse. A travers cette collection, je recherche un voyage au cœur du pays mais avec Nouvelles de Suisse, j’ai survolé le pays. Dommage.

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Robert et les Catapila de Venance Konan

« Sans pitié pour le monde, ce livre dit la cruauté de la vie, le dérisoire de l’existence, sa face burlesque et sa face triviale. Mais il dit aussi les derniers plaisirs qui restent, après ceux de l’art et de l’amour : le rire et la parole. Il dit encore le poids souvent étouffant des préjugés traditionnels et les tromperies de la modernité. Les hommes y sont ballottés par les événements, rêvant d’un ailleurs paradisiaque et perdus dans un présent où les repères s’effacent en se mélangeant sans cesse. »

J’ai emprunté ce livre lors de l’avant-dernier Livr’échange et je remercie celui qui me l’a prêté parce que ça a été une belle découverte pour moi.

Ce livre comporte six longues nouvelles d’environ une trentaine de pages chacune. Pour moi, on dépasse le cadre de la nouvelle, en tant que genre littéraire car les nouvelles n’ont pas vraiment de chute brutale. On est vraiment dans le sens 1er du mot nouvelles : Renseignements d’ordre privé donnés sur quelqu’un, sur une famille que l’on connaît.

Les narrateurs nous livrent leur intimité ou celles des autres. Ils nous font découvrir Robert et les catapila, Maryse, les gens du parti de l’opposition, un imam, le vieil oncle Kouadio, etc…

Ces six nouvelles ont un point commun: le rire. Des situations cocasses les traversent pour le plus grand plaisir du lecteur.

L’histoire la plus drôle ? J’hésite entre deux. Commençons par la chatte de Maryse. Dans cette nouvelle, un étudiant ivoirien rencontre sur le campus une journaliste blanche. Pour lui, c’est le jackpot, entretenir une relation d’amour avec cette femme sera sa porte d’entrée en Europe. Mais avant, il lui faudra supporter la présence et les caprices de la chatte de Maryse. J’ai ri pour l’ambiance très estudiantine, les situations cocasses vécues par le narrateur. Les passionnés et défenseurs d’animaux seront choqués en lisant la nouvelle mais dans ma contrée, nous avons majoritairement un rapport très particulier avec les chats. 😀

Enchaînons avec L’enterrement de mon oncle . Le narrateur, un étudiant en anglais, revient au village pour enterrer son oncle Kouadio. Un oncle qui était habité par la colère, bagarreur et qui a lui seul pourrait écrire mille et un récits avec sa vie. Les quelques histoires de sa vie racontées sont drôles et pour une fois, on se dit : tiens, j’aurais bien aimé assister à cet enterrement là.

Ces nouvelles ne font pas que rire. Elles donnent à réfléchir sur des sujets d’actualité en Côte d’Ivoire notamment les conflits fonciers ruraux opposant les autochtones aux étrangers.

Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, Robert et les Catapila, Robert est un homme assez oisif qui va offrir à un étranger et son frère des parcelles de terre en échange d’argent ou de boissons. Plus tard, quand ces étrangers commenceront à prospérer, la jalousie et la méfiance vont entraîner des conflits.

Mais à qui appartient la terre ? Au propriétaire, à celui qui la met en valeur, à l’Etat ou n’appartient-elle à personne ?

Dans le millionnaire, nous sont posées, à travers l’histoire de cet imam dont le fils a gagné à un jeu de hasard, ces questions : jusqu’où êtes-vous prêts à transiger ? Quelle est la limite de votre morale, vos principes religieux ? Un casuiste sommeille-t-il en chacun de nous ?

Terminons avec les deux nouvelles qui malgré les quelques scènes drôles qu’elles comportent ne m’ont pas réellement emportée : Au nom du parti et la guerre des religions.

Dans Au nom du parti, il est demandé, lors d’un congrès du parti, à un militant actif du parti de passer une nuit avec une autre camarade afin que celle-ci trouve l’inspiration nécessaire pour écrire une motion. Le récit évoque les multiples dérives politiques.

