Publié dans Arrêt sur une oeuvre

Les droits du désir – André Brink

Une grande maison un peu délabrée dans un quartier résidentiel du Cap, dont l’aspect assoupi n’est que de façade. Un veuf vieillissant, blanc, ex-bibliothécaire, privé de son poste par les orientations du nouveau pouvoir en Afrique du Sud. Surgit, un soir d’orage, Tessa, jeune, belle, tendue, aussi insaisissable que la nouvelle république. Et l’improbable se produit : alors qu’il ne croyait plus avoir de raisons de vivre, Ruben Olivier tombe passionnément amoureux de cette fille qui, pur produit du temps présent, le fait douter de son passé. Avec ce magnifique roman d’amour, qui inscrit en filigrane un bilan sans concession de l’Afrique du Sud d’aujourd’hui, André Brink confirme sa place au premier rang des grands écrivains de la littérature mondiale.

Couverture Les droits du désir

J’ai ardemment désiré lire ce livre après l’avoir vu dans une liste babelio. Je pensais que Tessa était noire et j’étais curieuse de savoir comment Ruben et Tessa géreraient leur relation avec les différences d’âge et de race. Je me suis fait avoir 😀

Tessa est blanche comme neige. Cette jeune femme trentenaire qui va débarquer dans la vie de Ruben est difficile à cerner. Est-ce une manipulatrice, une mythomane, une nymphomane ? Qui est-elle ? Que veut-elle réellement ? 

Ruben est fou de désir pour elle mais Tessa refuse que le sexe s’immisce entre eux et gâche leur tendre relation.

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Elle ignore le vif désir qu’il ressent pour elle. Lui se contente de ce qu’elle lui donne : sa présence. Son attachement fiévreux à cette jeune femme m’a rendue chèvre. Le désir induit-il le masochisme ?

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Au-delà de la romance, André Brink évoque la discrimination positive instaurée en Afrique du Sud et qui semble faire beaucoup de mal aux blancs. Ils ont l’impression d’être mis à l’écart.

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André Brink souligne également la violence qui gangrène l’Afrique du Sud en particulier le Cap que je pensais plus sécurisé par rapport à Joburg.

Ce roman ne m’a pas laissée indifférente. J’ai apprécié ma lecture pour cette histoire d’amour unilatérale qui change de mes romances où tout finit bien, le portrait social du Cap, la relation presque familiale entre Ruben et son employée de maison noire, Magrieta et pour la présence fantomatique d’Antje.

Je vous laisse avec cette belle citation  

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Belle soirée livresque à tous ! 

 

GM signature

Auteur :

En décembre 2014, j’ai publié mon recueil de poèmes «Chimères de verre» aux Editions Edilivre. En 2015, finaliste au prix Littérature et musique 2015 organisé par les éditions Souffle Court, je deviens co-auteure du recueil de nouvelles «Une nuit avec Baker » En 2017, mon 1er roman "Tristesse au paradis" voit le jour aux éditions Vallesse et me permet d'avoir plusieurs prix dont le Prix Horizon 2018. Je lis, j'écris et je n'oublie pas de vivre !!!

Un p'ti mot pour me faire plaisir ?

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