Dans la guerre des religions, sont évoquées ces nouvelles églises évangéliques qui participent plus à la nuisance qu’à l’édification spirituelle du peuple, des préjugés qu’on entretient sur autrui, etc…

En consultant mes stats de lecture, je me rends compte que je lis pas mal de recueil de nouvelles. Et vous, appréciez-vous ce genre ?

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TTL 77 : Alléluia pour une femme-jardin de René Depestre

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque.
TTL grâce minlibé
Cette semaine, le thème est D comme…
Depestre, un auteur haïtien, découvert grâce aux cours au collège de France de Yanick Lahens.
René Depestre - Babelio
De cet auteur, j’ai déjà lu Eros dans un train chinois. Aujourd’hui, c’est un autre de ses recueils de nouvelles érotiques que je vous présente.
Couverture Alléluia pour une femme-jardin
La tante Zaza, à la beauté légendaire, emmène son jeune neveu en vacances à la campagne. Il a seize ans et, ingénument, elle lui fait partager son lit. L’inévitable se produit. Zaza, plus tard, périra dans un incendie, mais son souvenir adorable restera vivant.
Un autre adolescent, pendant un autre été, entre en rivalité amoureuse avec un religieux irlandais, à cause d’une servante appétissante.
Un juge concupiscent, qui épie une belle fille au bain, en perdra son poste.
Un vieux Noir à l’agonie est sauvé par une jeunesse mais se retrouve métamorphosé en Blanc.
Un étudiant refait la carte du monde en proportionnant l’importance des pays à la beauté de leurs femmes. Un voyageur, interné à Cuba par les services d’immigration, a une aventure amoureuse dans les prisons de Batista.
Un médecin confond les soins donnés à ses patientes avec le plaisir partagé avec elles…

Entre Jacmel, Paris, Nashville et Cuba, la sensualité, le désir, le plaisir de la chair assumé déploient leurs ailes.

Dans ces dix nouvelles, les personnages transgressent les interdits comme l’inceste, le vœu de célibat. Ils n’ont qu’un seul maître et seigneur : la chair et ses désirs.

Depestre célèbre la femme créole, mulâtre : belle, sensuelle et libre. La culture vaudou est également présente dans la majorité des nouvelles. La misère du pays est décrite ainsi que le racisme aux USA. Sympathique moment de lecture dans l’ensemble, j’ai particulièrement apprécié 5 nouvelles pour leur thème, leur chute et l’humour. 

fleur v1

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TTL 74: Nouvelles du monde #8: Turquie

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque. Cette semaine, le thème est N comme…

Couverture Nouvelles de Turquie

Istanbul faisait partie des villes que je rêvais de visiter quand j’étais enfant. Et puis grâce à Novelas, j’ai découvert les soap opera turcs et d’autres villes magnifiques de la Turquie comme Izmir.

De quoi ou de qui est-il question dans ce recueil de cinq nouvelles ?

  • Un derviche, réveillé d’un long sommeil par un supérieur religieux chaussé de mules en poil de lapin, qui part pour une mystérieuse mission. Moi qui suis nulle en histoire, j’étais complètement perdue. Le repère spacio-temporel n’ayant pas été donné, j’étais un peu perdue. Le derviche fait allusion à l’arrivée des turcs d’anatolie et des sultans donc on pourrait situer l’histoire au Xe siècle.
  • Un narrateur érudit et amoureux, accompagné d’un jeune drogué titubant, qui s’en va voir les derviches d’Emir Sultan.
  • Partir à tout prix, fuir pour vivre et revenir, comme une porte qui s’ouvre mais jamais ne se referme. Une nouvelle narrée à la 2e personne du singulier. Je suis définitivement amoureuse de ce type de narration.
  • Interviewer un écrivain pour explorer la boîte magique de ses histoires.
  • Une femme de ménage, lunatique et culottée, qui rêve de jouer la comédie sur les planches qu’elle astique tout en réécrivant Shakespeare.

Je voulais un voyage des sens à travers ce recueil de nouvelles. Voir la Turquie, la goûter, la sentir, l’écouter, la toucher. Cela n’a malheureusement pas été le cas. A part les derviches mentionnés, la culture turque n’est pas suffisamment décrite, célébrée. Les nouvelles sont bien écrites mais il m’a manqué de l’éblouissement.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

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TTL 73 : La dernière épouse – Bernadette Sanou Dao

Qui dit jeudi, dit Throwback Thursday Livresque.
TTL grâce minlibé
Cette semaine, le thème est Un personnage d’une gentillesse à toute épreuve.
J’ai pensé à l’une des femmes du recueil de nouvelles la dernière épouse de Bernadette Sanou Dao.
Résumé de l'oeuvre
Les nouvelles de ce recueil s’imprègnent des réalités de notre société. Elles décrivent, avec un ton empreint d’humour, la sottise des hommes et des femmes, leur cupidité, et même leur cruauté… Dans ce vaste tableau de la psychologie humaine, l’amour des personnages crée le rêve, la vie et l’espoir malgré tout.

l'Afrique écrit

Vous savez Kady, elle est presque bête à force de bonté et de douceur. Elle rit tellement qu’on se demande parfois si elle n’est pas un peu sotte, incapable de comprendre les choses de la vie

Kady a été unie de force à Saliya. Une union traditionnelle car Saliya est allergique au mariage civil.

Saliya ne lui donne que 3 mille francs (environ 4 euros) pour nourrir, soigner et habiller toute la famille. Kady use de tous les tuyaux du petit commerce pou faire vivre ses enfants. Elle encaisse les mauvais traitements, ce mariage sans amour sans jamais se plaindre. Elle garde le sourire dans la douleur. Elle garde sa bienveillance dans le malheur.

Infidélité notoire des époux, violences conjugales, polygamie, déresponsabilisation des pères de famille, détermination à avoir un héritier mâle, sacrifice humain pour accéder au pouvoir, tels sont les thèmes de ce recueil de nouvelles.

J’ai bien apprécié la nouvelle Mère Zizanie qui a l’allure d’un conte et celle intitulée hommes tout-puissants qui dénonce les violences faites aux femmes et dont l’un des personnages est Kady.

Quel livre auriez-vous proposé pour ce thème ?

fleur v1

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Nouvelles du monde #7 : Réunion

« Miniatures » fait escale sur la Route des Indes, en plein océan Indien, dans les Mascareignes, dans l’ancienne Île Bourbon. Le monde entier est passé par là pendant cinq siècles. Tout comme la Guadeloupe ou la Martinique, La Réunion a été le lieu d’un vaste brassage. Témoignant de tous les trafics qui s’y sont pratiqués, sa population es issue de Madagascar (les Malgaches), de l’est de l’Afrique (les Africains), de l’ouest et du sud-est de l’Inde, le Gujarat (les Zarabes) et le Tamil Nadu (les Tamouls) ainsi que du sud de la Chine, notamment de Guangzhou (Canton) et bien sûr d’Europe. Cela fait de cette île un concentré de tout, une planète-terre miniature où l’Europe, l’Asie, le monde arabe et l’Afrique co-existent. Cette position indianocéanique, au carrefour des routes commerciales d’autrefois, en a fait ce qu’elle est aujourd’hui. Insularité, discriminations raciales, famille, maternité, adultère : tels sont les thèmes vitaux abordés dans les six nouvelles de ce recueil. Avec pour toile de fond la nature spectaculaire de cette île : son volcan, ses forêts, ses plaines et plateaux d’altitude, sa flore et sa faune exceptionnels.

La Réunion est une île-monde. Sa littérature est aussi, d’une certaine façon, une littérature-monde.

Mon tour du monde littéraire continue. Aujourd’hui, Cap sur l’île de la Réunion avec ce recueil de nouvelles reçu dans mon swap sur le thé.

Ce recueil de six nouvelles est majoritairement composé de plumes féminines. Commençons par celle qui a été mon coup de cœur tant au niveau de la forme que du fond.

Meurtre dans un jardin – Isabelle Hoarau-Joly

Irma est mariée à Romain, un homme addict à l’alcool. Son mariage tourne au vinaigre, leur amour s’est perdu dans les vapeurs du rhum. Irma se plaint à sa belle-mère mais cette dernière qui a élevé son fils au rang de Dieu rejette l’addiction de son fils sur sa bru.

Irma songe à quitter son mari, mais sans travail et revenu, où irait-elle ?

Sa famille la traiterait d’idiote et refuserait de l’héberger. Combien rêvaient d’un mari fonctionnaire ? Personne ne comprendrait ! Il y avait tant de femmes, dont sa mère qui avait enduré toute une vie un homme qu’elle n’aimait plus, pour qui il ne restait que l’habitude du quotidien: une laisse à laquelle on est attaché ! On s’y accroche par peur de l’inconnu ou du qu’en-dira-t-on !

Irma subit son mariage et s’évade dans son jardin. Son jardin est son paradis, en opposition à l’enfer de la maison. Mais dans ce paradis, un être va mourir.

Une nouvelle alliant français courant et familier. Une nouvelle olfactive et visuelle. On se projette dans le jardin d’ Irma.

Avant le cri, il y a la faute – Jean-François Samlong

« Si le bonheur s’arrête en chemin, se dit-il, le malheur jamais ; il fonce droit sur vous. »

Un fiancé déshonoré par sa promise, un père qui tente d’éviter la survenance du pire, du malheur. Mais je ne suis pas sûre d’avoir compris le fin mot de cette nouvelle.

Le gouffre – Monique Merabet

Le récit a pour cadre spacio-temporel, l’étang-salé, une commune de la Réunion, en 2001. Le narrateur s’appelle Garou. Brebis galeuse, il a été mis au rebut par le reste de sa famille après la mort de sa mère, expatrié dans un orphelinat de la Creuse. C’est un jeune homme que la guigne poursuit. Sympathique histoire avec une chute digne d’une nouvelle.

Le pays paille-en-queue – François Dijoux

La faune, la flore de l’île de la réunion, les villages de l’île de la Réunion sont présentés au lecteur. Ce dernier a même droit à un rappel historique sur l’Îlet-à-Cordes.

Léontine est le personnage principal de cette nouvelle. Elle a conservé la tradition immémoriale des brodeuses venues de Bretagne et son unique motif est la paille-en-queue. Elle évoque sa vie avec Vivian, sa solitude après sa mort et le départ de ses enfants, une fois, adultes.

Madame sans-langue – Monique Séverin

Une nouvelle qui débute par un prologue où une femme demande pardon aux femmes qui ont perdu un enfant. Elle les supplie de pardonner celle qui pleure un fils vivant.

Madame-sans-langue est le personnage central du récit. Une femme à qui l’on a arraché un enfant. Une histoire sur la maternité, la discrimination raciale. Je ne suis pas sûre d’avoir compris tous les contours du récit. J’espère qu’il y aura d’autres avis de lecture sur ce recueil pour découvrir ce qui m’a échappé.

Une sauvageonne chez Molière – Monique Agénor

Une jeune femme se voit refuser un rôle dans un théâtre car elle n’a pas la gueule de l’emploi. Ses cheveux sont frisés, son teint soutenu, son nez inexistant, son accent qui vient de je ne sais où pour reprendre les dires du Directeur.

Une jeune femme qui va prendre sa plus belle revanche. Le lecteur a droit à un rappel historique sur la semaine sanglante.

Nouvelles de la Réunion a été une lecture moyenne dans l’ensemble mais j’ai apprécié ce voyage virtuel de la Réunion. La nature spectaculaire de cette île est très bien décrite.

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Nouvelles du monde #6 : Cuba

L’histoire de l’île de Cuba est tumultueuse, conçue par tous les étrangers qui l’ont successivement envahie pour en faire leur « chose » et la ployer avec la force de leurs désirs. Elle n’a pas rompue, réinventant son identité aux rythmes entraînant de la musique métisse qu’elle a su installer pour elle-même dans les cœurs de ses habitants. Ce grand mélange des influences venues d’Europe, d’Afrique, d’Asie et du puissant voisin américain s’est solidement constitué sur les ruines autochtones, balayées par les violences de l’Histoire. Ce melting pot débarqué de l’extérieur s’est mué en une culture à part entière, aisément repérable, avec ses codes et ses douleurs, son charme et ses plaisirs. Elle aurait pu ne jamais advenir. Qu’on en juge !

Depuis le débarquement de Christophe Colomb qui s’imagine en Chine, autour de ces mers agitées, les pirates, les corsaires et tous les flibustiers s’en donnent à cœur joie. Le trafic maritime est tel qu’il laisse l’imagination et la cupidité des plus téméraires se débrider. Les cales des bateaux sont pleines, dans les deux sens. Un coup de chance peut rapporter gros. Le Jolly Roger, le pavillon noir orné d’une tête de mort, et L’Île au trésor (1883) de Robert Louis Stevenson sont nés dans ces parages, donnant encore d’autres couleurs au mythe cubain qui se constitue.

Après la colonisation espagnole, après la domination américaine, après poigne de Fidel Castro, une identité cubaine s’est affirmée qui donne aux textes proposés ici une résonance particulière, ancrée clairement dans la modernité du monde.

Mon tour du monde littéraire grâce à la collection Miniatures des Editions Magellan et Cie continue. Aujourd’hui, cap sur Cuba ! C’est une île qui fait partie de mes endroits à découvrir. En attendant, je l’explore via la littérature.

Neuf nuits avec Violeta Del Rio – Leonardo Padura

Un homme se souvient d’une chanteuse qu’il a aimée et avec qui il a passé neuf nuits d’amour. A l’époque c’est un jeune provincial catholique et révolutionnaire fraîchement arrivé à la Havane pour s’inscrire à l’université. Une nouvelle qui m’a donné l’envie d’écouter des boléros cubains

Danser avec l’ennemi de William Navarrete

Des Pancraciens exilés à Paris, ayant fui la république bananière de San Pancracio se retrouvent chez Bibiblue. La petite fête a pour but de chasser l’ennui du sombre hiver parisien. Mario figure parmi les invités. Il voue une haine farouche à la Momie, surnom donné au dictateur qui règne sur San Pancracio. A ce dîner, Mario fait la connaissance d’une jeune femme, Graciela. Une femme qui lui réserve bien des surprises.

Le chasse-neige par Wendy Guerra

La narratrice évoque l’enterrement de son oncle mort en ayant pris part à la guerre d’Angola. Une nouvelle qui ne m’a pas convaincue.

De la rue Cardenas on voit le capitole de Véronica Vega

Retrouvailles d’un homme et d’une femme après 7 ans. L’homme est désormais expatrié aux USA. Une nouvelle qui ne m’a pas convaincue.

Un air de guaguanco transatlantique à deux voix de Teresa Dovalpage

Le North Star, un paquebot transatlantique, s’est perdu entre Miami et Barcelone. Il semble que Peter Estrella qui s’appelle Pedro Perez en réalité ait sombré avec le bateau? Qui était Peter Estrella ? C’est Maryoli, une jeune fille devenue femme qui le raconte. Une nouvelle pleine d’humour.

Tel est l’avenir d’Ivan de la Nuez

Un essai sur l’avenir de Cuba, l’avenir de la jeunesse cubaine. J’ai été tellement déçue de lire un essai au lieu d’une nouvelle que je n’ai pas la force d’en dire plus sur les lignes d’Ivan de la Nuez.

Ce recueil est pour le moment l’une de mes grandes déceptions de la collection Miniatures. Je m’attendais à des récits plus enivrants, colorés, surprenants. J’attendais une véritable immersion dans le Cuba d’hier mais aussi d’aujourd’hui : ses traditions, sa culture. Je ne retiens que le boléro et le conga de ce recueil.

Je remercie chaleureusement la plateforme Youscribe qui m’a permis de lire ce recueil gratuitement. J’aurais été verte de rage si je l’avais acheté.